Behaviorisme et Finance Comportementale

Focus sur une inefficience de Marché : Des titres de qualité avantageux

Depuis les plus bas touchés début mars, les marchés boursiers ont réalisé une remontée spectaculaire, l’indice MSCI World (en USD) progressant de plus de 40%. A noter toutefois que tous les titres n’ont pas participé dans la même mesure au rallye, lequel a principalement concerné les entreprises caractérisées par un endettement important et/ou des difficultés opérationnelles….

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

 Parmi les grandes capitalisations européennes et américaines, ces actions parfois qualifiées de «pourries» ont vu leur cours grimper en flèche (+50% depuis les plus bas), surperformant de plus de 15% les sociétés dites «de qualité», dotées d’un bilan solide et génératrices de valeur à long terme. Non seulement les actions pourries ont connu une meilleure évolution, mais elles ont également retrouvé leurs niveaux d’évaluation d’avant la crise. A l’inverse, les titres de qualité présentent désormais un écart de valorisation tant par rapport aux actions pourries que vis-à-vis de leurs propres multiples historiques. C’est dire qu’en dépit du net redressement des cours, des opportunités de placement intéressantes s’offrent encore à l’investisseur axé sur le long terme. Il convient de se concentrer sur des sociétés présentant un modèle d’affaires durable, des avantages concurrentiels et des finances solides…

Valorisations comparées

P/E P/E (à 5 ans) P/B P/B (à 5 ans) EV/EBITDA EV/EBITDA (à 5 ans)

Actions de qualité 13.4 19.1 2.7 3.7 8.0 10.5

Actions pourries 20.5 21.4 3.6 3.7 12.3 13.1

Source: Bloomberg  juillet 09

2 replies »

  1. oui c’est exactement l’observation que je fais. Des sociétés déficitaires sont aujourd’hui mieux valorisées que des sociétés de bonne qualité (dont certaines avec fort rendement en dividende).
    Ce marché est encore dominé par les traders. Il faut maintenant que les vrais investisseurs reviennent (buy and hold). J’avoue avoir été surpris par ce scénario. Je pensais plus à une différentiation cyclique / défensives. Pour aller plus loin, comme je l’écrivais en janvier, les investisseurs préféraient des obligations à rendement 0 avec risque de moins value de 30% à des actions produisant un rendement, avec risque de moins value de 10% mais surtout avec possibilité de + value de 100 à 200%. Le marché est irrationnel effectivement. Lisez mon coup de gueule à ce sujet à propos des "conseils" de Merril Lynch pour 2009 sur l’excellent blog de Michel de Guilhermier en Janvier.

    http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/2009/01/merrill-lynch-09-perspectives-very-gloomy-.html?cid=6a00d8341c5bbe53ef01156ee015c8970c

    J'aime

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