Behaviorisme et Finance Comportementale

BCE : "Super Mario" et son bazooka c’est l’armée mexicaine équipée d’un pétard mouillé !!!!!

BCE : "Super Mario" et son bazooka c’est l’armée mexicaine équipée d’un pétard mouillé !!!!!

 La seconde offre de prêts sur 3 ans a lieu mercredi Certains économistes tablent sur 1000 milliards.

Pour la deuxième fois, la Banque centrale européenne (BCE) va allouer mercredi des prêts sur trois ans aux banques de la zone euro, une manoeuvre destinée à stabiliser le système financier européen mais dont les effets bénéfiques sur le crédit se font attendre.

Le «bazooka» de la BCE est arrivé mais pas sous la forme que certains Etats l’avaient espéré au départ. Ne pouvant financer directement les Etats, l’institution assure à la place sans limite la liquidité du système financier européen pour qu’il joue son rôle de financeur de l’économie réelle.

Fin décembre, 523 banques de la zone euro ont demandé et obtenu 489 milliards d’euros lors de la première opération de ce genre, un record, au taux fixe historiquement bas de 1% qui plus est.Les pronostics vont bon train sur la demande que devrait rencontrer la deuxième offre, la dernière prévue pour l’instant. La plupart des économistes tablent sur un niveau similaire, mais certains ont prédit jusqu’à 1.000 milliards d’euros.Pour le président de la BCE Mario Draghi, le montant pourrait être proche de celui de la première opération, laquelle a permis selon lui de désamorcer «une crise majeure du crédit» qui aurait aggravé les problèmes de croissance de la zone euro.

Pourtant malgré les largesses consenties, les conditions du crédit se sont encore resserrées en fin d’année dans la région, à l’exception notable de l’Allemagne, et devraient continuer à le faire au premier trimestre, selon le dernier sondage trimestriel de l’institution monétaire européenne.

PLUS DE QE A LEUROPEENNE :  M. Draghi a demandé encore un peu de patience pour mesurer pleinement les retombées positives de ses actions sur le crédit. «Il faut que les banques jouent le jeu, qu’elles distribuent une partie du crédit emprunté à la BCE, mais tout est une question de priorité car elles ont des contraintes assez fortes», rappelle Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis. Les banques de la zone euro sont en effet confrontées à d’importants besoins de refinancement -600 milliards d’euros cette année, dont 230 milliards au premier trimestre- que le marché du prêt interbancaire, encore boiteux à cause du climat de méfiance que la crise de la dette a engendré, n’est pas capable de couvrir seul. Par ailleurs les instituts de crédit européens doivent renforcer massivement leurs fonds propres au premier semestre, mais ne peuvent pas uniquement compter sur leurs bénéfices pour y arriver, en raison d’une conjoncture défavorable.

L’afflux de liquidités de la BCE a recréé «un appétit du risque qui a bénéficié à diverses catégories d’actifs, a détendu les marchés monétaires et réduit les besoins de financement des banques», souligne Jeroen van den Broek, directeur de la stratégie du crédit du bancassureur néerlandais ING.

Les banques ont ainsi visiblement commencé à utiliser cet argent frais en prenant part aux récentes émissions obligataires de l’Italie et de l’Espagne, dont les taux d’intérêt ont globalement reculé, permettant à ces pays dans le collimateur des marchés l’an dernier d’emprunter moins cher. Mais cette généreuse politique a aussi des inconvénients. «Cela menace de rendre les banques de certains pays dangereusement dépendantes du financement de la BCE», relève Marie Diron du cabinet Ernst & Young. Les banques italiennes et espagnoles ont ainsi 5% de leurs actifs financés par la BCE et «plus cela augmente, plus il leur sera éventuellement difficile d’attirer d’autres financements», notamment parce qu’en cas de faillite les créanciers privés risqueraient d’être désavantagés par rapport à la BCE, selon elle.

Draghi suscite l’admiration….des  ultra néo keynésiens !!!!

Les critiques sont unanimes: l’action de Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne, dont il a pris la direction en novembre, a été décisive pour ramener le calme en zone euro. Pour autant, il n’a pas bouleversé la ligne suivie par l’institution depuis le début de la crise.

«Je suis très impressionné par Mario Draghi», a déclaré la semaine dernière le prix Nobel américain d’économie Paul Krugman, pourtant prompt à critiquer une BCE trop timorée à son goût face à la crise de la dette.

«Jusqu’ici, l’entrée de Mario Draghi a été impressionnante et impeccable», juge Carsten Brzeski, économiste d’ING tandis que le quotidien économique allemand Handelsblatt le qualifiait récemment d’»homme d’action». Ces compliments appuyés tiennent en grande partie à deux décisions de M. Draghi: baisser les taux d’intérêt en novembre et décembre, ramenant ainsi le principal taux directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, à 1%, son plus bas niveau historique; inonder les banques de la zone euro en liquidités avec une opération de prêt inédite sur trois ans fin décembre. C’est cette dernière mesure, baptisée «LTRO» et qui sera répétée mercredi aux mêmes conditions, soit un taux fixe et un montant illimité, qui a le plus marqué les esprits. Grâce notamment à l’ampleur de la demande: 489 milliards d’euros distribués à plus de 520 établissements, là où nombre d’analystes attendaient beaucoup moins.

3 replies »

  1. Un milliard = 1 000 millions.
    1 000 milliards = 1 trilliard.
    Et un trilliard = 1 000 000 de millions ? Ouaouh ! Quel vertige !
    Quand même; quand qu’on (sic) y pense bien, c’est du pognon hein ?

    Pfiouuuuu !!!

    P.S. Des millions et des milliasses (Marcel Pagnol)

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  2. Jeudi 1er mars 2012 :

    Un groupe secret de créanciers de la Grèce se réunit en urgence aujourd’hui.

    Un groupe secret de représentants de 15 grandes banques, fonds d’investisements et fonds spéculatifs se réunit jeudi pour décider si la restructuration de la dette de la Grèce doit déclencher des paiements pour les détenteurs de titres dérivés, écrit mercredi le Wall Street Journal.

    Ces paiements peuvent représenter plusieurs milliards de dollars, alors que la Grèce est proche d’un défaut de paiement. Le groupe doit se réunir jeudi matin pour décider si la restructuration de dette de la Grèce est à même de déclencher des paiements pour les détenteurs de titres de couverture de défaillance ou "credit default swap" (CDS), qui fonctionnent comme une assurance contre un événement, explique le Wall Street Journal.

    L’impact de cette décision pourrait dépasser le marché de la dette grecque et est à même d’affecter les investisseurs à travers les marchés d’obligations européens ainsi que les détenteurs de 2.900 milliards de CDS sur la dette de gouvernements dans le monde. Mais certains investisseurs se plaignent du secret entourant le processus et l’accusent d’être plein de conflits d’intérêt, poursuit le quotidien financier.

    Aucune personne extérieure ne peut participer à la réunion qui est organisée par l’association des swaps et dérivés internationaux, et aucun transcript ne sera distribué.

    Quand une décision sera annoncée, avant lundi, le comité ne fournira pas d’explication. Il n’y aura pas de possibilité de faire appel pour les investisseurs. Si les firmes qui participent au comité sont connues, comme Goldman Sachs Group, Deutsche Bank et Morgan Stanley, les noms de leurs représentants ne sont pas rendus publics, de même que l’exposition de chaque firme ou personne à la dette grecque.

    L’argent en jeu dans les CDS grecs n’est pas énorme, et il ne devrait pas y avoir plus de 3,2 milliards de dollars de paiements nets entre les acheteurs et vendeurs de protections contre le défaut ou la restructuration de dette.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120301trib000685710/un-groupe-secret-de-creanciers-de-la-grece-se-reunit-en-urgence-aujourd-hui.html

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