A Chaud!!!!!

Politique Friction : François Hollande pire que la Droite Par Bruno Bertez

Politique Friction :  François Hollande pire que la Droite Par Bruno Bertez

 Ce qui nous donne l’opportunité d’écrire cet article, c’est le débat qui s’ouvre au sein de la Gauche sur la question des salaires. Voir le lien joint. 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article17233 

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   " Ainsi quand François Hollande déclare avec aplomb qu’il augmentera le SMIC d’un montant égal à « la moitié du taux de croissance ». Comme la formulation a un air très technique, les bons esprits baissent les yeux. Pas un n’a fait le calcul pour voir ce que donne cette formule. C’est pourtant édifiant. Voyez. En 2010 la croissance a été de 1,60 %. Donc François Hollande aurait augmenté le SMIC de 0,80 % en 2010. Nicolas Sarkozy l’a augmenté de 1,58 % ! Elire François Hollande pour avoir une augmentation de salaire moitié moins qu’avec Sarkozy, à quoi bon ? Pour autant faut-il préférer Sarkozy ? Non plus. Car l’inflation cette année-là fut de 1,8% ! 

Hollande augmente le SMIC moins que Nicolas Sarkozy qui, lui, l’augmente moins que l’inflation. Tels sont les termes du choix pour un citoyen payé au SMIC qui suit les sondages. Seul le Front de Gauche garantit un rattrapage et une augmentation du SMIC. Une dernière fois rappelons que le SMIC est à seulement 120 euros du seuil de pauvreté ! L’augmentation proposée par le Front de Gauche est de 25%. Les patrons du CAC 40 se sont augmentés de 23% en 2010 ! Ce sera tout pour aujourd’hui. La suite de l’argumentaire au prochain numéro !"

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 La progression de Mélenchon déplace, déporte, le centre de gravité vers la gauche. Pour avoir un score suffisant au premier tour, Hollande est obligé de répondre à la concurrence de Mélenchon. Il l’a déjà fait par des mesures symboliques inadéquates comme la proclamation de sa volonté de taxer les riches à 75%. Ceci lui a valu plus de ridicule que de suffrages. Mélenchon et son entourage s’en sont  attribué le mérite tout en raillant Hollande. D’une pierre deux coups. 

   Cette fois, Mélenchon et son équipe vont plus loin, ils sortent du symbolique pour frapper là où cela fait mal: les salaires. Ils ont raison, c’est le grand point faible de François Hollande, déjà obligé de faire le grand écart au sein de l’aéropage des éléphants et vis à vis des troupes du PS sur cette question. On sait que, par tradition, la gauche du PS considère que la hausse du SMIC est l’élément incontournable d’une politique de gauche, Fabius, avant d’être muselé par la campagne, le rappelait récemment.

La question des salaires est un moyen fantastique de clarifier l’échiquier politique, de démasquer les usurpateurs et les faussaires. Elle est centrale pour le rapport de forces au sein de la gauche au premier tour, mais aussi essentielle sur le positionnement de Hollande pour le second tour.

Nous nous expliquons.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Au premier tour, Mélenchon et son entourage ont tout intérêt à agiter le grelot des salaires, ils attirent les salariés à bas salaires qui auraient pu se laisser tenter par un vote social-démocrate qui s’avance masqué. Mélenchon, par ce moyen, améliore son score, son rapport de forces avec le PS et prépare le futur troisième tour social dont parle déjà le PC et les amis de la LCR. Ils préparent les avancées futures.

Il ne faut pas oublier l’effet d’apprentissage, la gauche dure et le PC ont été, passez-nous l’expression, faits cocus par Mitterrand, ils ne vont pas se laisser manger tout cru cette fois.

Dans tous les cas, ce que préparent Mélenchon et ses amis, ce n’est pas la Révolution, mais la possibilité de devenir la vraie opposition dans le prochain quinquennat. Les démonstrations de force de la Bastille et de Toulouse sont explicites, tout comme les thématiques retenues.

Au second tour, François Hollande va se trouver, avec la stratégie de Mélenchon, très affaibli.

 Pour gagner, le candidat, tous les candidats doivent se recentrer, or Mélenchon aura déporté le centre de gravité de l’électorat de gauche… à gauche. La tâche de Hollande va être délicate et, dans tous les cas, et c’est que recherche Mélenchon et ses amis, la position de Hollande va se trouver fragilisée. Il est peu probable, mais on ne sait jamais, que ce déport à gauche mette en péril son élection, mais il est sûr qu’elle sera plus étroite  qu’on ne le pense et qu’il aura des dettes.

Peut-être y aura-t-il un deal, comme du temps de Jospin, pour laisser Hollande se recentrer, avec une manipulation cosmétique de la vraie gauche qui fera semblant de lui délivrer un brevet, une attestation de bon homme de gauche; peut-être,  mais ce n’est pas sûr.

Notre idée est que l’entourage de Mélenchon est moins enclin à jouer les supplétifs que dans le passé. Ou alors il faudra payer cher.

Tout ceci ne résout pas les problèmes de Sarkozy, mais va néanmoins dans un sens qui lui  convient. Que François Hollande soit tiré vers la gauche lui est favorable, polariser en faisant peur « au Marais » (l’électorat flottant du Centre), aux petits patrons, lui fait du bien.

Revenons à nos salaires. Nous faisons remarquer à titre liminaire que c’est Mélenchon qui lance le débat, il insiste bien là-dessus.

La proposition de Hollande tente d’escamoter la question des salaires et du SMIC. Il propose de limiter l’augmentation des salaires à la moitié de la croissance. Comme le dit Mélenchon, c’est déjà un moyen de noyer le poisson, peu de gens comprennent, encore moins connaissent les chiffres de croissance, et encore moins nombreux sont ceux qui sont capables de faire  la comparaison avec ce qu’a fait Sarkozy. Or, il se trouve que l’application de la proposition de Hollande aboutit à ce que les salaires augmentent moins qu’avec Sarkozy! C’est un comble et c’est pain béni pour Mélenchon qui,  lui, considère que le SMIC doit être monté de 25%, puisque les salaires des patrons du CAC 40 ont progressé de  23%. Chapeau, bien joué. L’argument est fort, très fort, incontournable non seulement au niveau primaire qui est le terrain de Mélenchon, mais aussi au niveau secondaire.

Au niveau secondaire, pourquoi? Parce que la situation économique présente se caractérise par une baisse tendancielle de la part des revenus salariaux dans le revenu national, une hausse de la part des profits et une hausse encore plus forte des profits dont la nature et l’origine sont  plus ou moins financières sinon kleptocratiques.

Mélenchon et ses alliés, nous l’avons déjà expliqué, partent et parlent de ce que l’on voit, de ce qui est évident. Ils se moquent pas mal de l’argument des socialistes et de la sociale-démocrate: si on monte trop les salaires, on met en difficulté les PME. Ces PME qui font la bascule électorale et se fourvoient généralement à apporter leurs voix à ceux qui les mangent tout cru.

Vous savez, bien sûr, que nous ne sommes pas très tendres  avec la social-démocratie. Il nous faut expliquer pourquoi. Parce que la social-démocratie laisse  intacts tous les processus du capitalisme, le mythe de  l’effort individuel pour progresser, s’enrichir, faire une vie meilleure à ses enfants, elle fait en sorte que les gens pédalent très fort le nez dans le guidon, épargnent, mais, au moment où ils pensent récolter le fruit de leurs efforts, la social-démocratie passe le grand croc à phynances et ratisse les mises de tous ceux qui se sont fatigués. Elle le fait  par l’impôt et les diverses formes de confiscation à sa disposition. Le tout, non pas au profit  des travailleurs, mais au profit de sa classe bourgeoise et bureaucratique.

La social-démocratie, c’est la tromperie sociale organisée.

Travaillez, innovez, épargnez comme si c’était pour vous, mais au moment de récolter, c’est le grand râteau. Faites des efforts, dépensez-vous comme si vous étiez propriétaires du produit de votre travail, comme si vous alliez en jouir, mais acceptez d’être expropriés, spoliés au profit de notre clientèle électorale, disent tout bas les socio-démocrates. La social-démocratie dit au futur retraité : travaillez, épargnez, accumulez pour votre future retraite, pour être libres et autonomes, mais elle confisque cette épargne, cette soi-disant richesse qui n’est qu’une retraite méritée et gagnée. La social-démocratie vous fait vous comporter comme si vous étiez libres, propriétaires, maitres de votre destin, mais elle n’a de cesse de vous rendre dépendant par ses confiscations. A vos droits à jouir du produit de votre travail et votre épargne, la social-démocratie oppose les faux droits de sa clientèle à prélever sans contrepartie autre que celle de bien voter. La social-démocratie consiste à créer un droit sur le travail des autres sans autre contrepartie que celle de demander quand on n’a pas le pouvoir, puis d’exiger quand on l’a conquis.

Pourquoi François Hollande préfère-t-il augmenter les impôts plutôt que les salaires? La question est centrale et c’est Mélenchon qui met le doigt dessus, là où cela fait mal. Conception bizarre de  la justice socialiste qui consiste, non pas à donner plus aux uns, qui ont la dignité de travailler, mais prendre plus aux autres.

La crise de la dette, la crise de surendettement des Etats vient du fait que la croissance nominale a été insuffisante. Toujours plus de dettes avec une croissance nominale faible, cela fait un ratio de dette sur GDP qui monte, qui monte. D’où viennent les dettes, les déficits? Ils viennent de l’insuffisance des revenus, de l’insuffisance des bases taxables. L’autre versant du produit national  ce sont les revenus. Qu’est-ce qui fait la croissance nominale, qu’est ce qui fait les revenus si ce n’est les salaires.

Le problème de la dette n’est rien d’autre en dernière et honnête analyse que le problème de l’insuffisance des revenus, autre manière de dire l’insuffisance des salaires. Les salaires dans le pays sont trop bas pour soutenir à la fois la consommation, le train de vie de l’Etat, de ses fonctionnaires, le taux de profit du capital accumulé, la solvabilité et la mise en valeur du colossal capital  financier…

Dans tous les grands pays, depuis l’accélération de la financiarisation, la part des salaires dans le Revenu National chute. Voilà la réalité incontournable des chiffres. Cette chute produit une croissance nominale faible, les ratios de dette grimpent, l’Etat et ses banques deviennent insolvables. Et que propose la social-démocratie? Non pas d’augmenter les salaires, mais d’augmenter les impôts, c’est à dire qu’elle propose de baisser les salaires réels disponibles! Gribouille ne ferait pas mieux!

Pourquoi le PS, la social-démocratie ne veulent-ils pas augmenter les salaires?

Parce que cela pèserait sur le taux de profit, parce que cela ferait monter les taux d’intérêt, parce que cela gonflerait la charge de la dette de l’Etat, parce que cela ferait du tort, pénaliserait les bilans et les bénéfices des banques.

La social-démocratie, on le voit dans  tous les pays en crise,  est l’instrument de la kleptocratie pour se maintenir à flot, pour durer, pour tenir.  Le vrai choix du PS français,  ne l’oubliez pas,  c’était Strauss-Kahn!  C’est une alliance contre nature entre l’Etat et le capital financier, financiarisé. Paradoxe suprême, c’est une alliance de classe entre la classe bureaucratique, c’est à dire  les fonctionnaires et le grand capital financier! Personne ne souligne le fait incroyable que les salaires moyens de la fonction publique sont devenus supérieurs à ceux du secteur privé. Le tout sur le dos du système productif qui crée les vrais  emplois et les vraies richesses.

BRUNO BERTEZ Le 12 Avril 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

14 replies »

  1. J’ai fait un errata sur le lien que vous pointez…

    http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2012/04/rappel-sur-le-salaire-des.html

    Le graphique que j’ai pris dans le premier post ne parle que des salaires dans les "ministères". Je ne sais pas ce que ça recoupe exactement.

    Mais via un autre graphique, on en arrive pour la fonction publique en général, à 2143€ dans le public et non 2427€.

    Mais ça n’en reste pas moins très supérieur au privé…

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  2. Ce faisant, au vu de comment vote Front de Gauche toute l’aristocratie syndicale des rentiers du public et du semi public, je ne vous rejoins pas franchement sur le fait que Mélenchon soie la vraie gauche…

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  3. Sinon, la seule vraie différence de fond que je vois entre le PS et le Front de Gauche, c’est que le front de gauche veut couper les ponts avec la finance pour financer le niveau de vie grotesque de ses rentiers par l’inflation et la dévaluation des productifs, quand le PS lui, veut continuer dans la voie de la bulle de crédit…

    Quoi qu’il en soit, ça fait bien longtemps que la gauche a oublié le peuple dans ce pays et ne sert plus que ses rentiers…

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  4. Tout à fait d’accord avec cet article, mais il faudrait compléter en disant que Sarkozy, tout comme Hollande, incarne cette social-démocratie utilisée par la kleptocratie pour se maintenir à flot…. Etatisme de droite et étatisme de gauche ne sont que les instruments, les alliés du capitalisme financiarisé.

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  5. Il ne faut pas oublier que l"extrème gauche a toujours été utile pour contrôler le mécontentement populaire.
    Les propositions de Mélanchon sont impossibles et si on les aplliquait la France ferait faillite rapidement.
    Mélanchon a participé en votant de façon favorable à tous les traités européens "mondialistes" de retrait de souveraineté (monétaire, budgétaire, frontière, monopoles, etc.).

    Son rôle unique mise à part sa propre position dans le futur gouvernement est de contrer le FN. Tout le monde le sait.
    Ses propositions clientellistes s’adressent aux français d’origine africaine principalement de confession musulman ainsi qu’aux quelques camarades communistes survivants ainsi qu’aux bobos de souches (revenus de 3000 à 12 000 eurso, diplômes moyens à supérieur). Il a appelé à la révolution des banlieux comme le printemps arabe, c’est dire le côté dangereux du personnage, pret à tout pour le pouvoir. Infiniment plus dangereux que Lepen.

    Il a aprouvé le génocide tibétain car fait par les camarades chinois qui ont libéré le peuple tibétains d’une secte esclavagiste qui les torturait (si on l’écoute, les électeurs du Fn doit être rééduqués au goulag).

    Il veut en finir avec les bankster tout en gardant tous les traités par lui approuvés ….
    Et ses "mesures" ont été chiffrés dans une fourchette de 100 à 200 milliards d’euros …
    Sans parler des attaques inevitables sur la dette française et des sactions anglosaxonnes s’il était élu.
    Il serait pris en otage par ses promesses communautaires (islam) et les riches et peut-être beaucoup de juifs quitteraient le pays, une catastrophe.

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  6. Samedi 14 Avril 2012 / Le test espagnol : l’Espagne attaquée, la France dans la ligne de mire, la cible, la vraie cible c’est l’Allemagne

    Nous avons tout au long de nos derniers billets et articles attiré l’attention sur la situation espagnole.

    L’une de nos idées force est que tant que tout n’est pas porté au grand jour, tant qu’il y a des cochonneries
    sous le tapis et tant qu’il y a connivence pour les cacher les crises se succèderont. Il y a toujours quelque
    chose à révéler , le flux des nouvelles-mauvaises- est intarissable. Seules les opérations Verité paient.

    Dans cet ordre d’idée, nous avons souligné que les chiffres espagnols officiels étaient trompeurs.
    Non pas faux mais trompeurs. Le ratio de dette sur GDP est en réalité très superieur à 100% non pas parce
    que l’Espagne ment mais parce que son mode de presentation de ses chiffres est tronqué.
    Nous avons insisté sur le fait que les grands du SMART MONEY connaissaient les vrais chiffres et
    qu’ils prenaient position en conséquence.

    Enfin le gouvernement espagnol devrait arréter de prendre les marchés et les économistes pour des idiots,
    avec des effets d’annonce . Tout le monde sait que les mesures qu’il claironne dans l’éducation et la santé sont ,
    passez l’expression, bidons; les dépenses concernées se font pour l’essentiel au niveau des provinces ,
    elles échappent au pouvoir, sinon controle du gouvernement central et donc la mise en oeuvre est plus
    que problèmatique; Ce que les eurocrates appellent le risque d’implémentation est très, très élevé.

    Nous le répétons, les responsables devraient une fois pour toutes changer leurs responsables de
    communication; ces derniers continuent, par ignorance et par absence de formation, à émettre des messages
    de type grand public alors que dans la situation présente, la crise étant une crise dans laquelle les marchés
    servent de révélateurs, il faut éméttre de façon precise, ciblée sophistiquée bref il faut s’exprimer
    de façon professionnelle. Les Grands, dans les services économiques des banques sont d’un
    niveau supérieur aux conseils actuels , souvent ils ont été au plus haut niveau, soit à la Banque d’Angleterre,
    comme Buiter, soit a la FED et ils connaissent non seulement l’histoire, les chiffres, le dessous des cartes
    et étant, dans le privé ils travaillent plus et sont plus motivés.

    Nous sommes par ailleurs persuadés que le regain d’attention sur l’Espagne n’est pas purement…espagnol.
    Il coincide avec le debat souterrain, l’affrontement sur la politique de traitement de la crise imposée par les Allemands et il coincide avec la prise de conscience par les marchés dela forte probabilité de la victoire de Francois Hollande aux présidentielles françaises. La stagnation de Sarkozy , au coude à coude au premier tour avec son adversaire et l’absence de miracle dans les reports de second tour conduisent ceux qui étaient sur la reserve à prendre de nouvelles positions que nous appèlerons anti -allemandes.

    La position des Allemands est fragile , ils tentent de s’accrocher à leur analyse, à leurs principes et à leurs interets.
    Nous vous rappelons cette position : c’est aux pays surendettés de mettre de l’ordre dans leurs affaires par les
    methodes classiques. Les déficits des uns ne peuvent etre corrigés par la dérive des autres , les créditeurs, par
    l’abandon de la rigueur de gestion, ce serait mettre en peril toute la construction européenne, on ne batit pas en
    cédant au laxisme. La politique à suivre est celle des Allemands, c’est la seule viable à long terme.
    La seule voie possible est celle de la réduction des dépenses, celle de la mise en place de réformes de convergences
    et de réformes d’appareils de production pour ètre competitifs.

    Le débat est souterrain, mais il fait rage les anglo saxons ne cessent d’attaquer et de savonner la planche de
    l’Allemagne par le biais du FT et de son célèbre Martin Wolf, par le biais de Soros et de son nouvel
    institut economique INET et Project syndicate.

    Le pari des attaquants est que :

    -Le point faible pour affaiblir l’Allemagne et bousculer ses positions c’est l’Espagne , vulnérable , pas trop gros morceau,à la portée des canons si on peut dire des marchés;

    -L’éléction française va tourner à l’avantage de Hollande c’est a dire d’un opposant social demo au pacte de stabilité dit Merkozy,

    -La campagne va s’intensifier en Allemagne, à l’interieur et placer Merkel en position de faiblesse.

    Bref c’est le moment opportun pour tenter de faire boule de neige et non seulement mettre les Allemands en difficulté mais gagner de l’argent .La destabilisation avant l’élection française est une authentique opportunité à risque quasi zéro. En cas de victoire du clan anti allemand, il y aura eu possibilité de ramasser des tonnes de papiers aussi bien sur le crédit que les emprunts govies que sur les actions etc à des cours bas, il y aura eu possibilité de beaux coups de fusil sur les changes car il est évident que si le verrou allemand vient à sauter, c’est la fortune des inflationnistes, keynésiens et de leur complices de la sociale- demo.

    Mème si le verrou ne saute pas tout de suite , ce ne sera, pense t on dans ces mileux, que reculer pour mieux sauter car il reste la situation explosive italienne, elle murit et Monti est un très bon allié de ce clan; il a deja commencé à placer des banderilles sur les flancs allemands.

    Voici quelques citations a mediter:

    -Rajoy , le 12 avril: « Parler d’un bailout de l’Espagne en ce moment n’a aucun sens . L’Espagne ne sera pas sauvée , »
    Il n’est pas possible de sauver l’Espagne; il n’en est pas question, ce n’est pas nécessaire.
    Qui a dit attendez que quelque chose soit démenti pour en etre sur?

    -Benoit Coeure, le francais au board de la BCE: Blomberg le 13 Avril ”nous avons un nouveau gouvernement en Espagne ,
    il a pris des mesures très fortes … la volonté politique est énorme…. c’est ce qui me fait penser que les conditions de marché ne sont pas justifiées…est ce que la BCE va intervenir? Nous avons un instrument pour le faire, il n’as pas été utilisé recemment , mais il existe. »
    En clair , la BCE suggère qu’elle peut intervenir;elle crédibilise indirectement les attaques .

    -Klaas Knot, membre allemand du conseil des gouverneurs de la BCE, Bloomberg le 13 avril: « Nous sommes très loin de réssusciter le programme d’achats de bonds souverains,nous sommes très loin de cette situation…je ne vois pas
    de bonne raison d’acheter maintenant de la dette gouvernementale… les marchés surréagissent à une malheureuse et infortunée communication diffiusée autour de l’Espagne. »
    Rien à ajouter à la clairvoyance allemande.

    Voilà le champ de bataille est balisé.

    Rappel , la semaine derniere le marché espagnol des actions a chuté de 5,7 %. les taux a 10 ans sont remontés à 5,96 soit +22pbs,les CDS sont a 498 + 17. On debut du mois on etait a 431 et fin 2011 on etait a 380.

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    • @clemence

      Il y a deux sortes de responsabilités, celles que l’on ne prend pas et celles que l’on reproche aux autres de ne pas avoir prises. Les premières sont jeux de princes, les seconds plaisirs d’opposition.

      Dans la situation présente qui est celle d’élection, il n’y a plus de princes, il n’y a qu’un combat d’opposants. Rien n’est plus distrayant que ces joutes electorales, dès lors que l’on est capable de les remettre à leur place,de les prendre pour ce qu’elles sont, c’est à dire un spectacle.

      Une élection, ce n’est pas la maitrise des choses, des situations, c’est la conquète des voix, des suffrages. Dans le cas present, s’agissant du pseudo affrontement entre Hollande et Sarkozy, il n’y a pas divergence sur le fond c’est à dire sur les mesures à prendre pour faire face à la crise, il n’y a mème pas de changement de programme de gouvernement , il y a tout simplement changement de clientèle.

      Le choix des deux candidats est le mème : reconnaitre les dettes, sauver les banques, sauver la kleptocratie, la ploutocratie, réduire les dépenses publiques, augmenter les impots, respecter le pacte fiscal européen .

      Pour ceux qui ne le savent pas, nous les informons que Hollande a abandonné sa rodomontade de contester le pacte Merkozy en échange de petits cadeaux misérables consentis par les Allemands en faveur d’une cosmétique de soutien de l’activité .

      Bref le choix des deux candidats c’est l’austérite imposée aux citoyens pour honorer les dettes et stabiliser l’ordre social tel qu’il est . Personne ne propose de restructurer les dettes, de les étaler, moratorier. Personne ne propose que les banques centrales allègent les dettes des agents économiques surendettés, tout le monde est d’accord pour que les largesses monétaires aillent aux banques pour compenser le capital que leurs actionnaires, propriétaires ne veulent pas reconstituer. Dans les deux cas les candidats sont défenseurs de l’usure et ils sont prets à courir le risque de la déstabilisation sociale comme en Grece ou en Espagne pour que les usuriers fassent leur pelin. L’économie dirigée dans laquelle Sarkozy s’est engagé depuis trois ans sera prolongée et amplifiée par Hollande.

      Les différences sont à la marge , elles portent sur la répartition des charges de l’austerité .

      La question des impots est révélatrice, on taxe plus chez Hollande, on fait semblant de surtaxer plus exactement, les très riches , pour mieux faire avaler la pilule de la spoliation des classes moyennes , lesquelles sont les seules a ètre assez nombreuses pour faire une recette significative. Les très riches, amis de Hollande et de Sarkozy sont à l’abri depuis longtemps, soit par la géographie, soit par les structures de leur patrimoine. En revanche dans les deux cas on spolie les retraites publiques , privées et individuelles.

      Dans les deux cas on refuse le débat sur le bien fondé du choix de l’austerité , sur la politique monétaire de répression financière et de spoliation de l’épargne.
      Non seulement on est d’accord pour refiuser le débat, mais mème on est d’accord pour ne pas clarifier le diagnostic. Surtout il ne faut pas favoriser les prises de conscience populaires, cela pourrait rendre le pays ingouvernable.

      N’avez vous pas remarqué que dans tous, sans exception , les pays en crise de surendettement les solutions sont exactement les mèmes que le pays soit gouverné par la droite dite conservatrice, la gauche sociale democrate ou les dictateurs imposés par l’Europe , dictateurs nommés, non élus comme Monti et Papademos.

      Quand la sociale democratie est usée comme en Espagne , c’est le tour de la droite, quand la droite est usée , comme en France c’est le tour de la gauche sociale démocrate et quand les deux sont usées c’est le tour des soit disants hommes providentiels, technocrates, imposés de l’exterieur , non élus que nous appelons dicatateurs. Allez voir la répression sociale et fiscale en cours dans l’Europe du sud et vous me direz si ce n’est pas une atteinte, une violence aux libertés individuelles.

      Dans la conception actuelle, un grand homme d’état c’est un personnage qui sait contenir la turbulence de ses concitoyens au profit … au profit de qui… de quoi ?

      L’homme d’État dans les circonstances présentes, mais est ce que cela a été différent avant, l’homme d’état est là pour persuader ses concitoyens qu’il se préoccuppe de leur bonheur, de leur dignité le temps d’une élection. Et le pire est que cela suffit généralement, ils le croient l’espace d’un scrutin.

      La plus grande mystification politique est de faire croire que le peuple a un pouvoir et que le mauvais chef d’État est sanctionné par sa non-réélection ! Vous savez que nous sommes pour les vraies sanctions, sanctions des erreurs, sanctions des mensonges, sanction des fautes. Mais pour cela il faut, il faudrait des contrepouvoirs et ceux-ci en France font défaut, tous les gouvernements s’étant acharnés à les détruire, les manipuler et les controler. Le premier étant évidemment les soi disants élus du peuple en réalité nommés désignés par les partis c’est à dire le chef de l’état.

      Le vrai projet, celui qui n’est pas dit celui qui est escamoté c’est l’ordre, le maintien de l’ordre en place. Le sauvetage du Système. Pour le système, point n’est besoin qu’un homme d’état réussise , le système s’en fiche du moment que l’ordre règne , que les choses suivent leur cours , sur la voie la plus propice à la reproduction de ce qui existait avant. Le but aussi bien de Sarkozy que de Hollande est que tout reste, rentre dans l’ordre.

      L’homme d’état se targue de résoudre les problèmes, de prévoir l’avenir, de le préparer mais il sait qu’il doit rester prudent , qu’il doit taire ses idées, s’il en a , jusqu’à ce que les evenements lui permettent d’affirmer qu’il les a conduits, maitrisés et de s’autoglorifier.
      Voilà pourquoi dans les campagnes électoirales, les candidats de l’ordre se bornent à débiter pompeusement des généralités, à la fois évidentes et énigmatiques, comme les voyantes, Voilà pourquoi ils entretiennent tous les ambiguités , cela permet les interpretations les plus variées voire contradictoires.

      Le but du pseudo combat de Sarkozy et de Hollande n’est pas de donner à choisir entre une analyse et une autre, entre une voie de sortie de crise et une autre, non il est de renforcer le mythe de l’état, le mythe du chef qui sait. qui veut et à ce titre a le droit d’imposer. Les elections ne sont rien d’autre que le passage public et solennel du témoin, du sceptre, des emblemes du Pouvoir. Lequel Pouvoir n’est rien d’autre que celui de faire semblant de gouverner, de conduire les évènements alors que l’on ne fait que s’y soumettre.

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  7. D’accord avec le contenu mais pas avec la conclusion. Cette élection ne sera pas serrée. Sarkozy est carbonisé. Je doute qu’il domine Hollande lors du débat. Il va être obligé d’être agressif ce qui ne fera qu’aggraver son cas. Ah on les paie cher les conneries de début de mandat… Quand je pense à tous les cons qui me disaient "dans 5 ans ça sera oublié".

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  8. "D’où viennent les dettes, les déficits? Ils viennent de l’insuffisance des revenus"

    Faux. Ils viennent de l’excès des depenses publiques. Si vous ne dépensez pas plus que ce que vous gagnez, vous n’avez pas besoin d’emprunter. Les poliotocards pensent à l’envers des gens normaux. Si vous avez 1000 euros de budget, vous vous dites : que puis-je faire avec cette somme ? Dépenser ou épargner. Eux disent : j’ai 1000 mais mon projet coûte 2000, donc j’augmente les impôts ou j’emprunte. Ils ne raisnnent qu’en termes de dépenses pour acheter des voix aux élections. .

    Comme les taux d’intérêt vont monter, il reste deux solutions : augmenter les impôts ou baisser les dépenses. Comme ils refusent la deuxième solution qui leur permet de se maintenir au pouvoir, ils appliqueront la première. Sauf que celle-ci accélèrera l’explosion de la social-démocratie.

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  9. Bonjour Mr Bertez

    Tout un grand merci pour cette analyse fort brillante et qui donne à réfléchir.En tous les cas qui me donne à réfléchir
    Si l’on part du principe que dans le cadre d’une inflation maîtrisée toute augmentation de salaire doit ètre reliée soit une augmentation de la productivité soit à une prise de risque supplémentaire, n’est jamais posé en toile dfe fond l’enjeu de la répartition de la valeur ajoutée entre rémunération du salarié et rémunération du capital…..L’on part toujours du principe qu’en vertu d’une loi économique immuable et que je ne m’explique pas, indépendament d’un rapport de forcedéfavorable au salarié, la répartition entre salariés et actionnaires serait défini une fois pour toute et se trouverait légitimé par la capacité d’investissement potentielle et la maitrise de l’inflation…alors au-delà d’une quelconque volonté polémique de ma part et comme je n’ai pas trouvé la réponse dans votre article ma question est la suivante : ètes vous pour ou contre une augmentation des salaires ? Excusez du côté un peu laconique de la chose mais il me semblerait important au bout du compte que vous puissiez répondre à cette simple question…

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    • @lantithese

      Dimanche 15 : Enfin !

      J’avoue que je m’impatientais, j’attendais cette question depuis la mise en ligne de l’article et franchement j’étais étonné qu’elle ne vienne pas.

      J’aime écrire de façon ambigue, paradoxale. Plus que les réponses, ce sont quelquefois les questions qui sont importantes, elles soulèvent des problèmes escamotés derrière des pseudos évidences.

      Barrès disait : l’ironie est une forte garantie de liberté.

      Ne sautez pas trop vite sur l’occasion pour dire Bertez est d’extrème droite.

      Marx disait l’ironie est décapante, elle fait ressortir la vérité.

      Ne vous emballez pas je ne suis pas non plus communiste.

      L’ironie c’est la vie
      .
      Je ne sais pas qui l’a exprimé mais c’est celle que je préfère.

      Donc je pratique l’ironie. L’ironie dont Socrate pensait qu’elle était le meilleur moyen de faire accoucher ses interlocuteurs de la Vérité. Socrate ne donnait jamais les réponses, il posait les questions et c’est par la reflexion personnelle que ses disciples accouchaient de la Vérité.

      L’ironie se définit de la façon suivante: : raillerie qui consiste à dire le contraire de ce que l’on souhaite faire entendre.

      Mais je le fais avec humour lequel est une forme d’esprit qui souligne avec ironie et détachement les aspects plaisants et paradoxaux de la realité.

      Quand on sait qu’humour est amour et ironie mépris on a fait le tour de la question.

      Je pense que la solution de l’augmentation des salaires, des revenus autres que salariaux est une solution qui doit ètre examinée et non pas rejetée sans réflexion.

      Mais, et c’est fondamental aucune solution n’est bonne dans l’absolu, toute solution est relative à un choix, à l’acceptation des conséquences attendues et inattendues, voulues et non voulues.

      La solution de l’austerité pour rembourser la dette des états, de leurs banquiers consiste à peser sur les salaires, à les amputer par la fiscalité,à les rogner par la hausse des prix afin de faire ressortir un surplus qui sert à honorer ce que j’appelle l’usure. On asphyxie le vif, le vivant pour rembourser maintenir en vie le mort, le passé.

      C’est ce qui se passe en Irlande, en Grece, en Espagne , c’est ce qu’a refusé le petit pays courageux que je connais l’Islande. Normal car ce petit pays était peu financiarisé, il était resté près de la nature et du bon sens.

      L’austérité cela consiste donc à spolier les citoyens pour que les princes, les gouvernements et leurs banquiers puissent continuer comme avant.

      Le fait que les dépenses publiques, sociales , scolaires , de santé , militaires etc soient excessives n’est qu’une incidente, ce n’est pas parce qu’il y a des gaspillages et des détournements que l’on doit supprimer les depenses collectives. Il faut reduire les depenses publiques, couper les gaspillages étatiques et bureaucratiques tout cela est évident et de bon sens . Je dirais meme que cela est urgent car cela nous fait changer de societé.

      L’austérité a un cout social, économique, présent et surtout futur. Et le pire c’est que l’on ne peut pas le chiffrer et qu’on le fait supporter à des gens qui n’y peuvent rien.

      En sens inverse la hausse des salaires et le retour à une rémunération normale de l’épargne augmentent le revenu national. Vous savez que la production nationale n’est rien d’autre que le symetrique, l’autre versant des revenus ; si vous augmentez la richesse nationale pour parler comme Baroin le dénominateur du ratio de dette augmente et donc le poids de la dette se réduit. La dette devient de plus en plus supportable.

      Presenté de facon théorique les dettes cela se rembourse avec des flux, avec des cash flows et si vous augmentez les cash flows vous remboursez plus facilement . En sens inverse si vous rduisez les cash flows la dette devient de plus en plus difficile à rembourser; C’est concrètement le problème dans lequel est maintenant enfermée l’Europe, problème qu’elle va tenter de "résoudre" comme d’habitude par les artifices étatiques, des stimulations idiotes et contreproductives.

      Le surendettement est né de la coincidence de deux phénomènes :

      -Modifications du système pour dépasser les limites du crédit et la solvabilité par l’innovation, l’ingénierie

      -Absence d’inflation laquelle n’a pas pu , à cause de l’effet modérateur sur les prix de la mondialisation, laquelle n’a pas pu accomplir sa mission historique systèmique d’abord de limite à la création de monnaie et de crédit ensuite de destruction, d’euthanasie, de biodégradation des dettes. Faute d’une inflation suffisante les taux sont resté trop bas, les limites à l’accroissement des dettes ne se sont pas manifestées. La destruction du stock de dettes par la hausse des prix , des revenus et par la croissance nominale phénomènes régulateurs ne s’est pas produite.

      L’absence d’inflation a joué un role dialectique ; elle a à la fois permis les taux bas et l’accroissement excessif du crédit et en mème temps elle a interrompu sa progression parce que l’on a buté sur le surendettement . L’inflation des prix et des revenus a une fonction systémique, de regulation de remise en continu en proportion des grandes es variables economiques dans un monde gouverné par les apprentis sorciers constructivistes qui ne comprennent rien a ce qu’ils font mais en font subir les consequences aux autres. L’inflation est nécessaire dans un monde d’économie dirigée semi socialiste et c’est la raison pour laquelle les banquiers centraux et encore Bernanke récemment affirment une soit disant limite maximum d’inflation , limite qui est en realité un minimum de 2%. Puisque la fonction d’un banquier central est de faire de l’inflation et non pas comme on le croit de lutter contre.

      Pour l’instant le consensus scandaleux est de faire de l’inflation des assets, tenir les taux à zero pour que les assets aient une valeur infinie. Ce n’est ni moral ni efficace ; Ni moral parce que l’inflation des salaires et revenus de l’épargne est plus méritée ; ni efficace parce que l’inflation des assets augmente le poids du capital et donc la ponction qu’il faut réaliser pour maintenir ce capital au prix très elevé , bullaire que l’on a suscité.

      Enfin la politque de taux zero , de fourniture de monnaie et crédit aux banques et aux marchés d’assets est une idiotie évidente au plan théorique comme le démontre très bien le professeur Antal Fekete.

      Plus les taux d’intéret sont bas et plus la valeur actuelle d’un capital s’apprécie, en sens inverse plus les taux sont élévés et plus un capital se déprécie. Nos gribouilles professionnels, en pleine crise de surendettement augmentent le poids actuariel du stock de dettes au lieu de le réduire. Les marchés sont moins bètes, eux qui face à l’insolvablité de la Grèce par exemple ont reduit quasi à néant la valeur de sa dette en faisant monter les taux exigés. Les marchés ont bien joué leur role d’euthanasieurs de promesses qui ne peuvent etre tenues ; Il eut suffit que la BCE prète intelligemment directement à la Grèce pour que celle ci puisse racheter sa dette quasi pour rien, mais évidemment cela ne faisait pas les affaires de la kleptocratie et de ses gouvernements.

      Il ne faut pas s’étonner si avec de telles politques, la part des salaires dans le revenu national baisse sans arret, la contrainte de profit en faveur du capital gonflé par le leverage gratuit , cette contrainte de profit se renforce de jour en jour. La hausse des salaires permettrait de restaurer la proportion historique, seculaire de répartition de la valeur ajoutée, solvabiliserait les débiteurs privés, relancerait la demande de consommation, débloquerait l’investissement et par causalité directe, l’emploi.

      La stagnation des salaires et l’accroissement des ponctions fiscales sont les voies royales de la misère, de la régression sociale, de l’éclatement du peu de consensus qui peut rester en France.

      Cetes il y aura des conséquences inattenduees, non voulues mais elles ne seront pas plus graves et scandaleuses que celle du sauvetage des usuriers et de leurs gouvernement.

      En particulier il faut faire justice de la soi disant mise en difficulté des petites et moyennes entreprises, elles ont beau dos. A la fois pour les tondre quand on a besoin d’argent et pour se refugier derriere elles quand il s’agit de prendre des decisions qui deplaisent. Les problèmes des petites entreprises sont ailleurs: charges excessives de tous les cotés à point tel qu’elles ne peuvent répondre aux demandes de hausse de salaires car donner cent euros net de plus à un salarié coute au global plus de 220 euros charges salariales incluses.

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