Cartels et Mondialisation : 147 sociétés contrôlent l’économie mondiale
Cartels et Mondialisation : 147 sociétés contrôlent l’économie mondiale
Oui, il existe bien un réseau de sociétés multinationales qui contrôle le monde économique. Trois chercheurs de l’Institut de Technologie de Zurich viennent de le démonter à partir d’ une étude utilisant un modèle mathématique.
«Ce type de structure est commun dans la nature » a souligné George Sugihara un spécialiste des systèmes complexes dans la revue NewScientist.
L’équipe de Zurich a sélectionné 43.060 sociétés multinationales, à partir de la base de données Orbis 2007 qui rassemble des informations sur 37 millions d’entreprises et d’investisseurs.
Ils ont ensuite construit un modèle des sociétés qui contrôlent les autres à parti d’un réseau d’actionnaires et cela combiné aux chiffres d’affaires de celles-ci, explique NewScientist.
Cela a permis de cibler 1.318 multinationales qui ont des liens avec deux autres groupes, au moins, et avec 20 autres, en moyenne. Via leurs participations, ces 1.318 entreprises contrôlent 60% des revenus globaux alors qu’elles n’en représentent, elles-mêmes que 20%.
L’étude va encore plus loin. Elle a isolé un « super-noyau » composé de 147 entreprises qui contrôle a lui seul 40% de la richesse du réseau. « En fait, explique James Glattfelder, une des auteurs de l’étude, 1% des entreprises est capable de contrôler 40% du réseau. » La plupart d’entre elles étant des groupes financiers. (voir liste en fin d’article)
L’illustration ci-dessous est tirée de l’étude des chercheurs de l’Institut de Technologie de Zurich. Elle représente l’interconnexion des multinationales. En rouge, il s’agit des entreprises avec des liens très étroits (les 147) et, en jaune, celles avec des liens remarquables (les 1.318 moins les 147).
Pour l’équipe de Zurich, la concentration du pouvoir n’est pas une bonne ou mauvaise chose en soi, ce qui n’est pas le cas d’une interconnexion intense . Des liens trop étroits entre entreprises pourraient se révéler potentiellement catastrophiques en cas de crise économique et financière avec tous les rsiques de contagion qu’elle comporte.
Le top 50 du super-noyau (147):
Cliquez sur le tableau pour l’agrandir
(Source: The network of global corporate control, Vitali, Glattfelder et Battiston)
Pour lire l’étude complète, cliquez ici.
Stéphane Wuille oct11
PS: Comme me l’a signalé un de mes collègues, après avoir examiné attentivement le tableau ci-dessus, on y retrouve le nom de Lehman Brothers, une société qui n’existe plus. Je suppose que la base de données “Orbis 2007″ utilisée par l’équipe de Zurich, contient des informations qui remontent à cette année-là, soit un an avant la faillite
Flagrant délit de contrevérité économique : La France, seul pays où le plan de soutien aux banques a rapporté (Sarkozy)
Flagrant délit de contrevérité : La France, seul pays où le plan de soutien aux banques a rapporté (Sarkozy)
La France est le seul pays au monde où le plan de soutien aux banques décidé en 2008 a rapporté de l’argent à l’Etat, a assuré jeudi le président Nicolas Sarkozy lors d’une intervention télévisée sur France 2 et TF1.

Au niveau européen, le plan de soutien français est bien celui qui a rapporté le plus à l’Etat, à hauteur de 2,7 milliards d’euros, mais ce n’est pas le seul qui ait dégagé un profit pour les finances publiques.
Vingt des 27 pays de l’Union ont soutenu leurs banques durant la crise financière, selon l’office européen des statistiques Eurostat. La moitié en a retiré un bénéfice, tandis que le reste a dû supporter un coût supplémentaire net pour ses finances publiques.
Parmi les pays bénéficiaires, arrivent notamment l’Espagne, avec 1,45 milliard d’euros et le Danemark, avec un excédent net de 724 millions d’euros. Parmi les pays ayant réglé la facture la plus lourde, Eurostat relève l’Irlande (35,7 milliards de pertes pour l’Etat), l’Allemagne (16,5) et le Royaume-Uni (15,0).
Toutes les banques françaises ont depuis remboursé les apports de l’Etat. En France, l’Etat avait créé, fin 2008, une structure pour permettre aux banques d’emprunter sur les marchés (SFEF) et une autre (SPPE) pour prendre des participations dans le capital des établissements ou renforcer temporairement leurs fonds propres.
Source afp oct11
Georges Ugueux a relevé sur son blog quant à lui une douzaine de contre-vérités lors de la dernière intervention du Chef de l’Etat Français :
- La dette de la Grèce n’est pas passée de 240 à 120 milliards d’euros, mais de 340 à 330 milliards d’euros. L’amélioration de 100 milliards de la dette grecque est une fiction. Il s’agit d’un echange d’obligations grecques.
- Il n’y a pas d’effacement de la dette grecque, mais un effort des banques correspondant à 16 milliards d’euros, soit 50 % de leurs encours.
- Les banques n’ont jamais eu 200 milliards d’obligations grecques mais 32 et, si l’on ajoute les 49 milliards des banques grecques qui seront nationalisées, un total de 81. Les banques grecques ne participent pas a l’effort commun : ce serait provoquer leur faillite.
- L’euro ne risquait pas d’exploser mercredi soir, la Grèce risquait le défaut de paiement. Il ne faut pas confonfre la devise et l’endettement.
- Cela n’a pas coûté 100 milliards aux banques, mais 16 milliards, non pas par un abandon de créances, mais par un étalement de la dette sur une période de 30 ans.
- Il n’y a aucune connexion entre cette crise de l’endettement public et celle de la finance en 2008. Ici, les responsables sont politiques. On se demande pourquoi les sacrifices des banques ne sont pas étendus au secteur public qui détient, lui, environ 160 milliards de la dette grecque.
- Les banques françaises ne sont pas les plus fortes d’Europe : leur notation a baissé récemment et leur fragilité est préoccupante.
- La France n’est pas le seul pays au monde qui ait eu des revenus de ses avances lors de la crise : c’est le cas de la plupart des pays prêteurs, et principalement des Etats-Unis.
- Toutes les interventions de la France n’ont pas encore été restituées : l’Etat Francais a investi (sans droit de vote) dans la BNP Paribas à hauteur de 17 % de son capital et est toujours actionnaire.
- Le système de sécurité sociale en France ne peut garantir les paiements des avantages sociaux à la population : il a besoin de contributions budgétaires chaque année.
- La hausse du montant du FESF ne se fait pas sans une contribution des Etats membres puisqu’ils garantissent les emprunts. Dans ce contexte, le quota de la France atteindrait 200 milliards qui alourdiront l’endettement de la France.
- Le président chinois Hu Jin Tao n’a pas appelé Nicolas Sarkozy pour exprimer son désir de participer au FESF. C’est le Président Sarkozy qui a sollicité l’intervention de la Chine.
Le Graphique du Jour : Le visuel du plan Européen
Le Graphique du Jour : Le visuel du plan Européen
Un participant au sommet de la zone euro qui s’est tenu mercredi a refilé le shéma ci-dessous à l’agence Reuters.
Il s’agit d’un croquis qui dépeint le plan de sauvetage dans toute sa «simplicité».
L’élément qui manque dans ce dessin est le financement du plan. C’était l’élément manquant hier. Ce l’est encore aujourd’hui.

SOURCE ET REMERCIEMENTS :LE BLOG DE RICHARD DUFOUR
http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/dufour/2011/10/28/le-visuel-du-plan/
EN LIEN SUR LE BLOG DE FELIX SALMON
http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2011/10/27/chart-of-the-day-euro-bailout-edition/
Chinamerica :L’enfer du “crédit au noir” par Richard Dupaul
Chinamerica : L’enfer du “crédit au noir” par Richard Dupaul
La Chine a demandé hier aux banques appartenant à l’Etat d’augmenter leurs prêts aux petites entreprises face aux risques d’une explosion des financements privés pouvant conduire à une vague de faillites. Les établissements doivent s’assurer que la croissance des prêts aux soit équivalente à l’augmentation des crédits en général et «renforcer leur soutien» aux entrepreneurs empruntant moins de 560.000 euros. Les banques doivent aussi «réguler les coûts des emprunts
Des centaines de gens d’affaires qui fuient sans payer leurs dettes. La Chine est secouée par un scandale financier gênant et inquiétant. Le crédit au noir. C’est le sujet économique de l’heure en Chine.


source Wall Street Journal
Depuis peu, les PME de Wenzhou – ville industrielle située au sud de la Chine – font la une de la presse locale en raison des ravages du «crédit non autorisé».
Quelque 200 chefs d’entreprise auraient fui la ville depuis avril, incapables d’honorer leurs dettes et au bord de la faillite. Certains, dont au moins deux cas confirmés, sont allés jusqu’à se suicider. Des médias étrangers parlent de véritable panique.
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Macroéconomie/L’analyse fondamentale et technique de Maitre Dupilon – CAC40 et US : Ah ! C ‘est beau l’ espoir…….
Macroéconomie/L’analyse fondamentale et technique de Maitre Dupilon – CAC40 et US : Ah ! C ‘est beau l’ espoir…….
Un agenda fort chargé en cette fin de semaine m’ empêche de rédiger la chronique hebdo durant ce week-end de Toussaint . Afin d’ assurer un suivi à minima consécutif aux différents accords financiers issus des multiples sommets européens , voici donc un cliché instantané des indices à 24 h de la cloture hebdomadaire .
Globalement , ces accords hyper médiatisés , célébrés comme la Victoire du Bien sur le Mal ne sont jamais qu’ un énième emplâtre sur une jambe de bois , et ne réglent en rien la problématique de la dette globalisée , tant publique que privée . On continue à soigner les junkies en augmentant le dosage de la Dope , en espèrant qu’ un jour celui ci soit définitivement immunisé contre son addiction . Le but est clair , on gagne du temps , du temps et encore du temps nécessaire à l’ effacement progressif des actifs toxiques dissimulés au sein des principales institutions financières . La charge de cette dette privée devenue publique étant plus que jamais à charge des milliards de contribuables / consommateurs de cette planète .
Peuêtre , un jour , dans une cinquantaine d’ années , la mécanique sera intégralement réparée , si le système n’ a pas implosé dans les 3 prochaines années …….t-

Rebond du marché : L’ espoir fait vivre …..
Ces fameux accords européens obtenus à l’ arraché ont provoqué un rebond majesteux des indices mondiaux , en particulier du Cac40 dont la composante financière a boosté l’ envolée ce jeudi . Les objectifs initiaux , basés sur la M50 hebdo du SP500 vers 1250-1260 , ont été largement dépassés , et nul doute que Wall Street charchera à capitaliser sur cette avance , afin d’ assurer au mieux une fin d’ année positive et la distribution des bonus annuels . C ‘est un élément que j’ ai déja souligné à plusieurs reprises , et qui doit impérativement intégré à la logique actuelle . Ce n ‘est pas parce que le système est en proie aux déséquilibres que les élites vont renoncer à leurs prérogatives .
Techniquement , cette chevauchée fantastique confirme la forte probabilité d’ un trimestre positif destiné à neutraliser momentanément l’ impact de l’ effondrement de la période estivale . La maison brûle , mais la façade est préservée …..
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Immobilier USA: promesse de vente de logements en baisse
USA: promesse de vente de logements en baisse
Les promesses de vente de logements aux Etats-Unis ont reculé pour le troisième mois consécutif en septembre. En données corrigées des variations saisonnières, elles ont chuté de 4,6% par rapport au mois précédent, soit une baisse beaucoup plus forte que ne le pensaient les analystes (-0,9%). L’activité sur le marché immobilier, même si elle s’est redressée par rapport au point bas atteint à la mi-2010, reste encore très loin des souhaits des professionnels du secteur.
USA: inscriptions au chômage stable
USA: inscriptions au chômage stable
Les nouvelles inscriptions au chômage sont restées quasi stables aux Etats-Unis lors de la troisième semaine d’octobre. En données corrigées des variations saisonnières, le département du Travail a estimé à 402.000 les demandes d’allocations chômage du 16 au 22 octobre, contre 404.000 (chiffre révisé) la semaine précédente.
Le gouvernement a estimé hier à 2,5% en rythme annuel la croissance lors du troisième trimestre, une progression de l’activité insuffisante pour relancer l’embauche dans le pays. Et le taux de chômage se maintient entre 9,0% et 9,2% depuis avril. Pour tenter de le faire baisser, la Banque centrale (Fed) discute de mesures d’aide à l’économie, dont elle devrait encore débattre lors de sa prochaine réunion de politique monétaire.
Les chiffres du PIB publiés jeudi aux États-Unis témoignent d’une nette amélioration de la croissance américaine
Les chiffres du PIB publiés jeudi aux États-Unis témoignent d’une nette amélioration de la croissance américaine et laissent présager un renforcement de la reprise, prélude indispensable à une baisse du chômage de masse qui frappe le pays.
Selon la première estimation du département du Commerce, le produit intérieur américain a progressé au troisième trimestre de 2,5% en rythme annualisé par rapport au deuxième.
Le chiffre du gouvernement traduit une nette amélioration par rapport au printemps qui avait vu la croissance remonter à 1,3% après sa chute à 0,4% relevée au premier trimestre.La période juillet-septembre apparaît comme le meilleur trimestre de l’économie américaine depuis l’été 2010. Selon le ministère, la croissance a été portée par l’accélération de la consommation des ménages et de l’investissement privé hors logement, dont la progression conjuguée à apporté 3,3 points de hausse au PIB du pays.
Le principal frein à l’amélioration du produit intérieur brut a été le ralentissement, très fort, de la hausse des stocks des entreprises, qui a fait perdre 1,1 point de croissance.

Source Wall Street Journal
Pour Peter Newland, économiste de Barclays Capital la forte variation des stocks de l’été est «signe que les entreprises ont répondu rapidement à la faiblesse de la demande intérieure au premier semestre, et il est peu probable que ce ralentissement de la production emmagasinée se répète au quatrième trimestre». Il y a a donc là un fort relais de croissance potentiel, d’autant que, selon les chiffres du ministère, la hausse de la demande intérieure s’est accélérée pendant l’été, en dépit des enquêtes témoignant de la baisse du moral des ménages et des entreprises.
«Les chiffres du PIB sont solides et, s’ils n’ont rien de spectaculaires, ils apaisent les craintes d’un retour à la récession», estime Augustine Faucher, de Moody’s Analytics.
Pour M. Newland, il y a «plusieurs raisons» de croire que la croissance va continuer de s’améliorer au quatrième trimestre: bien qu’encore faible, la consommation des ménages gagne de l’élan et la grosse marge de trésorerie dont disposent les entreprises devraient les inciter à continuer d’investir fortement. Les analystes de RDQ Economics estiment que la croissance est partie pour s’approcher des 3,0% pendant l’automne. Macroeconomic Advisers la prévoit pour l’instant à 2,7%. Beaucoup moins optimiste, Nigel Gault, du cabinet IHS Global Insight a cependant revu en forte hausse son pronostic pour le trimestre en cours sur la base des chiffres du ministère. Selon lui, elle devrait tourner aux alentours de 2%.
source afp oct11
Le déclin inexorable des caisses d’épargne espagnoles
Le déclin inexorable des caisses d’épargne espagnoles
Dans d’autres régions d’Espagne, le parfum de scandale touche bien des caisses d’épargne en faillite ou en passe de l’être
La quarantaine opulente, Maria Dolores Amoros est devenue un des symboles du pouvoir financier honni. La semaine dernière, la Banque d’Espagne a «remercié» celle qui était directrice générale de la CAM, la Caja del Mediterraneo, une grosse caisse d’épargne basée à Valence. Et pour cause: entre janvier et juin, Maria Dolores Amoros a contribué au déclin inexorable de la CAM, qui allait être mise sous embargo, après avoir enregistré des pertes de 1,1 milliard d’euros; dans le même temps, la directrice générale n’a pas hésité à s’attribuer une rente viagère annuelle de 370 000 euros.


Situation désastreuse
Dans d’autres régions d’Espagne, le parfum de scandale touche bien des caisses d’épargne en faillite ou en passe de l’être: José Luis Mendez, patron de Caixa Galicia pendant trois décennies, a obtenu des fonds de pension à hauteur de 16,5 millions d’euros; José Luis Pego, un directeur général d’une autre caisse galicienne, Caixa Nova, a décroché une préretraite assortie d’une assurance viagère de 10,8 millions d’euros. Dans les villes de Galice, région du nord-ouest, des affiches contestataires ont été collées dans les rues: on y voit les portraits de banquiers régionaux, tels Mendez ou Pego, sous l’inscription «se busca» («on recherche»), accompagnée des sommes millionnaires dont ils auraient bénéficié, comme s’il s’agissait de criminels.
En Espagne, pays menacé par la récession et dans le collimateur des marchés financiers, le scandale des caisses d’épargne fait rage. Les milieux financiers, tout comme la Banque d’Espagne, reconnaissent que, pendant des années, ces entités ont été gérées «de façon clientéliste, opaque, et le plus souvent mal». Or, les médias révèlent aujourd’hui qu’il y a plus grave.
Et le quotidien économique Cinco Dias assure que les cas connus ne sont que la partie émergée de l’iceberg. «Pendant des années, on a fermé les yeux, souligne un chroniqueur du journal. Les membres des conseils d’administration, grassement rémunérés, ne pipaient mot quant aux privilèges que s’arrogeaient les hauts dirigeants. L’opinion publique voyait encore les caisses d’épargne dans leur dimension sociale, sans s’imaginer qu’elles étaient le théâtre de l’impunité et de la collusion avec le pouvoir politique régional.»
En parallèle, ces mêmes entités recevaient de considérables aides de l’Etat pour sortir de leur désastreuse situation financière. Santos Julia, commentateur réputé, fustige des entités qui ont jusqu’ici été des fortins où «une oligarchie politico-économico-financière pouvait agir à son aise, sans être gênée par personne».
A l’instar de la CAM, qui a par exemple financé la pharaonique «Cité des arts et des sciences» – une des vitrines de Valence –, personne n’a pu avoir accès aux comptes de ces caisses d’épargne, et donc connaître l’étendue de leurs dettes et la «toxicité» de leurs actifs financiers.
Mauvaise réputation
Ces jours-ci, les agences de notation Fitch et S & P ont fait savoir que la mauvaise réputation de ces caisses contribuait à la baisse de la notation de l’Espagne. A la faveur des scandales en cascades, des dirigeants ont été mis à la rue. «Ce n’est pas suffisant, dit le professeur de droit Abel Veiga. Il faut épurer les responsabilités jusqu’au bout.»
Par François Musseau madrid/le temps oct11
L’Edito du Jeudi 27 Octobre 2011 : Après les solutions avortées, un accouchement difficile, le bébé sera fragile par Bruno Bertez
L’Edito du Jeudi 27 Octobre 2011 : Après les solutions avortées, un accouchement difficile, le bébé sera fragile par Bruno Bertez
Dans la nuit de mercredi 26 à jeudi 27, les leaders européens ont élaboré un communiqué qui présente un accord sur les solutions aux problèmes de la dette grecque.
Cet accord s’articule autour de trois points:
- Un haircut de 50% sur la dette grecque
- Une demande de recapitalisation des banques européennes
- Une augmentation de la puissance d’intervention de l’EFSF à hauteur de 1 trillion.

Les modalités et l’extension de la réduction du fardeau de la dette grecque restent volontairement floues car il est évident que seule une partie de la dette est réduite, la dette détenue par la BCE, le FMI etc. ne l’est certainement pas. Par ailleurs, les banques et institutions grecques qui subissent la perte provoquée par le haircut vont devoir être recapitalisées par l’Etat, ce qui va réduire le bénéfice réel du haircut. Les estimations raisonnables de l’impact réel de l’accord du 27 vont d’une baisse de 19% à 28% du fardeau de la dette grecque, au lieu des 50% mis en avant.

La question de savoir si cet abandon partiel de créances va constituer un credit-event susceptible de déclencher le jeu des CDS est en suspens. Barclays, membre de l’ISDA, affirmait que « oui » il y a quelques jours, mais toutes les interprétations sont possibles, n’est-ce pas, dans un monde où le droit des contrats n’est plus ce qu’il était.

source Wall Street Journal
L’augmentation de la puissance de feu de l’EFSF est dans la partie basse espérée, on donnait une fourchette entre 1 et 2 trillions. Les modalités ne sont visiblement pas définies, on parle d’un mixte de deux options, l’option assurance qui garantit aux acquéreurs la prise en charge des 20% de première perte sur les bonds souverains européens et l’option SIV, Special Purpose Vehicule, véhicule semblable à ceux qui ont causé la crise des subprimes de 2008. Des pays comme la Chine pourraient contribuer à ce SIV. Le Français Sarkozy va se rendre en Chine et essayer de persuader Hu Jintao de participer. La finalisation pourrait intervenir en Novembre.

source Wall Street Journal
Sur la question des fonds propres des banques, on dit qu’elles vont devoir lever 106 milliards d’euros d’ici juin 2012.
source Financial Times
Les besoins des banques françaises ne seraient guère supérieurs à 8,8 milliards. Elles ont fait savoir qu’elles se débrouilleraient seules, sans aide publique. Les commentaires officiels au sortir de l’accord ont été très positifs, voire laudatifs, cela paraît normal, comme l’a dit l’un d’eux. ” Le monde avait les yeux braqués sur nous”.

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La fuite de capitaux d’Italie par Hans-Werner Sinn
La fuite de capitaux d’Italie par Hans-Werner Sinn
Au mois d’aout, la crise européenne de balance des paiements s’est déplacée au-delà de la périphérie de la zone euro pour commencer à secouer l’Italie. Les spreads de taux d’intérêt sur les obligations d’Etat italiennes ont commencé à s’élever, l’administration du premier ministre Silvio Berlusconi a pris suffisamment peur que pour mettre en oeuvre un programme d’austérité et la Banque Centrale Européenne est venue à l’aide en apportant davantage de liquidité.

La BCE a ordonné aux banques centrales de tous les pays membres de la zone euro d’acheter d’énormes quantités d’obligations d’Etat italiennes durant la crise. Bien que les banques centrales nationales n’aient pas révélé le montant de leurs achats, le stock total d’achats d’obligations d’Etat est passé de 74 milliards d’euros (102 milliards de dollars) le 4 aout à 165 milliards d’euros ce mois-ci. La plus grande partie de cette augmentation provient sans doute de l’achat d’obligations italiennes.
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Nicolas Doze/BFM – Hausse de la TVA et dictature mondialiste
Nicolas Doze/BFM – Hausse de la TVA et dictature mondialiste
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28/10/2011 Publié par The Wolf | BFM, Commentaire de Marché | Nicolas Doze | Laisser un commentaire