Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette

Le répit des prix alimentaires mondiaux avant la nouvelle flambée

 Le répit des prix alimentaires mondiaux avant la nouvelle flambée

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Les prix alimentaires mondiaux ont enfin baissé au mois de mars, note l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation. Mais les consommateurs ne doivent pas se réjouir trop vite, prévient la FAO, le répit pourrait ne pas durer.

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Tous les mois, l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation calcule un indice des prix alimentaires, la moyenne des cours de cinq catégories de denrées commercialisées sur le marché international : céréales, huile, sucre, viande et produits laitiers. Après huit mois de hausse consécutive, et un pic spectaculaire en février, cet indice est enfin redescendu au mois de mars, de 3%, grâce à la baisse des prix des céréales, mais surtout du sucre et des huiles. Ouf, enfin un répit, pourrait-on penser ! Mais la FAO, elle-même, est très prudente.

La baisse a concerné uniquement la première quinzaine du mois de mars, souligne-t-elle, les prix ont rebondi ensuite, une hausse qui sera répercutée dans l’indice d’avril. Et puis reconnaît l’agence onusienne, les céréales étaient encore, même en ce mois de repli, 60% plus chères qu’à la même date l’an dernier.

Les cours internationaux des huiles et du sucre ont enregistré le fléchissement le plus marqué, suivis des céréales. En revanche, les prix des produits laitiers et de la viande ont augmenté, bien que de façon marginale pour la viande. Le mois de mars a été marqué par une extrême volatilité des céréales. Les prix du riz ont également chuté, compte tenu des disponibilités abondantes dans les pays exportateurs et de la demande d’importations stagnante

 Cette accalmie des prix alimentaires pourrait en outre ne pas durer, avertit un économiste de la FAO. Elle est en grande partie attribuable aux soulèvements dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient puis au tsunami japonais, qui ont plutôt favorisé la hausse du pétrole. Mais à long terme cette envolée des prix du brut pèsera sur les coûts de production de l’alimentation, elle encouragera les biocarburants et fera donc remonter les prix des céréales et des oléagineux…

En attendant, c’est le niveau historiquement bas des stocks de grains dans le monde qui se rappelle brutalement aux marchés depuis quelques jours déjà, alors que des risques climatiques se profilent sur la prochaine récolte dans l’hémisphère Nord. D’ici l’automne, la soudure risque d’être particulièrement difficile en maïs, étant donné le rythme des exportations américaines. Les cours ont d’ailleurs pulvérisé, mardi dernier, leur record de juin 2008. Les céréaliers américains qui auront su conserver le plus longtemps des réserves de l’ancienne récolte profiteront à plein de la hausse ; tous se mettent à construire des silos. Pendant que l’ONG Oxfam s’alarme qu’une telle faiblesse des stocks mondiaux n’empêche de fait toute régulation des marchés.

Par Claire Fages/RFI avril11

EN LIEN ; Les Hedge Funds se sont positionnés à la hausse sur les céréales

 
 

 EN LIEN :  L’indice FAO des prix des produits alimentaires :
http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/foodpricesindex/fr/

 

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