Le plus grand hedge fund du monde va mal
Le plus grand hedge fund du monde va mal
Man Group a perdu un quart de sa valeur en une seule séance. Et le pire pourrait être à venir.

Journée cauchemardesque pour Man Group (MG) mercredi, qui a rappelé les semaines suivant la chute de Lehman Brothers, à l’automne 2008. En perdant un quart de sa valeur boursière (-24,87%, à 180 pence), le plus gros hedge fund du monde a enregistré sa pire performance quotidienne depuis le 6 novembre 2008. Dans la matinée, il avait annoncé que ses actifs sous gestion avaient baissé de 8,5% entre juin et septembre, de 71 à 65 milliards. Cet effondrement boursier annule en quelques heures la reprise amorcée après le plus bas atteint le 9 août dernier. Et Man Group se réoriente clairement vers le niveau plancher atteint à la fin de l’hiver 2009.
Les mésaventures de MG induisent l’idée que les investisseurs ne pourront pas forcément trouver refuge dans les hedge funds dans cette période de crise.
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Finance de l’ombre : "Les autorités ont fermé les yeux" par Marc Roche
Finance de l’ombre : "Les autorités ont fermé les yeux" par Marc Roche
Les économistes n’ont pas idée des montants engagés dans la finance de l’ombre à ce jour, mais selon eux, elle dépasse la sphère financière réglementée.

Raoul : Quelle est, selon vous, la place de la finance "souterraine" dans le système financier global ?
Marc Roche : Bonjour, la place de ce que j’appelle le "capitalisme hors la loi", c’est-à-dire non réglementé, est désormais supérieure au poids de la sphère financière régulée et transparente. La crise des crédits à risque subprimes de 2008-2009 a accentué le poids de cette économie souterraine, puisque ses acteurs ont pu compenser leurs pertes et garder leurs profits grâce au recours à cette finance parallèle, légale, mais profondément immorale : conflits d’intérêts, évasion fiscale, risques systémiques, impunité et âpreté aux gains.
Léon : Quels mécanismes lient finance de l’ombre et crise ?
Le recours aux paradis fiscaux, aux hors-bilans, aux sociétés offshore, à l’optimisation fiscale, aux liens étroits tissés avec les politiques ont contribué à la crise de 2008-2009 comme à celle de la dette souveraine de nos jours. A titre d’exemple, la quasi-totalité des produits financiers toxiques qui ont failli emporter les banques était immatriculée dans des paradis fiscaux.
Philippe J : Les autorités ferment-elles sciemment les yeux sur la pratique du shadow banking ?
Déjà qu’est-ce que le shadow banking ? Il s’agit de la finance parallèle, de l’ombre comme son nom l’indique, qui est légale mais profondément immorale et qui est basée sur un contournement des règles, voire sur une absence de prêt. Dans cette mesure, les autorités ont non seulement fermé les yeux, mais ont participé aux activités du shadow banking. L’exemple le plus patent est l’absence de réglementation des paradis fiscaux malgré les engagements en ce sens du G20, à Londres, en 2009. En effet, chaque Etat protège cette place offshore. Les Etats-Unis ont le Delaware, où est immatriculée la quasi-totalité des entreprises américaines pour payer le moins d’impôts possible et se soustraire aux impératifs de sécurité des employés.
Dans le même ordre d’idées, la Grande-Bretagne utilise les îles anglo-normandes et les îles Caïmans comme rabatteurs de fonds pas toujours propres au bénéfice de la City. L’Italie a Monaco ; la France et l’Espagne ont l’Andorre ; la Belgique a le Luxembourg ; l’Inde, l’île Maurice ; la Chine, Hongkong ; et ainsi de suite, pour une suite sans fin.
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Pour Eric Le Coz (Carmignac Gestion), la résolution de la crise passe par une appréciation du yuan
Pour Eric Le Coz (Carmignac Gestion), la résolution de la crise passe par une appréciation du yuan
Chez Carmignac Gestion, l’atmosphère est plutôt détendue. La firme de gestion a pourtant encaissé des retraits de 4 milliards d’euros depuis le début de l’année. Mais l’hémorragie a cessé. Et ce, depuis l’été. "Nous avons collecté 30 milliards d’euros ces deux dernières années. Aussi, nous n’avons pas paniqué devant ces retraits. Et aujourd’hui, nous ne connaissons plus de décollecte", assure Eric Le Coz, directeur général. "La collecte reprend un peu. Mais l’aversion au risque reste importante car les investisseurs ne se préoccupent plus de leurs placements. Ils s’inquiètent surtout de savoir si leur banque sera toujours là demain".

Le désendettement de nos économies tourne à plein régime.
À l’origine de ces retraits, la performance de Patrimoine, le plus grand fonds de la firme de gestion. Depuis l’été, elle est redevenue positive, mais elle avait évolué à contre-courant des marchés depuis le début de l’année. Eric Lecoz explique que la société s’est montrée trop prudente et trop tôt. "Mais lorsque la crise de la dette s’est emballée en Europe et que l’économie américaine a montré des signes de ralentissement, nous étions préparés. Il nous a suffi de diminuer notre exposition en actions et d’allonger la duration des obligations".
Méfiance sur l’euro
Le gestionnaire indique que la performance du fonds depuis cet été tient à son exposition limitée aux actions européennes et, de manière générale, aux actifs libellés en euros. "La baisse de l’euro a contribué à notre performance. Mais on l’anticipait. Nous avons cette conviction tant qu’une solution durable ne sera pas trouvée à la crise de la dette", souligne-t-il. "On peut espérer une résolution rapide de cette crise. Mais il ne faut pas que cela occulte ce qui se dessine: on a devant nous une récession en Europe et aux Etats-Unis beaucoup plus probable qu’il y a trois ans. On se dirige vers une période de croissance insuffisante, où les entreprises embauchent moins et où les ménages se replient sur eux-mêmes. Le désendettement de nos économies tourne à plein régime". Tout ceci engendre des pressions déflationnistes dans la zone euro, selon lui.
Et il estime la réponse politique à la crise de la zone euro insuffisante. "Chaque fois qu’on connaît un pic de crise, on colmate la brèche du bateau, mais on ne sort jamais celui-ci de l’eau pour le réparer. Le parlement allemand doit voter les changements pour le fonds de stabilité mais c’est déjà dépassé. Le FMI doit apporter sa deuxième tranche de soutien… C’est aussi dépassé. Le politique ne marche pas à la vitesse des marchés financiers", constate-t-il.
La Chine peut aider l’euro… en appréciant le yuan
Et la solution ne viendra pas du rachat des dettes européennes par les pays émergents, Chine en tête, selon lui. "Ce n’est pas très intelligent. Le meilleur moyen d’aider l’Europe, c’est de laisser s’apprécier le yuan. Nos débouchés sont nos exportations vers ces pays, pour être plus compétitifs, il faut que le yuan se réévalue". Le gestionnaire plaide aussi pour une politique monétaire européenne qui favorise une dévalorisation de l’euro.
26 – 29 septembre 2011 par Interview Jennifer Nille, à Paris/L’Echo
Jean-Marc Daniel : La Grèce peut-elle sortir de la zone euro ?/Xerfi Canal
Jean-Marc Daniel : La Grèce peut-elle sortir de la zone euro ?/Xerfi Canal
Des "Indignés" campent à Wall Street depuis plus d’une semaine
Des Indignés campent à Wall Street depuis plus d’ une semaine
Depuis plus d’une semaine, des manifestants occupent une place au coeur de Wall Street, à New York, pour s’opposer «au climat économique et politique actuel».

Ils ne sont qu’une centaine, mais ils savent attirer l’attention, quitte à haranguer, quasi-nus, les passants: depuis une semaine, des manifestants occupent une place au coeur de Wall Street, à New York, pour s’opposer «au climat économique et politique actuel».
Se présentant sur leur site internet (www.occupywallst.org) comme des représentants «des syndicats, des étudiants, des enseignants, des familles et des sans-emploi», ces manifestants ont passer entre vendredi et samedi leur 7e nuit sur la Liberty Plaza.
Initialement, les organisateurs du mouvement espéraient attirer des milliers de sympathisants. À l’arrivée, une centaine sont là.
Mais quitte à être moins nombreux qu’espérés, ils rivalisent d’inventivité depuis une semaine pour se faire entendre et mettent une ambiance pour le moins inhabituelle au coeur d’un des quartiers d’affaires les plus connus et les plus surveillés au monde.
Une femme, vêtue d’une simple culotte et de chaussures, n’hésite pas à haranguer les passants dans cette tenue plus que légère, pour leur dévoiler «la vérité nue» — comme l’affirme une inscription sur sa poitrine.
Dans une ambiance animée par le son de tambours, un jeune homme avec un skateboard explique de son côté avec animation les principes de l’étalon-or à deux policiers new-yorkais.
«Tout ça, c’est l’histoire du pouvoir qu’exerce 1 % de la population sur les 99 % restants. C’est pour ça que ce pays est fichu. Les gens s’en rendent enfin compte», explique Julie Engel, 21 ans.
«Vive la semaine de 4 jours» ou «L’emploi américain est en Chine», proclamaient quelques-unes des pancartes faites sur place à la va-vite. Celles-ci sont étalées sur le trottoir, obligeant les passants à les contourner.
«Quel bande de ratés», s’agace un jeune homme vêtu d’un costume rayé sortant d’un des bâtiments qui entourent la Bourse.
John Hamel, un autre employé d’une des innombrables entreprises de services financiers installées à proximité se montre plus clément: «Ils ont raison de manifester. Je suis d’accord avec bien des revendications, même si certaines sont erronées».«En même temps, nous avons plutôt une bonne qualité de vie», poursuit M. Hamel. «Nous avons tous des salles de bain à l’intérieur maintenant, ce n’est plus comme dans les années 1930, quand mon père était un petit garçon», relativise-t-il.
Le problème n’est pas tant l’extrême pauvreté aux États-Unis que l’impact qu’a eu la crise financière de 2008 sur le rêve américain, pense de son côté Ginger Heatter, l’une des manifestantes.
En 2010, elle a perdu son poste d’enseignante au sein de l’université Cornell dans l’État de New York, après que la chute des cours de Bourse a drastiquement amputé le budget de l’institution. À 36 ans, elle est sans emploi, avec un emprunt étudiant de 100 000 dollars à rembourser.
«En Amérique, on nous dit que vous pouvez vous en sortir à la sueur de votre front. Je me suis rendue compte que ce n’était pas vrai», explique-t-elle. «Il y a trop de gens qui font fructifier leur argent sans même travailler. Moralement, c’est d’une indécence incroyable» ajoute-t-elle, jetant un coup d’oeil à Wall Street.
source afp sep11
Indicateur: la pauvreté s’est aggravée à New York
La pauvreté a augmenté l’an dernier plus vite à New York que dans le reste des Etats-Unis, et plus de 20% de la population y vit désormais en dessous du seuil de pauvreté, selon des chiffres officiels rendus publics . En 2010, 1,6 million de New-Yorkais, soit 20,1% de la population de la ville, vivaient en dessous du seuil de pauvreté, contre 18,7% en 2009, selon le bureau du recensement. C’est plus que la moyenne nationale (15,1%) et l’augmentation en un an est également plus prononcée (+0,8 point pour l’ensemble du pays, +1,4 point à New York). Chez les moins de 18 ans, ce pourcentage a atteint 30% en 2010 (+2,9 points). Il était de 27,9% chez les hispaniques (-0,2) et de 23% chez les noirs Américains (+2,2). Les femmes seules avec des jeunes enfants, sont les plus touchées: 41,4% (+4,7 points) vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté, précise le bureau du recensement.
Rosengren (FED) : Pour un contrôle accru des dividendes bancaires
Pour un contrôle accru des dividendes bancaires
Fed. Un dirigeant de la banque centrale américaine, Eric Rosengren estime que quelques banques d’envergure internationale ont perdu la confiance des investisseurs.

Les autorités de surveillance financière nationales devraient contrôler de plus près les projets de dividendes des grandes banques, quitte à les suspendre en ces temps de tensions financières, a estimé hier à Stockholm un dirigeant de la banque centrale américaine (Fed).
«Quelques banques d’envergure internationale semblent avoir perdu la confiance des investisseurs», a estimé Eric Rosengren, président de l’antenne de la Fed à Boston (nord-est des Etats-Unis) à l’occasion d’un discours dans la capitale suédoise dont le texte a été transmis à la presse. M. Rosengren en veut pour preuve le fait que «certaines valeurs bancaires ont vu leur cours chuter de façon spectaculaire, et [que] les dérivés de crédit contre la défaillance de certaines banques internationales sont à des niveaux élevés».
Dans le monde entier, les autorités de contrôle des banques pourraient se servir davantage de ces signes des marchés lorsqu’elles décident d’autoriser ou non les banques à distribuer des dividendes ou à mener des programmes de rachats d’actions», estime-t-il.
«En autorisant (le versement) des dividendes ou des rachats d’actions lorsque le risque de crise est élevé, on autorise des capitaux à quitter le système bancaire à un moment où ils sont rares et où ils sont plus nécessaires que jamais», fait valoir M. Rosengren. Selon lui, «de telles pratiques risquent d’avoir des conséquences douloureuses pour les contribuables, les détenteurs de titres de dette et l’économie dans le cas où les banques viendraient à manquer de capitaux pour passer la crise». M. Rosengren plaide donc pour des actions préventives. Pour lui, si l’évaluation de la solidité des banques par les marchés s’avère mauvaise, «les banques n’auront fait que retarder des dividendes ou des rachats d’actions», et ces projets pourront «être repris et augmentés une fois que les problèmes auront été résolus».
Depuis près de deux mois, les valeurs bancaires, en particulier celles des plus grands établissements, ont fortement chuté sur les principales places boursières européennes, et, dans une moindre mesure aux Etats-Unis. La banque française BNP Paribas a indiqué avoir consacré 487,6 millions d’euros, soit 1,22% de son capital depuis le début du mois d’août pour racheter 14,7 millions de ses propres titres, afin de soutenir le cours de Bourse de son action.
EN COMPLEMENT : Les banques sont particulièrement matraquées actuellement et ont perdu 37% de leur valeur depuis le début de l’année et 73% de leur valeur d’avant la crise en 2008.
Les banques de l’Eurozone ont pratiquement touché leur plus bas atteint le 9 mars 2008 au plus fort de la crise. Les capitalisations sont devenues ridicules par rapport à la taille des actifs. Crédit Agricole détient un total de bilan de 1.6 trillions € pour une capitalisation boursière de… 11Mds. Commerzbank a un total de bilan de 683Mds € pour une capitalisation de 8.3Mds. La Société Générale présente 1.2 trillions pour une capitalisation réduite à 13Mds. La crise de la dette souveraine s’est transformée en crise des institutions financières (banques et assurances) qui sont les gros détenteurs de cette dette risquée.
La capitalisation boursière de certaines banques en dessous de 30% de leurs fonds propres
Vers la nationalisation des grandes banques ?
Le moment approche très vite où la nationalisation des grandes banques sera nécessaire. L’Allemagne, l’Autriche ou les Pays Bas qui sont les plus réticents à un plan européen ne sont nullement à l’abri. La Commerzbank a perdu 92% de sa valeur depuis 5 ans et se paie 35% de ses fonds propres. ING et Aegon sont très mal en point et les deux banques autrichiennes Erste bank et Raiffeisen Bank souffrent de leurs excès d’exposition à l’Est.
Quand le price/book de la Société Générale flirte avec les 30%, on doit se demander si c’est le price qui est faux ou le book qui l’est. Il en est de même du P/E quand il représente 3.5x les profits. La probabilité est forte de voir se transformer les profits de 3.6mds du consensus pour 2011 en grosses pertes si des provisions sont faites sur les actifs à risque.
Jacques Chanine/Chanine Capital
Quelle "solution" se dessine pour la Zone Euro via son EFSF
Quelle "solution" se dessine pour la Zone Euro via son EFSF
Nous avions évoqué depuis plusieurs mois la nécessité de mettre sur la table 2 trillions € pour rassurer les marchés. Le scénario qui se dessine envisage d’utiliser un effet de levier avec le EFSF , évitant ainsi de revenir auprès des parlements, mais risquant évidemment toute la mise en cas de perte.

En ce qui concerne la Grèce, il est probable que les détenteurs de ces emprunts perdront au moins la moitié de leur mise, mais elle restera dans la zone euro. Une sortie de la zone signifierait encore plus de dégâts pour les banques qui ont également prêté aux particuliers et aux entreprises. S’ils devaient rembourser en Euro avec une monnaie divisée par deux, ils ne pourraient faire face à ces échéances.
La Grèce serait probablement mise sous tutelle également.
Les pays fragilisés comme le Portugal et l’Irlande seraient également aidés par l’allongement etquelques allégements de leur dette jusqu’au retour à meilleure fortune.
Le coeur du dispositif sera la capacité à soutenir les taux italiens et espagnols comme le fait aujourd’hui la BCE faute d’un autre acteur. Le EFSF pourra mettre en dépôt la dette achetée auprès de ces pays à la BCE pour se refinancer « en se portant garant » d’une perte à hauteur de 20% parexemple. Ainsi, les 500Mds € de capital pourront garantir 2.5 trillions €. Le EFSF sera un créancier privilégié des Etats, passant avant les banques et les autres créanciers privés. Les ménages italiens par exemple pourraient être le plus en risque.
La BCE prendra un rôle très actif dans la solution
La BCE va imprimer des billets en quantité illimitée et va donner un énorme coup de pouce : la baisseprogrammée de son taux d’escompte dès la réunion du 6 octobre qui risque de passer de 1.5% à 1% et qui se poursuivra tant qu’il le faut. Ce fait est corroboré par la courbe des taux à 2 ans inférieurs à 1%.
Sans le dire, la BCE est en train de faire son quantitative easing en allongeant la durée des prêts qu’elle fait aux banques et en élargissant le type d’instruments qu’elle accepte en pension.
Recapitaliser les banques en nationalisant les plus faibles
En ce qui concerne les banques, il y a fort à craindre qu’elles vont être amenées à provisionner des pertes sur leurs dettes souveraines et être dans l’obligation de recapitaliser, dans un environnement où elles ne trouveront pas un centime provenant du secteur privé. Certaines pourront trouver quelques investisseurs du côté des fonds souverains si l’horizon s’éclaircit. Pour les autres, ce seront les Etats, voire le EFSF, devenu SuperBank, qui les nationalisera provisoirement. La crainte est de savoir si les capitaux hybrides seront remboursés ainsi que les obligations classiques des banques.
Un problème majeur concerne le marché français où l’épargne des ménages est logée dans l’assurance vie (1 trillion €). Cette épargne est essentiellement investie en obligations et bien entendu en emprunts d’Etats souverains incluant les pays périphériques. Les compagnies garantissent par contrat le capital et un intérêt minimal plus une participation aux profits. Les dettes souveraines menées à leur terme figurent à leur valeur d’achat. Si les épargnants retiraient en masse ces avoirs, il est certain que les compagnies ne pourraient pas faire face, faute de liquidités suffisantes. D’où un risque de suspension et décote une fois les contreparties trouvées. Une raison majeure selon nous pour que le EFSF joue le rôle de contrepartie ultime afin de ramener la confiance.
Jacques Chanine/ Chanine capital le 26 sept 2011
Le Graphique du Jour : Comparatif MSCI World 2008/2011
Le Graphique du Jour : Comparatif MSCI World 2008/2011

Des traders en question….
Des traders en question
Depuis l’affaire Adoboli, les traders ne cessent de faire parler d’eux.
Jared Dillian (photo), un ancien trader de Lehman Brothers, vient de publier un livre, sobrement intitulé "Street Freak. Money and Madness at Lehman Brothers". Celui-ci vient s’ajouter à la liste des livres déjà publiés par d’autres anciens traders de la banque, dont le plus célèbre est sans doute celui de Larry McDonald et de Patrick Robinson: "A colossal failure of common sense".
Dillian revient sur le stress que lui a causé son métier de trader. Stress qui l’a conduit à des comportements erratiques et à une tentative de suicide bien avant que la banque ne fasse faillite, le 15 septembre 2008.Il souffrait notamment de troubles obsessionnels-compulsifs et bipolaires.
Dans une interview accordée au New York Times, Dillian explique que sa maladie n’a jamais été détectée durant les sept ans passés au desk Delta One (encore lui!) de Lehman Brothers. Pas question, apparemment, d’aborder ce sujet délicat avec ses collègues. Surtout quand la culture de la gagne règne en maître dans la salle de trading…
Selon lui, cette culture aurait conduit à la faute Kweku Adoboli, le trader d’UBS qui a perdu 1,7 milliard d’euros.
Et puis, une étude vient d’être publié sur les traders. Celle-ci vient remettre de l’huile sur le feu sur une profession désormais vilipendée.
EN LIEN : http://labforecast.blogspot.com/2011/09/les-traders-seraient-plus-fous-que-les.html
L‘étude de l’Université de St-Gallen a comparé 28 traders professionnels allemands à un groupe de psychopathes, détenus en institutions, sur base de tests d’intelligence et de simulations sur ordinateurs. Elle en a conclu que les traders se montrent plus irresponsables et manipulateurs que les psychopathes. "On ne peut pas en conclure que les traders sont dérangés" a indiqué Thomas Noll, un des experts en charge de cette étude à Der Spiegel. "Ceci montre simplement qu’ils se sont comportés de manière plus égocentrées et qu’ils ont pris plus de risque que le groupe de psychopathes ayant pris le même test" ajoute-t-il.
L’étude montre aussi que plus que l’appât du gain, c’est l’avantage sur son voisin qui motive le trader. "Il est plus important pour les traders de gagner plus que ses opposants. Et ils dépensent beaucoup d’énergie à essayer de causer du tort à leurs concurrents" explique Thomas Noll.
Ceci n’est qu’une étude. Et je tiens à rappeler, de par les témoignages de mes proches, que cette pratique de destruction de la concurrence existe aussi dans bien d’autres domaines que le trading.
Néanmoins, toutes ces nouvelles sur les traders jettent un peu plus de doutes sur ce métier.
Posté le 29 septembre 2011 par Jennifer Nille
SOURCE ET REMERCIEMENTS :FAIR TRADE
http://blogs.lecho.be/fairtrade/2011/09/des-traders-en-question.html











































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L’Edito du 30 Septembre : La volatilité, le court terme, le long terme, the big picture par Bruno Bertez
L’Edito du 30 Septembre : La volatilité, le court terme, le long terme, the big picture par Bruno Bertez
Vous l’avez remarqué, depuis quelques semaines la volatilité est extrême. Extrême d’un jour sur l’autre, extrême d’une heure à l’autre. Deux facteurs se conjuguent: un facteur réel, fondamental et un facteur imaginaire, de surface.
Les théories en cours créent une relation, voire une assimilation entre le risque et la volatilité et prennent l’un pour l’autre ou l’autre pour l’un. Rien d’étonnant si, en situation de crise ouverte, de risque palpable, les mesures du risque explosent.
On prend conscience du fait que nous ne sommes plus dans la théorie financière ou bancaire, mais que nous sommes dans le sang et les larmes, dans la douleur et les sacrifices.
Enfin, on décèle une certaine fatigue sociale, les citoyens en particulier européens mais aussi américains en ont assez de voir se creuser les déficits, monter le chômage, accélérer l’inflation réelle etc. Le tout sans perspective. Bref, il y a non seulement crise, mais aussi crise de confiance. Au risque financier et économique s’ajoute le risque social.
Ils cherchent à peser dans le débat Ils tentent de manipuler les médias, les marchés, les opinions publiques, les électeurs etc. Tous ces gens ne sont pas forcément crédibles, autorisés et cela provoque une incroyable cacophonie, un vacarme de non sens, un fatras de contradictions.
PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT : Lire la suite »
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30/09/2011 Publié par The Wolf | Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central, RFI, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | Bruno Bertez | 4 Commentaires