"La Mère de tous les changements de paradigme" selon Jeremy Grantham
"La Mère de tous les changements de paradigme" selon Jeremy Grantham
La hausse inexorable et la raréfaction des Matières premières
Dans son exposé chez GMO sur la fin de l’énergie bon marché, Jeremy Grantham jette un regard aigu sur les ressources naturelles qui se sont violemment écartés de leur tendance long terme et ouvre du mèmecoup un nouveau paradygme
Comme le montre le graph qui suit , nous étions sur un important ralentissement annualisé des prix de 1,2% jusqu’à l’an 2000 pour ensuite prendre depuis tout à fait le chemin inverse

Image: GMO LLC
Jeremy Grantham SONNE DONC LE TOCSIN et émaille ensuite son excellent argumentaire de toute une série de graphiques dont voici la quintessence :
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Aux plus belles heures de la Bourse américaine, à la fin des années 1990, plusieurs détenteurs de fonds d’actions ont réussi le tour de force de perdre de l’argent, alors que les fonds qu’ils avaient achetés, selon les chiffres officiels et vérifiés, enregistraient d’excellents rendements. Comment, direz-vous, peut-on encaisser des pertes avec des fonds qui réalisent des gains? La réponse est simple: en agissant comme un mouton et non comme un investisseur. Attiré par des rendements mirobolants, vous achetez les fonds après qu’ils ont connu une forte hausse et vous les vendez après qu’ils ont subi une glissade.
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Crise 2.0: L’énergie plafonnera la croissance selon Steen Jacobsen/Saxo Bank
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C’est sur la notion de Crise 2.0 que Steen Jacobsen, économiste en chef de Saxo Bank depuis mars, cristallise ses vues des marchés. Il se refuse toutefois à être considéré comme fondamentalement baissier ou pessimiste. Pour preuve, voir l’indice boursier américain S&P culminer à 1385/1400 points laisse encore un petit potentiel. Même si l’économiste n’exclut pas non plus qu’une correction rapproche celui-ci des 1000 points. C’est que la croissance mondiale est en passe d’atteindre son pic et qu’il en va de même pour les marges bénéficiaires des entreprises: «Les coûts de production dans le monde sont soumis à une pression à la hausse et les salaires peuvent difficilement être contenus» explique-t-il. Mais surtout, la croissance est davantage menacée par les prix de l’énergie que par des hausses de taux d’intérêt. La banque centrée sur le négoce en ligne de devises, actions et dérivés est donc modérément optimiste sur les actions en général.
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Des taux toujours plus élevés en dépit du niveau d’inflation par Andreas Höfert
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Ces instants durant lesquels le cours des événements nous inspire des certitudes économiques sont tellement rares qu’il faut savoir les apprécier. C’est actuellement le cas de la prévision selon laquelle la hausse des taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis va se poursuivre.

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Risque Systémique /Banques : De la perversité des ratios
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L’exigence accrue en fonds propres bancaires annoncée la semaine dernière en Suisse peut augmenter le risque de crédit.(NDLR Les Banques renouant alors avec le hors bilan et le transfert du risque vers le particulier via la titrisation, et ceci concerne au plus haut point les Banques Européennes qui ont des leviers d’endettement beaucoup plus conséquent que les Banques US, voici une illustration parfaite en tous les cas du "qui veut faire l’ange fait la bète" )

Les mesures annoncées, en réponse à la crise de 2008, tant par le Conseil Fédéral suisse que par les normes de Bâle III vont toutes dans le même sens. Celle de l’augmentation des fonds propres des banques. Le texte adopté par le Conseil fédéral a été transmis au Parlement qui pourrait adopter une loi entrant en vigueur début 2012. La Suisse opte pour un ratio de 10% plus élevé que celui de Bâle III (7%). L’objectif est d’éloigner les banques systémiques de la faillite.
Ces mesures ne soigneraient-elles pas les symptômes plutôt que le mal?
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Risque Nucléaire /Japon : Tepco baisse les salaires de tout le personnel
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La compagnie d’électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé lundi une diminution des salaires de son personnel pour réduire ses dépenses et couvrir les dommages infligés à la population. Les émoluments annuels du président honoraire, du président-directeur général et d’autres hauts dirigeants de Tepco vont être amputés de 50%, les rémunérations de ses cadres intermédiaires de 25% et celles de ses simples salariés de 20%.
«Nous appliquerons ces retenues de rémunérations en raison de l’impact sur nos comptes des montants à payer en vertu de la loi sur l’indemnisation pour dommages nucléaires aux personnes qui en ont été victimes, et du fait de l’augmentation des frais pour reconstruire les installations électriques», a expliqué le groupe dans un communiqué. Tepco escompte ainsi réaliser une économie annuelle de 54 milliards de yens (455 millions d’euros). Par ailleurs, la compagnie a annulé un plan de recrutement qui prévoyait l’embauche de 1100 personnes pour lui permettre de se développer à l’étranger.
Par ailleurs les trois plus grandes banques japonaises estiment avoir perdu 1,34 milliard d’euros après l’effondrement en Bourse de la valeur de Tepco.
L’opérateur électrique Tepco a perdu environ 80% de sa valeur boursière depuis le 11 mars, date du séisme qui a ravagé le site et causé un accident nucléaire majeur. De plus depuis, le 21 mars dernier, "La centrale de Fukushima n’était plus assurée depuis 7 mois !".
La banque Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) devrait annoncer la perte la plus importante, avec environ 80 milliards de yens, suivie par Mizuho Financial Group, à 50 milliards de yens, et Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), à 30 milliards de yens, ont indiqué des sources au sein de ces établissements. Les sources s’exprimaient sous le sceau de l’anonymat, les chiffres n’ayant pas encore été annoncés officiellement. Des représentants des trois banques ont indiqué que rien n’avait encore été décidé et n’ont pas voulu faire d’autre commentaire
source agences avril11
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AU FIL DU TEMPS

Les nouvelles ne sont pas très bonnes du côté de Fukushima. Est-ce dû à une plus grande transparence du gouvernement ou une situation qui est en train de déraper? Les deux grosses préoccupations de l’instant: le réacteur 1 et la piscine 4.
A force de l’arroser, le réacteur 1 semble donner des signes de grosse fatigue. Le gouvernement japonais se soucie de sa capacité à résister à de nouveaux tremblements de terre. Des 3 réacteurs en dérive, les crayons de combustible nucléaire du réacteur 1 sont les plus endommagées et chaque heure 6000 tonnes d’eau sont nécessaires pour les refroidir. Tepco présume que l’eau s’évapore, pour se condenser peu après dans l’enceinte de confinement. L’opérateur prévoit de remplir partiellement l’enceinte de confinement avec de l’eau pour refroidir le réacteur. Les ingénieurs souhaitent que le niveau d’eau atteigne le haut des crayons de combustible du réacteurs 1 d’ici la mi-juillet. Il en va de même pour le combustible du réacteur 3, même motif, même date. D’ici là et s’il n’y a pas une grosse secousse tellurique, nous aurons le temps d’en reparler
Du côté de la piscine du réacteur 4, Tepco a pris la décision de minimiser la quantité d’eau de refroidissement injectée dans la piscine de combustible usé. Ceci par crainte d’endommager encore plus le bâtiment du réacteur lui-même, qui pourrait crouler sous le poids de l’eau! Rien que ça!
vendredi la température de l’eau était d’environ 91 degrés Celsius, soit plus de 50 degrés de plus que la température normale. Tepco a donc été forcé d’injecter 200 tonnes d’eau et forcément ça pèse! Evoquant les dégâts constatés sur les murs du bâtiment contenant la piscine suite à l’explosion d’hydrogène du mois dernier, Tepco estime que des injections excessives d’eau pourraient affaiblir encore plus la structure du bâtiment. Nous en venions presque à regretter quand Tepco nous cachait la vérité, ça nous faisait moins peur…
Alors les médias ne parlent plus beaucoup de Fukushima, nous serions tentés par l’adage: pas de nouvelle, bonne nouvelle. Depuis quelques jours, nous aimerions bien avoir des bonnes nouvelles, mais ce n’est pas encore le cas.
Du côté de la piscine du réacteur 4, Tepco a pris la décision de minimiser la quantité d’eau de refroidissement injectée dans la piscine de combustible usé. Ceci par crainte d’endommager encore plus le bâtiment du réacteur lui-même, qui pourrait crouler sous le poids de l’eau! Rien que ça!
L’eau radioactive de la piscine du réacteur 4 joue au yoyo. Après être montée à 91 degrés samedi, il a fallu 200 tonnes d’eau pour faire descendre le thermomètre à 66 degrés Celsius dimanche. Ce lundi, la température est remontée à 81 degrés et Tepco est à nouveau obligé d’ajouter 210 tonnes d’eau
Ce n’est pas forcément la stratégie annoncée samedi: réduire la quantité d’eau à 70 tonnes/jour car le bâtiment du réacteur 4 montre des signes de faiblesse et croule sous le poids et l’érosion de l’eau. Mais priorité au remplissage, car il manque actuellement 2,5 mètre d’eau dans cette piscine et une partie des 1’535 crayons radioactifs sont à l’air.
La préfecture de Fukushima a lancé une vaste opération pour euthanasier une partie des animaux qui se trouvent dans la zone d’exclusion de 20-30 km autours de la centrale. Plus de 3’000 vaches, 30’000 cochons, 630’000 poulets, 100 chevaux et des milliers de chiens vivaient dans cette zone. Une partie de ces animaux sont déjà morts de faims ou devront être abattus.
Tepco annonce que le 70% du combustible nucléaire contenu dans le réacteur 1 est endommagé. Les ingénieurs ont lancé une idée avec l’installation d’un échangeur de chaleur pour accélérer le rétablissement du système de refroidissement. Le refroidissement actuel avec de l’eau fragilise le réacteur 1 qui ne pourrait plus supporter un tremblement de terre.
L’idée de Tepco se heurte à un inconvénient majeur: l’installation doit se faire par des humains alors que le taux de radioactivité dans le réacteur 1 est mortel pour l’homme. Bref, de la théorie à la pratique, il y a un grand écart. Tout comme l’effet d’annonce et de communication face à la réalité du terrain. L’équation semble toujours être aussi insoluble.
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Olivier Delamarche – 26 avril 2011 – BFM Business
Olivier Delamarche – 26 avril 2011 – BFM Business
Business as usual : Arnaque,QE3 et botanique boursière….avec l’ironie mordante de l’Olivier !!!!
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26/04/2011 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché | Olivier Delamarche | Poster un commentaire