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Zone euro: les crédits au secteur privé patinent, la masse monétaire stagne

Zone euro: les crédits au secteur privé patinent, la masse monétaire stagne

Les crédits au secteur privé en zone euro ont ralenti en février, signe qu’un retour à la normal dans ce domaine n’est pas encore pour demain dans une région qui  à toutes les  peines à surmonter sa crise de la dette.

Ces crédits au secteur privé  ont enregistré une progression de 0,7% sur un an en février contre +1,1% en janvier, a annoncé mercredi un porte-parole de la Banque centrale européenne (BCE), et ce malgré une injection record de liquidités en faveur des banques par l’institution monétaire depuis décembre (1.000 milliards d’euros en valeur nominale), destinée à soutenir ces crédits censés favoriser la croissance.

Les prêts aux ménages ont ralenti quant à eux  à +1,2% en février contre +1,3% en janvier. Les prêts immobiliers, leur plus importante composante, ont maintenu un taux de croissance de 1,8% mais le crédit à la consommation a continué de reculer (-1,8% en février après -1,6% en janvier).

Quant aux crédits aux entreprises hors secteur financier, ils ont davantage ralenti encore à +0,4% en février contre +0,7% en janvier.

"Les injections généreuses de liquidités de la BCE (au travers de prêts à trois ans aux banques au taux faible de 1%) ont pu éviter le risque d’un effondrement des banques de la zone euro (…) et arrêter la contagion sur le marché de la dette souveraine. Néanmoins, ils ne semblent pas avoir eu les effets désirés sur les prêts à l’économie réelle", a souligné Christian Schulz, économiste de la banque Berenberg.

Concernant la masse monétaire M3, qui mesure les pressions inflationnistes à moyen terme, elle a progressé de 2,8% sur un an en février contre 2,5% sur un an en janvier, a annoncé la BCE.

C’est davantage qu’attendu par le consensus d’analystes réuni par l’agence Dow Jones Newswires qui tablaient sur une hausse de +2,4% pour cet indicateur. "M3 a montré une grande volatilité au cours des six derniers mois reflétant la tempête sur les marchés financiers", note Annalisa Piazza, du courtier Newedge Strategy. Selon elle, les progressions enregistrées en janvier et février sont dues "aux injections de liquidités opérées par la BCE et à un regain de confiance sur les marchés" et restent bien en deçà de 4,5%, niveau souhaité par la BCE.

source agences mars 12

1 reply »

  1. "ils ne semblent pas avoir eu les effets désirés sur les prêts à l’économie réelle”.
    Mais qui croient encore à cela ? On a eu l’exemple du Japon et des Etats Unis. Ces injections n’ont jamais eu le moindre effet sur l’économie réelle. Elles ont pour seul objet de permettre aux banques de prêter sans risque aux Etats sur des échéances courtes et ainsi de se refaire des fonds propres sur le dos du contribuable.

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