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No Stress Banksters "Des tests sans le stress ou comment les banquiers gonflent leur moral"

No Stress Banksters  "Des tests sans le stress ou comment les banquiers gonflent leur moral"

PLUS/MOINS DE TESTS EN SUIVANT : 

Un exercice cynique

"Des tests sans le stress ou comment les banquiers gonflent leur moral", ironise Gazeta Wyborcza,(cliquez sur le lien) pour qui les tests ne sont rien d’autres qu’un “succès de propagande”.

Le quotidien de Varsovie considère que les critères retenus (baisse des euro obligations grecques de 20%, chute de 20% des indices boursiers) n’étaient pas réalistes et qu’il est clair que les superviseurs européens ont fixé des conditions visant à “ne pas faire de mal aux banques européennes”. S’ils espéraient que les investisseurs mordraient à l’hameçon et commenceraient à acheter des titres des banques, ils se trompent : la crédibilité des banques ne va pas augmenter. "Pire, prévient le journal, certains investisseurs pourraient penser que si les responsables européens ont fait tant d’efforts pour organiser ce show, c’est qu’il doit y avoir de vilains squelettes dans les placards des banques européennes."

Dans le Financial Times, (cliquez sur le lien)Wolfgang Münchau est encore plus sévère. "Le but de cet exercice cynique était de prétendre que l’UE est en train de résoudre un problème, alors que ce n’est pas le cas", écrit le chroniqueur, qui reproche aux superviseurs d’avoir exclu des tests certaines institutions financières et surtout de pas avoir fixé de critères stricts. En particulier, Münchau, comme beaucoup de commentateurs, observe que les tests n’ont pas assez pris en compte l’hypothèse, pourtant réaliste, d’un défaut de paiement de la part d’un Etat.

"Les tests suivent un schéma évident depuis le début de la phase aigue de la crise financière en septembre 2008, ajoute le journaliste du FT. La démarche de l’UE envers le secteur financier est resté du bricolage – un renflouement général, quelques plans de recapitalisation pas très sérieux, plus des tas de liquidités – elle n’a pas résolu de problème (…) Tandis qu’à Madrid, les tests font partie d’un engagement politique pour répondre aux difficultés des banques, ce n’est pas le cas ailleurs. Un test de résistance sans une stratégie pour dénouer les problèmes, comme c’est le cas hors d’Espagne, est totalement vain." De fait, Casimiro García Abadillo remarque dans El Mundo que "dans ce scénario positif de sincérité, la Banque d´Espagne a élargit le striptease demandé par les gouvernements des différents pays à la totalité du secteur bancaire espagnol, tandis que la BCE ne demandait qu’un topless."

source presseurop juil10

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