Art de la guerre monétaire et économique

Inquiétante Chine : un bond en avant, deux pas de travers et pour l’Occident LE GRAND retour en arrière

Inquiétante Chine : un bond en avant, deux pas de travers et pour l’Occident LE GRAND retour en arrière  

On ne peut pas rester indiffèrent à la montée en flèche de cette puissance économique, politique et financière. La Chine reprend graduellement la place qu’elle occupait avant 1840…Comme disait Lenine en des temps pas si lointains :  « les capitalistes sont tellement bêtes qu’ils finiront par nous vendre la corde pour les pendre« . …Car Désormais c’est MAO qui sait tout et c’est l’Occident qui ne sait plus rien ….Intéressante dialectique Hégèlienne que voilà 

PLUS DE RETOURNEMENT EN SUIVANT :

 La présente décennie est un tournant, dans l’histoire mondiale où les pays émergents dominés par la Chine sont responsables de la grande majorité de la croissance mondiale. 

La Chine se sent en grande confiance pour dominer le monde. Il y a 30 ans la Chine représentait 5% de l’économie mondiale, ce pourcentage a grimpé à 15% actuellement. Si la tendance d’une croissance réelle de 8% après inflation se maintient en Chine d’ici 8 ans elle sera la première puissance économique de la planète. En 2010, la Chine vient de détrôner le Japon comme deuxième puissance, et elle reprend sa place économique d’antan, puisqu’avant 1840 la Chine occupait à ce moment 40% du PNB mondial.

“Malgré cette grande confiance, la Chine a la hantise d’une faible croissance économique. Elle a peur de la révolte interne mais influence le monde d’un point de vue politique. Un ouvrage datant de 1996 intitulé « La Chine peut dire non » démontre cette affirmation politique.

Les Chinois sont  devenus au fil des ans les grands créanciers planétaires avec des réserves mondiales en devises étrangères de 2,700 milliards en progression de 700 milliards depuis 2008. Ils ne font pas qu’acheter des obligations mais sont devenus des acheteurs d’entreprises étrangères. Nous sommes à la veille d’un déluge d’investissement chinois.

On devra être plus protectionnistes pour conserver nos fleurons ici ou ailleurs  

Cette montée en flèche de l’influence de la Chine ne se fait pas sans heurt. Actuellement, les autres pays occidentaux et plusieurs pays émergents font alliance pour contrer cette menace grandissante. La Corée du sud et le Japon, traditionnellement  ennemis se rallient maintenant. La monnaie de la Chine est sous-évaluée d’environ 40% selon les économistes, ce qui cause une faible croissance dans les pays avancés d’outre-mer qui ont de la difficulté à concurrencer. La Chine attend le moment propice pour réévaluer sa monnaie. À combien devra-t-elle croître avant qu’elle soit surévaluée?

Cette croissance élevée cache des excès financiers qui vont éventuellement éclater et possiblement éclabousser nos économies, tout comme c’était le cas des États-Unis avant la grande dépression.

Le Système Bancaire chinois à cours de liquidité et croulant sous les créances douteuses

Le prix des logements dans les principales villes de Chine a bondi de plus de 20% en 2010, selon les chiffres d’un acteur privé du secteur, une flambée qui contraste avec les données officielles publiées par Pékin sur fond de politique anti-spéculation. Le prix se sont envolés de 47,1% à Hangzhou, de 37,9% à Chongqing et de 37,1% à Pékin, d’après le China Real Estate Index System (CREIS), créé par Soufun , leader chinois des services immobilers sur internet. Par contraste, les chiffres du Bureau national des statistiques faisaient état d’une hausse de 2,4% à Hangzhou sur un an à fin novembre, de 7,9% à Chongqing et de 9,1% à Pékin. Les chiffres pour décembre n’ont pas été publiés

Tout revirement majeur en Chine sera donc  menaçant pour la croissance mondiale. Les politiciens Chinois devront être efficaces pour bien gérer ce grand réveil à grand terme.Devenu un grand fabricant d’armes et un des premiers transporteurs maritimes cet empire n’a pas fini de nous étonner par sa force et sa persévérance.

source orientation finances janv11

Les promesses chinoises ne sauveront pas l’UE

La volonté affichée par Pékin d’acheter de la dette publique espagnole, après de la dette grecque et portugaise, reflète ses intérêts stratégiques. Il ne faut pas voir là une main tendue qui résoudrait la crise des dettes souveraines en Europe, soulignent des experts.

En visite en Espagne cette semaine, le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a assuré que son pays faisait « confiance au marché financier espagnol, ce qui s’est traduit par l’achat de sa dette publique, ce que nous allons continuer à faire », dans un éditorial publié par le quotidien « El Pais ». « Nous allons acheter davantage (d’obligations espagnoles) en fonction des conditions du marché », a dit Li Keqiang, cité par l’agence Chine nouvelle.

Pékin avait déjà promis d’aider la Grèce et le Portugal en leur achetant des obligations d’Etat, une décision qui, selon les experts, pourrait soulager les difficultés de la zone euro. La dette publique espagnole reste pour sa part en-dessous de la moyenne européenne, mais a grimpé en un an de 16,3%.

« A court terme, je pense que la Chine est contente de donner l’image d’un chevalier blanc capable de secourir l’Europe, et cela peut soutenir quelque peu le marché », a déclaré à l’AFP Mark Williams, du cabinet de consultants Capital Economics. « Mais les problèmes de l’Europe sont d’une nature profondément structurelle et la Chine n’est pas à même de les résoudre, même si elle peut colmater des brèches pour quelques semaines », a ajouté cet analyste. La déclaration du vice-Premier ministre chinois, « malgré un léger regain de confiance, ne va vraisemblablement pas radicalement modifier les problèmes fondamentaux de l’Espagne », a aussi estimé Alistair Thornton, de IHS Global Insight. Les achats de dette publique européenne ne vont pas permettre de résoudre les déséquilibres des échanges sino-européens, déficitaires pour l’Europe, prévient enfin Jonathan Holslag, de l’Institut d’études de la Chine contemporaine de Bruxelles (BICCS).

« C’est pourquoi, alors que l’Europe reste enfermée dans un cercle vicieux de peur, d’inertie et de déclin économique, les relations commerciales entre l’Europe et la Chine continueront d’être marquées par la frustration et la méfiance », estime ce chercheur.

source agences janv11 

La Chine contrôle déjà plus de 7% de la dette publique totale de la zone euro

D’après l’estimation de la Tribune(Valérie Segond), Pékin détiendrait presque autant d’emprunts d’Etat européens que d’obligations d’Etat américaines

A force de voir la Chine jouer le rôle de prêteur en dernier ressort des pays de la zone euro pris à la gorge, une interrogation majeure pour l’avenir politique de l’Europe émerge: quelle est notre dépendance financière à l’égard de la Chine ?

« A chaque fois que la Chine arrive en sauveur, c’est en échange de lourdes contreparties dont aucun responsable politique ne perçoit véritablement la portée », alerte l’économiste Antoine Brunet. Qui précise : « elle exige des pays auxquels elle prête qu’ils ne s’associent pas aux exigences de réévaluation du yuan des Etats-Unis, qu’ils se déclarent hostiles à tout protectionnisme douanier, qu’ils la laissent acheter des actifs stratégiques en Europe, ainsi que des infrastructures, comme le port du Pirée ou l’aéroport de Châteauroux. » C’est pourquoi les citoyens européens feraient bien de se demander quelle est la part de leur train de vie qui est financée par la Chine.

Mais si le Trésor américain a publié une estimation de ses dettes publiques détenues par la Chine, à savoir un stock de 907 milliards de dollars à fin octobre, en Europe, on ne connaît pas la nationalité de nos prêteurs. Tout au plus sait-on, par les chiffres de la BCE, que 25% du stock de dettes publiques de la zone euro sont détenus par des non-résidents. En avril 2010, le Financial Times affirmait toutefois, sans révéler ses sources, que la Chine en possédait pour 630 milliards d’euros.

On sait en effet que la banque centrale de Chine (BCC) détenait 2.648 milliards de dollars de réserves de change à fin septembre, auxquelles il faut ajouter 850 milliards logés dans ses huit plus gros fonds souverains. Total : 3.500 milliards de dollars de réserves, soit près de 40% des réserves de change mondiales (9.025 milliards). Or la BCC a calé sa politique de réserves de change sur celle des banques centrales du reste du monde : « d’après des fuites de la State Administration Foreign Exchange, on sait qu’elle détient 65% de ses réserves en dollars, et 26% en euros », révèle Bei Xu, spécialiste de la Chine chez Natixis. En supposant que 90% de ces réserves en euros sont constituées de dettes publiques, on arrive à 820 milliards de dollars, soit un peu moins que les 907 milliards de dettes américaines qu’elle détient. En euros, la Chine détiendrait donc bel et bien 630 milliards de dettes publiques de la zone.

Cela signifie qu’elle posséderait 7,3% des 8.861 milliards d’euros de dettes publiques totales de la zone euro à la fin juin, tous instruments confondus, selon les chiffres publiés par la BCE. C’est certes moins que les 9,8% de dettes américaines qu’elle détient. Mais cela représente plus de 28% de la dette publique de la zone vendues à des non-résidents, contre 21% aux Etats-Unis. C’est dire si, forte de ses fantastiques excédents commerciaux, la Chine, en tant que prêteur étranger, y a un poids déterminant. Et de cela le citoyen européen devrait prendre conscience.

Chine-Afrique : une invasion programmée

 

Abstraction faite de certaines minorités, les Chinois sont un peuple a-religieux. Leur livre culte n’a été ni la Torah, la Bible ou le Coran, mais L’art de la guerre de Maitre Sun-tzuii, écrit il y a plus de deux milles ans. Il illustre l’essence de la culture chinoise, résumée dans cette phrase : « L’excellence ultime ne consiste pas à gagner une bataille mais à défaire l’ennemi sans livrer combat », en faisant usage de ruse et de tromperie. L’ouvrage offre plus qu’un aperçu sur la manière dont les Chinois conduisent leurs affaires en toute chose, hier comme aujourd’hui…

L’exercice de cet art renforcé par le paradigme : « un pays, deux systèmes » (totalitarisme politique et capitalisme d’Etat) et au conseil prodigué par Deng Xiaoping aux chinois : « Il est bon de s’enrichir », a servi à merveille les objectifs poursuis par la Chine en Afrique subsaharienne : sécuriser son approvisionnement en pétrole et en ressources minières, isoler Taïwan, et accroître son influence sur la scène internationale. L’empire du milieu a astucieusement placé ses relations dans le contexte de « l’esprit de Bandung » (non-alignement, troisième voie…), de l’appui des Africains à la Chine pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité, du soutien chinois aux mouvements de libération africains et dans la lutte contre l’apartheid.

En qualifiant ses rapports avec l’Afrique de relation « gagnant-gagnant », la Chine les plaçait en contraste avec ceux prévalant avec les occidentaux qui avaient pris les pays de la région en otages à travers une combinaison d’accords spécieux, de restrictions d’accès de marchés, de manipulations politiques, d’interventions militaires, d’ostracisme boursier et d’addiction à l’industrie de l’ »aide ».

Le credo de base des relations sino-africaines – « Les affaires sont les affaires, et la Chine ne mêle pas les affaires et la politique » – a résonné comme une agréable symphonie aux oreilles des dirigeants africains. Ils se sont bousculés pour louer la coopération chinoise. Ce type de comportement rappelle certaines des pires pratiques de ces gouvernants : durant quatre siècles, ils ont collaboré avec les puissances occidentales, bloquant l’émergence et la croissance des industries locales précoloniales. Ils avaient délibérément fait le choix de stopper la production de produits manufacturés, préférant les importer d’Europe en échange de l’exportation de leurs ressortissants réduits à l’état d’esclaves par des guerres sans fin. A l’époque, les biens importés se composaient essentiellement de perles, d’alcool et surtout de ces mêmes armes qui leur ont permis, jadis tout comme aujourd’hui, d’infliger des violences extrêmes à leurs sujets.

L’abolition de l’esclavage au dix-neuvième siècle a altéré ces pratiques sans en modifier les modalités. Il n’était plus question de négoce d’esclaves mais de trafic de matières premières. Après les indépendances, au début des années 1960 comme durant la guerre froide, ces mêmes dirigeants ont joué sur l’opposition Est-Ouest pour perpétuer leurs méfaits.

Aujourd’hui, ces « élites » poursuivent les mêmes objectifs en s’alliant à la Chine, laquelle a beau jeu de s’approvisionner en pétrole et autres produits de base sans bourse délier, en échange d’infrastructures qu’elle charge ses propres compagnies de réaliser. D’où l’importation de sa propre main-d’œuvre et une véritable politique d’invasion – il y a plus de Chinois en Afrique depuis dix ans qu’il n’y a eu d’occidentaux en sept siècles. Des pratiques similaires à celles de l’apartheid permettent en outre aux managers chinois d’imposer à leurs employés africains les pires conditions de travail, allant parfois jusqu’à tirer dessus à coup de fusil s’ils les prennent à se plaindre : des mauvais traitements qui font écho à ceux dont souffrent également les Africains résidant en Chine.

Les Chinois prennent ainsi le contrôle de pans entiers de l’industrie locale, tout en accaparant leurs quotas d’exportation. La potion n’en est que plus amère quand on sait que d’ici quelques années, la combinaison d’une appréciation inévitable du yuan et des coûts salariaux va laminer la compétitivité des industries manufacturières chinoises par rapport à celle de ses concurrents comme l’Inde, le Brésil ou le Mexique. C’est vers l’Afrique que la Chine se tournera pour délocaliser certaines de ses usines, faisant usage des infrastructures qu’elle a construites sur le continent et de la horde de travailleurs qu’elle y a exportée en échange de nos propres ressources.

Les dirigeants et les élites africaines conspirent avec les intérêts chinois pour cannibaliser leurs économies et accumuler les avantages du pouvoir : flottes de voitures de luxe, jets privés, comptes bancaires dans les paradis fiscaux, propriétés immobilières à l’étranger, biens de consommation importés, armement, etc. Leurs défaillances sont d’autant plus dommageables pour l’Afrique que les perspectives économiques y sont plutôt encourageantes. Le continent a été, en 2009, le troisième contributeur à la croissance économique mondiale derrière la Chine et l’Inde, et les taux de rentabilité sur investissement que l’on y réalise sont les plus élevés, comparés aux autres régions en développement.

L’urbanisation rapide du continent – 40 % des Africains vivent dans les villes – a fait naître un secteur informel dynamique employant jusqu’aux neuf dixièmes de la main-d’œuvre Ce sont les acteurs les plus dynamiques des échanges commerciaux intra-régionaux. L’intégration économique est menée tambour battant par eux et non par les politiciens ou les acteurs économiques étrangers. En dépit de leur importance, ces « informels » sont marginalisés par les autorités, n’ont pas d’accès au système bancaire, et sont maintenant confrontés à la concurrence des immigrés chinois.

L’ascension économique de puissances émergentes telles que la Chine, l’Inde et le Brésil a créé une dynamique d’augmentation des cours des matières premières et d’accroissement des recettes d’exportation. Le nombre des ménages dont le revenu dépassera 5 000 dollars – considéré comme un seuil pour les dépenses de consommation – passera de 85 millions à 128 millions dans la prochaine décennie. Les investissements directs étrangers sont passés de 9 milliards de dollars en 2000,  à 62 milliards en 2008. Si l’on exclut le pétrole et le gaz, l’Afrique du sud, centre industriel et financier du continent, est le plus gros investisseur dans le reste du continent, avant la Chine ou les Etats-Unis.

Les montants annuels des transferts des migrants africains sont estimés entre 30 et 40 milliards de dollars faisant de facto des migrants les premiers bailleurs de fonds de leurs pays d’origine. Les pays d’Afrique du Nord offrent à leur diaspora des coûts de transfert très bas, et une vaste gamme de produits bancaires adaptés à leurs besoins, attractifs et rentables. En revanche, la grande majorité des pays d’Afrique subsaharienne ont cru bon de signer avec Western Union des contrats d’exclusivité – un monopole qui autorise cette compagnie à maintenir des marges bénéficiaires élevées, avec des coûts de transfert prohibitifs, pouvant atteindre 25 %, alors que la norme moyenne mondiale s’élève à 5 %. Faute d’affiliation bancaire des ménages bénéficiaires, une part importante de ces transferts finance des dépenses d’alimentation, de santé et d’éducation, ainsi que celles liées aux cérémonies religieuses et collectives.

Le secteur de l’agriculture vivrière représente un autre actif du continent. La ruée vers les terres africaines fait les gros titres des journaux, en raison de l’opacité qui entoure certaines de ces transactions et des conditions léonines dont elles sont l’objet. Mais des investissements massifs dans la mise en valeur du potentiel agricole à peine entamé du continent – 60 % de la superficie totale des terres arables non cultivées du monde – demeurent l’une des réponses les plus appropriées à l’augmentation des prix mondiaux des denrées alimentaires, aux émeutes récurrentes de la faim, aux aléas des changements climatiques, et au spectre de la famine qui plane sur une bonne partie de la planète.

Malheureusement, tous ces facteurs qui contribuent à l’embellie ne relèvent pas d’une gouvernance africaine visionnaire et éclairée. La part qu’y prend la Chine est bien moindre de ce que la presse laisse présager. Les Chinois s’enorgueillissent de leur duplicité, d’un sens aigu de leur histoire et d’une vision à long terme de leur développement. Une nouvelle race de dirigeants africains soucieux des intérêts et de l’avenir de leurs populations devrait en faire autant, en se solidarisant, et en forgeant des nouvelles alliances avec les autres pays, qui sont tout aussi menacés par l’hégémonie chinoise : par exemple Taïwan, les Corées (qui peuvent trouver là une planche de salut à leurs divisions), le Japon (qui s’est fourvoyé dans sa politique africaine en se faisant le supplétif des occidentaux) et l’Inde. Cet espoir a toutefois toutes les chances de relever du fantasme quand on se réfère à la nouvelle stratégie de perpétuation du pouvoir de certains dirigeants africains qui intriguent pour pousser leur progéniture vers le pouvoir quand sonne l’heure inéluctable de leur propre fin.

Sanou Mbaye est l’auteur de L’Afrique au secours de l’Afrique (Edition de l’Atelier, 2009)./Le Monde dec10/ consultant sénégalais basé à Londres et ancien, haut fonctionnaire de la Banque africaine de développement

EN COMPLEMENT : Le Talmud, un manuel d’économie en Chine

Les publications traitant du Talmud comme outil de réussite financière se vendent très bien en Chine. Une tendance assez particulière en rapport avec les stéréotypes sur la religion juive et le business que révèle Newsweek. De nombreux Chinois partageraient apparemment l’idée selon laquelle les attributs du judaïsme joueraient un rôle fondamental dans la maîtrise et le succès des techniques financières, et comme quoi le Talmud, un des textes fondamentaux du judaïsme, regorgerait d’indices sur la finance. Des titres comme Le Talmud décodé: 101 règles juives du business, Le Petit Illustré de sagesse juive ou Toutes les histoires de gains monétaires dans le Talmud partagent la même étagère que les biographies de Warren Buffett et de Bill Gates.

Le magazine note que de Pékin à Shanghai, des remarques comme «Très intelligent» et «Très bon en affaires» peuvent accompagner l’évocation de la confession juive de son interlocuteur. Sur Google Zeitgeist China, qui classe les préoccupations des Chinois en fonction des demandes effectuées sur le moteur de recherche américain, on voit que la question «Pourquoi les juifs sont-ils excellents ?» arriverait derrière les interrogations «Pourquoi devrais-je m’inscrire au Parti?» ou «Pourquoi devrais-je me marier?». Une tendance à atténuer néanmoins, sachant que les internautes chinois sont plus enclin à utiliser Baidu pour leurs recherches.

Ces manuels sur le Talmud pourraient avoir un succès équivalent au Sun Tzu and the Art of Business. Un livre inspiré de Sun Tzu et l’art de la guerre, ouvrage chinois repris dans de nombreux autres domaines que militaires.

Interrogé par Newsweek pour savoir d’où viendrait cette admiration pour le judaïsme et expliquer ce phénomène, Wang Jian, doyen adjoint du centre des Études Juives à Shanghai, explique:

«Le Talmud est devenu un guide pratique pour faire du business et faire fortune»

Dans l’histoire de la République populaire, Xu Xin, professeur d’études juives à l’Université de Nankin, rappelle que la presse chinoise a longtemps relayé les aventures de ressortissants étrangers juifs devenus des symboles involontaires du judaïsme, comme Sydney Rittenberg, premier Américain à avoir rejoint le parti communiste chinois, ou le journaliste Israel Epstein, qui a interviewé Mao Zedong.

À Taiwan, il existe même un hôtel qui s’inspire des textes sacrés. Le Talmud Business Hotel de Taichung se décrit ainsi sur son site:

«Influencé par les théories du Talmud, l’hôtel pour businessmen a été nommé en référence au livre saint. Il contient une collection d’anciens textes de rabbins sur la loi et les traditions juives. Dans chaque chambre, vous pouvez trouver une copie du Talmud-Business Success Bible pour que chacun puisse faire l’expérience de la voie du Talmud vers le succès, ainsi qu’un accès gratuit au Wi-Fi»

Ce n’est pas la première fois qu’économie et religion font plutôt bon ménage. En décembre, la bourse de Bombay a ainsi inauguré un index Charia comprenant 50 sociétés indiennes qui respectent le code de l’Islam sur le prêt avec intérêts. Le BSE TASIS Shariah 50 respecte la loi islamique qui considère l’investissement dans des entreprises aux bénéfices issus d’intérêts comme un péché.

source slate janv11

EN BANDE SON :

2 replies »

  1. La Chine va-t-elle sauver les PIIGS du défaut de paiement ?

    Ou alors est-il déjà trop tard ?

    Le suspens est insoutenable.

    Jeudi 6 janvier 2011 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,767 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,460 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 6,957 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,042 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,638 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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