La production industrielle chute en novembre au Japon
La production industrielle chute en novembre au Japon
La production industrielle a reculé plus que prévu en novembre au Japon sous le coup des perturbations de la chaîne d’approvisionnement liées aux inondations en Thaïlande, mais un rebond est anticipé en décembre et janvier. Toutefois, les usines pourraient au mieux rattraper le terrain perdu dans les prochains mois, le ralentissement économique mondial et la crise de la dette en Europe pesant sur la demande hors de l’archipel.

La production industrielle s’est contractée de 2,6% le mois dernier, largement plus que la baisse de 0,8% anticipée, selon la prévision médiane du marché, et effaçant de fait la hausse de 2,2% d’octobre, selon les données publiées mercredi par le gouvernement.
Bon nombre de groupes japonais d’électronique et d’automobile ont des usines en Thaïlande ou dépendent de pièces détachées fabriquées dans ce pays. La production d’équipements d’information et de communication a ainsi chuté de près d’un quart, tandis que la production de voitures et autres moyens de transport a reculé de 9,5%. Les industriels interrogés par le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie s’attendent à un rebond de 4,8% de la production en décembre, conduisant ainsi à une stagnation sur le quatrième trimestre calendaire comparé au troisième. Les entreprises japonaises anticipent une nouvelle hausse de 3,4% en janvier, mais les économistes estiment que les industriels tendent à se montrer trop optimistes dans leurs prévisions, soulignant que l’économie nippone peinera à repartir de l’avant après un dernier trimestre 2011 aussi faible.
source reuters dec11
Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements
Matières premières : la Chine cherche à sécuriser au maximum ses approvisionnements
La Chine sera la première à exploiter le pétrole afghan
La China National Petroleum Corp s’est engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie.
La compagnie publique chinoise CNPC a remporté le premier appel d’offres du gouvernement afghan dans le secteur pétrolier. Le contrat a été signé ce mercredi 28 décembre 2011.

Trois autres sociétés avaient répondu à l’appel d’offres du gouvernement afghan mais à part le géant américain Schlumberger, il s’agissait d’opérateurs très mineurs, une compagnie pakistanaise, Shahzad International, et une petite compagnie britannique, Tethys Petroleum, incapables de concurrencer l’offre chinoise. La China National Petroleum Corp, s’est en effet engagée non seulement à payer des royalties de 15%, à laisser jusqu’à 70% des profits au gouvernement afghan, soit, selon les estimations de Kaboul, 5 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Mais elle construira aussi de toutes pièces une raffinerie. La fourniture de carburant et de bitume est en effet cruciale en Afghanistan, qui doit pour l’instant importer pratiquement tous les produits raffinés dont il a besoin, ce qui provoque des flambées des prix alimentaires lorsque les transports routiers sont bloqués par une pénurie de carburant. Et cela se produit régulièrement lorsque la frontière iranienne est fermée.
Avec la fourniture d’infrastructures incluses dans les contrats d’exploitation des ressources naturelles, la Chine réédite ce qu’elle a souvent fait en Afrique, et ce qu’elle a commencé à faire en Afghanistan il y a quatre ans, lorsqu’elle a remporté le méga-gisement de cuivre d’Aïnak, au sud de Kaboul, en promettant une centrale électrique et une voie de chemins de fer.
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Mexique – La Guerre contre les cartels de la drogue fait rage
Mexique – La Guerre contre les cartels de la drogue fait rage
Des dizaines de milliers d’habitants ont abandonné … Ciudad Juarez, une ville ravagée par la violence liée à la drogue au Mexique. Bien que les chiffres officiels varient, la ville ce mois-ci risque de dépasser les 10 000 homicides cumulés au cours des quatre dernières années. C’est plus que les pertes civiles en Afghanistan à la même période et le double du nombre de soldats américains tués pour l’ensemble de la guerre en Irak. Le problème est extrême à Ciudad Juarez mais la corruption profonde au sein des forces de sécurité mexicaines est un problème à travers tout le Mexique
Brésil : Une croissance à crédit fragilisée par un service à la dette boosté par l’inflation
Brésil : Une consommation à crédit fragilisée par un service à la dette boosté par l’inflation
L’Europe en marche à reculons : La Croatie… L’autre Grèce?
L’Europe en marche à reculons : La Croatie… L’autre Grèce?
Merry Xmas Everybody!!!!

La Croatie est destinée à devenir la prochaine Grèce, affirme le Washington Times en 10 points :
1) Pendant des années, la classe dirigeante de Zagreb a pillé l’économie croate. Plus de 1 milliard de dollars ont été détournés ou volés. Des accords de privatisation opaques ont enrichi une oligarchie en lien avec le parti au pouvoir, le HDZ (le Parti Démocratique Croate). La corruption est très répandue.
2) Il n’y a pas de réelle liberté d’expression et le régime en place harcèle les journalistes indépendants et élimine toute critique. Les juges sont fréquemment de mèche avec les politiques. Les droits de la propriété sont constamment bafoués. Plus de 1 million de litiges attendent d’être jugés, sur une population d’ environ 4 millions d’habitants.
3) Le taux de chômage atteint 20%, et presque 40% pour les jeunes. La croissance est anémique.
4) Le HDZ a mené une politique de dépenses et d’emprunts qui a fait exploser la dette nationale, et la dette par habitant de la Croatie est l’une des plus importantes d’Europe. Pour y remédier, le gouvernement a refusé de revoir ses dépenses, il a seulement augmenté les impôts, notamment sur les entreprises étrangères. Le résultat ne s’est pas fait attendre : les capitaux étrangers ont fui, parachevant la sclérose économique, et annulant la création d’emploi.
5) La Banque Centrale de Croatie estime que compte tenu de l’importance de son endettement, le pays est au bord de la faillite.
6) On assiste à une véritable fuite des cerveaux, et les jeunes gens diplômés et formés quittent le pays.
7) L’UE a accepté que la Croatie devienne l’un de ses membres, et le gouvernement estime que cette adhésion est la panacée à tous les maux du pays. Mais pour le journal, cette adhésion va surtout amoindrir la souveraineté du pays et son indépendance économique. La pêche et l’agriculture croates seront décimées. Les réserves naturelles de pétrole et de gaz naturel dans la Mer Adriatique seront récupérées par Bruxelles. Les exportations de vin seront affaiblies, et la politique fiscale, totalement dictée par les eurocrates. La Croatie sera transformée en vassal politique de Bruxelles.
8) Pour les Américains et les Européens, cette perspective n’est guère meilleure. La Croatie, comme la Grèce, nécessitera de constantes remises à flot, et elle a déjà coûté plus de 1 milliard de dollars d’aides aux contribuables américains et européens. Mais cet argent n’a pas été employé pour lutter contre la corruption, et il a été mal utilisé, voire détourné. La raison pour laquelle la classe politique de Zagreb souhaite l’adhésion à l’UE, c’est parce que celle-ci a promis un cadeau d’entrée de 4 milliards d’euro dont ces politiciens voudraient bien s’emparer.
9) La coalition d’opposition formée de Sociaux Démocrates et des Communistes ne promet rien de meilleur que le HDZ : l’adhésion à l’UE, des impôts élevés, des réglementations étouffantes, et des dépenses publiques importantes, la corruption en moins. Mais sa gestion des quelques petites villes où elle a déjà été élue semble indiquer qu’il ne faudra pas non plus compter sur ce dernier point.
10) Pour le Washington Times, l’alternative à choisir, c’est celle proposée par Natasha Srdoc, du parti « 21ème siècle ». Elle veut engager le pays dans des réductions de dépenses, une remise à l’équilibre du budget et l’épanouissement de l’économie privée. Elle veut lutter contre la corruption, et c’est une eurosceptique. Mais le HDZ l’a désignée comme « une ennemie de l’Etat », et quelques membres de son parti ont été intimidés par le HDZ et des partisans de la gauche.
« Après avoir remporté la guerre pour son indépendance nationale contre la Yougoslavie dominée par les Serbes, la Croatie est sur le point de morceler sa souveraineté conquise de haute lutte. Rejoindre l’UE est une erreur fatale. Demandez seulement aux Grecs ce qu’ils en pensent », conclut le journal.
Source:The Washington Times/Express.be dec11
The French Touch : La dette publique se réduit à 85,3 % du PIB au 3e trimestre
The French Touch : La dette publique se réduit à 85,3 % du PIB au 3e trimestre
La dette publique de la France a diminué de 3,6 milliards d’euros au troisième trimestre, pour atteindre 1 688,9 milliards fin septembre, soit approximativement 85,3 % du PIB, selon les statistiques publiées mercredi 28 décembre par l’Insee. Ce ratio dette/PIB est en baisse de 0,9 point par rapport au trimestre précédent : fin juin, la dette avait grimpé jusqu’à 86,2 % de PIB, contre 84,5 % au premier trimestre.
EN RAPPEL : HORLOGE DE LA DETTE FRANCAISE

Mais si la dette a légèrement décru au troisième trimestre, c’est parce que Bercy a réalisé, comme chaque année, une grande partie de son programme d’émission de dette au premier semestre, générant une forte trésorerie à fin juin, expliquent Les Echos. La dette s’est donc mécaniquement réduite au 3e trimestre, moins cependant que ne l’espérait le gouvernement.
PIC DE LA DETTE ATTENDU EN 2012
La dette se situe en effet à un niveau légèrement supérieur à celui prévu par le gouvernement fin 2011, soit 84,9 % de PIB. Surtout, prévoient Les Echos, “elle va continuer de grimper l’année prochaine pour atteindre, selon la prévision de Bercy, 88,3 % de PIB, puis 88,2 % en 2013″. Et encore : ces projections supposent que le déficit soit ramené à 4,5 % de PIB en 2012 puis à 3 % en 2013, et tablent sur une croissance de 1 % l’année prochaine et de 2 % en 2013. “Autant d’objectifs qui seront très difficiles à atteindre”, constate le quotidien.
Le gouvernement prévoit que le niveau de la dette commencera à décroître en 2013. Une actualisation récente de la trajectoire des finances publiques prévoit une dette à 87,1 % à la fin de 2014, 84,9 % à la fin de 2015 et 81,8 % à la fin de 2016. Ces chiffres prennent en compte le soutien financier aux pays de la zone euro en difficulté.
Selon les chiffres de l’Insee, la dette de l’Etat a quant à elle diminué de 8,4 milliards d’euros sur la période, pour s’élever à 1 330,7 milliards. Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (194,6 milliards fin septembre) des administrations publiques locales (152,9 milliards) et des organismes divers d’administrations centrales (10,8 milliards).
La dette nette des administrations publiques s’élève à 1 555,3 milliards d’euros à la fin de septembre, soit approximativement 78,6 % du PIB, contre 77,8 % à la fin de juin, en progression de 27,4 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee.
source reuters dec11
Dette: l’Italie obtient un répit lors d’une émission obligataire test
Dette: l’Italie obtient un répit lors d’une émission obligataire test
L’Italie a émis 9 milliards d’euros de bons à échéance juin 2012, avec un rendement brut en forte baisse, à 3,251%. Les obligations à deux ans ont été émises avec un taux de 4,853%, pour un montant de 1,7 milliard.

L’Italie a émis ce mercredi matin de la dette à six mois avec un rendement brut en forte baisse, à 3,251%, contre un taux de 6,504% lors d’une opération similaire le 25 novembre. Une émission à deux ans était aussi programmée: elle a rencontré une demande pour 1,733 milliard d’euros d’obligations, contre un objectif de 1,5 à 2,5 milliard, avec un rendement de 4,853% contre 7,8% précédemment. Les soumissions de l’adjudication de mercredi ont atteint 15,216 milliards d’euros pour cette opération, la demande ayant représenté 1,69 fois l’offre, contre un ratio de couverture d’environ 1,5 fin novembre.
Il s’agit de la première adjudication italienne depuis l’injection par la BCE de 490 milliards d’euros de prêts à trois ans aux banques de la zone euro le 21 décembre, une mesure sans précédent destinée à contrer un possible tarissement du crédit.
→ Une fois l’émission opérée, les taux obligataires de l’Italie se détendaient fortement: vers 11H45, le rendement des obligations italiennes à 10 ans reculait à 6,732% contre 6,943% la veille. Ce taux avait même dépassé brièvement les 7% mardi, un seuil jugé insoutenable dans la durée par les experts. Les taux à cinq ans repassaient pour leur part sous les 6%, à 5,998% contre 6,341%. Par ailleurs, le taux belge est passé de nouveau sous les 4% alors que le taux espagnol a baissé vers les 5%.

→ Ce jeudi, Rome procèdera à une autre adjudication à valeur de test, avec l’émission de 8,5 milliards d’euros de dette à des échéances allant jusqu’à dix ans. Certains investisseurs redoutent que Rome peine à vendre son papier jeudi du fait du peu de liquidité disponible sur le marché et de la dépendance du pays aux investisseurs étrangers pour les emprunts de long terme.
Une bonne nouvelle
L’injection de liquidités bon marché par la Banque centrale européenne (BCE) et le nouveau plan d’austérité du pays semblent accorder à Rome un répit bienvenu, mais les analystes soulignent que les tensions sur les marchés pourraient rapidement revenir à la charge, en particulier lors de l’adjudication test de jeudi.
Pour rappel, le parlement italien a entériné avant Noël le plan d’austérité d’urgence du nouveau gouvernement destiné à restaurer la confiance des marchés.
Pour cet expert, “il sera fondamental de voir le résultat” de l’adjudication jeudi de 5 à 8 milliards d’euros d’obligations à 3, 9 et 10 ans, pour comprendre “si les investisseurs reprennent un peu confiance sur le long terme”.
La faiblesse des volumes de transactions et un regain de scepticisme des marchés à l’égard de l’Italie et de sa colossale dette (1.900 milliards d’euros, 120% du PIB) avaient fait craindre une poussée de fièvre des taux italiens mercredi.
Avant le remplacement de Silvio Berlusconi par le technocrate Mario Monti le 16 novembre, les taux à 10 ans avaient dépassé pendant plusieurs jours les 7%, un niveau insoutenable faisant redouter un défaut de paiement de l’Etat italien.
Selon le Corriere della Sera, l’Italie devra refinancer sa dette à hauteur de 450 milliards d’euros en 2012, dont la moitié dans les quatre premiers mois de l’année, un véritable défi. Pour Ugo Bertone, analyste renommé du site financier italien firstonline.info, “le premier trimestre de 2012 sera décisif pour la survie de l’euro car une grande bataille sera menée sur le front des obligations italiennes”. M. de Felice, de Intesa, a estimé que “janvier sera le mois de la vérité avec des émissions pour 53 milliards d’euros”.
Selon les spécialistes, la remontée des taux italiens ces derniers jours reflète des inquiétudes quant à l’impact récessif du plan anti-crise de M. Monti adopté avant Noël. L’Italie s’attend à une contraction de 0,4% de son PIB en 2012, alors qu’elle a déjà un pied dans la récession (-0,2% au troisième trimestre).
M. Monti voudrait notamment libéraliser des secteurs comme les taxis et pharmacies et assouplir la législation du marché du travail, mais il a dû freiner du fait d’une levée de boucliers des associations de catégorie et des syndicats.
Pour réduire d’un seul coup la dette de 100 à 150 milliards d’euros, le gouvernement envisage aussi de vendre des biens immobiliers de prestige et des participations dans des entreprises publiques.
source afp/reuters dec11
La France n’a toujours pas compris par Martin Feldstein
La France n’a toujours pas compris par Martin Feldstein
Le gouvernement français semble décidément ne pas avoir compris les implications réelles de l’euro, monnaie unique partagée par la France avec 16 autres pays de l’Union européenne.

Les responsables français réagissent désormais à la perspective d’une dégradation de leur notation de crédit en s’en prenant à la Grande-Bretagne. Le dirigeant de la Banque centrale, Christian Noyer, a fait valoir que les agences de notation feraient bien de commencer par dégrader la note britannique. Le ministre des Finances, François Baroin, a récemment déclaré qu’il était « préférable d’être Français plutôt que Britannique en termes économiques. » Le Premier ministre français lui-même, François Fillon, a fait remarquer que la Grande-Bretagne présentait une dette plus élevée et des déficits plus conséquents que la France.
Ces dirigeants français ne semblent pas reconnaître l’importance du fait que la Grande-Bretagne se situe en dehors de la zone euro, et dispose ainsi de sa propre monnaie, ce qui signifie que le risque de défaut de la Grande-Bretagne sur sa propre dette est inexistant. Lorsque les intérêts et le principal sur la dette du gouvernement britannique seront exigibles, ce même gouvernement pourra toujours émettre davantage de devises afin de répondre à ces obligations. En revanche, le gouvernement français et la Banque de France de sont pas en mesure d’émettre d’euros.
Si les investisseurs refusent de financer le déficit budgétaire français – c’est-à-dire si la France ne parvient pas à emprunter pour financer ce déficit – la France se retrouvera nécessairement en défaut. C’est la raison pour laquelle le marché considère les obligations françaises comme plus risquées, et exige des taux d’intérêt plus élevés, même si le déficit budgétaire français représente 5,8% du PIB, contre 8,8% pour la Grande-Bretagne.
PLUS DE FELSTEIN EN SUIVANT :
Les Etats membres poursuivent la Commission Européenne en justice parce qu’elle veut augmenter les salaires des eurocrates
Les Etats membres poursuivent la Commission Européenne en justice parce qu’elle veut augmenter les salaires des eurocrates
Le Telegraph rapporte que les gouvernements de Grande-Bretagne, de France et d’Allemagne, entre autres, ont demandé que les « détériorations rapides et aigües de la situation économique et sociale » motivent un gel des rétributions des officiels de l’UE. Ceux-ci devraient en effet obtenir des augmentations de salaire nettes de 1,7% par an, alors que l’institution force les différents pays à adopter des mesures d’austérité dans plusieurs pays de la zone euro qui aboutissent à des baisses de pouvoir d’achat pour les citoyens de ces pays. En outre, la commission propose de réduire les contributions des eurocrates pour la retraite de 0,6%, alors que les pensions de retraite qu’ils reçoivent sont de l’ordre de 70.000 euros annuels…
EN LIEN : La bataille des euro-fonctionnaires pour l’augmentation de leurs salaires
« Etant donné que la situation économique dans l’UE est toujours de toute évidence très grave, et que les gouvernements nationaux dans toute l’Europe prennent des décisions difficiles pour contrôler les salaires et les pensions de leurs propres fonctionnaires, les institutions de l’UE ne peuvent plus être à l’abri d’avoir à opérer des économies similaires sur les salaires de leurs propres employés », a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.
Mais la Commission, qui fixe les conditions salariales, a refusé, estimant que la situation n’était pas difficile partout, et que celle des pays comme la France, les Pays-Bas, ou l’Allemagne, ne justifiait pas un blocage des salaires pour les eurocrates. « Il n’y a pas fondement pour suspendre l’ajustement salarial annuel, parce que même si, bien sûr, nous traversons une grave crise, la méthode utilisée pour calculer l’ajustement a fourni exactement ce qu’elle devait : un ajustement salarial qui reflète ce que les Etats membres versent à leurs propres fonctionnaires », a expliqué un porte-parole de la Commission. La commission explique qu’elle a d’ailleurs mis en place un plan de réduction des dépenses qui devrait permettre d’économiser plus de un milliard d’euros, mais les gouvernements nationaux ne sont pas du tout convaincus de sa crédibilité. En outre, ils reprochent également à la commission d’avoir refusé de revoir un système de retraite qui coûtera 1,5 milliard d’euros aux contribuables européens en 2013.
Le Conseil de l’UE, qui représente les gouvernements nationaux, a donc décidé de soumettre ce dossier devant la Cour Européenne de justice pour bloquer ce projet d’augmentation de salaire. En 2010, il s’était déjà opposé à l’UE pour le même motif et il avait déjà sollicité une décision de la Cour Européenne de Justice, mais il n’avait pas obtenu gain de cause.
source The Telegraph/Express.be dec11






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Comment qualifier la Bourse en 2011?
Comment qualifier la Bourse en 2011?
Une volatilité record en 2011 pour les secteurs boursiers, un marché sans tendances stables et les titres défensifs, tout comme en 2000, ont volé la vedette aux secteurs traditionnels. Après 2 ans de hausse des marchés, l’année 2011 aura été celle d’un marché baissier d’amplitude moyenne.
Forte volatilité
Selon Bloomberg, les actions ont été deux fois plus volatiles que la moyenne des 50 dernières années.
Source Wall Street Journal
Les titres défensifs se sont bien comportés comme le témoignent nos portefeuilles dividendes canadiens ou américains. Toutefois, ce n’est pas le cas pour 80% des titres qui ont décliné beaucoup plus que les indices généraux. Un marché sans tendance stable qui a crée des maux de tête à tous les gestionnaires y compris chez Orientation Finance ainsi que les investisseurs qui gèrent en fonction des stratégies fondamentales.
Les secteurs cycliques que sont les matériaux et l’énergie ont sous-performé, malgré la hausse des profits de ces secteurs durant l’année. Selon les analystes, les secteurs cycliques connaitront encore une autre fois une hausse des profits supérieure au marché en 2012.
Une bourse très sous-évaluée et une chute des cours malgré la hausse des profits
Le marché s’est transigé à fort escompte à 13.3 fois ses bénéfices actuels, et à 14.4 fois pour le TSX canadien . Les cours actuels se transigent à 16% d’escompte sur la moyenne des 55 dernières années. En dehors du marché bousier américain qui a relativement mieux performé que les autres places financières, on a observé des baisses de plus de 10% pour la grande majorité des pays. Il n’y a pas eu de corrélation, cette année, entre la progression des actions et la hausse des profits. On enregistre aussi des profits en hausse d’environ 6% en 2011 et, malgré cette hausse, les cours boursiers sont en baisse. Ce sont les inquiétudes de la zone euro qui ont été les principaux tourments des marchés mondiaux. Les bourses des pays émergents ont décliné en moyenne de 20%, malgré la forte hausse des profits et de la croissance économique. Les pays émergents sont sous-évalués de 30% par rapport à leurs normes historiques.
La bourse américaine se négocie en dessous de sa valeur économique
Le “Market Fair Value” de Morningstar évalue que le marché boursier américain est actuellement sous-évalué de 11 %. La grande majorité des actions américaines se retrouvent actuellement sous leur valeur d’équilibre
Le “Market Fair value” de Morningstar est à 0,89. Selon cet indicateur, le marché américain est actuellement sous-évalué de 11 %.
Comme l’indique le tableau suivant, à l’exception de 3 secteurs qui sont légèrement surévalués, tous les autres secteurs répertoriés par Morningstar sont sous-évalués. Les secteurs des services financiers et des matériaux de base sont les plus sous-évalués.
11 secteurs
Évaluation*
-20%
-9%
-19%
+3%
+1%
-12%
+1%
-16%
-15%
-9%
-6%
-11%
*+ = surévalué en %, 0 = justement évalué, – = sous-évalué en %
À moyen terme et long terme, le marché revient toujours à sa valeur économique.
Pour 2012, quels seront les secteurs boursiers favorisés?
Si la croissance économique mondiale se maintient à plus de 3.2 % du PNB, les secteurs cycliques pourraient être les gagnants. Si ce n’est pas le cas, et que les inquiétudes sur la croissance mondiale persistent, les titres défensifs et de dividendes pourraient poursuivre leurs élans des deux dernières années. Toutefois, il est fort possible que le momentum pour la bourse américaine soit favorisé parmi tous les pays avancés. Comme c’est le cas depuis quelques mois, les récessions et les déboires de la zone euro pourraient faire grimper les actions américaines à des niveaux de 10% à 20%.
Une reprise pourrait être amorcée par un rattrapage de la valeur à sa “Fair Value” grâce à une hausse des profits de l’indice de 5% attendu par le consensus des analystes en 2012, La première phase de la hausse proviendrait du passage de la sous-évaluation à la “Fair Value” et la seconde hausse découlerait de la hausse de profits et des nouvelles acceptables d’une croissance économique lente mais progressive. Le déplacement de capitaux de la zone euro vers les États-Unis pourrait grandement contribuer à alimenter la bourse américaine en 2012.
À notre avis et d’après l’opinion d’une majorité de stratèges financiers, les actions des pays émergents offriront un grand potentiel parce qu’ils sont très sous-évalués. Les pays émergents connaissent un niveau de croissance économique élevé supérieur à 5% l’an en moyenne. Le marché boursier devrait reconnaître, avec le temps, les bonnes occasions dans ces régions. En Chine, la classe moyenne représente 12% de la population avec 30 millions d’augmentation par année. En Inde, c’est 5% de la population.
Comportement historique de la volatilité
Historiquement, après une année volatile, la seconde qui suit l’est beaucoup moins. Il est fort possible qu’il y ait moins d’écart d’un secteur boursier à un autre en 2012. Historiquement, quand une période de tendance instable se produit durant plus de 8 mois, les 8 mois suivants sont caractérisés par des tendances plus stables.
William André Nadeau Gestionnaire de portefeuille/ orientation finances dec11
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29/12/2011 Publié par The Wolf | Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Morningstar, Pays Emergents, Wall Street Journal in french | William André Nadeau | Laisser un commentaire