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Jeannette Williner : Les incohérences de l’idéologie verte

 L’effet d’aubaine de Copenhague sur l’électorat des Verts risque de se transformer rapidement.

BRAVO AUX CHINOIS ET AUX AMÉRICAINS: ILS ONT REFUSÉ UNE ORGANISATION INTERNATIONALE QUI RECYCLERAIT LES PLUS CONNUS DES POLITICIENS DE LA SPHÈRE VERTE.

PLUS DE CO2 EN SUIVANT :

Echec ou pas, d’un point de vue idéologique le point franchement positif à retenir de Copenhague est l’aubaine électorale qui s’est dessinée pour les Verts européens. Avec quelques bémols cependant : comme ils ne savent plus s’ils se trouvent à gauche ou à droite, ils vont bien réussir à gaspiller cette chance.

 De plus, leur théorie intellectuelle de base, l’appel à la décroissance, a été vivement combattue.

L’écologie joue au bubble gum et cela pourrait la tuer. Certes réveiller les foules était nécessaire à une époque. A l’heure actuelle cependant, il serait reposant et constructif d’arrêter de brasser de grandes idées et de redescendre rapidement dans l’arène pratique. Et tous les pays peuvent se prendre par le bout du nez.

En Suisse, on n’a pas le droit de dire qu’au cours de ces dernières années on a appris à trier nos déchets et à prendre soin de l’environnement. C’est un constat franchement trop optimiste. Les déchets sont loin d’être triés de façon optimale et pourtant celle-ci ne demande que des connaissances basiques. De plus lorsque les gens trient, ils le font d’extrême mauvaise grâce.

Quant à l’environnement, de qui se moque-t-on?

Par le passé les premiers écolos découvraient les bienfaits des promenades en montagne et étaient les premiers à les salir et cela continue. Ils ne sont nullement contre le fait de skier à basse altitude. Autrefois on ne skiait qu’à une altitude raisonnable. Aujourd’hui les canons à neige sont là pour maintenir la santé du porte-monnaie. Qu’y a-til de moins écolo qu’un canon à neige? Et les Suisses sont loin d’être les seuls. Les Vosges sont un domaine skiable total: or le ski de piste n’était pas vraiment la spécialité des Vosges il y a encore peu de temps. A présent cette source de revenus est indispensable pour les habitants.

Il ne faut pas parler de réchauffement climatique dans de tels cas qui sont les plus nombreux.

Les mêmes convaincus des qualités de l’air pur ont fait surgir les patinoires dans toutes les villes européennes.

Il n’y a pas besoin de Copenhague pour s’interpeller sur leur utilité.

De même peut-on souscrire à l’organisation d’une descente sur piste de glace en plein Lausanne en été? Et quid du pavillon réfrigéré dédié à la sculpture de la glace aux Champs- Elysées parisiens? Ces divertissements sont d’autant plus choquants que ces villes sont administrées par des écologistes convaincus! On n’ose imaginer le dégât s’ils n’étaient pas aux commandes. On admettra qu’eux aussi ont des faiblesses car ils sont humains.

On souhaiterait tout de même toujours dans les mêmes pays, qu’une action sérieuse soit menée contre les déchetteries sauvages des grandes sociétés ou de grands secteurs industriels. Etonnamment l’énergie semble s’émousser lorsque les principes sont souvent vainement recherchés dans ces créneaux.

Il est tellement plus facile que persécuter quotidiennement le citoyen dans le but de lui soutirer un maximum d’argent. Et là, même si cette tendance ne démarre pas de Suisse, 2011 marquera un virage dans la réaction des grands fatigués des principes écologiques: ces derniers n’ont de brillant que leur hypocrisie.

Bravo aux Chinois et aux Américains: ils n’ont pas dit oui à une nouvelle organisation internationale créant quelques fonctionnaires supplémentaires et qui recyclerait les plus connus des politiciens de la sphère verte. Nos grands voisins français stigmatisent ces deux Nations. Le président Sarkozy a déjà réussi à se mettre les Etats-Unis à dos : avec un petit effort il va réussir le même exploit ave  les Chinois.

Car après tout le principe américain ressort du bon sens : l’évolution écologique sera le résultat du comportement du citoyen. C’est le moyen le plus économique et efficace de progresser. Et de l’autre côté de l’Atlantique des projets très concrets sont mis sur pied. Mais les Etats-Unis subissent malgré tout les critiques européennes : ils ne consacrent que un cinquième de l’effort européen au thème en cause.

Mais dans le fond, qui a dit aux Européens de payer pour rien à part leur gouvernement ? Ces gouvernements ont jeté l’argent par les fenêtres parce que le thème vert était porteur électoralement parlant. Cela ne veut pas dire que le monde entier souscrive à cette façon de faire. L’Europe fait côtoyer les éoliennes avec les centres de pollution russes et cette image est particulièrement remarquable aux alentours de Berlin, Les champs d’éoliennes sont là. L’énergie propre a certes encore besoin d’ajustements mais fonctionne. De l’autre côté la pollution règne en maître et en France les  contestations continuent quant à la destruction du paysage: une éolienne à l’horizon et c’est un drame. De l’écologie on retient qu’il y a là moyen de soutirer de l’argent en dommages et intérêts.

Quant à la Chine, elle veut rester maître chez elle et ne veut en aucun cas rétribuer un organisme onusien de plus lui donnant des ordres. C’est une opinion qui se défend. Pour autant, cela ne se traduit pas à l’intérieur du pays par une non action. On oublie que le Chinois, comme l’Européen, veut pouvoir respirer. Or, à l’heure actuelle, et malgré les nombreuses fermetures d’usines (non rouvertes) intervenues durant la période préolympique, la pollution reste dense Pékin étant une cuvette. A l’époque les Occidentaux avaient contesté ces fermetures!

Il faut aller en Inde pour trouver un résumé des différentes positions et notamment de l’américaine. Une idée qui voie le jour aux Etats-Unis débouche sur du concret: on teste, on améliore ou on élimine. En Europe on en discute pendant vingt ans sans avancer d’un pouce. Il est de loin préférable d’avoir un objectif chiffré par les Américains que par les Européens. Dans le premier cas, on peut conserver l’espoir qu’il sera respecté. On ne peut pas en vouloir aux Indiens pour leur pragmatisme.

Jeannette Williner Analyste financier indépendant DEC09

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Jeannette Williner : Le discours écologique se ridiculise par manque de réalisme politique (cliquez sur le lien)

Scandales et contre-scandales à répétition dans les controverses écolo-climatiques (cliquez sur le lien)

2 replies »

  1. « En Europe on en discute pendant vingt ans sans avancer d’un pouce »
    Et oui, c’est bien pour cela que nous ne cessons de nous enfoncer économiquement… jusqu’au jour où il n’y aura plus de sous dans les caisses (c’est déjà le cas de certains pays d’ailleurs) ni personne à détrousser!
    Un tel aveuglement est vraiment attristant…

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