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L’€urogeddon, guide pratique

L’€urogeddon, guide pratique

 Conçu par l’Economist Intelligence Unit, et intitulé « After €urogeddon ? » il répond aux questions les plus fréquemment posées dans le scénario d’une explosion de la zone euro. Sur les 17 (un hasard ?) questions traitées,ont été retenu celles qui semblaient les plus interpellantes en vous résumant en, quelques mots, les réponses apportées.

Les auteurs de ce document estiment à 35% les risques d’un tel scénario catastrophe avec la sortie des pays de la périphérie. Pour eux, il y a une chance sur vingt pour que la Grèce quitte la zone euro sans entraîner d’autres pays avec elle.

After €urogeddon? - Frequently Asked Questions about the break-up of the euro zone - Economist Intelligence Unit

Un pays peut-il quitter l’euro ?

Techniquement, non. Mais dans des circonstances extrêmes, les obstacles légaux ne l’empêcheront pas. Départ volontaire ou sortie forcée, cela pourrait prendre des années.

Quel serait le déclencheur pour un départ ?

La cause la plus probable pourrait être un défaut souverain désordonné à la suite du refus par le pays en question d’accepter les conditions drastiques d’un soutien financier. Ou si les autorités européennes, ou le FMI, ou les autres membres de l’euro refusent d’intervenir davantage devant l’incapacité du pays à mettre en place des mesures de réduction du déficit.

Un pays peut-il faire défaut et rester dans l’euro ?

Un défaut n’entraîne pas automatiquement, une sortie de l’euro. Un pays pourrait rester au sein de la zone, s’il bénéficie d’un soutien institutionnel et d’un financement externe de ses banques.

Le départ d’un pays, peut-il en entraîner d’autres ?

Le risque est élevé que cela se produise. Si par exemple, la Grèce venait à abandonner la monnaie unique, la pression des marchés sur ceux susceptibles d’être les suivants serait écrasante. Si une réaction en chaîne se répand en Europe, la contagion sera rapide, dramatique et, par moments, incontrôlable.

Quels sont les pays les plus susceptibles de sortir ?

La question est délicate mais il existe une fracture entre un Nord fort et des pays de la périphérie plus faibles. Si la Grèce s’en va, elle sera probablement suivie par le Portugal, l’Irlande, l’Italie et l’Espagne. Une dizaine de pays resteraient au sein de la zone dont la Belgique.

Quelles seront les conséquences économiques immédiates pour un pays sortant ?

Elles sont nombreuses et désagrables : ruées sur les banques, blocages des comptes, création d’une nouvelle monnaie, forte dévaluation de celle-ci, faillites d’entreprises, compression des importations, brusque récession,…

Et pour les pays qui restent ?

Les pays du Nord souffriront également notamment via les pertes encaissées par leurs banques ayant prêté de l’argent aux gouvernements et aux entreprises de ceux qui sont partis. L’appréciation de l’euro érodera la compétitivité des exportations.

Quel sera l’impact sur les marchés financiers ?

Cela dépendra de la nature et de l’ampleur de l’éclatement mais il sera certainement négatif pour les actions et les autres actifs risqués, avec une fuite vers des cieux plus cléments. Les Bourses devraient chuter lourdement dans la plupart des pays. Le marché obligataire souverain sera partagé entre les pays relativement sûrs (USA, Allemagne) et les autres.

Le document complet "After €uroggedon?" est disponible ici. Il suffit de s’inscrire gratuitement pour le consulter.

Stéphane Wuille

SOURCE ET REMERCIEMENTS : CRACK EN ACTION

http://blogs.lecho.be/lescracks/2011/10/lurogeddon-guide-pratique-.html

4 replies »

  1. Pour les USA en tant que " pays relativement sûr " , l’auteur pratique l’art de la litote , un peu comme le ministre français qui vous dirait qu’avec son matelas de fonctionnaires ( et son endettement ), la France possède le matelas anticrise ad hoc !!!

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  2. Mercredi 26 octobre 2011 :

    L’Italie émet 8,5 milliards d’euros d’obligations à six mois, forte hausse des taux.

    L’Italie a émis mercredi 8,5 milliards d’euros d’obligations à six mois dont les taux d’intérêt ont fortement augmenté à 3,535 %, contre 3,071 % lors de la précédente émission le 27 septembre, signe de la méfiance des investisseurs.

    Malgré l’adoption de mesures d’austérité draconiennes, l’Italie ne parvient pas à rassurer les marchés, et elle est sous la pression de ses partenaires européens qui exigent qu’elle prenne des engagements fermes en matière de réformes structurelles et de réduction de la dette.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Italie_emet_85_mds_EUR_d_obligations_a_six_mois_forte_hausse_des_taux261020111110.asp

    Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

    L’Italie sera le quatrième domino à tomber.

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