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Mines d’or : L’effet de levier perdurera jusqu’au milieu de 2013

L’effet de levier perdurera jusqu’au milieu de 2013 selon Jean-François Ruel

TUNDRA FINANCE. Le fond d’investissement recommande l’exposition sur les titres des producteurs d’or.

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En franchissant le seuil psychologique des 1900 dollars la semaine dernière, l’or a atteint des sommets jamais égalés. L’environnement macro-économique extrêmement favorable permet d’envisager d’excellentes perspectives pour le métal. Les placements en or ne sont plus uniquement synonymes de refuge pour les investisseurs, ils offrent des rendements en forte augmentation. Une efficacité qui se traduit de manière encore plus marquée sur les titres aurifères.

En février 2010, dans L’Agefi, Jean-François Ruel, CEO du fond d’investissement Tundra Finance, recommandait de jouer la hausse de l’once via les actions des producteurs. Il relevait notamment que les valorisations était alors très attrayantes en comparaison avec les indices boursiers américains. Des prévisions qui se sont avérées correctes. Tundra Finance, enregistré au Luxembourg mais basé au Canada, entend étendre prochainement ses activités en Europe et notamment en Suisse où des accords avec de grandes banques ont déjà été conclus.

Interview: Yoann Schenker/agefi aout11

PLUS DENTRETIEN EN SUIVANT :

Les titres aurifères que vous recommandez, offrent  un potentiel de rendement jamais observé auparavant. L’effet de levier, dont bénéfice principalement les pure playeurs (soit le 95% des entreprises du secteur actuellement), est-il destiné à perdurer encore longtemps?

L’or demeure le choix par excellence dans le contexte actuel mais on remarque que les actions aurifères font mieux que le métal. Durant les premières semaines d’août, on observe que les titres des producteurs progressaient de plus de 8% contre 6% pour l’or physique. Ils jouent de ce fait pleinement le rôle défensif attendu. En 2008, les titres aurifères s’étaient envolés de 146% en un an, et leur évaluation actuelle est revenue au niveau observé en octobre de cette même année, ce qui est très réjouissant.

Notre stratégie est donc de récupérer l’augmentation du prix de l’or sur les titres. Aujourd’hui, les coûts d’extraction sont d’environ 600 dollars l’once, avec un prix proche des 2000 dollars, les marges sont énormes. Le rôle protecteur joué par l’or et la baisse des coûts d’énergie promettent des perspectives de rendements exceptionnelles. De plus, nous entrons dans une période faste pour l’extraction, soit les mois de septembre à décembre.

L’environnement macro-économique est en outre extrêmement favorable. Sans parler du fait que la Fed entend maintenir un dollars faible afin de soutenir la croissance du commerce extérieur américain. Nous estimons que cette situation très enviable se poursuivra au moins jusqu’en milieu de l’année 2013. Le rythme de la reprise sera graduel, nous n’avons aucune préoccupation concernant le niveau de l’or et donc sur l’effet de levier des titres aurifères.

Il y a une année vous évoquiez une once à 3000 dollars l’horizon 2015. Ces prévisions sont-elles toujours de mise?

Oui, j’estime qu’il n’y a pas forcément de limite. Si l’on prend en considération le découplage entre l’or et les indices, et en imaginant une hypothétique corrélation négative parfaite, un Dow Jones à 6000 ou 10.000 points équivaudrait au prix de l’or. Nous n’en sommes pas là encore, mais ceci reflète l’euphorie actuelle. Plus raisonnablement, on peut tabler sur une once entre 3000 et 4000 dollars d’ici trois ans.

Pourquoi investir exclusivement sur des actions canadiennes?

Le Canada est la place dominante pour le marché aurifère mondial. 57% des sociétés actives sur ce secteur sont cotées à la bourse de Toronto, et 80% du financement sur le marché des capitaux provient de ce pays. Nous le connaissons extrêmement bien et nous y entretenons de très bons rapports avec un nombre important de sociétés.

Plus concrètement, qui sont les producteurs sur qui il faut investir?

Notre portefeuille est très large. Par exemple l’entreprise Agnico Eagle dont la pondération au sein du portefeuille est de 2,54%, ou encore Goldcorp (2,5%) . Une petite société comme Pershimco a un très bon potentiel de rendement, compte tenu de l’annonce de l’exploitation imminente d’une mine au Panama recelant une réserve de 4 à 5 millions d’onces. Sans compter que les chances d’en trouver d’avantage sont réelles.

2 replies »

  1. "En 2008, les titres aurifères s’étaient envolés de 146% en un an, et leur évaluation actuelle est revenue au niveau observé en octobre de cette même année"
    ???
    L’indice HUI était de 170 en octobre 2008,il est à 603 aujourd’hui, leur valorisation n’est donc pas revenue à ce qu’elle était mais bien au dessus…

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    • Ruel est canadien donc possible qu’il y est un effet devise dans son analyse…le hui est l’indice des mines non hedgées, peut ètre faudrait il regarder du coté de l’indice xau plus généraliste et qui reprend les mines hedgées. …

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