le blog a lupus…un regard hagard sur l'écocomics et ses finances….

textes, grogs et patates chaudes…

LTRO efficace mais pas magique par Andreas Höfert

LTRO efficace mais pas magique par Andreas Höfert

L’impact à long terme des opérations de refinancement à long terme de la BCE pourrait être extrêmement négatif.

La confiance est revenue sur les marchés depuis la fin 2011, notamment grâce aux opérations de refinancement à long terme (LTRO) de la Banque centrale européenne (BCE). En décembre 2011, cette dernière a prêté aux banques européennes 489 milliards d’euros, sur trois ans, au taux de 1%. Les LTRO comme initiative majeure pour endiguer la crise ont pourtant connu un début laborieux. Plus de 90% des fonds empruntés ont d’abord été replacés auprès de la BCE et rémunérés à 0,25%. Le secteur bancaire européen perdait donc 0,75% sur une large part des prêts obtenus via les LTRO. C’est dire à quel point les établissements financiers européens avaient fin 2011 des problèmes de liquidités. Depuis, il y a eu cependant une montée en puissance des LTRO et les tensions sur les marchés du crédit souverain et des prêts interbancaires se sont atténuées.

En plus des problèmes de liquidités, trois autres facteurs ont justifié le recours aux LTRO: la solvabilité précaire des banques européennes, la contagion géographique de la crise de la dette souveraine et le resserrement du crédit. Cependant, alors que le problème de liquidités a été résolu, il n’en est pas de même des trois autres.

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22/02/2012 Publié par | Agefi Suisse, Commentaire de Marché, crédit crunch, Europe, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | , | Un commentaire

Ploutocratie

Ploutocratie

“The Times, they are A-changing”, chantait Bob Dylan.

Sauf que ce n’est pas forcément dans le sens que pensait le poète. Prenez la position de Barack Obama face à l’argent qui pourrit les campagnes présidentielles américaines. Voici ce qu’il déclarait dans son discours de l’état de l’Union, le 27 janvier 2010: “Avec tout le respect dû à la séparation des pouvoirs, la Cour Suprême a mis un terme à un siècle de pratique légale par une décision qui, je le crois, ouvre toutes grandes les portes aux groupes d’intérêts – y compris des sociétés étrangères – pour dépenser sans limite dans les élections de ce pays. Je ne pense pas que les élections américaines devraient être soumises au pouvoir financier des groupes d’intérêts les plus puissants – ou, pire, d’entités étrangères. Et j’encourage vivement Démocrates et Républicains à voter une loi qui corrigerait certains de ces problèmes.”

 

C’était il y a deux ans. Ce mercredi, le même Barack Obama, candidat à sa réélection, se trouve à Los Angeles pour récolter 3 millions de dollars, hôte du producteur TV Bradley Bell. Les Foo Fighters jouent pour mille invités qui déboursent 1000 dollars chacun. Puis un dîner réunit 80 contributeurs particulièrement généreux qui ont payé 35 800 dollars chacun. Obama cherche à récolter 8 millions en trois jours pour son Super-PAC Priorities USA Action. Voici ce que dit aujourd’hui son directeur de campagne Jim Messina: “Les enjeux sont trop importants pour jouer selon deux systèmes de règles différentes. Si nous ne faisons rien, nous perdrons cette élection face à un petit groupe de gens puissants qui veulent éjecter le président à n’împorte quel prix”.

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22/02/2012 Publié par | Behaviorisme et Finance Comportementale, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Etats-Unis, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Vices du Capitalisme, Mon Banquier est Central | Un commentaire

Le grand complot anglo-saxon contre l’Union européenne

Le grand complot anglo-saxon contre l’Union européenne

Et si Wall Street et Barack Obama avaient conclu un deal pour sauver l’économie américaine? Exploration et soutenance de la thèse du complot par Gérard Stalder

Lors des élections de «midterm» aux Etats-Unis, le Parti démocrate du président Obama a subi un échec important principalement expliqué par la situation économique et financière héritée de George W. Bush. La crise des «subprime» pesait alors fortement sur des millions de ménages entraînant pertes d’emplois et pertes immobilières. Une économie en nette reprise et un taux de chômage en baisse étaient indispensables pour assurer une réélection du président Obama en novembre 2012.

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22/02/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Hedge Funds, Private Equity..., Le Temps, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 2 Commentaires

Nicolas Doze /BFM- Le MES est un coup d’état

Nicolas Doze /BFM- Le MES est un coup d’état

22/02/2012 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Europe | | 4 Commentaires

Keynes-Hayek, un duel qui dure depuis 80 ans

Keynes-Hayek, un duel qui dure depuis 80 ans

Dans les années 30, en pleine crise mondiale, un éminent économiste britannique croise le fer avec Friedrich von Hayek, un jeune libéral. Tout les oppose: l’intervention de l’Etat, le rôle des marchés… Les idées de Keynes ont régné longtemps, mais l’Autrichien n’avait pas dit son dernier mot. Par Nicholas Wapshott, écrivain et journaliste britannique auteur d’un livre sur le sujet

 

 

 Cela vous rappelle-t-il quelque chose? Des banquiers centraux tant préoccupés par la menace pesant sur leur monnaie qu’ils demandent que l’austérité soit imposée à leurs concitoyens indignés. Des leaders politiques qui, confrontés à une profonde récession et à un chômage à grande échelle, martèlent que la seule voie vers la reprise est de couper les dépenses publiques, payer la dette nationale et augmenter les impôts.

Est-ce vraiment raisonnable? Certains économistes, doutant de la sagesse des banquiers et des législateurs, prétendent que la meilleure façon d’éviter des décennies de chômage et de stagnation économique est d’emprunter et de dépenser afin de promouvoir la croissance économique. D’autres économistes ignorent ces préceptes en faveur d’un credo qui estime que l’intervention du gouvernement est néfaste pour la confiance de l’économie et pour les marchés qui ne peuvent plus s’autorégénérer.

Il y a quatre-vingts ans, le gouvernement de coalition du premier ministre britannique, Ramsay MacDonald, a dû faire face au même dilemme que les dirigeants de la zone euro, dans des circonstances économiques à peine différentes.

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22/02/2012 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Etats-Unis, Europe, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Temps, Libéralisme, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | 3 Commentaires

   

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