Facebook, extension du domaine de la lutte

Facebook, extension du domaine de la lutte

Le document officiel préparant l’entrée en bourse de Facebook (anglais)

Infographie. Une année 2011 de forte croissance

La presse commente les premiers pas de Facebook en vue de sa future cotation en bourse L’image houellebecquienne colle parfaitement aux projets du réseau social et de son irrésistible jeune patron, Mark Zuckerberg, qui tente depuis mercredi soir de séduire ses futurs investisseurs. D’énormes sommes sont en jeu, qui remettent sur le devant de la scène, au passage, le fameux «droit à l’oubli numérique»

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Question initiale des Affaires.com: «Faut-il préparer sa mise?» Car «après des mois de spéculations et de tribulations, c’est fait», écrit Libération à propos de la «foire d’empoigne» en cours: «Wall Street «like» Facebook», qui a déposé mercredi le dossier de ce qui s’annonce comme la plus grosse introduction en bourse réalisée par la net-économie, chiffrée pour le moment à 5 milliards de dollars. «Amis et actionnaires – Facebook espère récolter 5 milliards», titre ainsi malicieusement Le Devoir de Montréal. Et «succès annoncé, mais sous condition», avertit Le Figaro, en fonction de douloureux précédents en matière d’explosions de bulles internet.

Il est d’ailleurs amusant de constater, comme Boursier.com, que cela a créé un «embouteillage monstre», qui «a failli avoir raison du site internet» de la Securities and Exchange Commission (SEC) avant hier!… «Les serveurs du gendarme de la bourse sont restés presque inaccessibles pendant les heures qui ont suivi la publication en ligne du dossier d’introduction du réseau social en ligne…» Selon le blog «AllThingsDigital» (lié au «Wall Street Journal»), ils fonctionnaient «en mode extrêmement ralenti […], et certains internautes n’ont pas pu s’y connecter malgré tous leurs efforts pour consulter le dossier Facebook. La SEC s’est efforcée d’augmenter la capacité des serveurs et affirme ainsi avoir évité un «plantage» complet…» Et de noter, sourire en coin, que «le dernier engorgement du site de la SEC remonte à huit ans, à l’occasion d’une autre introduction dans le secteur internet… celle de Google

PLUS DE FACEBOOK EN SUIVANT :

Dans ce joyeux chaos, l’objectif de Facebook file le vertige: lever 5 à 10 milliards de dollars, ce qui valoriserait la société entre 75 et 100 milliards… Ce, «seulement» huit ans après la création de ce site internet et réseau social – qui revendique plus de 800 millions de membres – dans une chambre d’étudiant de Harvard par Mark Zuckerberg: c’est ce que Le Monde appelle «l’irrésistible extension du réseau». Et RTL de commenter, dans le portrait qu’il brosse de ce personnage qui «figure déjà parmi les légendes de la Silicon Valley: «La fortune sourit aux audacieux, cette maxime de Virgile citée par le jeune Américain sur sa page Facebook, semble convenir à merveille à un homme qui a lancé son entreprise à 19 ans et n’a jamais envisagé d’en lâcher les rênes.»

Le jeune patron a d’ailleurs exposé mercredi dans une touchante lettre aux investisseurs sa vision d’un monde meilleur quand il est «ouvert» et «connecté». Ce qu’il a décrit comme la mission essentielle de son entreprise. «Quand les gens s’expriment plus, écrit-il, même simplement avec leurs amis proches et leur famille – cela crée une culture plus ouverte, et conduit à une meilleure compréhension de la vie et du point de vue des autres», dans cette missive de quatre pages accompagnant le dossier en bourse de Facebook déposé mercredi et que le site ZDNet a traduite intégralement. Extraits choisis de ce morceau d’anthologie angélique mais néanmoins pas complètement désintéressé:

«Il y a un besoin énorme et une énorme opportunité pour connecter chacun dans le monde, donner à chacun une voix et aider à transformer la société pour l’avenir. […] Nous espérons renforcer la manière dont les gens se mettent en relation les uns avec les autres. […] Les relations sont l’essence pour découvrir de nouvelles idées, comprendre notre monde et, finalement, obtenir le bonheur à long terme. […] La plupart des idées et du code qui ont fait Facebook sont venus des gens géniaux que nous avons attirés dans notre équipe. […] Merci d’avoir pris le temps de lire cette lettre. Nous croyons que nous avons l’occasion d’avoir un impact important sur le monde et de construire une entreprise durable. J’ai hâte de bâtir quelque chose de grand avec vous.»

Pour un peu, on lui donnerait le bon dieu sans confession… «Mais cette stratégie a de quoi inquiéter les internautes», estime le Guardian, cité par Courrier international. «Car une fois cotée, argumente le quotidien britannique, la société […] sera soumise aux exigences de rentabilité de ses nouveaux actionnaires. Or ses revenus proviennent essentiellement de la publicité (le réseau social aurait déjà capté 16,3% du marché de la publicité en ligne). Pour satisfaire les annonceurs, Facebook devra utiliser de plus en plus les données personnelles de ses membres. Au risque de provoquer la colère de certains d’entre eux – et de les inciter à effacer leur profil.»

Voilà où le bât blesse. Cette «volonté du réseau social d’exploiter sans entrave les données personnelles de ses membres heurte de front la nouvelle politique européenne de protection de la vie privée. [Ce] qui n’augure rien de bon», écrit encore le Guardian/Observer, dans un article lucide, toujours lu et traduit par Courrier int’ et ironiquement intitulé «Bienvenue dans la mentalité Facebook…» Plus précisément, explique-t-il, «le 25 janvier, la Commission européenne a présenté un projet de «révision complète» de la directive de 1995 sur la protection des données personnelles afin de «mieux protéger la vie privée sur Internet» et de «dynamiser le commerce électronique dans l’UE». Parmi ses réformes figure «le droit à l’oubli numérique» qui devrait «aider les gens à mieux gérer la protection des informations en ligne» et leur permettre «de supprimer toute information les concernant si aucun motif légitime ne justifie leur conservation».

La même semaine, Facebook annonçait sur son blog officiel: «L’année dernière, nous avons lancé Timeline [le «Journal» dans la version française], un nouveau profil vous permettant de mettre en avant les photos, les publications et les événements qui racontent votre histoire. Dans les prochaines semaines, tout le monde passera à Timeline. Vous disposerez alors de sept jours pour le découvrir. Cela vous permettra d’ajouter ou de supprimer ce que vous voulez de votre profil avant que quiconque puisse le voir.» Notez au passage le ton autoritaire: «Tout le monde passera à Timeline.» Autrement dit: que ça vous plaise ou non.» Et ce, dans un contexte de concurrence accrue avec Google, ce qu’explique très bien l’article joliment intitulé «All together now» de l’Economist, cité par Eurotopics.

«Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la Commission et une puissante société américaine s’apprêtant à entrer en bourse se dirigent droit vers l’affrontement, poursuit le Guardian. Et vous savez quoi? C’est Facebook qui est passée la première à l’offensive. La veille de l’annonce de la Commission, Sheryl Sandberg, directrice générale de l’entreprise, a fait un discours lors d’une conférence sur la technologie à Munich [la Digital Life Design Conference]. Le New York Times a parfaitement résumé son message: «Vous êtes inquiet pour votre vie privée? Vous feriez mieux de vous inquiéter au sujet de l’économie.» Traduction: si vous nous cherchez, vous les Euronuls, vous allez nous trouver.»

On ajouterait volontiers: «Et mêlez-vous de ce qui vous regarde. Car si moi, sur ma page Facebook, je veux danser dans une vidéo postée sur YouTube avec de la musique piquée sur MegaUpload et partagée sur Twitter, c’est mon affaire, c’est mon droit à la liberté.» Je n’invente rien, c’était en gros ce que l’on a pu voir hier soir dans le 19:30 de la TSR à propos du «vent de révolte planétaire» qui souffle actuellement sur Internet.

Par Olivier Perrin/le temps fev12

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Facebook lance la plus grande entrée en bourse de la net-économie

Facebook a déposé mercredi le dossier de ce qui s’annonce comme la plus grande entrée en bourse de la net-économie La machine est lancée. Facebook a déposé le dossier de son entrée en bourse, chiffrée pour l’instant à 5 milliards de dollars. L’opération devrait intervenir mi-2012. Elle pourrait valoriser Facebook à quelque 100 milliards de dollars.

Dans les documents transmis à la Securities & Exchange Commission (SEC), Facebook dit compter 845 millions d’utilisateurs actifs. Le groupe ajoute avoir enregistré en 2011 un chiffre d’affaires de 3,71 milliards de dollars – tiré à 85% de revenus publicitaires – et dégagé un bénéfice net d’un milliard, soit une hausse de 65% par rapport à 2010.

Facebook a sélectionné Morgan Stanley, Goldman Sachs, JPMorgan comme chefs de file de l’opération. Les autres «teneurs de livre» sont Bank of America Merrill Lynch, Barclays Capital et Allen & Co.

Dans les documents soumis à la SEC, il est précisé que le salaire de base de Mark Zuckerberg est de 500 000 dollars, somme qui sera ramenée à un dollar à partir du 1er janvier 2013, le bonus du fondateur de Facebook étant ressorti à 220 500 dollars au titre du premier semestre 2011.

Le total des titres Facebook détenu par Mark Zuckerberg – 1,11 milliard – vaut quelque 33 milliards de dollars, sur la base de la valeur par action de 29,76 dollars par action assignée par l’entreprise à ses titres le 31 décembre 2011. Outre Mark Zuckerberg, qui détient 56,9% des droits de vote de la société, le capital avant introduction en bourse de Facebook est essentiellement réparti entre Greylock Partners, Meritech Capital Partners et DigitalSky Technologies et les entrepreneurs Reid Hoffman, Mark Pincus et Sean Parker.

Le groupe a précisé qu’il employait à temps plein 3200 salariés à fin 2011, total qui représente une hausse de 50% par rapport à 2010.

Impact sur le chiffre d’affaires?

Facebook ajoute que son chiffre d’affaires pourrait «subir un impact négatif» de l’utilisation croissante de ses services sur des terminaux mobiles, à moins que le groupe ne commence à faire tourner des publicités sur ces applications.

Certains pensent que Facebook pourrait lever bien plus que les cinq milliards de dollars projetés dans les documents envoyés à la SEC, ce qui creuserait encore l’écart entre l’introduction en bourse du site communautaire et celle d’autres sociétés liées à Internet qui ont fait leurs débuts boursiers au cours des dernières années.

Le concepteur de jeux en ligne Zynga, qui a contribué à hauteur de 12% du chiffre d’affaires de Facebook en 2011, a ainsi levé un milliard de dollars à la fin de l’année dernière.

Lors de son entrée en bourse en mai 2011, le réseau social dédié aux professionnels LinkedIn a levé 350 millions de dollars de titres via une mise en bourse le valorisant à 8,9 milliards de dollars.

En 2004, le géant d’Internet Google avait vendu pour près de deux milliards de dollars de titres lors de son introduction en bourse.

source ATS fev12

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Facebook, les dates du succès

2004-2012: 8 ans qui ont vu l’irrésistible montée en puissance du réseau social

4 février 2004 : les débuts de Facebook

Après avoir créé Facemash, qui permettait de classer les étudiants de Harvard en fonction de leur physique, Mark Zuckerberg lance Facebook. Limité aux étudiants disposant d’une adresse e-mail de l’université Harvard, le service, encore minimaliste, est un succès immédiat.

Juin 2004 : Facebook soutenu par les «business angels»

Peter Thiel, cofondateur du site de paiement en ligne PayPal, investit 500 000 dollars dans le réseau social.

Automne 2004 : changement de direction

L’entreprise change ses statuts et sa structure capitalistique. Eduardo Saverin, cofondateur de l’entreprise, est écarté au profit de Sean Parker. M. Saverin obtiendra, après plusieurs années de procédures, une compensation et la réintégration de son nom dans la liste des fondateurs du service.

Septembre 2004 : guerre des réseaux

Les frères Cameron Winklevoss et Tyler Winklevoss, ainsi que Divya Narendra, fondateurs du réseau social ConnectU, portent plainte contre Mark Zuckerberg. Etudiants à Harvard, ils avaient approché Mark Zuckerberg pour qu’il travaille sur leur propre projet de réseau social, mais il n’avait finalement pas honoré sa promesse. Les deux frères l’accusent d’avoir volé une partie de leurs idées pour développer Facebook.

Décembre 2004 : le million

Le réseau social, qui n’est alors ouvert qu’aux universitaires, compte son premier million d’inscrits.

26 mai 2005 : second «round»

Le groupe de capital-risque Accel Partners investit près de 13 millions de dollars dans Facebook, et obtient 10 % du capital. La somme permet à Facebook de financer son développement et à Accel Partners de réaliser l’un des investissements les plus rentables de son histoire.

Septembre 2006 : nouveau statut pour le réseau social

Les ingénieurs de Facebook intègrent le fil d’actualité, agrégation des «statuts» des amis présents sur le réseau social. Avec l’implémentation de cette nouvelle fonctionnalité, devenue centrale pour le site, Facebook connaît sa première polémique sur la vie privée. Certains considèrent comme intrusive cette possibilité de voir en temps réel ce que disent et font leurs contacts.

En s’ouvrant, quelques semaines plus tard, à tous les internautes de 13 ans et plus disposant d’une adresse e-mail valide, le réseau social va désormais connaître une croissance exponentielle.

24 mai 2007 : du réseau à la plateforme

Facebook introduit une importante évolution en permettant à des entreprises tierces de développer leurs propres applications pour le réseau social. Microsoft, Amazon ou le Washington Post sont parmi les premiers à proposer des applications dédiées. Cet écosystème a permis à certaines entreprises de se développer, dans l’ombre de Facebook. C’est notamment le cas de Zynga, premier éditeur de jeux sociaux au monde.

Octobre 2007 : Microsoft investit

C’est une alliance stratégique, qui valorise Facebook à près de 15 milliards de dollars : Microsoft investit 240 millions de dollars dans l’entreprise, pour moins de 2 % du capital. L’accord est négocié dans des conditions difficiles et sous pression : le journaliste David Kirkpatrick détaille dans son livre La Révolution Facebook d’intenses séances de discussion de nuit, dont Facebook finit par sortir vainqueur. Mais l’accord, qui prévoit un partenariat exclusif entre les deux sociétés dans la vente de publicité, sera largement profitable à Microsoft, en lui ouvrant les portes d’un puissant marché.

Novembre 2007 : publicité ciblée

Facebook lance Beacon, un système publicitaire fondé sur l’utilisation des relations personnelles des usagers. Le système prévoit également la publication automatique d’informations sur le profil des utilisateurs, par exemple lorsqu’ils effectuent un achat sur un site partenaire. Si, au lancement du service, une quarantaine d’entreprises sont partenaires, une fronde d’internautes, signataires de pétitions en ligne, critiquent ses fonctionnalités. Une plainte en action collective est même déposée. Après un premier amendement, rendant le service uniquement optionnel, Beacon est finalement abandonné fin 2009.

Juin 2008 : accord à l’amiable

Après une longue bataille, Facebook signe finalement un accord à l’amiable avec les fondateurs de ConnectU. Le contenu exact de l’accord est secret, mais d’après les informations obtenues par la presse américaine, les plaignants auraient obtenu environ 65 millions de dollars. Une somme qu’ils ont depuis contestée, estimant que M. Zuckerberg avait délibérément occulté des informations stratégiques, et que la somme ne reflétait pas la valorisation de la société à l’époque. Leur deuxième plainte a été déboutée.

Août 2008 : le cap des 100 millions d’inscrits est dépassé

Octobre 2008 : Facebook ouvre son siège international à Dublin

Le choix de la capitale irlandaise n’est pas étonnant : de nombreuses entreprises du secteur se sont installées dans l’île, où la fiscalité sur les entreprises est plus légère et la réglementation moins contraignante que dans le reste de l’Europe. Le choix vaudra cependant certaines critiques à Facebook, dans le sillage de celles adressées à Google, notamment lorsque le gouvernement français voudra imposer une taxe sur les ventes de services réalisés depuis l’Irlande sur le sol français.

Février 2009 : «j’aime»

L’introduction du bouton «j’aime» marque une double révolution pour Facebook. Le réseau social a introduit une nouvelle fonctionnalité dont les internautes s’emparent très vite : ils peuvent désormais indiquer qu’ils «aiment» une page, un événement, une personne, un statut… ou une entreprise. Le «j’aime» offre de nouvelles possibilités aux annonceurs, et permet surtout au réseau social de dresser des profils beaucoup plus précis de leurs utilisateurs, incluant leurs opinions ou leurs objets préférés.

Mais l’introduction du «j’aime» s’est également accompagnée d’une évolution des conditions d’utilisation du service, qui déclenche une controverse : un passage ambigu, laissant entendre que Facebook s’arrogeait la propriété de tous les contenus publiés sur le site, suscite la colère de nombreux utilisateurs. Après avoir modifié le passage litigieux, Facebook annonce que les futurs changements des conditions d’utilisation seront soumises à un vote – peu contraignant – des utilisateurs avant d’être mis en place.

Septembre 2009 : enfin rentable

Pour la première fois, Facebook annonce avoir atteint l’équilibre : ses revenus sont supérieurs à ses dépenses. L’entreprise, qui vient de dépasser le cap des 300 millions d’utilisateurs, était jusque-là structurellement déficitaire, ses importants coûts de serveurs et de bande passante n’étant pas encore compensés par ses revenus publicitaires. En affinant son ciblage des internautes et en signant un accord sur la publicité avec Microsoft, Facebook s’est imposé comme l’un des géants du secteur.

Juillet 2010 : 500 millions d’utilisateurs

Facebook revendique le chiffre impressionnant de 500 millions d’utilisateurs actifs. En un an, le nombre d’utilisateurs a doublé, faisant de la croissance du service l’une des plus importantes de l’histoire d’Internet. La croissance commence cependant à marquer le pas dans les pays les plus industrialisés, notamment les Etats-Unis, tandis que le réseau social poursuit son déploiement à grande vitesse dans des pays comme l’Indonésie.

Octobre 2010 : The Social Network

Mark Zuckerberg devient le héros d’un film à grand budget, réalisé par David Fincher. Le film, qui se concentre sur la genèse de Facebook et le conflit opposant son créateur aux frères Winklevoss, ne prend pas parti. Mais il a été réalisé sans que Mark Zuckerberg n’accepte de rencontrer le scénariste, Aaron Sokrin (The West Wing). Le film rencontre un succès critique et commercial qui propulse Mark Zuckerberg sur la scène publique.

Décembre 2010 : la reconnaissance faciale

La fonctionnalité était déjà disponible en test, elle devient générale pour les utilisateurs américains : Facebook peut désormais analyser les photos des utilisateurs pour tenter d’y reconnaître d’autres membres du réseau et «taguer» les photos. Ce nouvel outil génère de nombreuses plaintes des régulateurs de la vie privée, en Allemagne ou au Canada, qui y voient la création d’une gigantesque base de données biométriques à l’échelle mondiale.

Janvier 2011 : la valorisation s’envole

La banque d’affaires Goldman Sachs propose à certains de ses clients d’investir dans Facebook. Les détails de l’offre, qui fuitent dans la presse, portent la valorisation de l’entreprise à 50 milliards de dollars. L’affaire provoque également l’ouverture d’une enquête du régulateur de la Bourse américaine, le montage ayant été conçu pour contourner la règle prévoyant que toute entreprise dépassant le seuil des 500 actionnaires doit obligatoirement rendre ses comptes publics.

Octobre 2011 : profils fantômes ?

Max Schrems, un étudiant autrichien de 23 ans, dépose une série de plaintes contre Facebook auprès du régulateur irlandais de la vie privée. Il accuse notamment le réseau social de conserver trop de données trop longtemps, et de ne pas garantir aux utilisateurs que les informations supprimées soient effectivement effacées des serveurs de l’entreprise. Encore en cours, la procédure a d’abord donné lieu à un rapport préliminaire des autorités irlandaises, plutôt favorable à Facebook ; une rencontre de conciliation entre le plaignant et des représentants de l’entreprise doit avoir lieu le 6 février. Mais l’association Europe vs Facebook, cofondée par M. Schrems, a d’ores et déjà annoncé qu’elle entendait poursuivre la procédure.

Décembre 2011 : la «timeline»

Après plusieurs changements importants de son interface, Facebook lance la «timeline», une présentation qui rassemble l’ensemble des éléments publiés par un utilisateur sur une seule page. Présentée par Mark Zuckerberg en septembre, cette nouvelle maquette doit permettre aux internautes de raconter «l’histoire de leur vie». En février 2012, la «timeline» devient obligatoire pour tous les utilisateurs de Facebook.

source  Le Monde fev12



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