Art de la guerre monétaire et économique

Géopolitique/Imposant à l’Europe ce qu’ils ne font pas eux-mème !!!! : Les Etats-Unis vendent leur blé à Téhéran en passant par Genève

Géopolitique/Imposant à l’Europe ce qu’ils ne font pas eux-mème !!!! : Les Etats-Unis vendent leur blé à Téhéran en passant par Genève

Les Etats-Unis vendent leur blé à Téhéran en passant par Genève Sanctions Cargill et Bunge orchestrent la vente de 180 000 tonnes de blé américain à l’Iran. Ces multinationales américaines disposent de «dérogations», les Etats-Unis autorisant la vente de certains produits agricoles pour des raisons «humanitaires». Les paiements se feraient par le biais de banques turques, en euros

Après les 180 000 tonnes de blé américain vendues ces dernières semaines à Téhéran, «des discussions sont en cours pour un volume additionnel de 220 000 tonnes», avance un négociant genevois. Ces besoins s’expliqueraient par de maigres perspectives de moissons cette année en Iran. Selon le US Bureau of the Census, les ventes de blé américain ont été quasi nulles au cours des deux dernières années. En revanche, en 2009, comme en 2008, elle avait représenté les trois quarts des 365 millions de dollars de produits agricoles américains vendus à l’Iran.

D’aucuns rappelleront que le «business» ne fait pas de politique. D’autres s’indigneront. Affaire de sensibilité. Le paradoxe n’en demeure pas moins bien réel. Les Etats-Unis continuent de vendre le fruit de leurs moissons à l’Etat iranien. Au prix fort. Et, selon nos informations, en passant par Genève. Alors qu’en parallèle, la première puissance mondiale resserre le licol de sanctions économiques qui touchent la vie quotidienne des 75 millions de citoyens de la République islamique. Afin de maintenir sous pression un régime soupçonné de se doter de l’arme atomique, sous couvert de développer ses centrales nucléaires.

 PLUS DE BLE EN SUIVANT :

Depuis le début du mois de mars, le Ministère du commerce iranien – ou plus exactement son bureau des importations, le GTC – a obtenu la livraison de 120 000 tonnes de blé d’hiver provenant des fermes du Midwest, 60 000 tonnes devant suivre. Une cargaison d’environ 45 millions de dollars pouvant être chargée sur quatre petits cargos Handymax.

 Deux intervenants du négoce genevois confirment que la vente est organisée par Cargill et Bunge. «D’autres grandes firmes genevoises pourraient être sur des opérations similaires», poursuit l’une des sources, évoquant un commerce similaire avec la Syrie.

 Les deux multinationales américaines – dont le négoce avec le Moyen-Orient est piloté de Genève – bénéficient d’un «permis spécial» délivré par le Département du trésor américain (OFAC) leur permettant de continuer à exporter des produits alimentaires vers la République islamique. Un porte-parole de Cargill rétorque «ne pas pouvoir fournir ce genre de détail sur nos activités». Son homologue au sein de Bunge, indique que «nos exportations agricoles vers l’Iran et la Syrie se font en accord avec les lois sur les sanctions économiques, qui autorisent la vente de produits alimentaires à ces pays, pour des raisons humanitaires». Des dérogations similaires sont également prévues pour certains médicaments.

 La reprise en main des achats céréaliers par l’Etat iranien l’automne dernier – et la menace de sanctions ayant conduit les banques européennes à ne plus financer les cargos en partance pour la République islamique – a écarté de ce commerce les sociétés de négoce du Vieux Continent.

 Au fait, comment font Cargill et Bunge pour être payés, les banques iraniennes étant coupées du réseau de paiement international Swift? Le Département du trésor américain indique, pour la nourriture, «les banques américaines peuvent confirmer les lettres de crédit issues des banques d’un pays tiers» en règlement. L’une des sources genevoises contactée, précise que les dernières cargaisons de blé, auraient été «payées en euros, via une banque turque».

 Cette même source ne dément pas que ces céréales aient été vendues à un prix supérieur à celui en vigueur sur le marché international. «Mais cela ne signifie plus grand-chose: avec l’Iran, le prix du marché, c’est le prix auquel se font les rares transactions conclues.» Un tarif «premium» destiné notamment à convaincre les affréteurs, réticents à envoyer leurs cargos vers un pays sur lequel l’étau de l’embargo se resserre.

Pas de blé français à Téhéran cette année

La France, premier pays céréalier de l’Union européenne, n’a pas exporté de blé vers l’Iran sur la «campagne» en cours (septembre à septembre). De source officielle, «les dernières ventes enregistrées concernaient 350 000 tonnes de blé cultivé sur la campagne 2008-09».

 La rumeur sur une infiltration des céréales via l’Irak est écartée par les négociants. «Si c’était le cas, cela se ferait par containers, ce qui ne pourrait en aucun cas satisfaire les besoins d’un pays qui devra importer 2 millions de tonnes de blé cette année», précise une source.

Par Pierre-Alexandre Sallier/le temps mars12

1 reply »

  1. Lorsque L’Irak était sous embargo total, j’ai vu de mes yeux du matériel dans une usine Italienne, filiale à 100% d’une très grosse société US, qui partait en Irak.
    Et ce n’est pas nouveau, durant la dernière guerre mondiale, ils vendaient du matériel à Hitler, c’est aussi ça le capitalisme, l’argent n’a ni odeur ni frontières.

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