Douce France

Charles Gave : Les évangiles et la justice sociale

Charles Gave est l’un des plus brillants économistes et analystes au monde….Il est français mais exilé aux US depuis maintenant  plusieurs années car il souffre de défauts  jugées rédhibitoires  en matière économique dans notre beau pays : il n’est pas marxiste, il n’est pas keynésien, il n’est pas antiaméricain et il n’est pas libertarien tendance école autrichienne…En bref c’est  un monétariste tendance Milton Friedman et un business économiste de tout premier plan…En France il contribue de manière très régulière au Journal des Finances et demeure un  grand pourfendeur devant l’éternel du système Euro  et  un adversaire acharné de l’ « IGNORAMUS TRICHET »….. Voici le 27ème volet d’une série de billets qui lui sont consacrés….

« Les grands problèmes économiques sont toujours créés par des erreurs, au nombre de 5 : une guerre ; une hausse des impôts (qui amène une aggravation du déficit budgétaire) ; une poussée protectionniste ; une augmentation des règlementations ; une erreur de politique monétaire. »

RETOUR SUR ET  EXTRAIT DE L’OUVRAGE PARU EN 2005 : Un Liberal nommé Jésus 

 » Ici, nous sommes tous égaux ! Cependant, certains sont plus égaux que d’autres. »

Georges Orwell « La Ferme des Animaux ».

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :


On connaît la célèbre formule, « la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique ». On peut la paraphraser : « La justice sociale, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, est à la justice ce que le Capital de Karl Marx est aux Evangiles ».

S’il y a quelque chose d’évident dans les Evangiles, c’est ceci : le Christ se contrefout de la justice sociale.

Quelqu’un de la foule lui dit : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage « .

Mais Jésus lui dit : « Oh homme, qui m’a établi pour être votre juge et pour faire vos partages ? « 

Et pourquoi Jésus se moque-t-il de la justice sociale ? Parce que la justice sociale est une notion collective. Et le Christ ne s’intéresse pas, mais pas du tout, au collectivisme. Le jour du Jugement dernier, le Christ ne dira pas : à ma droite le prolétariat, en route vers le Paradis, à ma gauche le capital, direction l’Enfer. Les bons patrons et les bons prolétaires seront à droite, les autres à gauche – tiens, pourquoi à gauche ? –… et nous serons jugés un par un.

Judas, ancêtre de tous les do-gooders(1) ?

Allons de nouveau plus loin. Dans l’expression « justice sociale », il y a le mot justice. La justice se dit ou se tranche, à l’intérieur d’un système qui suppose, d’une part, un juge, d’autre part, un différend entre deux parties. Le juge est supposé être impartial. Le différend est supposé être ponctuel.

Or, la notion de « justice sociale » est indissociable d’un concept fondateur du socialisme, celui de la lutte des classes, ce qui est loin de s’apparenter à un différend ponctuel ; c’est un conflit éternel et sans solution. L’arbitre impartial qu’on nous présente pour résoudre ce conflit, c’est bien entendu l’Etat. Son rôle serait donc d’arbitrer entre capital et travail au mieux des intérêts de la communauté.

On notera d’emblée un premier problème : on ne peut à la fois s’emparer de l’Etat pour faire rendre gorge aux méchants riches, et en même temps se présenter comme un arbitre impartial …

Avoir un arbitre qui est intellectuellement convaincu que l’une des parties mérite de perdre ne correspond pas à l’idée que les Anglais, qui ont inventé tous les sports, se font du « fair play ».

Et, bien entendu, le Christ a les doutes les plus profonds sur les capacités d’une société humaine à rendre la justice.

Si l’employé et l’employeur ont un problème, qu’ils s’assoient autour d’une même table et essaient de s’arranger entre eux… Un mauvais compromis vaut mieux qu’un bon procès, pour citer le sage dicton populaire. Sinon, les deux parties paieront jusqu’à leur dernière pite à Raminagrobis – l’Etat. En réalité, recourir à l’Etat pour régler un différend qui ne concerne que des relations privées est, d’après le Christ, la façon la plus sûre pour les deux parties de s’appauvrir.

L’expérience de chacun d’entre nous le prouve abondamment.

Le Français moyen commence à travailler pour lui … à partir de la fin juillet. De janvier à juillet, il travaille pour l’Etat. Pourquoi ? Parce que l’habitude a été prise de demander l’arbitrage de l’Etat, pour tout et pour rien.

Comme le disait Bastiat(2), l’Etat est l’outil qui permet à chacun d’espérer vivre aux dépens des autres.

Mais il y a un deuxième problème : la lutte des classes, concept dominant de nos Diafoirus, est totalement antinomique avec la vraie justice, sociale ou pas, celle qui permet à chacun de se réaliser au maximum de ses moyens …

La vraie, la seule justice sociale, c’est le plein emploi. Sans plein emploi, les travailleurs sont à la merci des petits chefs, des exploiteurs et, en priorité de cette exploitation à des fins politiques du chômage dont les élus français se sont faits les champions.

Et le plein emploi dépend de la croissance économique. Et pour qu’il y ait croissance économique, il faut qu’il y ait une conjonction harmonieuse des trois formes de capital.

• le capital monétaire, qui n’est autre que l’accumulation des profits passés.

• le capital humain, qui dépend avant tout du système d’éducation.

• le capital social, notion complexe que l’on pourrait ramener à la capacité de travailler les uns avec les autres dans une mutuelle confiance.

Or, confrontés à la nécessaire conjonction de ces trois formes de capital, quelle est la réponse de nos hommes politiques ?

• Les systèmes fiscaux qu’ils ont concoctés interdisent l’accumulation des profits et donc la croissance du capital monétaire.

• Le contrôle total du système d’éducation qu’ils ont assuré s’est traduit par une chute sans exemple de la qualité du capital humain. Le but de toute « église » est toujours de s’assurer le contrôle du système éducatif, et qu’importe que le système génère des illettrés ou des inadaptés puisque ceux-ci seront des assistés.

• La notion de lutte des classes détruit par définition l’affectio societatis qui unit les gens dans la même entreprise, dans la vie de tous les jours. Elle détruit leur capacité à travailler ensemble.

Comment dès lors peut-on s’étonner de la montée du chômage ?

Il est normal, dira-t-on, que dans une société civilisée il existe des procédures pour aider ceux qui traversent une passe difficile, ou ne peuvent se débrouiller tout seuls. C’est ce qu’il est convenu d’appeler le « filet de sécurité ». La problématique du pouvoir politique est d’une autre nature qui relève d’une remarquable perversité intellectuelle. Il commence par expliquer qu’il faut aider les plus démunis et les plus malchanceux : que le salaud qui n’est pas d’accord se lève.

Pour satisfaire ce besoin légitime, il se fait voter des budgets en prenant grand soin de toujours minimiser les montants dont il aura besoin, pour ne pas alarmer le bourgeois.

Puis il embauche à tour de bras les fonctionnaires qui lui sont nécessaires pour faire tourner son usine à gaz.

Assez rapidement ces fonctionnaires consomment la totalité de l’allocation qui devait aller aux plus démunis. Il faut donc demander et obtenir une nouvelle augmentation de crédits. Qui elle-même requiert plus de fonctionnaires …

Le cas de New York est intéressant pour illustrer notre raisonnement. A New York, le département d’éducation de la ville contrôle le même nombre d’écoles et d’élèves que le font les églises catholiques. Et ces écoles se partagent les mêmes quartiers, accueillent les enfants des mêmes milieux sociaux. Il n’y a pas de ségrégation entre les écoles de la ville et les écoles catholiques. Celles-ci ne sont pas réservées aux catholiques, comme chacun sait. La ville emploie trente mille personnes dans l’administration centrale de son système éducatif. C’est-à-dire trente mille personnes qui gèrent et ne voient jamais un enfant !

L’église catholique emploie … trois cents personnes pour gérer ces écoles. Les résultats des écoles catholiques sont, cela va sans dire, très supérieurs et on se bat pour y entrer.

La même chose est en train de se produire en France où les listes d’attente pour les écoles privées s’allongent sans cesse(3).

Comme tout cela coûte très cher, il faut aller prendre l’argent chez les riches qui… l’ont volé. « La propriété, c’est le vol », disait Proudhon. Et il n’y a pas d’autre formule que de taper dans les profits accumulés en augmentant les impôts et les contributions sociales. Ce qui interdit toute croissance future.

Cette absence de croissance va, hélas, et à son corps défendant, obliger la machine étatique à dépenser encore plus, puisque le nombre des pauvres augmente… Elle augmentera donc, à nouveau, les impôts sur les riches… Et nous voilà repartis pour un tour.

Je ne caricature pas. Le système est diabolique et s’inscrit dans le schéma suivant : en empêchant les entrepreneurs de créer des emplois, ou en tout cas, en ne les aidant jamais à en créer, – l’imagination pour les dissuader est débordante – on fabrique des pauvres, qu’il faut ensuite « gérer ». Cette gestion nécessite de prendre de l’argent aux entrepreneurs, aux salariés les plus actifs, aux professions libérales, etc., pour le redistribuer à ces pauvres que l’on a créés de toutes pièces. Et cette redistribution transitera par un mammouth étatique qui gardera, au passage, 95 % des sommes collectées…

Mais ce mammouth permettra de distribuer des postes qui ne servent à rien, mais qui assurent la réélection de nos mandants(4).

Un tel montage nécessite, sans aucun doute, un travail à plein temps et des qualités d’administrateurs tout a fait exceptionnelles.

Considérons un simple fait : après le deuxième choc pétrolier, celui de 1979, le chômage aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne était monté à 10 % de la population active.

• Les citoyens américains se sont séparés de Jimmy Carter, social démocrate convaincu, et plus mauvais président de l’histoire des Etats-Unis, – d’après tous les sondages – pour élire Ronald Reagan.

• Les Britanniques se débarrassèrent des équipes socialistes qui dirigeaient à l’époque la Grande-Bretagne. Qui se souvient de Callaghan ? Ils portèrent au pouvoir Margaret Thatcher.

• Les Français, toujours en retard d’une guerre, décidèrent de donner une chance à la nouvelle « église » et à sa cléricature, qui leur promettait de « changer la vie », « de faire payer les riches », de « passer de la nuit à la lumière », formule inoubliable de Jack Lang(5).

Résultat ? Vingt ans après, le niveau de vie des Français a baissé d’un tiers par rapport à celui des Américains et des Anglais, et il est passé du troisième au douzième rang en Europe.

Le chômage, quant à lui est à 4% en Grande-Bretagne et à 5,6 % aux Etats-Unis, toujours à 10 % en France…

Comme avouait piteusement le président Mitterrand : en France, on a tout essayé pour réduire le chômage, et rien n’a marché. On a tout essayé, sauf la seule chose qu’il eut fallu faire, c’est-à-dire : séparer l’ »église » laïque de l’Etat Français, virer son clergé de toutes les positions de pouvoir qu’il a accaparées, comme l’ont fait Thatcher et Reagan avec les mineurs et les contrôleurs aériens. Quand on fait reculer l’Etat et ses petits marquis à talons rouges qui veulent notre bien, le chômage baisse. Et il aurait baissé en France, comme il a partout et toujours baissé quand on boute les églises hors des Etats !

Mais le résultat de cette malheureuse expérience, reste, au final, la baisse générale du niveau de vie. Sans que le citoyen s’en soit rendu compte, on est passé insensiblement de : « Il faut aider les pauvres et les malchanceux de façon ponctuelle « , à : « Il faut matraquer les chanceux et ceux qui réussissent ».

Tout en brandissant des sentiments nobles, la charité, la compassion, le sens de la justice, on a glissé vers la célébration de l’envie, de l’irresponsabilité, de la paresse. Grâce aux alchimistes politiques, les vertus évangéliques ont été transformées en quelque chose de répugnant.

Mais qu’attendre d’autre d’une théorie – et d’une pratique – fondées sur la haine de l’autre, sur le racisme social et la lutte des classes ?

Le Christ, encore une fois, nous avait prévenus :

« Méfiez vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups voraces. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. »

Et qu’est ce que la lutte des classes, sinon un jugement et une incitation à « maudire » l’autre ?

Notes et références

  1. Il s’agit d’une expression anglaise, difficilement traduisible, qui illustre ceux qui prétendent sans arrêt qu’ils veulent le bien de tous, et qui se posent en bienfaiteurs de l’humanité, en général avec l’argent des autres… Une mauvaise traduction serait « bien-faisants » comme ont dit les « bien-pensants ».
  2. L’économiste favori de Ronald Reagan. Ce Français écrit, de façon fort amusante, sur les problèmes économiques au milieu de XIXème siècle. Complètement ignoré en France, il est adulé aux Etats-Unis
  3. Quand vous donnez aux Petites Soeurs des pauvres, 99% de ce que vous donnez va aux pauvres. Quand vous donnez (forcé et contraint par l’intermédiaire des impôts) pour « aider » la pauvre fille mère sur laquelle il est de bon ton de s’apitoyer, 5 % de ce que vous prend l’Etat va a la fille mère, 95 % à la gestion de l’usine a gaz. Si on essaie de reformer le système, on est immédiatement accusé de vouloir enlever le pain de la bouche de la fille mère et de ses pauvres enfants…
  4. Ce que nous disons peut paraître outrancier, mais a été prouvé de façon fort claire par toute une école économique aux Etats-Unis, qui a décroché plusieurs prix Nobel d’économie (Buchanan, Gary Becker..), l’école du « Public Choice ». Ils ont montré qu’il existe un marché politique et que les politiciens achetaient les voix de la majorité avec l’argent de la minorité.
  5. En France, la croissance la plus forte des dépenses étatiques en pourcentage du PNB dut atteinte de 1974 à 1981, sous la présidence de Giscard d’Estaing et sous les auspices du libéralisme avancé, une mauvaise copie du socialisme égalitaire. Après quoi, le choix de 1981 ne fut pas très attrayant : les Français ont du se dire qu’entre un socialisme light et un socialisme pur et dur, autant avoir l’original que la copie. Hélas, en 2002, le choix fut encore moins excitant.

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Un livre, une histoire , un évènement : Charles Gave : libéral mais non coupable…. (cliquez sur le lien)

EN TV LE 9 OCTOBRE 2009  : http://www.reichmantv.com/page1.html  (cliquez sur le lien)

EN VIDEO A L’ASSEMBLEE NATIONALE : http://blog.turgot.org/index.php?post/Gave-test3 (cliquez sur le lien)

EN ENTRETIEN ECRIT : Actualités Charles Gave : Transcription écrite de l’entretien BFM du 9 octobre (cliquez sur le lien)

BILLET PRECEDENT :   Charles Gave : l’extraordinaire rentabilité des Entreprises américaines (LA SUITE) (cliquez sur le lien)

Charles Gave – né en 1941, il est économiste spécialiste des marchés financiers. Il a reçu un PhD en économie de l’Université de Chicago où il fut l’élève de Milton Friedman. Après avoir commencé sa carrière comme analyste financier dans une banque d’affaires française, il crée en 1974 une entreprise de recherche économique indépendante, Cecogest. En 1986, il diversifie son activité vers la gestion de portefeuille et devient le cofondateur de Cursitor-Eaton Asset Management, qui est ensuite vendu en 1995 à Alliance Capital. C’est en 1995 que Charles Gave crée Gavekal Research, Gavekal Capital et Gavekal Securities, trois entreprises dont le siège est aujourd’hui à Hong Kong.

REJOIGNEZ LE ET SOUTENEZ LE SUR FACEBOOK : http://www.facebook.com/group.php?gid=128738013422 (cliquez sur le lien)

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Le coût humain du refus des réformes libérales (cliquez sur le lien)

L’adieu à la justice sociale…. (cliquez sur le lien)

4 replies »

  1. Charles Gave ayant aussi écrit « Libéral mais non coupable », il apparait très loin d’avoir été entendu ainsi qu’en témoigne le point de vue suivant :
    point de vue présenté en page Ille-et-Vilaine Ouest-France 14-15 novembre 2009

    Pour sortir au mieux des trente années libérales
    par Pierre CLAUSS
    Enseignant-chercheur, responsable de la filière finance à l’Ensal – Rennes

    La période de 1946 à 1975 avait été qualifiée par l’économiste Jean Fourastié
    de « Trente glorieuses » car ayant apporté le plein-emploi, forte croissance économique et consommation de masse à la population des pays développés. Cette période était celle aussi de politiques publiques interventionnistes.
    Les chocs pétroliers des années 1970 ont eu raison de cette période économique bénie. On est entrés alors dans une période qu’on pourrait qualifier, à la manière de Fourastié de « Trente libérales ». Entre 1979, année du second choc pétrolier, et 2009, année de l’explosion de la crise économique et financière, on a vu apparaitre un libération à deux visages.
    Libéralisme culturel et politique. Les années 1980 institutionalisent les avancées des années 1970. La gauche arrive au pouvoir en 1981 en France et libéralise les chaines de télévision et les radios. La chute du mur de Berlin préfigure le libéralisme politique en Europe de l’Est. Les minorités sexuelles sont reconnues, d’abord en Europe du Nord. Les années 2000 connaissent la révolution internet, qui bousculent l’univers de l’information et celui de la communication. En même temps, les préoccupations sécuritaires, associées au développement des fichiers, posent en termes nouveaux la question des libertés.
    Le libéralisme est aussi économique. Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux Etats-Unis sont les symboles des politiques libérales de dérégulation qui ont facilité la liberté d’entreprise, mais ont creusé les inégalités.
    On a atteint en 2009 le point d’orgue avec la révélation de l’excès des revenus des financiers et des patrons de multinationales.
    Les « Trente libérales » s’épuisent donc et n’apportent plus le bien-être escompté. Une alternative consisterait à développer l’économie sociale et solidaire comme un dépassement à la fois des « Trente glorieuses », grippées en partie par un Etat trop pesant, et des « Trente libérales » rongées par la vulnérabilité considérables des individus. Un exemple : les SCOP, ces sociétés coopératives de production, allient initiatives privées, concurence et rentabilité, mais aussi coopération, solidarité et auto-gestion.
    Un autre levier possible est la transformation en profondeur de la fiscalité. Avec pour objectif de réhabiliter la redistribution, non plus sur la base du seul travail mais sur celle aussi des comportements. Ainsi les projets de taxe carbone, dont l’objectif est de favoriser la consommation de produits « propres », et de taxes Tobin, dont l’objectif est d’éviter les opérations purement spéculatives en Bourse, peuvent être des solutions intéressantes pour infléchir les comportements vers plus d’utilité sociale.
    Ces taxes laisseraient la liberté aux individus de s’enrichir à condition que leur comportement soit vertueux. Il faut soutenir de telles évolutions si l’on veut réellement engager la transition vers des années plus solidaires et plus « durables ».

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    • Merci Josick, encore un qui n’a plus rien à chercher il vient de trouver et prouver que l’on pouvait toujours reculer les limites de l’incompétence….un transfuge de l’ex rda sans aucun doute :-)

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