Idées Courtes, Idées Fausses

Idées Courtes Idées Fausses : ce n’est pas parce qu’on vous le dit et/ou qu’on l’écrit que c’est vrai

La suite et 4éme billet de ma  rubrique destinée à tordre le cou à certaines idées politiquement correctes,  car destinées à caresser la bête dans le bon sens du poil, mais économiquement fausses….Alors au risque de déplaire, restons « contrarian »  et vive la contrariété !!!!

IDEES COURTES IDEES FAUSSES : ce n’est pas parce qu’on vous le dit  et/ou qu’on l’écrit que c’est vrai

La dérégulation des Marchés Financiers est à l’origine de la Crise : FAUX

La réponse de l’économiste Pierre Bessard  :

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

L’illusion de la sécurité réglementaire  

 Par Pierre Bessard juillet 09

 Les récents déboires sur les marchés financiers ont ravivé, comme il se devait, les appels à davantage de réglementation, dont l’absence ou les carences seraient en partie responsables de la crise. L’évolution de la densité réglementaire aux Etats-Unis montre une tout autre réalité. L’économiste Véronique de Rugy, associée au Mercatus Center de George Mason University, a calculé que les dépenses pour les agences de réglementation bancaire et financière ont augmenté de 190 millions de dollars en 1960 à 1,9 milliard en 2000 et à plus de 2,3 milliards en 2008 (en dollars constants de 2000).

Sous George W. Bush, le budget de la Securities and Exchange Commission (SEC), notamment, a augmenté en termes réels de plus de 76% et ses effectifs ont passé de 2841 collaborateurs à 3568. Cette évolution se reflète également dans l’activité de la SEC, qui a émis en moyenne 74 nouvelles réglementations par an depuis 1990.

Et si certaines dispositions ont été effectivement revues, telle l’interdiction d’unir banques commerciales et banques d’investissement, la levée de cette interdiction a plutôt modéré les répercussions de la crise en facilitant certains rachats.

Les sirènes d’un «renforcement» des agences de réglementation ou d’une «meilleure» réglementation doivent donc être fortement relativisées. En Suisse, il est également prévu d’augmenter le budget de la FINMA, qui dépensera cette année quelque 95 millions de francs. Or, l’expérience récente montre une fois encore qu’il est illusoire qu’une commission quelconque puisse surveiller et analyser les millions de décisions contractuelles et transnationales qui composent chaque jour un marché. La réglementation n’a pas non plus identifié les distorsions opérées sur les marchés financiers par la politique monétaire et la politique d’encouragement à la propriété du logement à l’origine de la crise.

Bien sûr, des règles sont nécessaires sur les marchés financiers comme ailleurs. Les contrats et les règlements internes à l’industrie ou aux firmes elles-mêmes répondent à ce besoin. Les instances de réglementation étatique jouent également leur rôle, mais elles ne pourront jamais remplacer l’intégrité et la réputation des participants au marché. Ces derniers se sont d’ailleurs montrés plus rapides que les «gendarmes» à punir les acteurs malhonnêtes ou incompétents. Au-delà de normes minimales, la réglementation ne peut créer qu’une illusion de sécurité en retard constant sur la réalité dynamique des marchés.

IDEE FAUSSE PRECEDENTE : Idées Courtes Idées Fausses : ce n’est pas parce qu’on vous le dit et/ou qu’on l’écrit que c’est vrai (cliquez sur le lien)

ET EN COMPLEMENT : Michel Juvet : Les projets de nouvelle régulation financière risquent de se tromper de cible (cliquez sur le lien)

D’ACTUALITE :

USA: le Trésor défend sa réforme de la régulation face aux banquiers

 22 juil 2009 (AFP)

L’adjoint du secrétaire américain au Trésor, Neal Wolin, a défendu mercredi la réforme de la régulation financière proposée par l’exécutif face à une assemblée de banquiers sceptiques sur certaines propositions.

M. Wolin a annoncé lors d’un discours devant l’Association américaine des banquiers (ABA) à Washington que son ministère allait transmettre au Congrès dans la journée un projet de loi créant un Conseil de surveillance des services financiers, « afin de coordonner la politique de régulation ».

Ce projet de loi fait partie de la vaste réforme de la régulation financière proposée par le président Barack Obama en juin.

L’ABA avait exprimé en mai des critiques vis-à-vis de cette réforme, rejetant l’idée d’un régulateur financier unique, finalement abandonnée, et celle d’une agence fédérale de protection des consommateurs, superflue selon elle.

Elle s’est en revanche prononcée fermement en faveur de la création d’un régulateur du risque systémique.

« Dans un sens, toute notre proposition de réforme de la régulation porte sur le risque systémique », a argumenté M. Wolin.

« Nous ne proposons pas de créer un +régulateur du risque systémique+. Nous proposons de créer une approche complète à la régulation du risque systémique », a-t-il expliqué.

D’après le projet de loi publié mercredi, le Conseil de surveillance des services financiers sera une instance collégiale composée de huit membres, et présidée par le secrétaire au Trésor.

Il sera chargé de surveiller les institutions dont la faillite menacerait l’ensemble du système financier. Il aura le pouvoir, en collaboration avec les autres régulateur, d’ »exiger une action de correction rapide » si le niveau des fonds propres de ces sociétés venait à baisser dangereusement.

Un autre projet de loi soumis au Congrès mercredi prévoit un « renforcement » des normes de fonds propres pour tous les types d’institutions financières, même si les seuils ne seront pas fixés par le pouvoir législatif. Il institue des règles plus sévères sur la titrisation, entre autres l’obligation retenir au moins 5% du risque de crédit des prêts qui sont titrisés.

Devant les banquiers à Washington, l’adjoint du secrétaire au Trésor a également plaidé pour l’agence fédérale de protection des consommateurs, dont l’ABA craint qu’elle n’ajoute trop de complexité à la réglementation des produits destinés aux particuliers.

Pour M. Wolin, « l’approche actuelle de la protection des consommateurs fragmente la responsabilité entre de nombreux régulateurs » et « tous les régulateurs fédéraux des services financiers ont des priorités plus élevées que de protéger les consommateurs ».

Le président de la commission des services financiers à la Chambre des représentants, Barney Frank, avait affirmé la veille que le Congrès ne voterait pas avant septembre sur le projet de loi créant cette agence.

L’ensemble des projets de loi relatifs à la réforme de la régulation financière seront parvenus au Congrès avant les vacances parlementaires d’août, a indiqué lors d’une conférence téléphonique un responsable du Trésor.

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