Art de la guerre monétaire et économique

Les Clés pour Comprendre : Un équilibre de plus en plus précaire par Bruno Bertez

Les Clés pour Comprendre : Un équilibre de plus en plus précaire par Bruno Bertez

  Nous avons proposé, il y  a quelque temps déjà, une idée simple: une crise c’est l’effondrement d’une ou plusieurs certitudes. Nous avons alors évoqué plusieurs exemples de telles certitudes qui, ces dernières années, s’étaient ainsi effondrées : l’immobilier ne peut que monter, les triples A fabriqués par l’ingénierie financière sont crédibles, les fonds d’État sont sans risque, les États Unis pourront toujours payer leurs dettes grâce à leur printing press impériale etc etc. 

Notre hypothèse est que, à la faveur d’une certitude que l’on ne remet pas en cause, à la faveur de la paralysie de l’esprit critique qu’elles provoquent, certaines certitudes , certaines pseudo vérités, quand elles s’effondrent provoquent une rupture. Ce que l’on appelle, une crise.

 

Ainsi on avait la certitude que l’Europe convergeait et que tout le monde se rapprochait du modèle allemand, les banques et marchés financiers tenaient le fait pour acquis et, catastrophe, le pot au rose de la divergence a été découvert, la certitude s’est effondrée et maintenant on est dans ce que l’on appelle une crise. On dit crise parce que c’est douloureux, mais en soi c’est un ajustement, un ajustement brutal parce différé en raison des certitudes antérieures. 

  Une crise, c’est quand un invariant devient variable, quand le fixe bouge. La vie est faite d’adaptations successives, d’ajustements continus. La flexibilité est la condition de l’adaptation. Le mort est immobile, le vivant remue. Les certitudes fonctionnent en sens inverse, elles figent. Elles interdisent les remises en question. 

Les certitudes sont comme une digue. Le flot monte, tant que le sommet n’est pas atteint, tant que les fondations résistent, on ne voit rien, on ne craint rien. Hélas, la masse retenue sape les fondations et la digue finit par être emportée. Tout est emporté, tout est détruit, tout s’effondre.

Les certitudes fonctionnent en tout ou rien. Elles s’opposent aux évolutions linéaires, progressives des choses.

 

Les certitudes politiques, économiques,financières, sociales, géopolitiques fonctionnent comme des digues et à ce titre elles s’opposent aux adaptations et rendent les mutations plus douloureuses. Elles bloquent, retiennent jusqu’à ce qu’elles vacillent puis cèdent. Au lieu que l’on se soit adapté en continu, de façon progressive, on est resté rigide et la rupture quand elle se produit, inévitable qu’elle est , est perçue  comme elle est, réellement une catastrophe.

 PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

La parole des Pouvoirs est une parole productrice de certitudes. Cette capacité à produire des certitudes, à faire comme si l’on savait, est un attribut des Pouvoirs en général.

 

À la faveur de la Grande Expérience des 40 dernières années, disons depuis 1971, un ensemble de certitudes se sont implantées, enracinées.

Do you remember St. Nixon?

Certaines sont circonstancielles, comme celles qui sont listées ci-dessus, d’autres sont plus fondamentales. Citons, l’illusion que tout ce que l’on produit est créateur de valeur et doit être compté comme richesse nationale. Citons la croyance que les théories financières sont adéquates et qu’elles expriment correctement le réel sous-jacent. Citons la certitude que les Fiat Moneys , monnaies suspendues dans les airs du crédit et de la solvabilité sont le summum du progrès. Citons la certitude que les gouvernements et les banques centrales savent ce qu’ils font et maîtrisent la situation. Citons la certitude que les États Unis ont raison et qu’ils ont trouvé les moyens d’arrêter l’Histoire par le jeu simultané sur les contraires etc etc.

Museum Of Capitalism poster

L’un de nos axes d’analyse favori est la distinction entre les signes, la parole, le papier, le Réel. Non que le Réel comme nous le percevons soit accessible en tant que tel, c’est toujours une construction, mais il existe, il résiste, il est pesant. Nous allons voir derrière les signes ce qu’il y  a , ce qui se cache, ce qui n’est pas dit. Par exemple, quand on nous parle de sauver l’euro voire l’Europe, nous allons voir ce qui est caché, occulté et nous nous apercevons que ce que l’on sauve, ce sont les banques, les porteurs d’obligations des banques, la possibilité pour les souverains de continuer leur accouplement infernal avec la finance pour obtenir les fonds qui servent à payer les promesses électorales.

source Financial Times

source Wall Street Journal

Source The Economist

La réalité derrière les signes est que la finance qui a, comme toujours dans l’Histoire, prêté aux souverains, veut rentrer dans ses fonds et dicte à ces derniers la politique fiscale et la politique tout court qui est la mieux à même de permettre leur remboursement.

Nous soutenons que le ressort des Pouvoirs réside dans la multiplication des signes, leur complexification, leur déconnexion de plus en plus profonde de la réalité. Les démiurges, qui prétendent exercer le pouvoir mais qui en réalité n’en sont que les gestionnaires aveugles et inconscients, jouent de la coupure radicale entre le Réel et les signes. Ils jouent de la disjonction. Le Pouvoir gît dans l’écart, l’espace entre les deux. Cela permet, nous le répétons de temps à autre de faire prendre les vessies pour les lanternes. Attention, cette coupure est bien plus radicale que ce que l’on entend par mensonge, travestissement, opacité ou propagande. La coupure crée un monde à part entière, un monde non réel, ni vrai ni faux, sorte de monde névrotique, nous avons failli dire soviétique, ou tout est irrémédiablement biaisé.

 La coupure crée un  »ailleurs » et c’est dans cet ailleurs que l’on fait vivre les citoyens, dans cet ailleurs qu’on les maintient. Le plus souvent les Pouvoirs eux-mêmes vivent dans cet ailleurs, plus aliénés que les fous qu’ils prétendent gouverner. Ils y croient. Nous sommes au-delà du mensonge, au-delà des catégories de la bonne ou mauvaise foi. On est dans le monde comme nous le disons ou l’ombre a été séparée du corps, ou les signes sont libérés du poids du réel, ou tout peut léviter. C’est la multiplication quotidienne des pains ; la création monétaire ne nuit à personne, elle ne lèse personne, c’est de l’argent tombé du ciel , la preuve?  Il n’ y a pas d’inflation! La séparation des signes de la richesse, la monnaie ou quasi monnaie, de leurs contreparties permet les miracles quotidiens. On passe d’une ardoise de 30 Milliards pour la Grèce à un gouffre de 145 Milliards, peu importe la vie continue comme avant, on jongle avec les chiffres, ces fameux signes , personne n’en pâtit. Même chose avec les banques espagnoles, il y a 8 mois, elles avaient besoin de 10 milliards, hier on dit qu’elles avaient besoin de 50 milliards et peu importe les numéros de prestidigitation continuent.

Les signes ont une vie à eux, ils enflent, inflatent, se combinent en fonction de lois combinatoires, ne pensez surtout pas que nous faisons allusion aux combines et autres magouilles, selon ce que nous appelons la logique du Système, son inconscient. Ils forment une sorte de corpus caché à la faveur duquel les grands prêtres tirent leurs Pouvoirs et leurs richesses, sur le dos des croyants.

Les grands prêtres savent déchiffrer, peu importe que leurs chiffres passent de 30 à 145 ou de 10 à 50, ils savent n’est ce pas et l’on n’est pas à quelques dizaines ou centaines de milliards près, puisque personne ne paie.

 

La monnaie, la quasi-monnaie, les papiers, les promesses, les contrats, tout cela ce sont des signes. Et sous certaines conditions, on peut les multiplier à l’infini. Il suffit de jouer sur le temps et sur l’espace.  Sous certaines conditions on peut déjouer la loi de la rareté, la loi de la gravitation, bref les lois qui gouvernent le réel.

 

À la faveur de l’expansion infinie des papiers, des signes, des promesses on peut faire croire aux Chinois qu’ils sont riches puisqu’ils ont des trillions de réserves accumulées.. en dollars. Peu importe que ces réserves ne valent que si elles sont inutilisées et que, s’ils tentaient un jour de le faire on décréterait un embargo sur leurs comptes dans les banques américaines, pardon mondiales.

Source Wall Street Journal

C’est le cas des acheteurs d’or papier, qui croient que lorsqu’ils auront besoin de leur or physique ils pourront le récupérer, ignorants qu’ils sont qu’il y a plus de soixante fois d’or papier émis que d’or physique disponible dans les coffres. C’est le cas des retraites non gagées par les économies productives. C’est le cas de beaucoup de valeurs financières où l’on comptabilise et capitalise des flux de profits imaginaires comme si l’intérêt composé était possible. C’est le cas de tout le système financier qui repose sur l’idée que le capital peut s’accumuler à l’infini même si l’Histoire et la théorie montrent que l’accumulation est toujours interrompue par les crises et destructions périodiques

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Source New York Times

Au passage stigmatisons l’erreur des gauches qui dénoncent le capital qui s’enrichit en dormant. Non, le capital n’est pas auto productif comme dans un rêve, il est accumulé par le travail, l’effort, l’innovation, l’abstinence et … la force. La part de la richesse que s’attribue le capital ne tombe pas du ciel, elle est le résultat d’une activité économique et d’un affrontement entre les groupes sociaux. Chacun cherchant à s’octroyer la part maximale. Rien, en soi n’a le statut de capital. Un actif a le statut de capital quand le système lui reconnaît ce statut, ce droit de prélever sur la richesse produite. Ce droit n’est pas divin, il est relatif à un état social.

Un exemple. Le capital représente par les dettes grecques détenues par les banques privées est en train de perdre son statut de capital. La Grèce force à la dépréciation, à l’euthanasie des droits du capital. Elle a un rapport de forces favorable car elle a la bombe atomique du défaut. Et puis elle a le CAC, astuce juridique qui permet de changer le statut juridique des titres détenus par les banques.

La masse de signes, monnaie, quasi monnaie, dérivés, présents dans le système est devenue colossale. Cette masse est à la fois cause de l’instabilité, de la fragilité du système et en même temps l’instrument de sa stabilisation.  Imaginez un équilibriste sur un fil. Pour tenir en équilibre il utilise une perche, un balancier. Le fil, étroit, c’est le réel. Très pointu, fin. Les signes, la monnaie, les quasi-monnaies, les dérivés, ce sont la perche, le balancier. Pour lutter contre l’instabilité on augmente sans arrêt la taille, la masse de la perche. Mais la disproportion entre le support, le sous-jacent, le fil ne cesse de grandir et il faut sans cesse rallonger la perche, toujours plus de signes , de liquidités pour tenir. Et l’on ne cesse d’osciller dans le vide, de rechercher équilibre jusqu’au moment fatal ou l’on bascule entraîné par le poids de la perche.

Sait-on, dit- on, prend -on conscience du fait que pour continuer sa marche le système a besoin de toujours plus d’assurances, de hedges, que ces hedges sont ce que l’on appelle, dynamiques,  qu’il n’y a pas de réserves, pas de fond de garantie pour faire face aux défaillances. Ces hedges sont de purs paris, des jeux, ce sont des droits non pas sur des actifs, des assets, non ce sont des droits sur des contreparties, sur d’autres parieurs. On peut parier autant de fois que l’on veut, contre un évènement sans même y être intéressé comme c’est le cas dans les CDS, crédit default swaps.

Aux dernières nouvelles il y avait 700 trillions de dollars de dérivés over the counter en valeur notionnelle. Nous disons bien trillions. Mesurer le ridicule des petits trous grecs ou portugais.

Source Easymoney

Sur ces 700 trillions il y a 32 trillions de CDS , assurances contre les défauts de certains débiteurs.

Ces 700 trillions sont non transparents, non régulés, non contrôlés, non marqués à une valeur quelconque objective. Ce sont de purs paris sur la solvabilité, sur la solvabilité de la chaîne de contreparties. Le système tient et se perpétue parce qu’il est assuré, hedgé, parce qu’il croit être assuré, hedgé. L’est il en réalité ? Bien sûr que non, tous ces vendeurs d’assurance sont dans la catégorie too big to fail, mais ils ont des engagements too big to save. Avec les CDS, on est au comble de la perversité, de l’instabilité, l’acheteur d’un CDS n’a pas d’affectio societatis, il n’a pas intérêt à ce que son débiteur aille bien , il a intérêt au pire, à ce qu’il fasse défaut. C’est d’ailleurs l’un des problèmes de la négociation en cours sur la restructuration en cours de la dette grecque et la fameuse PSI.

source FT Alphaville

Dans le système, les assurances sont illusoires, fausses, bidons et les parties ont des intérêts contradictoires. Et grâce a ce système les banques TBTF extériorisent des profits tout aussi illusoires, tout aussi bidons.

C’est pour stabiliser tout cela que les Banques Centrales sont sans arrêt au four et au moulin pour monter, remonter le niveau de liquidité ou de liquidités. Toute l’ingénierie financière périclite si la liquidité baisse ; les arbitrages deviennent impossibles, les leverages se défont, la transformation du risque en non- risque, du court en long. tout cela devient impossible de proche en proche.

Le tonneau des Danaïdes

Et donc le système est condamné à inonder, à multiplier les signes qui ne correspondent à aucune création de richesse réelle, de signes qui ne correspondent qu’à un seul besoin, stabiliser. De signes qui donnent l’illusion de valeur et qui ne recouvrent en fait que plus en plus de non- valeurs. Le mal est bien plus radical que ce que l’on dénonçait avant, la création de fausse monnaie. On ne crée pas de la fausse monnaie, on crée de la non-valeur pour perpétuer l’illusion. La monnaie ou quasi monnaie n’a pas de contrepartie, mais elle a une utilité, elle est indispensable.

Dans notre article intitule  »Vive les crises », nous avons été optimistes, nous avons suggéré que le système était condamné à créer des liquidités pour faire face aux crises, pour éviter les effondrements. Cela sous entendait qu’après les crises, tout pouvait éventuellement rentrer dans l’ordre. On était en quelque sorte dans l’exceptionnel. Ce qui s’est passé en 2010,  »l’année du no exit », pas de sortie des politiques exceptionnelles, ce qui s’est passé  en 2011, rechute de la croissance et réapparition de la crise financière, nous incitent à penser que nous sommes dans un état permanent de besoin de liquidités pléthoriques. Toujours plus. Le Leviathan doit léviter. Les politiques de sortie sont impossibles, même pas envisageables. Il n’y a plus de position d’équilibre.

BRUNO BERTEZ  Le 4 Février 2012

EN LIEN : Les Clefs pour Comprendre : De “Vive les crises au Manège Enchanté” Par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

15 replies »

  1. merci pour cet excellent texte.deux petits points cependant.on peut rajouter que le crach qui surviendra inévitablement ne s’annoncera pas,il sera soudain et brutal.d’autre part au sujet du capital qui s’enrichit en dormant je suis en desaccord avec vous.le dividende versé a un actionaire ne correspond a aucun travail tangible(si ce n’est le choix et l’achat de l’action).allez raconter aux petites mains de l’industrie que lilianne bettancourt ne s’enrichit pas en dormant!voyez combien d’américains(et autres) sont devenus paresseux et inactifs parce qu’ils vivaient de leurs actions.il est temps que tous ces gens la reprennent un role normal dans la société sans vivre sur le dos des autres.un exemple typique est edf en france.nous avions une entreprise mal gérée:on l’a privatisée.est elle mieux gérée?non,mais en plus nous payons le dividende de l’actionnaire dans nos tarifs.nos tarifs ont augmenté pour rien,ruinant betement les gens.je sais que ces arguments ne vont pas trop vous plaire alors surtout ne les prenez pas pour une attaque personnelle!!

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    • @YAK

      Détrompez-vous ce que vous dites me plait à la fois parce qu’il y a une part de vérité et à la fois parce que cela me donne l’opportunité de recadrer.

      Lisez attentivement je parle du facteur de production que l’on appelle  » capital » alors que vous mettez en avant autre chose, à savoir la pseudo capitaliste héritière de l’ORÉAL .

      Je parle de capital, le facteur de production, exactement comme l’entendait Karl Marx et il n’a jamais prétendu, au contraire, que les détenteurs de ce capital s’enrichissaient en dormant.

      Il a prétendu que le facteur capital , en vertu de l’ordre social, politique, juridique donnait au capital le droit de s’approprier la plus value.

      Marx ne nie ni l’activité des entrepreneurs, ni leur efforts ou quoi que ce soit. L’Union Soviétique n’a jamais nié le rôle et l’utilité du capital, le système soviétique a remplacé l’appropriation privée de la plus value par l’appropriation publique ou plutôt par l’appropriation nomenklaturiste et militaire.

      Comme moi, bien sur, Marx prend soin de dire que la part que le capital réussit à s’arroger résulte d’un rapport de forces social, politique et même ajoute -t-il policier. Cela résulte aussi de ce Marx appelle les valeurs sociales.

      L’appropriation privée de la plus value capitaliste n’est niée par personne de bonne foi. Mais la question qui se pose est de savoir si son appropriation publique est meilleure.

      Car on fait semblant d’oublier que le soi disant  »public » n’existe pas, c’est une abstraction. Derriere il y a des gens en chair et en os ,qui profitent , qui se logent bien , qui jouissent de leur statut , ont des voitures avec chauffeurs, des garde du corps, font des beaux voyages.

      La légitimité de ces gens est elle plus grande que celle des entrepreneurs capitalistes, leurs choix économiques , leurs choix de gestion sont ils meilleurs? contribuent ils mieux à la prospérité, voila des questions intéressantes.

      Je laisse de coté celle , importante de la liberté.

      Ce sont les gens comme Mitterrand ou les sociaux démocrates qui veulent maintenir l’ordre capitaliste mais en confisquer la plus value au profit de leurs amis nomenklaturistes, ce sont ceux là qui entretiennent cette confusion.

      Confusion pas innocente loin de là. Elle permet de laisser inchangé le sort des travailleurs, de continuer de l’exploiter, de les priver du sens de leur vie comme disait Marchais mais de capter la plus value par l’impôt et bien sur de se la redistribuer à soi, à ses amis, à ses clients électoraux comme les fonctionnaires, enseignants etc

      Cette analyse perverse du capital est une mystification de la fausse gauche clientéliste .

      Celle de MARX , des communistes, celle du NPA de Mélenchon et même celle du groupe ATAC est plus cohérente.

      La confusion permet de continuer de fonctionner sous le régime capitaliste avec l’épargne, l’esprit d’entreprise, le goût du risque. l’innovation , mais en même temps de s’octroyer par impôt la plus value correspondante. Bref selon ces gens, on maintient l’exploitation du travail, c’est-à-dire l’aliénation des travailleurs, mais en plus on exploite les entrepreneurs et on confisque le tout au nom d’un pseudo marxiste révisionniste mal assimilé, au profit de la nomenklatura, des bobos , de la gauche caviar, des assistés de toutes sortes etc

      Il ne faut pas confondre le capital facteur de production, les capitalistes entrepreneurs et les héritiers qui comme la personne dont vous parlez sont à ranger dans la catégorie des rentiers …il ne faut pas non plus tout mélanger comme on le fait avec les petits épargnants exploités par le vrai grand capital qui fait levier sur eux, et qui ne touchent que la portion congrue c’est a dire le maigre dividende.

      Le leverage sur les petits actionnaires, on devrait dire petit épargnant, permet d’augmenter le taux de profit qui revient au capital, encore une notion bien analysée par Marx, lequel n’est pas loin de penser, comme moi, que les actionnaires individuels sont eux aussi exploités

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      • j’ai bien compris votre réponse.mais voila,aujourd’hui l’actionariat est dévoyé.fini le temps ou les entreprises levaient des fonds pour se devellopper.fini le temps ou les gens investissaient a long terme parce qu’ils croyaient dans un projet economique.l’essentiel est aujourd’hui de la spéculation court terme(du pari tout simple).les ventes a decouvert sont un malheur infini qui n’a aucune utilité sinon devellopper encore plus le marché financier.
        a chaque fois que j’ai écouté mélanchon j’ai été horrifié.j’ai vu a quel point il n’avait jamais eu aucune notion de la notion de petit entrepreneur.l’ignorance crasse de ces gens toujours issus d’un secteur grassement protégé est sidérante.quant a attac,combien de profs,combien de petits entrepreneurs dans leurs rangs?.
        j’ai réfléchi aux conséquences du nouveau bailout qui va s’abattre sur l’europe:j’en suis arrivé a la conclusion qu’il signifie la mort de la petite entreprise individuelle.les gouvernements vont en profiter pour continuer a augmenter leurs dépenses et leurs recrutements.ceci se fera au détriment des petits indépendants qui seront étouffés

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      • Il n’est peut-être pas inutile de rendre clair le sens du mondial dans la dimension conceptuelle du capital. Avec la mobilité du capital sur le marché mon­dial disparaissent les frontières nationales, qui subsistent certes pour les Etats, mais non pas pour le capital lui-même (et d’autant plus, figurez-vous, pour celui qualifié de “financier”), comme le disait Marx. Avec Engels, depuis la critique à Feuerbach de 1845, Marx soutenait qu’au cas où les forces de l’échange ne pourraient pas “se développer comme forces universelles et dès lors irrésistibles”, alors “reviendrait avec force toute la vieille merde” [les populismes, intégrismes et séparatismes actuels: Le Pen, Ligue du Nord italienne, pulsions séparatistes en Bélgique, etc.].

        Il n’est pas nécessaire de rappeler comment, dans tout Le Capital, Marx indique deux éléments dans “la création du marché mondial”: tout d’abord, il s’agit d’une caractéristique “fondamentale de la production capitaliste”; ensuite, c’est la cause ultime des oppositions entre, d’une part, la classe des capitalistes, “mandataires de la société bourgeoise”, qui “empochent tous les profits d’un tel mandat”, et, d’autre part, la masse de l’ensemble de la population mondiale qui travaille comme une “énorme force productive”. Ainsi, “l’origine des crises s’enracine dans cette contradiction”.

        Les divers capitalistes, faux frères ou frères ennemis, se font concurrence jusqu’au point où “à travers la concurrence des capitaux chaque capitaliste porte des coups mortels à beaucoup d’autres” [Livre I du Capital]. Ces contradictions internes du processus capitalistique se manifestent et se développent dans la circulation du capital [Livre II du Capital]. D’où, à partir des contradictions immanentes de ces deux moments, surgissent les crises, préci­sément en tant que contradictions récurrentes et nécessaires du processus de production dans son ensemble [Livre III du Capital].

        Au cours de la première moitié du XXe siècle, les Etats-Unis ont construit leur suprématie mondiale, devenue incontestable, et ont rendu obsolètes la dominance britannique et la conception qui l’ac­compagnait, celle de l’empire britannique.

        L’impérialisme national – celui que les marxistes de l’époque ont, pas par hasard, appelé capitalisme monopoliste d’Etat – s’est rapidement recouvert de la bannière étoilée, après une double tentative allemande échouée, portant l’une le masque de l’empire prussien, puis de la social-démocratie, et l’autre celui du national-socialisme.

        Y compris au cours des premières décennies de la deuxième partie du XXe siècle et, peut-être, avant tout lorsque leur apogée a été atteint, la puissance des Etats-Unis s’est exprimée pleinement à travers la forme de l’impérialisme multinational: une phase qui permettait aux capitaux ayant pour base les Etats-Unis de se répandre sur toute la planète grâce aux investissements (avant tout les investissements directs à l’étranger, sous la couverture des “aides” et des “plans de reconstruction”) des grandes firmes financières (industrielles et bancaires), dont les maisons mères étaient solidement implantées aux Etats-Unis eux-mêmes. Le pouvoir impérialiste du capital a tendu ainsi à se superposer au pouvoir institutionnel national: mais c’est une grave erreur conceptuelle de penser que les deux
        coïncident (avant tout pour ce qui est d’une orientation d’opposi­tion à l’impérialisme).

        Actuellement, le capital est étendu à travers toute la planète, par son concept même il en ira de même pour ce qui est de son opposition au prolétariat – au-delà de chaque Etat. Les contradictions de classes, qui tout d’abord se développaient sur le marché intérieur “national”, se sont étendues à la totalité du marché mondial “transnational”, simplement.

        Les formes d’expression de l’affrontement entre capitaux dans l’espace impérialiste contemporain impliquent que la typologie des manifestations phénoménales qui accompagnent cet affrontement se modifient. C’est donc pourquoi, comme on l’a souligné, cet affrontement ne peut plus apparaître sous la forme d’un affrontement direct entre Etats impérialistes (ou super-Etats, ou pôles, ou hyperpuissances), mais doit, par conséquent, être expulsé “hors de la maison”.

        De là provient le rôle qualitativement changé des formes étatiques à l’époque de l’impérialisme transnational et la manifestation de ses propres contradictions inter-impérialistes, comme vérité actuelle de la lutte des classes (à tel point qu’elle reste donc en grande partie occultée).

        (extraits de Gianfranco Pala, Professeur d’économie à l’Université “la Sapienza” à Rome, spécialiste, entre autres, d’économie industrielle, de relations financières et commerciales internationales et de relations économiques internationales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages en italien, malheureusement pas encore traduits en français. )

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  2. Dimanche 5 février 2012 :

    Aucun accord n’a été trouvé dimanche entre les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce et la troïka des bailleurs de fonds du pays sur les réformes, et la réunion chez le premier ministre reprendra lundi, ont indiqué deux chefs de parti.

    La troïka demande encore plus d’austérité, que le pays est incapable de supporter, a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras en sortant d’une réunion de cinq heures chez le Premier ministre grec.

    Le leader d’extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu’il ne voulait pas contribuer à l’explosion d’une révolution en acceptant les mesures demandées.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_pas_d_accord_avec_la_troika_la_reunion_reprendra_lundi_050220122002.asp

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  3. Lundi 6 février 2012 :

    Dette de la Grèce : les discussions se prolongent mais le compte à rebours est lancé.

    Les dirigeants des partis politiques de la coalition gouvernementale grecque sont sommés de donner leur accord lundi aux réformes de structure et d’austérité demandées par les bailleurs de fonds du pays, pour éviter un défaut de paiement du pays en mars.

    Réunis dimanche pendant cinq heures, les chefs des trois partis (socialiste-droite et extrême-droite) représentés dans le gouvernement de Lucas Papademos ont réussi à s’entendre sur le volume des économies à réaliser (1,5 point de PIB), sur la mise en place de réformes visant à abaisser les coûts de production et sur un schéma de recapitalisation des banques.

    Mais ils ne sont pas parvenus à surmonter leurs objections à toutes les mesures d’austérité demandées par la zone euro et le Fonds monétaire international et à s’engager publiquement à appliquer les impopulaires réformes, condition pour obtenir le déblocage d’un nouveau prêt vital d’au moins 130 milliards d’euros.

    Un point dur des discussions porte notamment sur l’insistance des bailleurs de fonds d’abaisser le salaire minimum en Grèce, solution rejetée par les partenaires sociaux et les partis.

    Or le temps presse : Athènes a impérativement besoin de boucler un accord rapidement car le pays n’a pas les moyens de rembourser 14,5 milliards d’euros de prêts qui arrivent à échéance le 20 mars, et risque la cessation de paiements à cette date.

    Désormais le compte à rebours est lancé.

    http://www.boursorama.com/actualites/dette-de-la-grece-les-discussions-se-prolongent-mais-le-compte-a-rebours-est-lance-4d88f9d495ac70d34ab9fac92ea0fc19

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  4. Lundi 6 février 2012 :

    Dette : la Grèce est déjà au-delà des délais.

    Les discussions entre la Grèce et ses créanciers pour éviter au pays le défaut de paiement au pays en mars sont déjà au-delà des délais prévus, a averti lundi un porte-parole de la Commission européenne.

    « La vérité, c’est que nous sommes déjà au-delà des délais », a déclaré Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que la balle est dans le camp des autorités grecques à ce stade.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Dette_la_Grece_deja_au_dela_des_delais_060220121302.asp

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  5. MERCI INFINIMENT monsieur Bertez, pour cette analyse qui décrit PARFAITEMENT comme COMPLÈTEMENT la situation, sa problématique et …
    son absence CERTAINE (maintenant) de solution.

    Hélas, trois fois hélas, votre analyse est aussi irréprochable qu’indiscutable. Ses conclusions … sont effrayantes.
    Sa prospective ? Horrifiante ! Bref, ça va VRAIMENT PAS BEN ! Et comme disait Sénèque :

    LE PIRE EST À VENIR !

    Je partage (hélas) votre pessimisme quant à la suite des événements. Vous avez mis des mots, LES MOTS sur ce que je pense et … ressent !
    Encore MER.CI … « frère d’armes » (si je puis me permettre cette familiarité face à un maître comme vous) c’est le (seul) terme d’amitié,
    affection, admiration, partage, qui s’est imposé à moi.

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  6. Les ventes de Rolls-Royce ont atteint 3 538 unités en 2011, soit une progression de 31% par rapport à 2010.
    C’est la Chine qui est le premier marché devant les Etats-Unis.
    Toutes les zones géographiques sont à la hausse : +47% pour l’Asie/Pacifique, +17% pour l’Amérique du Nord, +23% au Moyen-Orient et +30% au Royaume-Uni. En Europe continentale, l’Allemagne et la Russie ont affiché les plus fortes progressions avec des ventes qui ont plus que doublé. Pour la France, Rolls-Royce indique simplement que la croissance est à deux chiffres, sans autre précision.

    http://en-voiture.blog.leparisien.fr/archive/2012/01/09/record-de-vente-pour-rolls-royce-en-2011.html

    Au cours de l’année 2011, Porsche a enregistré une croissance de ses ventes en glissement annuel dans l’ensemble des régions où la marque est présente. L’Asie s’affirme comme le fer de lance avec 42 971 unités livrées (+ 44,0 %). Le marché chinois enregistre la plus forte hausse des ventes, avec une croissance de 64,6 %, tandis que les Etats-Unis constituent le principal marché intérieur : 29 023 clients y ont en effet acquis un modèle Porsche en 2011 (+ 14,6 %). Le marché intérieur allemand enregistre lui aussi une forte demande pour les modèles 911, Cayenne, Panamera, Boxster et Cayman, pour un total de 14 959 unités vendues (+ 13,2 %).
    En 2011, le modèle Porsche le plus vendu à l’échelle mondiale est le Cayenne, plébiscité par 59 897 clients. Le constructeur automobile de Stuttgart enregistre également une hausse des ventes de près de 20 % pour la Panamera.

    http://automobile.challenges.fr/actu-auto/20120112.LQA2091/2011-annee-record-pour-porsche-avec-118-867-ventes.html

    Pour la première fois depuis sa création en 1999 Porsche France dépasse le seuil des 3 000 ventes, un score en hausse de 32% par rapport à 2010.

    http://www.sport-prestige.com/262731/porsche-ventes-record-france-2011/

    En 2010, « Ferrari a vendu près de 300 voitures en Chine, son meilleur résultat depuis que l’entreprise a commencé à y exporter » des voitures et « une hausse de près de 50% par rapport à 2009″, a indiqué dans un communiqué le constructeur contrôlé par Fiat.
    Après la Chine, le constructeur italien mise aussi désormais sur l’Inde, pays dans lequel le nombre de millionnaires explose. Il ouvrira « dans les prochains mois » son premier point de vente dans ce pays, a indiqué un porte-parole.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/05/97002-20110105FILWWW00539-ferrari-record-de-vente-en-chine.php

    Et pour changer de sujet :

    Pour la 9ème année consécutive, les ventes de McDonald’s ont été en hausse l’année dernière.
    La chaîne de restauration a battu son record de chiffre d’affaires, puisqu’elle a réalisé un chiffre d’affaires de 27 milliards de dollars dans le monde en 2011, en hausse de 12% par rapport à 2010. Le bénéfice n’est pas en reste, il a été de 5,5 milliards de dollars, en hausse de 11%.
    Aux Etats Unis, les ventes ont augmenté de 6% sur l’ensemble de l’année, et en Europe de 10%.
    La compagnie envisage d’investir 2,9 milliards de dollars, consacrés pour moitié à l’ouverture de plus de 1.300 nouveaux restaurants.
    McDonald’s compte 33.000 restaurants dans le monde, c’est à dire légèrement moins que la chaîne qui compte le plus de restaurants dans le monde, Subway [mais en réalité Subway vient de dépasser Mac Donald's].

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/McDonald-s-fait-ses-choux-gras-de-la-crise-10113.html

    Et puis c’est bon, ça suffit, si vous voulez voire où est l’argent, donnez un coup d’œil ici : http://money.cnn.com/magazines/fortune/global500/2010/full_list/

    Est-ce qu’il y a un lien entre cela et le post qui précède ?

    En tout cas, j’en tire que pour certains (moi compris) le mot « crise » n’a vraiment pas beaucoup de sens.

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  7. Le 8 février 2012

    Marketwatch est l’un des sites économique et financier les plus consultés au monde. Il appartient au Wall Street Journal, mais reflète très souvent les poins de vue de la City, surtout sur tout ce qui concerne l’Europe. Les textes publiés sur Marketwatch ont d’autant plus de diffusion qu’ils sont repris par d’autres publications.

    Nous avons hésité à vous communiquer le texte qui vient d’être publié. Il nous choque.

    Il est tout à fait dans la pratique des Anglo-saxons, qui ne répugnent pas quelquefois quand leurs intérêts sont en jeu, à faire faire les sales besognes par la bande.

    http://www.marketwatch.com/story/francoise-hollande-will-spark-next-euro-crisis-2012-02-08?siteid=rss

    Nous vous le communiquons pour plusieurs raisons:

    -Il traduit des opinions qui peuvent influencer les marchés
    -Il expose clairement les thèses de la City et ses préférences face à la crise euro
    -Il contient des parts de vérité que l’on doit avoir présent à l’esprit

    Le titre: « Francois Hollande va déclencher la prochaine crise de l’euro ».

    Voici les principaux points:

    Hollande n’a aucune expérience, maire de Tulle depuis 8 ans, alors qu’il n’a que géré les parkings de la ville et le ramassage des ordures, il n’est pas à la hauteur pour gérer la plus grande crise que l’Europe doit affronter depuis WWII.
    La seule chose qu’il connait, ce sont les arcanes du Parti Socialiste, il faudrait un leader charismatique du type De Gaulle ou Napoléon dans les circonstances présentes.
    Il défend des solutions du passé, fondées sur le « emprunter/dépenser ».
    Il ne comprend rien aux changements structurels que doit affronter la France.
    Il va, par sa maladresse, remettre en cause l’accalmie fragile obtenue par Merkel, Sarkozy et la BCE.
    Il va imposer une re-négociation du package de Décembre, ce qui fait que le Traité ne sera pas ratifié.
    Il ne semble pas avoir été prévenu que la France a perdu son triple A, avec ses propositions de créer 60 000 postes d’enseignants et 150 000 emplois aidés, sa retraite à 60 ans contre 62, sa hausse des impôts sur les riches.
    Les dépenses publiques françaises de 56% du GDP paralysent déjà toute croissance.
    Il n’est pas l’homme qu’il faut pour augmenter la productivité alors que la France est sous compétitive avec un déficit du commerce extérieur de 2,7% du GDP.

    Nous ne commenterons pas.

    Nous nous contenterons de prendre date. L’approche des élections françaises sera certainement un cap délicat, compte tenu du risque de remise en cause des solutions ou pseudo solutions en cours.

    Les marchés sont incapables d’anticiper. Pour l’instant, ils ont le nez sur le deal grec, ensuite ils regarderont du côté du Portugal, puis de l’Italie, ce n’est qu’après qu’ils prendront conscience de l’approche de l’élection française.

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  8. Slt Bruno,

    La certitude est une illusion, que chaque gérant, trader etc… doit combattre.
    Savoir que l’on ne sait pas et que l’on ne saura jamais est selon moi la 1ère étape pour bien gérer ou trader.
    Il faut accepter que la finance de marché ne se résume ni à des modèles mathématiques ni à l’économie.
    La question n’est pas de savoir si le marché a raison ou tort. Il peut avoir tort malheureusement bien plus longtemps que nous tous.
    Accepter de prendre en compte les forces acheteuses/vendeuses de marché est un must.

    Bonne fin de journée

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  9. Vendredi 10 février 2012 :

    Grèce : un ministre socialiste et quatre ministres d’extrême-droite démissionnent.

    Le gouvernement grec vacille. Le secrétaire d’État aux affaires étrangères, la socialiste Marilisa Xenogiannakopoulou, a annoncé sa démission à la télévision vendredi après-midi. Cette annonce fragilise la coalition du premier ministre Lucas Papademaos, formée de l’extrême-droite, des conservateurs et des socialistes.

    Les quatre ministres du parti d’extrême-droite grec LAOS s’opposant aux nouvelles mesures d’austérité demandées par les créanciers du pays ont présenté vendredi leur démission au Premier ministre Lucas Papademos, a indiqué l’Agence de presse grecque, Ana (semi-officielle).

    Il s’agit du ministre des Transports Makis Voridis, du ministre adjoint de la Défense Georges Géorgiou, ainsi que deux secrétaires d’Etat, à l’Agriculture et à la Marine marchande, Astérios Rodoulis et Adonis Géorgiadis.

    Le moment est pourtant crucial pour la Grèce : l’Eurogroupe a refusé pour l’instant de signer un nouveau plan de sauvetage et a posé un ultimatum à la Grèce. Parmi les exigences des bailleurs pour accorder une nouvelle aide, Athènes doit trouver en moins d’une semaine comment économiser 325 millions d’euros supplémentaires.

    C’est cette nouvelle demande qui a déclenché la colère de Marilisa Xenogiannakopoulou et de Georges Karatzaferis. Ce dernier refuse de voter le nouveau plan de rigueur, qui doit passer devant le parlement grec dans la nuit de dimanche à lundi. «Je ne suis pas convaincu que les sacrifices qui nous sont imposés auront un résultat», a-t-il dit, accusant les créanciers de «vouloir priver de souveraineté nationale» la Grèce. Cette attaque vise surtout l’Allemagne, qui se montre intransigeante envers les Grecs. Selon le leader du LAOS, la Grèce «doit sortir de sous la botte allemande».

    (Dépêche AFP)

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  10. Mardi 14 février 2012 :

    La mauvaise nouvelle était attendue… mais le couperet qui tombe s’avère particulièrement lourd. Selon l’autorité des statistiques grecques, le PIB du pays aurait chuté de 7 % au dernier trimestre de 2011.

    Selon l’agence de presse grecque Ana (semi-officielle), ces chiffres, s’ils se confirmaient, équivaudraient à une contraction du PIB de 6,8 % pour l’ensemble de l’année 2011.

    Ce recul intervient après un troisième trimestre déjà particulièrement mauvais. Le PIB s’était alors contracté de 5 % au sur un an, alors que le budget de l’année en cours tablait sur une récession de 5,5 % en 2011.

    L’année 2012 devrait être la cinquième année consécutive de récession subie par le pays.

    Et en tout état de cause, les derniers chiffres publiés mettent en avant une situation du pays beaucoup plus inquiétante que ce que le gouvernement grec voudrait. Même si Athènes redoutait une aggravation de la récession pour l’année 2011, au vu du coup d’arrêt donné à l’activité économique dans le pays par deux ans d’austérité dictée par l’UE et le FMI en contrepartie du sauvetage financier du pays surendetté, celle-ci était moins importante que celle qui se profile. Dans son dernier budget, le gouvernement tablait en effet sur une récession de « seulement » 5,5 % en 2011.

    Ces chiffres risquent également d’aviver les tensions dans le pays, alors que les mesures d’austérité demandées par les l’Union européenne et le FMI viennent d’être durcies avec l’adoption d’un nouveau mémorandum de politique économique, ouvrant notamment la voie à des baisses de salaires dans le privé.

    Les syndicats et des pans du patronat s’y sont opposés en jugeant que loin d’aider à redresser l’économie grecque, ces mesures vont enfoncer davantage encore le pays dans la récession.

    « Nos entreprises veillent sur le revenu des salariés et donnent la priorité à la sauvegarde des emplois, en utilisant en priorité d’autres moyens d’amélioration de la compétitivité et de baisse des coûts », a ainsi indiqué ce mardi l’Union des industriels de Grèce (Sev) en rendant publique une motion adoptée la veille par sa direction.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201897851926-le-pib-grec-aurait-chute-de-pres-de-7-en-2011-289127.php

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