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BCE/Monétisation de la Dette : les acquisitions d’obligations publiques presque divisées par trois

BCE/Monétisation de la Dette  : les acquisitions d’obligations publiques presque divisées par trois

La Banque centrale européenne a annoncé avoir sensiblement réduit ses rachats d’obligations publiques sur le marché secondaire la semaine dernière, avec 3,95 milliards d’euros déboursés. Lundi dernier, la BCE avait annoncé avoir racheté pour 9,79 milliards d’euros au cours de la semaine précédente. Ce qui était déjà sensiblement moins que ses rachats hebdomadaires depuis mi-août. Dormant pendant cinq mois, ce programme de rachat d’obligations sur le marché secondaire a été réactivé début août pour venir en aide notamment à l’Italie et l’Espagne, menacées d’une contagion de la crise de la dette en zone euro.

Coté News Obligataire Européen les tensions atteignent même les taux à 10 ans de l’Allemagne et de la France.

Le marché obligataire européen a souffert hier, marqué par une tension des rendements de la plupart des pays y compris les plus solides, dans l’attente d’actions politiques pour contrer la crise de la dette, alors que s’ouvre une semaine cruciale pour la Grèce.

A 18h00 (16h00 GMT), le taux à 10 ans de l’Allemagne montait à 1,829% (contre 1,745% vendredi à la clôture) tout comme celui de la France à 2,590% (contre 2,552%).

Parmi les pays les plus fragiles, le rendement de l’Espagne se distinguait par une baisse à 5,145% (contre 5,190%) tandis que celui de l’Italie progressait à 5,627% (contre 5,616%). Le taux à 10 ans de la Grèce montait à 22,980% (contre 22,619%) sur des craintes toujours vives de défaut du pays.

source Wall Street Journal

27/09/2011 Publié par | Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Reuters, Wall Street Journal in french | Laisser un commentaire

Europe : Les entrepreneurs allemands moins pessimistes que prévu

Les entrepreneurs allemands moins pessimistes que prévu

Le baromètre Ifo a moins reculé que prévu en septembre, mais ce sondage mensuel auprès des entrepreneurs allemands a révélé des inquiétudes croissantes pour l’avenir. L’Ifo, qui évolue à son plus bas niveau depuis juin 2010, a reculé à 107,5 points en septembre contre 108,7 points en août, a annoncé hier l’institut de recherche qui le publie chaque mois. Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires l’attendaient à 106,5 points.

«La panique du mois d’août, qui avait vu l’Ifo chuter de 4,1 points, semble passée», a commenté Carsten Brzeski, analyste chez ING.«Cette résistance inattendue (de l’Ifo) montre que pour l’instant du moins la situation ne peut être comparée au choc de (la faillite de la banque américaine) Lehman Brothers, qui avait vu les commandes et la production industrielle baisser fortement presque immédiatement lorsque la panique avait saisi les marchés», a estimé Timo Klein, de IHS Global Insight.«Le PIB allemand pourrait encore montrer une saine croissance au troisième trimestre avant de connaître une récession modérée à partir de la fin d’année», a conclu pour sa part Christian Schulz, analyste de la banque Berenberg, à la vue du chiffre de septembre.Christian Ott, de Natixis, continue, lui, à croire «à une croissance de plus de 3% cette année» de la première économie européenne.

Ce résultat un peu meilleur qu’espéré de l’Ifo, conjugué à des spéculations sur de nouvelles initiatives face à la crise de la dette en zone euro, soutenait la Bourse de Francfort où l’indice DAX a gagné hier 2,87%. «La situation, toujours bonne des entreprises, montre que la conjoncture allemande s’est affranchie des turbulences politiques» autour de la dette, a commenté le président de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn.

Le baromètre Ifo est en recul constant depuis juin. La mesure de l’évaluation de la situation courante est restée relativement stable en septembre grâce à des carnets de commandes bien remplis et un euro plus faible qui soutient les exportations. Mais l’autre composante, mesurant les attentes pour les mois à venir, a au contraire chuté, montrant que les patrons allemands se font du souci pour leurs affaires futures.

Jennifer McKeown, de Capital Economics, note ainsi que «la composante de l’Ifo mesurant les attentes, qui a été un meilleur indicateur dernièrement que le baromètre lui-même, est tombée à son plus bas niveau depuis juillet 2009».Par conséquent l’analyste «continue à penser que la locomotive (allemande) de la zone euro a calé.» «L’économie allemande évolue dans des eaux de plus en plus agitées», a reconnu le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler, en ajoutant toutefois: «L’Allemagne n’est pas au bord d’une récession, mais d’une phase de croissance ralentie.»

27/09/2011 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Cycle Economique et Financier, Europe, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Reuters | Laisser un commentaire

Immobilier US : Recul continu des ventes de maisons neuves

Immo US : Recul continu des ventes de maisons neuves

États-Unis. Le secteur souffre de l’abondance de biens récents et de l’inondation du marché par les logements saisis.

Les ventes de maisons individuelles neuves ont reculé en août pour le quatrième mois d’affilée aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés hier à Washington par le département du Commerce. La baisse s’est accentuée puisqu’elle a atteint 2,3% par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, après un recul de 0,3% en juillet, a indiqué le ministère.

Selon ses chiffres, les ventes de maisons neuves se sont établies à 295.000 transactions en rythme annualisé en août, soit un peu plus haut que les 293.000 correspondant à la prévision médiane des analystes. En glissement annuel, les ventes de maisons neuves ont progressé de 6,1%, a indiqué le ministère. Néanmoins, avec la dégradation des derniers mois, son indice des ventes publié depuis 1963 se rapproche de son record de faiblesse de 281.000 transactions en rythme annualisé touché en février. Le nombre de maisons neuves à vendre à la fin du mois a encore baissé pour tomber à 162.000 et effacer son record de faiblesse du mois précédent.

Le prix médian des transactions a chuté de près de 9% par rapport au mois de juillet, et est retombé à 209.100 dollars, son niveau le plus faible depuis le mois d’octobre.

L’immobilier neuf aux Etats-Unis souffre de l’abondance de biens récents, construits lors de la dernière bulle immobilière (2003-2007), et de l’inondation du marché par les logements saisis, vendus à des prix cassés.

La réduction progressive du stock de logements neufs à vendre doit poser les bases d’une reprise de la construction si tant est que la purge des saisies s’achève et que la demande se redresse, ce qui n’est toujours pas le cas malgré la faiblesse des taux immobiliers.

Pour les analystes du cabinet RDQ Economics, «la construction et les ventes de maisons vont continuer d’évoluer à des niveaux très faibles pendant longtemps encore». «Le marché est mort», estime leur confrère Ian Shepherdson, du cabinet HFE, notant «que la faiblesse record des taux immobiliers n’est d’aucune aide».

27/09/2011 Publié par | Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Immobilier, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Reuters | Laisser un commentaire

Etats -Unis/Europe : Stagnation de l’économie entre juillet et septembre

Etats -Unis/Europe : Stagnation de l’économie entre juillet et septembre

source Wall Street Journal

Zone euro. Le repli de l’indice PMI sous les 50 points est supérieur au consensus.

L’activité du secteur privé s’est contractée en septembre dans la zone euro pour la première fois depuis plus de deux ans, l’indice PMI des directeurs d’achats s’établissant à 49,2 points contre 50,7 en août, selon une première estimation .

Le repli de l’activité en septembre était anticipé par les analystes, qui prévoyaient cependant un chiffre un peu supérieur, à 49,9 points, selon leur consensus publié par Dow Jones. Ces données «semblent indiquer une stagnation de l’économie de la zone euro au troisième trimestre 2011», souligne Chris Williamson, chef économiste de Markit, qui observe «un renversement de tendance généralisé par rapport au dynamisme de la croissance observé en début d’année».

La croissance de l’activité globale ralentit et se rapproche de la stagnation en France et en Allemagne, tandis que dans le reste de la zone euro, l’activité recule pour le 4e mois consécutif.

Parmi les composantes de l’indice, le volume de nouvelles affaires diminue pour le deuxième mois consécutif et affiche sa plus forte baisse depuis juillet 2009, ce qui entraîne une diminution du volume du travail en cours à son rythme le plus élevé depuis octobre 2009.

net recul des commandes industrielles

Les commandes industrielles dans la zone euro ont enregistré une nette baisse en juillet par rapport à juin (-2,1%), a annoncé jeudi l’office européen des statistiques Eurostat. Il s’agit du deuxième mois consécutif de repli après une baisse en juin revue à la hausse à 1,2% (contre 0,7% estimé précédemment). En excluant la construction navale et l’équipement ferroviaire et aérospatial, dont les variations tendent à être plus volatiles, les entrées de commandes dans l’industrie ont en revanche augmenté de 1,4% dans la zone euro. Les entrées de commandes pour les biens d’investissement ont reculé de 2,5% et celles pour les biens de consommation non durables sont restées stables (-0,1%).

Les USA encore plus proches de la rechute

La hausse de l’indice composite des indicateurs économiques américains a ralenti en août, ce qui témoigne d’une augmentation du risque de rechute de l’activité aux Etats-Unis, a indiqué hier le Conference Board.

Cet indice, qui regroupe dix indicateurs censés donner une idée de l’évolution de la conjoncture aux Etats-Unis dans les six mois à venir, a progressé de 0,3% par rapport à juillet, où il avait gagné 0,6%. Sa progression s’avère supérieure aux calculs des analystes, qui l’attendaient en hausse de 0,1%, selon leur prévision médiane.

«Il y a davantage de risques désormais qu’une faiblesse prolongée de la confiance pèse sur la demande et l’activité, et entraîne une éventuelle rechute de l’économie dans la récession. Le risque que cela arrive reste inférieur à 50%, mais cette éventualité a grandi ces mois-ci», écrit le Conference Board dans un communiqué.

 «La tendance de hausse de l’indice composite s’est tassée et ses composantes positives et négatives s’annulent presque», ajoute l’institut, pour qui «l’indice témoigne d’une hausse des risques et de l’instabilité, ainsi que des inquiétudes relatives à l’état de santé de la croissance», ajoute le texte.

déception sur le front du chômage

Les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la baisse aux Etats-Unis après deux semaines de hausse, selon des chiffres du département du Travail. Le ministère a recensé le dépôt de 423.000 demandes d’allocations de chômage du 11 au 17 septembre, en données corrigées des variations saisonnières, soit 2% de moins que la semaine précédente. Les analystes attendaient une baisse plus marquée: leur estimation médiane donnait l’indicateur du ministère à 418.000. Le ministère a revu en forte hausse son chiffre des demandes d’allocations de la semaine précédente, à 432.000. Les créations d’emplois sont apparues au point mort en août, selon le rapport mensuel du ministère publié au début du mois et ayant montré un taux de chômage stable aux Etats-Unis, à 9,1%.

26/09/2011 Publié par | Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Wall Street Journal in french | Laisser un commentaire

Macroéconomie/L’analyse fondamentale et technique de Maitre Dupilon – CAC40 et US : Enfin une 1ère capitulation des indices US !

Macroéconomie/L’analyse fondamentale et technique de Maitre Dupilon – CAC40 et US : Enfin une 1ère capitulation des indices US !

La montée en puissance de la crise souveraine en Europe a fini par déteindre sur les marchés US , marquant l’ arrêt provisoire du rebond initié la semaine précédente . Malgré cette résilience , l’ effet de contagion commence à rattraper Wall Street , qui ne parviendra qu’ un temps à échapper au rouleau compresseur de ce nouveau bear market . Tout n ‘est qu’ une simple question de préséance , les US pratiquant jusqu’ au bout l’ art du déni de réalité , si facile lorsque l’ on détient les commandes de la Printing Press…..

Cartoon EuroContagion.gif

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26/09/2011 Publié par | Analyse Technique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Marchés Financiers et Boursiers Actions | Laisser un commentaire

Le palmarès des banques les plus «stables» du monde selon Global Finances

Le palmarès des banques les plus «stables» du monde  selon Global Finances

Les banques européennes occupent les 10 premières places du classement annuel des banques les plus sûres du monde établi en août 2011, par le magazine américain Global Finance. Ce palmarés s’appuie notamment sur les cotes de crédits à long terme décernées par les agences de notation Moody’s, Standard&Poor’s et Fitch. Les banques françaises Société générale et Crédit agricole dont les notes viennent d’être rétrogradées par Moody’s occupent les places 21 et 35.

source RFI

26/09/2011 Publié par | Banque Pratique, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, RFI | Laisser un commentaire

Analyse Technique /Wall Street affichera un creux en automne, dans un marché baissier Par Bruno Estier 

Analyse Technique /Wall Street affichera un creux en automne, dans un marché baissier Par Bruno Estier 

Le graphique hebdomadaire de l’indice des actions américaines S&P 500 depuis 2001 va nous permettre d’illustrer les indices baissiers qui devraient influencer le marché jusqu’en octobre. Et de recadrer ces risques dans la longue période séculaire qui a débuté en 2000.

 Infographie. Leçons de 10 ans de fluctuation boursière à Wall Street

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26/09/2011 Publié par | Analyse Technique, Cycle Economique et Financier, Déflation, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Laisser un commentaire

La Mondialisation : Un “jeu” de rattrapage économique

La Mondialisation : Un “jeu” de rattrapage économique

 Le Rattrapage économique des BRICS s’accélère. L’économie britannique a doublé de taille en  32 ans de 1830 à 1862 sous la pression accrue des gains de productivité dans l’industrie. Le PIB américain a doublé en seulement 17 ans, car il a dépassé la Grande-Bretagne dans les années 1870. Les économies de la Chine et l’Inde ont doublés  quant à elle en seulement une décennie….

source The Economist

26/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Le Graphique du Jour, Mondialisation, Pays Emergents, The Economist | Laisser un commentaire

Pourquoi la crise systèmique actuelle s’est-elle produite et comment peut-on en sortir? par Pierre Leconte

Pourquoi la crise systèmique actuelle s’est-elle produite et comment peut-on en sortir? par Pierre Leconte

 L’engrenage de la crise : 

Depuis que les Etats en 1971-1973 ont abandonné la convertibilité du dollar US en or et sont passés aux taux de change flottants entre les principales monnaies fiduciaires de papier, tout en pratiquant à partir de ce moment-là des politiques monétaires et économiques laxistes keynésiennes, l’Occident a d’abord vécu une crise inflationniste comme en ont alors témoigné les bulles successives des matières premières et métaux précieux puis des actions et divers autres actifs financiers qui ont finalement explosé en faisant beaucoup de dégâts.

La mondialisation et le libre-échange généralisé ayant ensuite pris place à partir des années 1980-1990 dans le cadre d’un Système monétaire international délabré, en raison duquel les vieux pays développés se sont révélés incapables d’entrer en compétition ouverte équilibrée avec les nouveaux pays émergents, sous-évaluant leurs monnaies comme bénéficiant de coûts du travail bien plus bas et d’absence de toute contrainte sociale ou environnementale, le chômage de masse a commencé à croître en Occident avec sa désindustrialisation. Mais les BRIC ont décollé et ont commencé à capter l’essentiel de la richesse monétaire, en raison de leurs excédents croissants de commerce extérieur et de balance des paiements au fur et à mesure qu’ils ont commencé à fabriquer chez eux la plupart des produits de consommation courante consommés dans le monde et aussi gagné de plus en plus de parts de marchés à l’extérieur.

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26/09/2011 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Europe, Gold et Métaux Précieux, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Libéralisme, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Pays Emergents, Trappe à Dettes | , | Laisser un commentaire

Nicolas Doze – BFM-Des remèdes pires que le mal !

Nicolas Doze – BFM-Des remèdes pires que le mal !

26/09/2011 Publié par | BFM, Commentaire de Marché | | Laisser un commentaire

Commentaire du 25 Septembre : La Solvabilité Européenne est elle soluble dans la liquidité Americaine ? par Bruno Bertez

Commentaire du 25 Septembre : La Solvabilité est elle soluble dans la liquidité ? par Bruno Bertez

Les américains analysent les positions des Européens a la lueur de leur vision tronquée et totalement fausse de la crise de 1929 .

    Bernanke, en particulier , a la suite de Friedman pense que l’erreur des autorités monétaires a été de ne pas créer plus de monnaie et de liquidités quand la crise est intervenue, ils oublient le fait que la crise a été causée par les excès antérieurs du crédit,.

 A  partir de la, tout en découle,  lorsque dans son discours princeps Bernanke déclare ”plus jamais cela” il veut dire plus jamais nous ne recommettrons cette erreur de ne pas créer assez de monnaie

Dans cet esprit révisionniste de la crise de 1929 les américains  tout a fait logiquement attribuent l’aggravation de la crise à la position des européens de refuser l’avilissement de la monnaie et donc au fameux bloc or.

 Toujours dans le même esprit le refus des allemands et donc de la BCE  à aller trop loin loin dans les expériences monétaires leur fait penser à ce bloc or , l’Europe répéterait les erreurs des années 30. 

Geithner défend l’idée , logique pour des anglo saxons de leverager le EFSF c’est a dire d’augmenter sa masse de manoeuvre et d’intervention en utilisant l’effet multiplicateur  de l’endettement de l’EFSF auprès de la BCE, Il est pour que l’EFSF soit doté d’une licence bancaire et qu’il puisse ainsi se leverager au près de la BCE, il est pour que les européens mettent en place un gigantesque SIV a l’image de ce qui a été fait aux Etats-Unis.

 Faute d’obtenir des Européens qu’ils prennent les mêmes risques et acceptent les mêmes dérives, les responsables américains s’orientent vers le même type de position que celle qu’ils ont pris face à la Chine quand elle a refusé de réévaluer : ils continuent leur propre politique avec idée que les évolutions négatives qui s’en suivront pour les européens les mettrons au pied du mur et feront qu’un jour ou l’autre ils se rallieront.

En ne réévaluant pas, les chinois se sont mis dans l’impasse de l’inflation, en refusant d’engager la BCE  trop avant dans le traitement de la crise, les européens se mettent dans l’impasse de la fuite des capitaux , l’exode des dépôts et donc les manques de liquidités et refinancements.

 On revoit l’épisode des années 30 ou les capitaux ont déserté l’Europe à  la suite des faillites bancaires autrichiennes et allemandes.

BRUNO BERTEZ Le 25 Septembre 2011

EN LIEN : L’Edito du 24 Septembre / Alerte rouge : le roi était nu, le dollar-roi se rhabille par Bruno Bertez

COMMENTAIRE PRECEDENT : Commentaire du 20 Septembre : Tricher est un Crime par Bruno Bertez

26/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Commentaire de Marché, crédit crunch, Cycle Economique et Financier, Déflation, Etats-Unis, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, Les Editos, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | , | 1 Commentaire

Les fonds américains se détournent massivement des banques européennes

Les fonds américains se détournent massivement des banques européennes

 Les grands fonds monétaires américains accélèrent la réduction de leur exposition aux banques européennes. C’est ce que montre un rapport de l’agence de notation Fitch, publié vendredi 23 septembre.

L’exposition en dollars aux titres bancaires européens de l’échantillon de Fitch, qui regroupe les dix plus grands “money market funds” (MMF) américains, a chuté en août de 8 %, après un recul de 9 % en juillet.

Sur les trois derniers mois, ces fonds ont retiré un peu plus d’un quart (27 %) de leurs placements. Fin mai, ces titres représentaient un montant de 926 milliards de dollars, réduit depuis à 676 milliards, soit 42,1 % du portefeuille détenu par ces dix fonds (contre 47,2 % il y a un mois).

Les MMF sont considérés aux Etats-Unis comme le type même de l’investissement sécurisé (l’équivalent des Sicav, avec un mode de rémunération différent). Dans leurs portefeuilles, les banques européennes ont été essentiellement remplacées par des titres bancaires australiens, canadiens ou japonais.

Jamais, indique Fitch, le ratio de l’Europe n’a été aussi faible depuis que cet indice a été mis au point, en 2006. Jamais, non plus, la part des banques françaises n’y a été aussi réduite. Celles-ci constituent 11,2 % du total des actifs de ces fonds, contre 14,1 % fin juillet. L’exposition aux banques britanniques a un peu moins régressé et celle aux banques allemandes légèrement augmenté. 

Comme en juillet, les fonds ont eu tendance à modifier leur portefeuille de façon à disposer davantage de titres (certificats de dépôts, billets de trésorerie, papier commercial adossé à des créances etc.) à très court terme (0 à 7 jours) plutôt qu’à 61 jours et plus. Là encore, ce mouvement a concerné particulièrement les banques françaises.

 Celles-ci apparaissent néanmoins moins dépendantes des grands fonds américains pour leur financement à court terme que leurs concurrentes. L’étude montre que sur les quinze banques d’envergure mondiale dépendant le plus des grands fonds américains sur ce point, on ne trouve qu’un établissement français, BNP Paribas, qui arrive en dixième position, derrière Barclays ou Credit Suisse, avec un taux de dépendance à ces financements de 2,3%, contre 9,2% pour la première du classement, la banque suédoise Svenska Handelsbanken

Celles-ci apparaissent néanmoins moins dépendantes des grands fonds américains pour leur financement à court terme que leurs concurrentes. L’étude montre que sur les quinze banques d’envergure mondiale dépendant le plus des grands fonds américains sur ce point, on ne trouve qu’un établissement français, BNP Paribas, qui arrive en dixième position, derrière Barclays ou Credit Suisse, avec un taux de dépendance à ces financements de 2,3%, contre 9,2% pour la première du classement, la banque suédoise Svenska Handelsbanken.

Qui va en effet remplacer la Réserve fédérale dans ses achats d’emprunts d’Etat à court terme? Cela pourrait bien être les «fonds monétaires locaux», estime le directeur de la recherche au sein de Natixis Patrick Artus, présent à Genève au salon des gérants indépendants Invest’11.

Cela n’est pas une bonne nouvelle pour les banques européennes. Car ces fonds américains étaient – jusqu’à cet été – d’importants fournisseurs de financements à court terme pour les établissements du Vieux Continent. «Au lieu de [les] financer, ces fonds monétaires pourraient bien acheter de la dette publique américaine», poursuit Patrick Artus. Une telle réorientation de leurs prêts signifierait que la réticence de ces fonds à refinancer les banques européennes est partie pour durer des mois

source Le Monde+le Temps+AFP  sep11

25/09/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Changes et Devises, Etats-Unis, Europe, FitchRatings, Formation a la gestion de portefeuille, Le Monde, Le Temps, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, OPCVM et Gestion Collective | Laisser un commentaire

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