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La Réflexion du Jour : Étape dans la cohésion européenne par François Schaller

La Réflexion du Jour :  Étape dans la cohésion européenne par François Schaller

 Comme le reconnaissaient Helmuth Kohl et François Mitterrand à l’époque de Maastricht, l’euro fut dès le départ un projet et une affaire essentiellement politiques. Géopolitique plus précisément. Les décisions prises hier pour sauver l’intégrité de la zone euro sont elles aussi à forte dimension politique. Il s’agit pour l’Allemagne, la France et leurs alliés, de sortir de l’impasse par le haut. De démontrer ainsi que le noyau monétaire de l’Union Européenne utilise bel et bien les crises pour se développer, se renforcer dans le sens du fédéralisme classique, exister dans la durée. Cette démonstration continuelle fait partie intégrante de l’idéologie européenne. Elle permet de neutraliser au fur et à mesure la densité d’euroscepticisme restant partout en embuscade.

Les interminables débats sur l’Europe se sont transformés depuis longtemps en dialogues de sourds. Dans l’esprit des européistes, les progrès de la cohésion, pour que l’Europe devienne enfin une superpuissance dans le monde, se situent au sommet de la hiérarchie des préoccupations. Dussent-ils passer par de terribles épreuves, économiques et financières en particulier. Subies, acceptées, voire provoquées comme un moindre mal. Il est à la fois admirable et effrayant de mesurer les sacrifices consentis. Les risques qu’un pays comme l’Allemagne, l’un des plus prospères et des plus stables du monde, est prêt à prendre. Aux yeux des eurosceptiques, il s’agit tout simplement d’une nouvelle fuite en avant dans un long processus qui ne peut que mal se terminer (le pressentir ne signifiant pas le souhaiter). Il est possible que la plupart des lecteurs de ce texte, peut-être tous, ne sauront jamais quel aura a été l’épilogue de cette épopée

 source agefi oct11

31/10/2011 Publié par | Agefi Suisse, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, La Réflexion du Jour, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 2 Commentaires

Les trafiquants de drogue, auraient blanchi environ 1600 milliards de dollars, soit 2,7% du PIB mondial en 2009, mais une partie infime de ces montants astronomiques est saisie

Les trafiquants de drogue, auraient blanchi environ 1600 milliards de dollars, soit 2,7% du PIB mondial en 2009, mais une partie infime de ces montants astronomiques est saisie, selon un nouveau rapport publié par l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC).

Ce chiffre est conforme à la fourchette de 2% à 5% du PIB mondial, établi préalablement par le Fonds monétaire international (FMI) afin d’estimer l’ampleur du blanchiment d’argent, précise l’office de l’ONU.

Cependant «moins de 1% des flux financiers illicites mondiaux sont actuellement saisis et gelés», selon le rapport «Estimation des flux financiers illicites résultant du trafic de drogues et d’autres crimes transnationaux organisés», indique l’ONUDC.

«Le suivi des flux de fonds illicites générés par le trafic de drogue et le crime organisé et l’analyse de la manière avec laquelle ils ont été blanchis à travers les systèmes financiers mondiaux, restent de lourdes tâches,» a cependant reconnu Youry Fedotov, directeur de l’ONUDC lors de la Conférence internationale de l’ONU sur la corruption qui se tient actuellement à Marrakech.

«L’investissement de l’argent sale peut fausser l’économie et entraver l’investissement et la croissance économique», a souligné le responsable onusien.

Le rapport de l’ONUDC indique que tous les bénéfices de la criminalité, à l’exclusion d’évasions fiscales, s’élèveraient à environ 2100 milliards de dollars, ou 3,6% du PIB en 2009. En dehors de ce montant, les bénéfices de la criminalité transnationale organisée – comme le trafic de drogue, contrefaçon, trafic d’êtres humains et contrebande de petites d’armes- s’élèvent à 1,5% du PIB mondial, dont 70% auraient pu probablement être blanchis à travers le système financier, selon le rapport.

source afp oct11

31/10/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vices du Capitalisme, Mondialisation | 2 Commentaires

Quand seul le marché bat monnaie

Quand seul le marché bat monnaie

La perte de souveraineté financière des Etats explique en partie leur surendettement.

Peu d’économistes osent publiquement attirer l’attention sur le rôle des marchés des capitaux dans la crise de la dette publique. Il est pourtant difficile d’ignorer la corrélation potentielle entre ces deux réalités. Avant l’entrée en vigueur de lois interdisant aux états d’emprunter directement auprès de la banque centrale, les pouvoirs publics avaient le droit de battre monnaie. Charge aujourd’hui largement déléguée aux banques privées, ce qui fait naître le soupçon que celles-ci en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’intérêt général.

 

Qu’on se rappelle les remarques sévères de l’économiste libéral et protectionniste Maurice Allais, dans son livre La crise mondiale d’aujourd’hui, en 1999, le seul français à avoir reçu le prix Nobel: «Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents».

Les Etat s’appuient de plus en plus fortement sur le système bancaire pour consolider leur dette flottante. Phénomène qui, durant les années d’après guerre, prend une régularité nouvelle, pour devenir systématique. «En France, après 1918, l’Etat non seulement utilise le potentiel de placement des banques mais il les élève au premier rang des établissements placeurs», notait déjà en 2001 Laure Quennouëlle-Corre, chargée de recherche au CNRS, à l’occasion de la publication, par le Comité pour l’histoire économique et financière de la France, des actes des Journées du Centre de Recherches Historiques.

Pour l’Etat, l’intérêt est de pouvoir s’appuyer sur les grands établissements à guichets, dont le réseau d’agences est à même de placer auprès de leurs clients les émissions publiques. «L’intérêt bien compris des banques tient au montant de la commission de placement, qui s’établit entre 33,5 pour mille et 15 pour mille suivant les types d’émission, à leur durée ainsi qu’au montant du service financier, qui oscille entre 0,15% et 0,30%.»

Mais Laure Quennouëlle-Corre souligne aussi la «pression extérieure», «la poussée vers l’internationalisation des marchés financiers», qui ont entraîné les pays occidentaux dans l’aventure de la déréglementation financière. «Le rôle prépondérant de l’Etat dans le processus de modernisation et de libéralisation qui peut apparaître comme un trait spécifique de la France, est perceptible dans d’autres pays développés comme l’Italie, le Japon et la République Fédérale d’Allemagne au tournant  des années 1980. Tandis que les pays anglo-saxons, États-Unis, Grande-Bretagne et Canada, avaient déjà effectué la mutation de leur système financier dans les années 1970.»

Toutefois, il convient de mentionner les cas des pays scandinaves, du Canada ou des pays des marchés émergents ayant également recours aux marchés des capitaux sans que cela s’accompagne d’une dette insoutenable. Du moins pour la période d’après la crise asiatique de la fin des années 1990.

Levi-sergio Mutemba/Agefi oct11

31/10/2011 Publié par | Changes et Devises, Douce France, Etats-Unis, Europe, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | 2 Commentaires

20% des hedge funds ont battu le marché pendant la crise

20% des hedge funds ont battu le marché pendant la crise

20% des hedge funds ont battu le marché pendant la crise, selon une étude de l’Université de Genève Deux chercheurs de Genève ont étudié les performances des fonds alternatifs. Les résultats en 2008 sont meilleurs qu’attendu

2008, année noire pour les hedge funds? Censés produire des performances absolues – c’est-à-dire indépendamment de l’orientation des marchés actions – les fonds alternatifs avaient été critiqués, la plupart des stratégies ayant produit leur pire rendement depuis 1997. Les travaux1 de deux chercheurs genevois nuancent pourtant ce verdict. Olivier Scaillet, professeur à l’Institut de recherche en finance (GFRI) de l’Université de Genève et au Swiss Finance Institute, et Gilles Criton, doctorant et analyste quantitatif sur les hedge funds chez Lombard Odier, viennent de mettre à jour une étude qu’ils avaient déjà publiée avec les performances réalisées lors de la dernière crise financière.

 

La première partie du travail, qui passait au crible 10 000 hedge funds, observait le comportement de ces acteurs en période normale et pendant la crise de 2008, de LTCM en 1998 et l’éclatement de la bulle Internet. Grâce à une méthodologie spécifique se basant sur huit facteurs dont le S&P 500, mais également d’autres éléments afin de prendre en compte le risque pris par les fonds, elle révélait que la proportion de gérants capables de produire de l’«alpha» – le rendement supplémentaire propre au talent de l’investisseur – était largement supérieure à ceux actifs dans les fonds traditionnels. Alors que l’on n’en trouve qu’un sur cent dans cette catégorie, la proportion pouvait atteindre jusqu’à 20% chez les spécialistes de la gestion alternative, suivant la stratégie choisie.

Structure de frais identique

Les chercheurs se sont ensuite penchés sur la période allant de mars 2007 à mars 2010. Ils s’attendaient à une chute nette de la proportion de gérants ayant battu le marché. En réalité, l’univers s’est considérablement réduit, de nombreux fonds ayant fait les frais des turbulences sur les marchés, mais «le nombre de gérants talentueux change peu par rapport aux années précédentes», souligne Gilles Criton. A l’exception des véhicules spécialisés dans les actions long/short (qui incluent des positions longues et des ventes à découvert), où 12,4% des gérants battent le marché, toutes les autres stratégies en comptent plus de 20% (voir tableau) après déduction des frais. «Cela montre que certains fonds sont capables de produire des rendements supérieurs même dans les pires conditions de marché», poursuit-il. En revanche, les experts notent un changement de taille: «Un grand nombre de gérants qui ne produisaient pas d’alpha perdent désormais de l’argent.» Leur part fluctue entre 40% et 75% suivant les stratégies. «Cette proportion importante dans toutes les catégories montre que la crise a été globale», ajoute Olivier Scaillet. La part des acteurs qui imitent seulement la tendance du marché a donc fondu, atteignant entre 12% et 28%.

Autre observation, la structure des frais – généralement 2% de commission de gestion et 20% de surperformance – a peu changé, alors que «c’est souvent ce qui grève la performance du fonds», poursuivent les chercheurs.

1. «Time-Varying Analysis in Risk and Hedge Fund Performance: How Forecast Ability Increases Estimated Alpha», G. Criton et O. Scaillet.

Par Mathilde Farine/le temps oct11

31/10/2011 Publié par | Hedge Funds, Private Equity..., Le Temps, Marchés Financiers et Boursiers Actions, OPCVM et Gestion Collective | 3 Commentaires

Les CDS, victimes collatérales de l’accord sur la dette européenne ?

Les CDS, victimes collatérales de l’accord sur la dette ?

Les fameux CDS (Credit default swaps), accusés d’avoir alimenté la crise de la dette en Europe, se remettront-ils des derniers arbitrages européens ? Certains banquiers en doutent, et alertent sur les risques que cela comporte pour l’ensemble de l’économie.

Les CDS sont à l’origine des contrats d’assurances achetés par les détenteurs d’obligations d’un Etat pour se prémunir contre un défaut de paiement de celui-ci. Mais ces CDS sont devenus un outil de spéculation sur la dette des Etats qui, selon l’Union européenne, fait grimper les coûts d’emprunts des pays concernés. C’est pourquoi elle a décidé d’interdire dès novembre 2012 la vente de CDS "à nu", c’est-à-dire par des investisseurs qui ne détiendront pas, aussi, les obligations protégées par ces contrats. Avec pour conséquence, selon les banquiers, de restreindre la liquidité des marchés.

Les dirigeants de la zone euro ont par ailleurs obtenu dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 octobre une nouvelle décote volontaire de la dette grecque, après celle de 21 % obtenue lors du plan d’aide européen de juillet. Les banques et autres créanciers privés d’Athènes, qui détiennent 206 des 350 milliards d’euros de la dette grecque, ont finalement accepté d’effacer 50 % de celle-ci. Cet accord permet d’éviter un défaut de paiement de la Grèce que l’on craignait dévastateur. Et devrait donc éviter de déclencher le paiement des CDS, comme l’a confirmé jeudi l’association compétente en la matière, rappelant toutefois que la décision en reviendra à un comité spécifique.

EFFET LIMITÉ OU PERTE DE CONFIANCE

Selon les responsables politiques, le non-paiement des CDS représente une économie pour les banques et assurances qui les avaient émises. Mais c’est aussi une façon de punir les investisseurs qui avaient acheté ces assurances à des fins spéculatives, en pariant sur une faillite de la Grèce.

Les banquiers sont, eux, divisés sur l’impact du non-paiement des CDS, a souligné le Financial Times. Certains estiment que la Grèce est un cas à part et que l’effet sera limité. D’autres craignent que cela crée un précédent, qui sape la confiance des investisseurs dans ce produit financier et décourage l’achat de dette des Etats.

Un responsable d’un grand établissement bancaire européen prévient dans le Financial Times que les deux décisions des dirigeants de l’UE sur les CDS risquent de "nous amener non seulement à vendre nos obligations de pays à risque comme l’Italie, et à durcir leurs conditions d’emprunts, mais aussi à dire à nos dirigeants sur place de restreindre les prêts aux entreprises". Des conséquences qui ne feraient pas les affaires des Vingt-Sept.

«Il est surprenant de chercher à tout prix à échapper à la classification de l’incident grec en défaut, afin d’éviter l’activation des couvertures CDS», s’étonne Isabelle Job, experte au Credit Agricole. Ces instruments d’assurance devraient pouvoir jouer leur rôle, estime-t-elle. Si ces produits ont servi d’autres desseins moins louables que celui d’une couverture et sont devenus potentiellement dangereux – en ayant un effet amplificateur des pertes ou de concentration des risques –, réfléchir à une meilleure régulation de ces produits dérivés, voire à leur extinction, s’impose, juge-t-elle.

Claire Ané/LEMONDE.FR | 27.10.11

31/10/2011 Publié par | Assurances, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Monde, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | Un commentaire

La faillite du Fond d’investissement US MF GLOBAL entraine de nouveaux remous sur la dette souveraine européenne

La faillite du Fond d’investissement US MF GLOBAL entraine de nouveaux remous sur la dette souveraine européenne

Ce lundi, les obligations italiennes, espagnoles, portugaises et Belges ont vu leur cours chuter dramatiquement.Pour la Belgique, la punition est sévère.


La raison derrière cette chute?

 Les chambres de compensation se préparent à la faillite de MF Global.  Elles devraient annoncer des appels de marge. Certains participants ont déjà commencé à vendre leurs obligations dans cette optique.

MF Global, une banque d’investissement, part intégrante de Man Group, a rapporté la semaine dernière une perte de 191,6 millions de dollars sur le trimestre. Dans la foulée, le cours de son action a touché un plus bas de 99 cents. Son comité de direction s’est réuni tout ce week-end pour trouver une solution (un repreneur) et éviter la faillite de la société.

La cause de cette faillite? La dette souveraine européenne.

MF Global détenait, le 25 octobre, pour environ 6,3 milliards de dollars en dettes italienne, portugaise, espagnole, irlandaise et belge. Pas d’obligations grecques par contre. La société avait voulu "tirer parti des dislocations sur le marché de la dette souveraine" en  achetant ce qu’elle considérait comme du papier à faible risque.

C’était sans compter le gel du marché de gré à gré sur la dette souveraine. Beaucoup d’intervenants de marché ont confirmé qu’il n’était plus possible de vendre ses obligations de gré à gré. Par contre, les marchés électroniques continuent de tourner. Mais ils n’ont pas suffisamment de profondeur pour absorber les ordres de bloc des investisseurs institutionnels.

MF Global a une exposition importante sur cette dette comparé à sa taille, environ cinq fois la valeur de la société (fin septembre, elle s’affichait à 1,23 milliards de dollars). La taille du bilan de la société (41,5 milliards de dollars de titres) par rapport à ses capitaux propres lui laisse peu de marge de manoeuvre. Une dépréciation de 1% de ses actifs la conduit à la sous-capitalisation. Un déclin de 3% à la faillite.

Voici donc la première victime américaine de la crise de la zone euro. La première d’une longue liste?

JENNIFER NILLE oct11

SOURCE ET REMERCIEMENTS : FAIR TRADE

http://blogs.lecho.be/fairtrade/2011/10/nouveaux-remous-sur-la-dette-souveraine.html

31/10/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Etats-Unis, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire | | Poster un commentaire

Thomas Sowell et les « oints du seigneur »

Thomas Sowell et les « oints du seigneur »

Thomas Sowell est l’un de ces grands esprits qui honorent les Etats Unis : Noir, élevé dans le Sud des Etats Unis à une époque où la ségrégation y sévissait encore (1930) il est parvenu, à force de courage et de volonté, à devenir professeur d’économie dans les plus prestigieuses Universités des Etats-Unis sans bénéficier d’aucun passe droit (Cornell University, Brandeis University, UCLA). Patriote, ancien « marine », liberal autant qu’on peut l’être, docteur en économie de l’Université de Chicago, muni d’une plume fort aiguisée, il commente l’actualité dans des chroniques régulières reprises dans de nombreux journaux aux USA et est résident du « Hoover Institute», le think tank libéral de la cote Ouest. Un grand, un très grand monsieur…

 

Pourquoi,doit se demander le lecteur , suis-je en train de mentionner Thomas Sowell ?

D’abord parce que parmi les lecteurs qui lisent l’Anglais, certains seront sans doute ravis de faire sa connaissance (le livre de référence est le « Thomas Sowell’s reader, ») mais ensuite et surtout parce que cet homme affuté est à l’origine de concepts qui nous permettent aujourd’hui de décrypter la vie économique, sociale ou politique de façon particulièrement utile.L’un de ces concepts est celui des 4 marchés qui mènent à l’enfer.

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31/10/2011 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Europe, Commentaire de Marché | | Poster un commentaire

Ce que préconise le Vatican pour sortir de la crise Par Paul Dembinski

Ce que préconise le Vatican pour sortir de la crise Par Paul Dembinski

Pour sortir de la crise, un document pontifical en appelle à l’avènement d’une gouvernance mondiale capable de gérer le bien commun. L’analyse, profondément éthique, souffre toutefois de nombreuses insuffisances techniques. Lecture critique du professeur Dembinski

Le Conseil pontifical Justice & Paix vient de publier un document, d’un accès ardu, intitulé: «Pour une réforme du système financier international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle» (cf. www.vatican.va ). Il prend le pari audacieux d’avancer en parallèle sur deux plans: celui de l’horizon idéal tracé par la quête du «bien commun» et celui des solutions pratiques que cet horizon pourrait inspirer à un monde aux prises depuis plus de quatre ans avec une crise dont les prolongements toujours nouveaux ne cessent de surprendre.

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31/10/2011 Publié par | Commentaire de Marché, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Mondialisation | | Poster un commentaire

Le fonds souverain norvégien perd 37 milliards d’euros

Le fonds public norvégien perd 37 milliards d’euros

Le fonds de pension public norvégien, un des plus gros fonds souverains au monde, a perdu 37 milliards d’euros au 3e trimestre à cause du marasme boursier lié à la crise de la dette et au ralentissement économique, a annoncé la Banque de Norvège, chargée de sa gestion. «C’est la deuxième plus mauvaise performance trimestrielle de l’histoire du fonds» que l’Etat norvégien a commencé à abonder en 1996, a déclaré Yngve Slyngstad, directeur général de la Direction des investissements de la Banque de Norvège.

Investi en actions et obligations internationales et dans l’immobilier, le fonds alimenté par les recettes pétrolières du pays scandinave a accusé un rendement négatif de 8,8%, soit une perte comptable -non-réalisée- de 284 milliards de couronnes (37 milliards euros).Sa valeur est ressortie à 3.055 milliards de couronnes (398 milliards d’euros) à la fin du trimestre.

Les investissements financiers affichent des résultats contrastés: les investissements en actions – qui représente 55,6% de la valeur du fonds – ont essuyé un rendement négatif de 16,9%, tandis que le rendement des obligations (44,1% du fonds) était positif de 3,7%.

Au même moment, l’Etat norvégien a alimenté le fonds avec 78 milliards de couronnes de nouvelles recettes pétrolières.

31/10/2011 Publié par | Europe, Fonds Souverains, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions | Poster un commentaire

Chinamerica : La tension continue de monter entre la Chine et les Etats-Unis

La tension continue de monter entre la Chine et les Etats-Unis.

En effet, plusieurs événements indiquent une escalade de ripostes de part et d’autre. Côté chinois, trois signaux forts ces derniers jours :

1) L’annulation ou le report de commandes Boeing par deux des trois grandes compagnies aériennes chinoises, China Eastern Airlines et China Southern Airlines.

2) Plusieurs fournisseurs de Apple basés en Chine ont été, assez soudainement, accusés de pollution. Une grosse usine du fabricant des couvercles Catcher pour iPhone et iPad a été forcée de fermer.

 3) Le CEO de Wal-Mart Chine a été remercié abruptement après que quelques supermarchés du groupe en Chine aient labellisé des viandes non organiques en organiques. Ce genre de fraude mineure est encore courant dans un pays en plein boom de la distribution. Cependant,cela ne devait pas justifier le renvoi d’un PDG. Dans le contexte actuel, les autorités chinoises ne laissent rien passer en ce qui concerne les sociétés américaines opérant dans le pays.

31/10/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Chinamerica, Etats-Unis, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

OWS : Aujourd’hui, le rêve américain est brisé»

Aujourd’hui, le rêve américain est brisé»

Pour les Indignés de Wall Street, l’arrivée de l’hiver est un vrai test. Pour le sociologue Patrick Inglis, le rêve américain est brisé Pour les Indignés de Wall Street, l’arrivée de l’hiver est un vrai test. Entretien avec le sociologue américain Patrick Inglis

Mounted police officers stop Occupy Wall Street protesters trying to break...

Week-end test pour les Indignés américains. Les manifestants d’Occupy Washington restent mobilisés sur la place McPherson. Samedi, ils ont manifesté malgré les premières chutes de neige devant la Maison-Blanche et le Département du Trésor, à deux pas de leur campement. Au milieu de dizaines de tentes, des étudiants et des jeunes crient: «L’éducation est un droit.»

 Matthew Johnson, 25 ans, a déjà en poche un bachelor de l’Université du Maryland depuis 2008. Il aimerait entreprendre un master en travail social. «Mais c’est impossible. C’est ironique, non? Je ne me vois pas m’endetter de 40 000 dollars supplémentaires. Mais je n’ai pas de travail non plus. J’ai pourtant fait tout juste. J’étais dans le top 1% de mon collège (high school). Malheureusement, l’éducation est devenue un business.» 

Eddie Becker, qui filme des événements politiques et met ses vidéos sur YouTube, est catégorique: «Ce qui se passe ici part de la même frustration que celle qui anime le Tea Party. Le gouvernement ne fait pas son travail.» Eric, 50 ans, de Bowie, dans le Maryland, s’occupe de la bibliothèque du camp de McPherson Square. Charpentier, il a aidé à installer le camp des Indignés. Il y a quelque temps, il avait déjà fait du volontariat pour reconstruire La Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina. Il n’a pas d’assurance maladie, il vivote d’un mandat à l’autre. Mais il ne compte pas sur l’Etat pour s’en sortir: «Je suppose que j’aurais droit aux bons de rationnement. Mais je n’en veux pas.» Il se bat néanmoins pour ­davantage de justice. 

A New York, malgré la neige et le froid, les manifestants du Zuccotti Park sont résolus à poursuivre. A Denver, samedi, la police a procédé à de multiples interpellations. 

Patrick Inglis a suivi le mouvement Occupy Wall Street depuis ses débuts. Doctorant en sociologie à la City University of New York, il analyse le mouvement OWS qui s’est depuis étendu à tout le pays.

PLUS DOWS EN SUIVANT : Lire la suite »

31/10/2011 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Poster un commentaire

Quand les entreprises allemandes profitaient du «miracle» grec

Quand les entreprises allemandes profitaient du «miracle» grec

Contrats pour la fourniture de tanks, de sous -marins: quand les entreprises allemandes profitaient du «miracle» grec Entre 2004 et 2008, près du tiers des commandes d’armement grecques sont revenues à des groupes rhénans. La justice enquête sur la fourniture de tanks et de sous-marins militaires

En Allemagne, la Grèce est accusée de tous les maux. Laxisme budgétaire, dépenses publiques inutiles, endettement pharaonique… Athènes semble concentrer tous les défauts des «pays du Club Med» qu’Angela Merkel ne cesse de critiquer. Mais les dirigeants politiques à Berlin se font plus discrets quand il s’agit de préciser les noms des entreprises qui ont profité de cette «générosité».

 La république fédérale apparaît en effet comme l’un des principaux partenaires commerciaux de la Grèce. La balance commerciale penche même très nettement en faveur de l’Allemagne puisque ses exportations vers ce pays ont atteint en 2010 plus de 5,9 milliards d’euros (l’équivalent d’environ 7,2 milliards de francs suisses) alors que ses importations ont tout juste dépassé 1,9 milliard d’euros (2,3 milliards de francs). Ce succès n’est pas dû au hasard. Les entreprises rhénanes ont en effet su s’adapter aux «coutumes locales» pour décrocher de juteux contrats.

 Après avoir fermé les yeux pendant des années, les juges ont récemment enquêté sur plusieurs affaires concernant des transactions commerciales entre des sociétés grecques et allemandes. Ils ont vite découvert que des paiements douteux avaient été effectués vers des paradis fiscaux comme Chypre, le Liberia ou l’Autriche au moment de la signature de contrats. L’hebdomadaire Spiegel a ainsi révélé qu’un intermédiaire grec aurait reçu 60 millions de dollars à Nevis et dans les îles Vierges britanniques pour son travail de «consultant» auprès de Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Et ce au moment même où le groupe allemand décrochait à Athènes une commande de 170 tanks pour un montant proche de 1,7 milliard d’euros (2 milliards de francs). 

Les juges du parquet de Munich soupçonnent, pour leur part, le groupe basé à Essen Ferrostaal et la filiale du géant ThyssenKrupp, HDW, d’avoir versé 83 millions d’euros (101,4 millions de francs) de dessous de table pour remporter un appel d’offres portant sur la fabrication sous licence de quatre sous-marins pour un montant total de 3 milliards d’euros (3,6 milliards de francs). D’autres affaires de ce genre pourraient encore éclater. Athènes avait en effet pris l’habitude de dépenser chaque année 3 à 4 milliards d’euros en achats d’armement. Et de 2004 à 2008, près du tiers de ces commandes étaient passées à des entreprises allemandes. Mais la défense n’est pas le seul secteur dans lesquelles les sociétés rhénanes semblent avoir pratiqué certaines formes de corruption.

 Daimler a notamment accepté de verser l’an dernier à la justice américaine une indemnité de 185 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites criminelles et civiles lancées à son encontre à propos de dizaines de millions de dollars de dessous-de-table payés à des responsables d’au moins vingt-deux gouvernements. En Grèce, le groupe de Stuttgart aurait notamment donné des enveloppes d’argent liquide afin de décrocher entre 1998 et 2004 cinq contrats avec les forces armées pour un montant total de 308,7 millions d’euros. La compagnie ferroviaire Deutsche Bahn aurait, elle aussi, versé des pots-de-vin afin de gagner un appel d’offres lié à l’organisation des Jeux olympiques d’Athènes en 2004. La filiale grecque de Siemens aurait pour sa part consacré chaque année près de 15 millions d’euros (18,3 millions de francs) à ses caisses noires. Près de 35 millions d’euros (42,7 millions de francs) auraient notamment été payés en toute illégalité à des intermédiaires afin d’obtenir un contrat avec la compagnie publique de télécommunication OTE. Des partis politiques auraient également profité des «largesses» du conglomérat munichois qui ne s’est jamais posé de questions sur les raisons du succès de sa filiale grecquePuma semble, lui aussi, avoir été «berné» par ses partenaires athéniens. Le fabricant allemand d’articles de sport a même dû annoncer l’an dernier une correction de ses comptes de 115 millions d’euros (140,5 millions de francs) suite à des malversations au sein de Puma Hellas. Ses deux partenaires grecs – les frères Glou, qui détenaient 30% des parts de cette société – sont suspectés d’avoir commis une série d’actes criminels. Les entreprises allemandes ont mis du temps à réaliser que l’eldorado hellénique n’était qu’un mirage.

Par Frédéric Therin Munich/le temps oct11

31/10/2011 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Der Spiegel, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vices du Capitalisme, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | Un commentaire

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