Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette

L’inflation fait son retour en Inde…

En novembre, l’inflation a atteint 4,78 % contre 1,59 % en octobre. Malgré un effet de base défavorable et une augmentation attendue de l’inflation, cette hausse est dans le haut de la fourchette du consensus. Ce niveau élevé d’inflation est accompagné d’une reprise modeste de la croissance des crédits (à 10,5 %) alors qu’elle était en dessous de 10 % en novembre. Cependant, nous sommes encore loin du niveau de croissance des crédits en Inde lors des cinq dernières années lorsque celui-ci avoisinait 20 %.

Cette hausse de l’inflation combinée à des signes encore fragiles d’un retour à la croissance des crédits font craindre une augmentation des taux de réserves obligatoires des banques…

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

 

Le pays connaît une flambée généralisée des prix, surtout dans le secteur de l’alimentation.

Le pays connaît une flambée généralisée des prix, surtout dans le secteur de l'alimentation.
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C.F. | JDF HEBDO | 24.12.2009

Depuis le mois de mars, l’Inde doit faire face à une hausse marquée de l’inflation. En novembre, elle a atteint son plus haut niveau depuis dix mois, à près de 13 % sur un an. La Banque centrale anticipe une hausse de l’inflation de l’ordre de 6,5 % d’ici à la fin de l’année budgétaire, en mars.
Cette flambée résulte principalement de la hausse des prix des denrées alimentaires. Ceux-ci grimpent rapidement, en raison d’une mousson décevante, la plus faible depuis 1972, qui entraîne des ruptures de stocks. L’Inde renoue donc avec l’envolée des prix agricoles.

Mais ce n’est pas la seule cause. La moindre accumulation de capital en Inde, alors que le taux de croissance ne cesse d’augmenter, entraîne des tensions sur les capacités de production qui ont orienté à la hausse tous les prix.

Vers un resserrement monétaire
La remontée de l’inflation inquiète et limite la marge de manoeuvre de la Banque centrale indienne. Si elle a décidé jusqu’ici de laisser ses taux d’intérêt inchangés, elle a néanmoins signalé qu’elle allait resserrer sa politique de crédit, notamment en changeant les mesures « non conventionnelles » prises en pleine crise financière. Rappelons qu’elle a modifié le ratio de liquidités réglementaire que les banques doivent conserver en bons du Trésor, liquidités ou or. Pour l’heure, la Banque centrale indienne devrait s’en tenir là, afin de soutenir la croissance, qui devrait atteindre 6 % cette année avant de s’accélérer. Un taux encore éloigné des 9 % que le pays enregistrait avant la crise.
Il ne faut pas oublier que la gestion monétaire en Inde est fortement articulée autour des besoins de financement du secteur public. La Banque centrale doit donc arbitrer entre les besoins de financement du secteur public, la stabilité du taux de change et la stabilité des prix, ce qui limite la possibilité d’un resserrement monétaire brusque.
Les taux d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas (4,75 % pour le principal taux directeur), devraient être revus à la hausse en fin d’année. Une nouvelle qui est loin d’enchanter les investisseurs.

 La crainte d’un relèvement des taux pèse sur les performances de la Bourse de Bombay….

Inde: bilan et perspectives

MARCHÉ ACTIONS.

La valorisation des entreprises a augmenté à des niveaux élevés   imposant une pression
considérable sur les fondamentaux de ces dernières.

Les investisseurs entrés sur le marché des actions indiennes en mars de cette année ont de nombreuses raisons de se féliciter. D’une part  ils ont bénéficié d’un rendement d’environ 100% sur les indices NSE Nifty et ESB Sensex, respectivement 73% et 78% depuis le début de l’année. D’autre part, ils peuvent s’attendre à des perspectives positives également pour 2010. Beaucoup de lecteurs risquent dorénavant d’être surpris qu’un marché qui ait déjà doublé en quelques mois, soit censé poursuivre son évolution vers de nouveau sommet. Soyez sûr qu’il y a de bonnes et de nombreuses raisonsà cela.
Premièrement, regardons les chiffres économiques et les attentes pour l’année prochaine. La production industrielle de l’Inde a augmenté de 10,3% en octobre sur un an, confirmant la forte demande intérieure et profitant des mesures de relance. Nous prévoyons une poursuite de cette tendance positive, aussi bien dans la production industrielle à l’exportation que dans l’évolution de la
demande interne.

Deuxièmement, le taux de croissance du PIB pour l’année prochaine est projeté à 7%, chiffre que
nous avions déjà mentionné dans un précédent article et, plus important encore, selon le Premier
ministre Manmohan Singh, ce taux devrait atteindre 9% en 2011.

Troisièmement, la Direction centrale des impôts directs (CBDT) s’attend à ce que les recettes relatives aux impôts sur les ménages et les sociétés progressent de 10- 15% sur un an, permettant ainsi le financement de nombreux projets d’infrastructure déjà engagés et renforçant par la même occasion la capacité concurrentielle du pays.

Comment tout cela va se traduire dans l’évolution des marchés actions
en 2010? Est-ce que les investisseurs doivent s’y précipiter afin de renforcer leurs positions?

Nous ne nous attendons pas à ce que les indices indiens doubles à nouveau dans l es prochains mois.
Une croissance modérée de 5 à10% jusqu’au milieu de l’année prochaine est le scénario qui nous
semble le plus réaliste. En effet, la forte performance de ces derniers mois a fait monter la valorisation des entreprises à des niveaux élevés, imposant ainsi une pression considérable sur les fondamentaux de ces dernières.

A moins que nous assistions à une avalanche d’excellentes nouvelles économiques, nous penchons
pour un scénario de croissance modérée sur les indices indiens d’autant plus que les investissements
étrangers directs continuent à être solides. Nous voyons les principaux potentiels de croissance dans les secteurs suivants:

[1]L’automobile, où le secteur a déjà augmenté de 80% en glissement annuel au 2ème trimestre 2010 et dont les perspectives restent dynamiques.
Néanmoins, en cas de forte augmentation des coûts des matières premières, le secteur serait
significativement impacté.
Nous sommes spécialement favorables aux constructeurs de véhicules commerciaux, car ils bénéficient d’une forte corrélation avec la croissance industrielle locale.
[1]

 Le secteur bancaire est notre deuxième secteur favori. Des capitaux suffisants dans le bilan des
banques et un possible remodelage de la part de l’Etat dans les banques du secteur public (en-dessous des 51% actuels) sont des éléments positifs. State Bank of India est l’un de nos choix préférés.

[1] Enfin, les secteurs des technologies de l’information et de l’infrastructure sont également attrayants.
Particulièrement, celui des infrastructures, un secteur qui a attiré beaucoup d’intérêt cette
année déjà et qui devrait jouer un rôle majeur en 2010. S’il y a bien une différence perceptible entre
l’Inde et les plus grands marchés émergents, c’est son manque d’infrastructure.
Même avec un consensus croissant selon lequel un partenariat public-privé est nécessaire
afin de relever le défi, d’importants projets doivent absolument être mises en oeuvre très
rapidement. La réalisation semble être enfin à nos portes et nous nous attendons à d’importantes réalisations.
Dans l’ensemble, nous prévoyons une intéressante et stimulante année 2010 pour le marché financier indien et espérons voir de plus en plus d’investisseurs participer activement à l’une des économies les plus dynamiques que l’on connaisse. –

Source Hinduja Bank (Switzerland) Ltd, Département de recherche dec09

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