Pétrole : Bahreïn beaucoup plus inquiétant que la Libye
Pétrole : Bahreïn beaucoup plus inquiétant que la Libye
Le panier de l’Opep, qui rassemble douze qualités de pétrole, a redépassé les 100 dollars et retrouvé son niveau de septembre 2008. En cause, surtout : les troubles en Libye, l’un des principaux exportateurs d’or noir du cartel.

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, à 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.
EN LIEN : Risque énergétique/Pétrole : Revue des scénarios géopolitiques
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Jean Borjeix (Platinium Gestion)sur BFM Business 22/02/2011
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L’Edito : « Il n’est de vérité que du tout » par Bruno Bertez
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Nous avons coutume, avant de nous mettre à écrire ou à dicter, de laisser notre esprit vagabonder. Histoire de laisser décanter l’information, de prendre un peu de recul. D’aucun dirait « mettre un peu d’ordre dans le chaos et le foisonnement des nouvelles ».
Ce vagabondage de la pensée nous ramène presque toujours à notre point de départ. Malgré tous les détours, nous revenons toujours là d’où nous sommes partis. En l’occurrence, dans le cas présent, nous sommes partis d’une question : oui ou non, y a t’il des possibilités de déconnexion entre les grands marchés financiers mondiaux.

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Le coton a dépassé les 2 dollars la livre à New York pour se crasher par 2 fois : grosse volatilité et “hot” spéculation
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Deux dollars la livre quand à l’automne dernier on était encore à 80 cents. Le prix mondial du coton a donc été multiplié par deux et demi en un trimestre. « C’est de la folie », lâche un négociant. Et « techniquement le marché à terme peut aller encore plus loin puisqu’on estime à 1 million et demi de balle de coton – soit 12 % de la production de coton des Etats-Unis – la quantité de fibre pour laquelle les filateurs n’ont pas encore fixé leur prix. »
Les filatures achètent toujours sur leur coton physique en fixant la quantité mais pas le prix, dicté par le marché à terme. Cette année, espérant une baisse providentielle des cours, ils ont attendu le dernier moment, pour le contrat de mars ; leur ruée, en fin de semaine dernière sur le marché à terme a ravivé la flambée ; et la même chose devrait se produire sur le contrat de juillet.
Rien ne semble pouvoir arrêter l’ascension des cours, depuis que les inondations dans les champs de coton au Pakistan, puis en Australie, et l’arrêt des exportations indiennes ont réduit les stocks de coton disponible à leur plus bas niveau en 15 ans, par rapport à la demande mondiale.
Une demande en forte progression, puisque la Chine a consommé 33 % de fibre de plus le mois dernier qu’en janvier 2010.
Les spéculateurs se sont emparés du marché du coton et les tentatives de régulation, par l’augmentation des dépôts de caution, sont restées sans effet, tant ils ont engrangés de profits. Ce sont les négociants qui tremblent aujourd’hui de peur que certains fournisseurs de coton ne les livrent pas au prix qu’ils ont inscrit sur leur livres il y a encore quelques semaines, ou que les filateurs refusent de payer le prix demandé.
Ceux qui n’ont pas encore la marchandise perdent leur chemise sur le marché à terme, à cause des appels de marge incessants.
De son côté l’industrie textile ne pourra plus différer très longtemps des achats pour la collection printemps-été 2012 ; et ils risquent d’être onéreux.
Quant aux cotonculteurs africains, ils regardent flamber les cours sans réellement en profiter puisqu’ils ont déjà vendu toute leur récolte.
Par Claire Fages rfi fev11
Indicateurs avancés qui n’en sont pas par Jeannette Williner
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Il est possible que l’année 2011 soit une déception. Car tout va se payer dans cette reprise financée par une croissance des crédits.

Aucune étude n’a jamais suggéré que le succès des grandes opérations de fusions-acquisitions constituait un indicateur avancé de l’évolution conjoncturelle.
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Analyse Marché du Jour: Mondialisation inflationniste par Michel Juvet
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Michel Juvet, de Bordier & Cie, met en avant le lien entre l’impossibilité à coordonner les différentes politiques économiques dans le monde et l’inflation

Mais où sont donc passés les «déflationnistes»? En «vacances» dans les pays européens du Sud probablement… Car ailleurs, ce sont des bases monétaires qui ont explosé, des flux de capitaux qui se sont accumulés dans les pays émergents, des prix immobiliers qui ne cessent de monter en Chine, des hausses vertigineuses de prix sur toutes les matières.
Le trait du raccourci est gros, mais les tensions inflationnistes ne sont-elles pas ainsi frappantes? Plus inquiétant, ne voit-on pas crûment les conséquences de l’impossibilité à coordonner les différentes politiques économiques dans le monde?
Oui, nos banques centrales, qui ont créé ces politiques monétaires ultra-quantitatives pour nous sauver de la déflation, ne sont pas innocentes dans cet alignement malsain des événements. En maintenant les taux d’intérêt si bas pendant si longtemps, pour nous éviter une rechute économique terrifiante, elles ont poussé en masse les investisseurs à aller chercher des rendements plus attrayants dans les pays émergents, sortis plus vite que nous de la crise économique.
Mais que dire des banques centrales des pays émergents qui, confrontées à ces arrivées de capitaux, ont préféré lutter contre la hausse de leurs devises sous prétexte qu’elle casserait leurs exportations et leur dynamique de croissance, quitte à ce que leur croissance s’échauffe trop?
Malheureusement, pour le moment, ces nationalismes économiques ne semblent pouvoir être coordonnés et l’alarme inflationniste qui sonne dans les pays émergents résonne dans le vide.
Il faut retirer ces excès de liquidités ici et ailleurs, sinon ce cycle hausse des prix – hausse des salaires qui se dessine dans les pays émergents ne restera pas anodin, ni là-bas, ni chez nous. Ici, certes, nos exportateurs pourraient profiter de l’augmentation des salaires et des dépenses de consommation dans les pays émergents. Mais la future augmentation du prix des produits exportés par les pays émergents viendra affecter le revenu réel de nos consommateurs, surtout les plus faibles, mettant ainsi une fin désagréable à la mondialisation désinflationniste. Et là-bas, si la croissance est charmante pour le moment, une «septantisation» stagflationniste (hausse des coûts de production, flux et reflux de capitaux) n’est pas impossible. L’investisseur de portefeuille doit sérieusement prendre en considération ce possible renversement de paradigme de la mondialisation dans son allocation d’actifs et déjà s’interroger sur certains marchés émergents: évaluations élevées, pression sur les marges, hausse de taux d’intérêt, révoltes sociales. Alors… «Dégage»?
source Le temps fev11
Faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais : La dette allemande a atteint un niveau record en 2010
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Au 31 décembre 2010, les créances publiques ont atteint 2000 milliards d’euros. Soit 78% du PIB, en violation du Pacte de stabilité. Le déficit budgétaire a aussi dépassé la limite…
PLUS DE DETTES EN SUIVANT :
Risque énergétique/Pétrole : Revue des scénarios géopolitiques
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Toutes les transitions démocratiques ne seraient pas forcément bénéfiques au commerce international de l’énergie.

Entre la montée des heurts en Libye, huitième producteur de pétrole parmi les membres de l’OPEP, et les craintes d’une contagion des révoltes à l’Arabie Saoudite, détenteur autoproclamé des plus grandes réserves du monde, les sources de tension deviennent multiples. Mais la forte progression des cours du baril reste pour l’instant essentiellement alimentée par les incertitudes sur l’issue de ces événements. Les marchés redoutent surtout qu’un chaos prolongé ait des effets néfastes sur la production. Il s’agit pourtant également sur les conséquences des types de systèmes qui pourraient succéder aux régimes autoritaires contestés.

Pour Thierry Kellner, docteur en relations internationales de l’Institut de Hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, tous les nouveaux paradigmes géopolitiques ne seraient pas forcément favorables au commerce international de pétrole. Il dresse une revue des scénarios.
PLUS DE SCENARI EN SUIVANT :
La Reflexion du jour : Internet révèle sa puissance par Beat Kappeler
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Je m’étais étonné ici, lors des ruptures autoritaires de connexion en Chine, de la facilité du procédé. En Egypte, l’explication était fournie par la concentration étatique des infrastructures de communication. N’ayant pas opéré de libéralisation comme dans les autres pays, le régime n’avait qu’à couper deux ou trois câbles ou serveurs et les internautes étaient sur la paille. Le monopole des infrastructures revêt soudainement une signification politique, mais aussi économique. Car un tel pays ne voit pas de floraison de nouvelles sociétés et de modèles d’affaires innovateurs dans le domaine de la communication et des médias. La dictature y agit comme un frein.
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Le Graphique du Jour / Up, up and Away : 3 petits tours et puis s’en vont ainsi font fondent les petites marionnettes…
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Le titre de la semaine dernière de la section consacrée aux marchés du Financial Times affirmait que les Bears (baissiers) étaient devenus une espèce en voie de disparition. Ce genre de mentalité grégaire est typique des situations extrêmes sur les marchés.
Le cas le plus célèbre est l’article de BusinessWeek qui a déclaré en aout 1979 ”La Mort du marché des actions”. À l’autre extrémité du spectre sont les proclamations de type ” le Dow à 36.000″ dans la fin des années 90 en pleine bulle des technos, puis à nouveau en 2009, nous lisions, jour après jour comment le monde touchait à sa fin et comment les entreprises américaines ne seraient jamais reprises et péricliteraient lamentablement . Maintenant, nous sommes revenus à l’autre extrêmité du Balancier ou l’on vous explique comment les ours (bears/baissiers) sont maintenant une espèce en voie de disparition…. Une petite Piqure de rappel devient donc necessaire !!!

Source: FT via Pragmatic Capitalist
PLUS DE GRAPHS EN SUIVANT :
Danger sur les obligations à rendement élevé
Danger sur les obligations à rendement élevé
- L’impressionnante demande pour les obligations à rendement élevé, exacerbée par la quête de rendements par les investisseurs, pourrait réserver à ceux-ci de fort mauvaises surprises.

En effet, la forte demande pour ces produits a augmenté leur prix, réduisant du coup leur rendement. Même s’il semble trop tôt pour prédire l’éclatement d’une bulle, certains investisseurs jouent avec le feu, rapporte Kelly Evans dans le Wall Street Journal (WSJ).
Ainsi, selon Barclays Capital, les investisseurs ont injecté 6,7 G$ US dans les obligations de pacotilles (junk bonds) depuis les six premières semaines de l’année, soit autant qu’ils l’ont fait durant la première moitié de 2010.
Certaines entreprises en ont profité pour vendre des obligations cotées CCC à un écart de taux inhabituellement faible par rapport à celui des bons du Trésor américains de la période correspondante. Le taux de défaut pour ce genre de titres avoisine les 20 %, souligne la chroniqueuse du WSJ.
Certes, la santé financière des entreprises et la reprise économique ont contribué à réduire de taux de défaut de paiement de ces obligations. Toutefois, le rendement de 16 % que ces obligations de pacotille ont procuré l’an dernier a peu de chance de se reproduire cette année, selon un économiste de Moody’s.
Avec certaines entreprises profitant de l’engouement pour les obligations à rendement élevé, des clients pourraient se brûler les doigts, prévient la chroniqueuse.
source Wall Street Journal fev11
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Analyse Marché du Jour : L’euphorie idéale pour vendre par Serge Laedermann
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Nous entrons dans la période où les actions ont besoin de souffler. Les résultats du premier trimestre arrivent. Le blues de printemps aussi…
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23/02/2011 Publié par The Wolf | Agefi, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Chinamerica, Commentaire de Marché, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Pays Emergents, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Serge Laedermann | Laisser un commentaire