Guerre économique : La Chine remporte la «guerre des chaussures» lancée par l’UE
Guerre économique : La Chine remporte la «guerre des chaussures» lancée par l’UE
La Cour de justice européenne ordonne à Bruxelles de rembourser les taxes antidumping imposées aux exportateurs chinois
Les taxes antidumping imposées dès 2006 par l’Union européenne (UE) sur les chaussures en cuir importées de Chine et du Vietnam étaient illégales. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) les avait déjà condamnées en octobre. La Cour de justice européenne de Luxembourg vient, à son tour, d’ordonner le remboursement de plusieurs millions de dollars aux exportateurs lésés.
Puisque les magistrats européens n’admettent pas de procès collectifs, quatre fabricants vont bénéficier de ce premier verdict. A terme, entre 400 et 500 grands et petits exportateurs qui ont payé jusqu’à 16,5% de leur chiffre d’affaires aux douanes européennes attendent également des indemnités. Selon la presse chinoise, celles-ci pourraient se monter jusqu’à 1 milliard d’euros.
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Jean-François Dufour : L’offensive des multinationales chinoises
Jean-François Dufour : L’offensive des multinationales chinoises

Marchés et Géopolitique : Les effets d’une intervention armée
Marchés et Géopolitique : Les effets d’une intervention armée
Les différentes places financières ne sont pas si prévisibles en cas de guerre Le point sur fond de tension accrue au Moyen-Orient.
La hausse du prix du baril à laquelle nous assistons actuellement a des effets pernicieux (notamment sur la croissance) qui risque de coûter très cher à l’économie si elle devait durer.
Malgré le fait que la dépendance de l’économie au pétrole a largement diminué depuis les années 1980, son implication était toujours forte. Cependant, si l’on se concentre exclusivement sur l’aspect géopolitique (et ses dérèglements), son influence sur le prix du baril d’une part et sur les indices boursiers d’autre part est étonnant. Il convient donc, à l’aube d’une probable escalade de la tension au moyen orient, de voir comment pourraient réagir les bourses mondiales.



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Les Français préfèrent la Dette : Les Institutionnels français hostiles aux actions
Les Français préfèrent la Dette : Les Institutionnels français hostiles aux actions
Une écrasante majorité d’investisseurs institutionnels (banques, assureurs, fonds de pensions) en France souhaitent maintenir voire diminuer leur exposition aux actifs risqués comme les actions, en raison de la crise européenne, révèle une enquête de Morningstar.

Au total, ils sont 38% à vouloir maintenir leur allocation stratégique d’actifs risqués et 41% à souhaiter la diminuer, dans les années à venir, en réponse à la crise européenne. Ils sont seulement 12% à envisager de l’augmenter.Ces investisseurs privilégient largement les actifs de rendement, de type obligations. Dans ce domaine, les obligations d’entreprises les mieux notées et l’immobilier sont particulièrement prisés.
L’enquête remarque que dans cette catégorie d’actifs, les obligations à haut rendement et la dette émergente sont autant recherchées que les emprunts d’Etat en zone euro.
Par ailleurs, parmi les actifs les plus risqués, les actions internationales et de pays émergents prennent le pas sur les actions de la zone euro
La BCE plongée dans l’arène politique
La BCE plongée dans l’arène politique
La crise de l’euro a obligé la Banque centrale européenne à jouer un rôle pour lequel elle n’était pas faite.
Quand un ancien banquier central allemand et économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) de surcroît s’exprime publiquement sur l’euro, le rôle des banques centrales et la crise en Europe, on a avantage à tendre l’oreille. Ne serait-ce que parce que sa parole a des chances d’être plus libre que celle de ses successeurs qui occupent aujourd’hui les mêmes fonctions. S’il s’agit en outre d’un économiste avisé et d’un interlocuteur internationalement apprécié, comme c’est le cas d’Otmar Issing, qui préside actuellement le Center for Financial Studies de l’Université Goethe de Francfort, l’intérêt de ses déclarations est assuré.

L’euro a été conçu comme un projet intégrateur pour l’Europe. La monnaie commune ne s’est-elle pas transformée entre-temps en un agent de désunion? Otmar Issing admet que la question se pose. L’euro représente à ses yeux pour chaque pays un changement de régime qui nécessite de profondes adaptations structurelles. À son avis, très peu d’hommes politiques ont compris en y adhérant ce qu’ils ont signé. Beaucoup d’entre eux pensaient ne renoncer qu’à la politique monétaire nationale car, dans le Traité de Maastricht, il n’est par exemple pas du tout question des marchés du travail ou des syndicats. En fait, l’euro et la politique monétaire commune ont entraîné des conséquences drastiques pour la politique salariale d’un certain nombre de pays. La monnaie commune exige de la part des pays membres une politique économique en harmonie avec la stabilité de la monnaie. Dans ce sens, on ne peut pas parler de l’euro comme d’un agent de désunion mais comme d’un instrument obligeant les pays membres à pratiquer une politique économique sérieuse.
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L ‘ Enarcho-capitalisme ou le Mer(k)antilisme à la française : Le modèle industriel français imaginé par un «grand patron»
L ‘ Enarcho-capitalisme ou le Mer(k)antilisme à la française : Le modèle industriel français imaginé par un «grand patron»
La crise européenne rapproche la France de l’Allemagne. Ce n’est donc pas une surprise si un grand patron français, Jean-Louis Beffa, président d’honneur de Saint-Gobain, exige dans un ouvrage intéressant * l’abandon du modèle «libéral-financier» – puisqu’il est d’avis que la Grande Nation se plie entièrement à l’esprit anglo-saxon – et de lui insuffler les vertus allemandes d’un modèle «commercial-industriel». Jean-Louis Beffa prône également un «nouveau compromis européen», qui demanderait aux Allemands de consentir des transferts financiers pour soutenir le déséquilibre du commerce extérieur français. Et en retour aux Français de se plier aux règles allemandes de rigueur. Le diagnostic est intéressant. Il permet de mieux comprendre l’état d’esprit actuel des élites françaises, plus mercantiliste que jamais. Quant à sa conclusion sur une politique de soutien aux industries qui symbolisent «l’art de vivre» français, elle traduit moins une piste prometteuse qu’un constat d’échec.

L’auteur est un parfait représentant de la grande industrie, un ingénieur des mines qui commença sa carrière au Ministère de l’industrie et qui dirigea longuement le groupe Saint-Gobain, un leader des matériaux. Il en fut directeur général en 1982, lors de la nationalisation effectuée sous Mitterrand, PDG dès 1986, lors de la privatisation, et jusqu’en juin 2007.
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US : Nouvel….An pire de la dette
US : Nouvel….An pire de la dette
Selon les estimations du Fonds monétaire international, la dette publique des Etats-Unis a dépassé en 2011 le produit intérieur brut du pays, et devrait monter à plus de 107% du PIB cette année.

Le Bureau du budget du Congrès des Etats-Unis (CBO), un organisme indépendant des élus, estime que le président Obama devrait finir son premier mandat en ayant aligné quatre exercices budgétaires avec un déficit supérieur à 1.000 milliards de dollars.
Au niveau mondial les ventes d’armes progressent encore
Au niveau mondial les ventes d’armes progressent encore
Les ventes d’armes et de services militaires des cent plus grands fabricants mondiaux, Chine exclue, ont progressé de 1% en 2010 atteignant 411,1 milliards de dollars (310 milliards d’euros), selon une étude du Sipri publiée hier. L’Institut international de recherche pour la paix (Sipri) relève que les ventes d’armes et de services militaires ont maintenu leur tendance à la hausse en 2010, avec une croissance plus lente qu’en 2009, soit à peine 1%. En 2009, les ventes avaient progressé de 7% et elles atteignaient 406 milliards de dollars. «Les données de l’année 2010 montrent la capacité des grands industriels à continuer à vendre des biens et des services militaires, malgré les crises financières», estime Susan Jackson, experte de l’industrie de l’armement au Sipri.

Toujours dominantes dans ce classement des «Top 100», les firmes américaines sont au nombre de 44 et représentent près de 60% du marché (246,6 milliards de dollars). Sept d’entre elles se classent dans les 10 premières, complétées par le britannique BAE Systems, deuxième avec 32,9 milliards, l’européen EADS, septième avec 16,4 milliards et l’italien Finmeccanica, huitième avec 14,4 milliards. Le premier vendeur mondial reste le groupelockheed Martin, avec un chiffre d’affaires de 35,7 milliards de dollars. Le nombre de sociétés européennes dans ce classement a diminué, de 33 compagnies en 2009 à 30 en 2010, pour un total cumulé de 29% des ventes (119 milliards de dollars).
Le marché des services militaires, qui comprend le support des systèmes, la formation, la logistique, ou encore la maintenance, est en croissance continue avec pas moins de vingt entreprises du «Top 100» qui en font leur activité principale. Plusieurs compagnies ont également procédé à des acquisitions d’autres sociétés, permettant une augmentation de leurs ventes en 2010 par rapport à 2009.
Les guerres d’Irak et d’Afghanistan n’ont eu qu’un impact mitigé.
Le Sipri définit les ventes d’armes comme étant les ventes de biens et services militaires à une clientèle militaire, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’exportation.
Etabli à Stockholm depuis 1966, le Sipri est un institut international indépendant et spécialisé dans les conflits, les armements, le contrôle des armes et le désarmement.
Effet boule de neige sur fond de trappe à dettes : Le renflouement de la Grèce va échouer !!!!
Effet boule de neige sur fond de trappe à dettes : Le renflouement de la Grèce va échouer !!!!
John J. Hardy, Saxo Bank, estime que le pays ne remboursera jamais sa dette
Le «court-termisme» est actuellement le modus operandi de la zone euro, et le renflouement de la Grèce va inévitablement échouer dans quelques semaines ou mois. Les tensions sociales s’accentuent en effet à un niveau intolérable, au point que la Grèce prendra sans doute congé de l’euro et de la zone euro et fera défaut sur le reste de sa dette. Une sortie pure et simple de l’Union européenne n’est pas exclue non plus. L’économie grecque et sa base imposable sont quasiment inexistantes. En dépit des prévisions actuelles, la Grèce ne remboursera jamais sa dette, aussi réduite soit-elle. Certes, la dette grecque est un pourcentage insignifiant du PIB de la zone euro, ce qui rend un défaut total de la Grèce envisageable. Mais, des dynamiques sociales similaires sont présentes au Portugal et en Espagne, où un jeune sur deux est au chômage et où l’Etat doit réduire d’un quart le total de ses dépenses pour avoir une chance infime d’équilibrer son budget.
EN COMPLEMENT : l’analyse de David Shairp, Stratégiste JP Morgan fev12
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BCE : "Super Mario" et son bazooka c’est l’armée mexicaine équipée d’un pétard mouillé !!!!!
BCE : "Super Mario" et son bazooka c’est l’armée mexicaine équipée d’un pétard mouillé !!!!!
La seconde offre de prêts sur 3 ans a lieu mercredi Certains économistes tablent sur 1000 milliards.
Pour la deuxième fois, la Banque centrale européenne (BCE) va allouer mercredi des prêts sur trois ans aux banques de la zone euro, une manoeuvre destinée à stabiliser le système financier européen mais dont les effets bénéfiques sur le crédit se font attendre.
Le «bazooka» de la BCE est arrivé mais pas sous la forme que certains Etats l’avaient espéré au départ. Ne pouvant financer directement les Etats, l’institution assure à la place sans limite la liquidité du système financier européen pour qu’il joue son rôle de financeur de l’économie réelle.
Fin décembre, 523 banques de la zone euro ont demandé et obtenu 489 milliards d’euros lors de la première opération de ce genre, un record, au taux fixe historiquement bas de 1% qui plus est.Les pronostics vont bon train sur la demande que devrait rencontrer la deuxième offre, la dernière prévue pour l’instant. La plupart des économistes tablent sur un niveau similaire, mais certains ont prédit jusqu’à 1.000 milliards d’euros.Pour le président de la BCE Mario Draghi, le montant pourrait être proche de celui de la première opération, laquelle a permis selon lui de désamorcer «une crise majeure du crédit» qui aurait aggravé les problèmes de croissance de la zone euro.
Pourtant malgré les largesses consenties, les conditions du crédit se sont encore resserrées en fin d’année dans la région, à l’exception notable de l’Allemagne, et devraient continuer à le faire au premier trimestre, selon le dernier sondage trimestriel de l’institution monétaire européenne.
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L’âge d’or du gaz par Martin Wolf
L’âge d’or du gaz par Martin Wolf
Le monde connaît une révolution du gaz naturel. L’Agence internationale de l’énergie évoque elle-même un "âge d’or du gaz". Si un tel optimisme s’avérait justifié, les conséquences seraient bien plus importantes qu’une dissolution douloureuse de la zone euro, et surtout positives sur le plan économique.
La montée en puissance économique des pays émergents va faire croître de manière spectaculaire la demande d’énergie commerciale dans les décennies à venir. Le gaz est donc important.Cette révolution a un nom : "fracturation hydraulique".
Comme pour pratiquement toutes les innovations technologiques du XXe siècle, celle-ci a vu le jour aux Etats-Unis. La US Energy Information Administration (EIA) explique que "la mise en oeuvre simultanée du forage horizontal et de la fracturation hydraulique a accru de manière notoire la capacité des opérateurs à produire du gaz naturel à partir de formations géologiques de faible perméabilité, notamment des formations de schiste" ("World Shale Gas Resources : an Initial Assessment of 14 Regions Outside the United States", 5 avril 2011, www.eia.gov).
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29/02/2012 Publié par The Wolf | Chinamerica, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Hedge Funds, Private Equity..., Innovation Technologique, scientifique ou financière, Le Graphique du Jour, Le Monde, Marché Obligataire, Matières Premières, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Wall Street Journal in french | Martin Wolf | 6 Commentaires