Commentaire de Marché

Commentaire : Greenspan agite le spectre de la stagflation

Greenspan « très inquiet » de la rechute de Wall Street…

NDLR : Eh oui à force de taper et de tirer à boulet rouge sur la Finance et les Marchés Financiers et mettre à mal ainsi la réflation des assets les gauchos keynésiens US  pourraient finir par casser leur jouet et se retrouver ainsi en guise de cadeau électoral  avec une gentille petite stagflation…De quoi les rapprocher un peu plus de leurs « frères » européen AUX SOURCES MEME DE LA PAUPERISATION …C’est Stiglitz qui va ètre content … 

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

La correction boursière pourrait menacer la reprise économique aux Etats-Unis… C’est en substance le message qu’a délivréAlan Greenspan. L’ex-président de la Réserve fédérale américaine a affirmé qu’il serait « très inquiet » si la chute de Wall Street se poursuivait, car les marchés financiers ont un effet important sur l’ensemble de l’économie….

Depuis son sommet annuel du 19 janvier dernier, le Dow Jones (actualité) a reperdu près de 8%, repassant la semaine dernière en clôture en dessous du seuil psychologique des 10.000 points (-1% à 9.908 points). Après 10 mois de reprise boursière, les investisseurs ont été assaillis ces dernières semaines par la montée des risques : projet de réglementation bancaire américaine, restriction du crédit en Chine, et depuis deux semaines, craintes sur les dettes de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne…

Pour Alan Greenspan, invité de la chaîne ‘NBC’, la chute des marchés est « plus qu’un signal d’alerte. Il est important de se souvenir que les prix des actions ne sont pas que des profits virtuels. Ils ont un impact profond sur l’activité économique ». Il a aussi estimé qu’il était « très difficile de savoir si le chômage allait commencer à baisser rapidement », ajoutant que la reprise économique serait « lente et laborieuse »…

STAGFLATION

 Il y a stagflation (contraction de stagnation et inflation) lorsque l’économie est confrontée simultanément à deux phénomènes : hausse des prix et croissance faible. C’est dans les années 1970 que l’économie a découvert la stagflation.

Et ce fut un choc, car jusqu’alors, le consensus  estimait que seule la théorie de Keynes pouvait s’appliquer, à savoir qu’il ne pouvait être question d’inflation qu’en cas de forte croissance. Puis Milton Friedman et les Reaganomics sont passés par là et ont remis les marchés financiers et l’économie à l’endroit….Aujourd’hui à nouveau c’est gueule de bois et tète à l’envers !!!!  

 La stagflation fait peur car elle ne renferme que des inconvénients : prix en forte hausse et chômage croissant. L’inflation étant alors plus élevée que la croissance, la richesse diminue.

Et de gros efforts sont nécessaires pour sortir de cette situation. Le combat contre l’inflation doit passer par une hausse des taux, ce qui, comme on le sait, freine finalement l’économie. La stagflation des années 1970 hors les Etats Unis qui ont appliqués les bons principes et les bons préceptes a  été suivie en Europe de quasi deux décennies de faible croissance et de chômage élevé.

 Avec la récente crise (qui n’est pas terminée), les turbulences ont été nombreuses et souvent comparées à de précédentes crises. Pas étonnant dès lors que la crainte de stagflation ait surgi et que le danger soit désormais présenté par certains comme réel ou imminent. Au Royaume-Uni, un sursaut d’inflation a déjà été constaté en décembre, avec une hausse de 2,9%(sur base annuelle), la plus forte depuis 1997.

Même si certains n’y voient qu’un phénomène passager, dû au prix du pétrole, la peur s’est installée malgré tout. Car qu’arrivera-t-il sil’inflation persiste et qu’il faut relever les taux, alors que la crise sévit encore ?

Le dilemme

La stagflation effraie les marchés parce qu’elle est difficile à combattre et que les armes utilisées ont des effets néfastes. Les autorités et les banques centrales sont ainsi face à un dilemme. Si elles gardent les vannes ouvertes, par le maintien de taux bas et de mesures d’assouplissements (achat massif d’emprunts d’Etat pour injecter de l’argent dans le système) et ne limitent pas ou ne stoppent pas ces mesures à temps, elles risquent de provoquer une inflation. Mais si elles mettent fin trop rapidement à ces mesures, elles risquent de replonger l’économie dans la récession.

EN COMPLEMENT L EXCELLENT ET  INDISPENSABLE BILLET DU NON MOINS EXCELLENT JEAN PIERRE CHEVALLIER CONSACREE A LA QUESTION : http://www.jpchevallier.com/article-alan-greenspan-b-2-et-les-idiots-in-utiles-44622539.html  (cliquez sur le lien)

ET TOUJOURS D ACTUALITE : Marc Touati : Obama dans tous ses états… (cliquez sur le lien)

Bruno Bertez : Le vain marketing financier d’Obama (cliquez sur le lien)

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