Banque nationale suisse : L’arme des taux d’intérêt négatifs pour affaiblir le franc se précise
Banque nationale suisse: L’arme des taux d’intérêt négatifs pour affaiblir le franc se précise
L’arme des taux d’intérêt négatifs pour affaiblir le franc se précise Certaines banques, dont UBS, se sont déjà préparées à faire payer une taxe à leurs clients pour détenir du franc. Cette mesure avait été mise en place dans les années 1970

La pression pour défendre le taux plancher est-elle devenue insoutenable alors que les craintes sur une sortie de la Grèce de l’euro augmentent? Selon les dernières statistiques hebdomadaires dévoilées mardi, les avoirs en compte de virement des banques auprès de la Banque nationale suisse (BNS) ont gonflé la semaine dernière, passant de 154,9 milliards de francs le 18 mai à 171,6 milliards vendredi. C’est peut-être un signe que l’institution est intervenue en rachetant des euros, avancent des analystes.
D’autres mesures pourraient s’avérer utiles à la BNS. Thomas Jordan déclarait dimanche dans la SonntagsZeitung qu’un groupe de travail réfléchissait à certains outils pour soulager les pressions sur le franc: «L’une des mesures envisageables serait un contrôle des capitaux», expliquait le numéro un de l’institution. Le même jour, un article du SonntagsBlick rapportait que plusieurs banques, dont les banques cantonales de Zurich et de Berne, et une filiale de Credit Suisse, Neue Aargauer Bank, se seraient déjà préparées à la mise en place d’un taux d’intérêt négatif pour freiner les ardeurs de clients étrangers intéressés à placer leur fortune en francs. Cela signifierait que des non-résidents devraient s’acquitter d’une taxe pour détenir la monnaie suisse.
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L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)
On connait le « too big to fail » appliqué aux banques. Les médias et même les politiques en parlent souvent, comme l’on parle du mauvais temps, on le déplore, mais on ne fait rien pour le changer.

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Ce qui est plus discret et moins bien compris, c’est que les marchés aussi sont « too big to fail ». La dérégulation, financiarisation a transféré aux marchés et au shadow banking system la plupart des fonctions bancaires. Histoire de multiplier les effets de levier, en particulier sur le dos du public et de ses institutions de prévoyance et retraites. À partir du moment où les marchés remplissent les fonctions bancaires, il est obligatoire de les surveiller, de les contrôler, de les manipuler. En temps normal, manipuler les marchés par le biais des taux d’intérêt, par les injections de liquidités et par le pilotage verbal, en temps normal, cela suffit. Mais il y a des moments où, d’une part, les armes de la panoplie habituelle font défaut, et d’autre part, il y a urgence.
Nous avons la conviction que c’est ce qui s’est passé la semaine dernière, mercredi. Précisément. Ce jour-là tout était horrible, les émergents, les emprunts des souverains périphériques européens, les CDS, le S&P américain enfonçait les 1300! Comme par hasard, alors que l’on était autour des 1295, les acheteurs sont apparus en masse sur les futures, alors que de nombreuses rumeurs se répandaient. Finalement, on a pu rejoindre, à coup de pieds dans les f….s, le niveau des 1320. L’hémorragie du risk-on a été stoppée sur tous les véhicules du complexe. Et aussi sur l’euro bien entendu.

La rumeur la plus insistante était que Merkel avait fait une déclaration -verbale- selon laquelle elle garantissait les dépôts bancaires de toute la zone euro. Bien entendu, cette rumeur est imbécile, une telle garantie serait suicidaire, et en plus inconstitutionnelle selon les textes allemands.
Pour ne pas en rester là, cela ne coûte rien, pourquoi ne pas faire bonne mesure avec une autre rumeur, de vrais acheteurs, solides, seraient, dit-on de bonne source, en train d’accumuler des OAT françaises.
Pour ne pas être en reste JPM, la fameuse Morgan, diffusait une note selon laquelle, selon toute probabilité, la BCE ferait un LTRO de 1 an et l’annoncerait en juillet, ceci étant suivi d’une baisse de 25 pbs des taux en septembre.
Compte tenu de la façon de travailler, compte tenu de l’origine des achats, compte tenu du niveau technique fragile, nous faisons le pari que rien n’a été spontané, tout a été fait à la main.
Les professionnels n’aiment pas en parler, ils ont tendance à démentir, car c’est leur beefsteak qui est en jeu, mais, pour notre part, et compte tenu de notre expérience, nous sommes sûr que mercredi, « Ils » ont évité ce que l’on appelle le trou.
Comme les banques, les marchés sont « too big to fail ».


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La Banque nationale suisse se prépare à "des temps très tourmentés"
La Banque nationale suisse se prépare à "des temps très tourmentés"
L’ombre de la BNS passe sur le taux de change
Infographie. Secousses sur le taux de change
Une brève dépréciation du franc suisse Jeudi fait courir la rumeur d’une intervention massive de la Banque nationale suisse …C’est la première réflexion venue à l’esprit jeudi soir, lorsque les oscilloscopes ont signalé une brusque chute de tension du franc. La Banque nationale suisse devait être en train de procéder à un tir d’artillerie – le chiffre de 50 milliards a circulé – parvenant à refroidir la valeur du franc. Scotchée au seuil de 1,20 franc pour un euro tracé en septembre par la banque centrale, la devise helvétique s’est dépréciée de quelques dixièmes de centimes. Un mouvement minime – le niveau de 1,21 franc pour un euro n’a pas été atteint – mais qui reste le plus important des deux derniers mois.
«Personne ne sait ce qui s’est passé, mais une intervention massive reste peu probable», écarte pourtant Peter Rosenstreich. Selon le spécialiste des devises chez Swissquote, «la Banque nationale n’a pas été vue sur le marché, elle n’a fait aucun commentaire et une telle mobilisation de sa part aurait au moins fait bouger le change à 1,21 pour un euro».
Mystérieux ordre londonien
Ce dernier doute d’une autre rumeur ayant couru jeudi: Berne veut taxer les dépôts en francs et les rendre moins attractifs.
La cause serait à chercher du côté d’un gros ordre de vente initié par une institution londonienne. Le nom de JP Morgan a circulé, tout comme le chiffre de 500 millions de francs, invérifiable. L’important reste que beaucoup de monde – ceux estimant que la banque nationale pourrait parvenir à refroidir le franc – se serait engouffré dans la brèche. «Ce décalage a permis de solder des paris dits «short» sur le franc, qui ne rapportaient rien», explique Peter Rosenstreich.
Au rythme de la Grèce
Un répit de courte durée. Vendredi, les lignes étaient revenues à leur situation initiale, à 1,2007 franc contre un euro, le taux de change tutoyant le front défendu par la Banque nationale. La dégradation de la situation au niveau européen lui rend la tâche de nouveau difficile. «Les marchés craignent que le plancher fixé soit de plus en plus difficile à défendre, alors que le scénario d’une possible sortie de la Grèce de l’euro prend de l’ampleur», prévient de son côté David Bloom, responsable de la stratégie sur les marchés de devises pour l’ensemble du groupe HSBC.
Selon lui, l’attention est focalisée sur l’utilisation de nouvelles armes par la Banque nationale. D’où la rumeur, jeudi, d’une taxation des dépôts en francs. «Le marché va rester nerveux jusqu’aux élections grecques [ndlr: 17 juin] et il va falloir vivre avec toutes sortes de rumeurs et de décrochages brutaux», poursuit le spécialiste londonien. Selon lui, le prochain point de fixation sera le point de la banque centrale sur ses réserves, le 7 juin. Ceci donnera une première idée des forces jetées dans la défense du franc. Mais la Banque nationale suisse (BNS) apparaît plus décidée que jamais à défendre le cours plancher de 1,20 franc pour un euro. Et ce même si une bulle se dessine de plus en plus dans l’immobilier, très bas niveau des taux oblige.
L’aggravation de la situation, en raison de la crise politique en Grèce et de la crise bancaire en Espagne, préoccupe l’institut d’émission. "Nous nous préparons donc à des temps très tourmentés", relève le président de la BNS Thomas Jordan, dans une interview parue dans la "SonntagsZeitung" et relayée dans "Le Matin".
Pas de sortie de la Grèce
"Notre scénario de base prend en compte une période longue de difficultés importantes", explique le successeur de Philipp Hildebrand. Selon lui, la BNS ne table toutefois pas sur une sortie de la Grèce de la zone euro.Reste que la Suisse prend très au sérieux l’impact de l’émergence de nouvelles tensions dans la zone euro. La Confédération et la BNS participent à un groupe de travail, révèle Thomas Jordan, confirmant des propos tenus samedi par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann sur les ondes de la radio publique alémanique. Il s’agit d’évaluer l’instauration de mesures préventives qui influenceraient directement l’afflux de capitaux en Suisse, explique Thomas Jordan, afflux qui implique une pression accrue pour maintenir le cours plancher contre l’euro.
Détermination réaffirmée
A propos du cours plancher, M. Jordan réaffirme sa détermination à le défendre. "Même dans les conditions les plus difficiles, nous continuerons à l’avenir à défendre ce cours et axerons notre politique monétaire sur le maintien ce plancher", déclare M. Jordan.
Pensée pour aider l’industrie d’exportation, la politique du taux plancher continue à doper les secteurs de la construction et de l’immobilier, parce qu’elle s’accompagne de taux d’intérêt historiquement bas. "Une bulle se dessine de plus en plus", s’inquiète le banquier central, dans un contexte où les hypothèques croissent plus vite que l’ensemble de l’économie. C’est très malsain".
source Le Temps+Romandie.com mai12
Conundrum résolu : Pourquoi les investisseurs prêtent à Berlin sans espoir de rendement
Conundrum résolu : Pourquoi les investisseurs prêtent à Berlin sans espoir de rendement
L’Allemagne, qui vient de s’endetter à échéance deux ans à taux nuls, fait plus que jamais figure de havre de paix pour les investisseurs qui s’arrachent sa dette à la fois par crainte du pire en zone euro et pour des raisons réglementaires.
Mercredi matin, le pays a emprunté 4,55 milliards d’euros d’obligations à deux ans (Schatz), sans offrir d’intérêt, une première pour une émission de ce type.• Le pays avait déjà pu s’endetter à taux zéro et même négatifs mais pour des échéances de court terme, ce qui veut dire que les investisseurs sont allés jusqu’à payer pour emprunter. Pour cet emprunt à deux ans, qui a rencontré une forte demande, l’Allemagne avait proposé aux marchés avant l’opération un coupon de 0%. Autrement dit, le détenteur du titre était prévenu qu’il ne toucherait pas le moindre intérêt.
→ Les espoirs de gagner de l’argent sont extrêmement minces pour les investisseurs, qui pourraient même y perdre ne serait-ce que parce que l’inflation en Allemagne a atteint 2,1% en avril. Le taux réel, c’est-à-dire le taux de l’opération moins l’inflation, est donc largement négatif.
Alors, pourquoi?
Pour l’heure, l’intérêt réside principalement dans le fait de se prémunir contre des vents encore plus défavorables en zone euro, estiment les analystes.
"La dette allemande est le seul marché qui a une taille suffisante pour accueillir les flux recherchant une sécurité maximale", estime Axel Botte, stratégiste obligataire chez Natixis AM. "On est dans une période où il y a tellement de craintes sur de plus en plus d’emprunteurs que la sécurité est l’unique facteur de décision des investisseurs", renchérit Patrick Jacq chez BNP Paribas.
→ Pour preuve, le taux de référence à 10 ans allemand ne cesse de battre des records et évolue à ses plus bas historiques sous 1,4% sur le marché obligataire, où s’échange la dette déjà émise.
L’Allemagne rassurent pleinement les investisseurs grâce à ses déficits maîtrisés et sa dette contenue. Sa dette est d’ailleurs la plus liquide en Europe, c’est-à-dire très présente dans les portefeuilles des investisseurs, ce qui assure à chacun la possibilité d’en acheter et d’en vendre facilement.
Pourtant, la dette allemande est déjà très chère, prévient René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis, pour qui "c’est prendre un risque non négligeable de voir le rendement augmenter dans les 10 prochaines années". Le rendement d’une obligation évolue à l’inverse de son prix.
Certains opérateurs ont néanmoins des vues à plus court terme, comme par exemple d’espérer que le prix de l’obligation monte encore plus sur le marché secondaire (et donc que le taux baisse) pour pouvoir revendre le titre avec une plue-value ce qui se passera si la demande reste très soutenue.
En outre, "dans certains cas, les investisseurs peuvent se servir des obligations allemandes pour couvrir une position sur les actions", les deux actifs évoluant en sens inverse, rappelle Botte.
Le retour du mark…
D’autres, mais très peu nombreux, vont même jusqu’à miser sur la réapparition du mark, "qui s’apprécierait par rapport au panier composant la monnaie unique actuelle, d’où des bénéfices potentiels dans ce cas", selon le stratégiste.
Enfin, un autre facteur majeur est que la réglementation, qui entend limiter la prise de risque, pousse les investisseurs professionnels (banques centrales, fonds de pension, investisseurs institutionnels…) à détenir surtout des actifs notés triple AAA, qui ne sont plus si nombreux sur les marchés. "Les règles prudentielles condamnent les investisseurs à n’acheter que des titres triple A ou du très bons", explique Defossez, ce qui s’applique également aux banques et assureurs, grands acheteurs de dette publique.
Source afp mai12
L’arroseuse arrosée /Christine : Reprend la garde et tais toi !!!!!
Christine : Reprend la garde et tais toi !!!!!
En 2008 c’était déjà çà :

En 2011- 2012 c’est encore çà :
"Je pense que les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement", en "payant tous leurs impôts", a-t-elle expliqué dans cette interview publiée par le quotidien britannique the Guardian, en référence aux problèmes d’évasion fiscale que connaît le pays. Comme on lui demandait si elle songeait aux difficultés quotidiennes rencontrées par les Grecs, elle a répondu: "En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d’échapper aux taxes". Elle a souligné qu’elle avait "autant" à l’esprit ceux qui, en Grèce, étaient privés de services publics que ceux qui ne payaient pas leurs impôts.
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En ce qui nous concerne nous nous devons de souligner que Christine a perdu une fois de plus une bonne occasion de se taire car elle habite un "paradis fiscal" : le salaire et les notes de frais du directeur general du FMI ne sont pas soumis a l’impot !
Le point commun entre Bankia (Anciennes Caisses d’épargne) et la région de la Catalogne : une gestion publique calamiteuse de l’argent des petits épargnants et des contribuables qui plombe l’économie espagnole
Le point commun entre Bankia (anciennes Caisses d’épargne) et la région de la Catalogne : une gestion publique calamiteuse de l’argent des petits épargnants et des contribuables qui plombe l’économie espagnole

Dessin Chappatte
Quand Bankia et la Catalogne appellent au secours leur Suzerain
Madrid injecterait jusqu’à 20 milliards d’euros pour aider Bankia.
Les dirigeants de Bankia ont convoqué la presse ce samedi matin pour dévoiler un nouveau plan d’assainissement. Le titre de cet établissement né du mariage de sept caisses régionales en mai dernier et entré à la bourse de Madrid le 20 juillet 2011, a été suspendu vendredi pour éviter la débâcle. En effet moins d’un an plus tard, Rodrigo Rato son président ,très connu pour avoir été ministre de l’Economie et directeur général du FMI, a dû démissionner, la cotation du titre s’est écroulée, valant désormais 40% du prix de départ (3,75 euros), et avec l’aide que devrait apporter l’Etat, ce dernier prend "une participation de contrôle", a reconnu Bankia, qui sera donc nationalisée.Selon Daniel Pingarron, analyste de la maison de courtage IG Markets, le gouvernement pourrait y joindre deux caisses d’épargne placées sous tutelle, Novacaixagalicia et CatalunyaCaixa, afin de créer "ce qui constituerait la plus grande banque publique de l’histoire espagnole", pour ensuite l’assainir et la revendre. Bankia, qui représente 10% du système financier espagnol et qui est donc considérée comme une banque "systémique", ne peut pas faire faillite sous peine de contaminer tout le secteur. Bénéficiant ainsi du statut "immoral" du Too BIG too fail.
Quelques détails fournis par la presse espagnole montrent l’ampleur du gouffre. La banque a avoué vendredi qu’en ajustant son bilan à sa juste valeur, ses résultats 2011 faisaient apparaîre une perte de 2,979 milliards d’euros, et non un bénéfice de 309 millions comme annoncé auparavant.Bankia compte un portefeuille immobilier de 37,5 milliards d’euros, dont 31,8 milliards seraient pourris. Il s’agit des prêts à hauts risques accordés de façon irresponsable pendant les années de boom. La banque a certes saisi des milliers de biens, mais leur valeur a chuté fortement faute de preneurs. «Le pire, selon un analyste cité par l’AFP, est le manque de transparence, ce qui créé les doutes sur les bilans de l’établissement.»
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Les Banques US sont définitivement too big !!!!!
Les Banques US sont définitivement too big !!!!!


Deux ans après qu’ Obama ait promis d’éliminer le danger des institutions financières trop grosses pour faire faillite, les plus grandes banques américaines sont en fait plus grandes qu’elles ne l’étaient avant la crise financière. Cinq banques d’JPMorgan Chase (JPM), Bank of America (BAC), Citigroup (C), Wells Fargo (WFC), et Goldman Sachs (GS avaient de $ 8,5 trillions d’actifs à la fin de 2011, ce qui équivalait à 56 pour cent de l’économie américaine et ceci contre 43 pour cent cinq ans plus tôt….









































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Humeur de Loups du 30 Mai 2012 : Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle Par Bruno Bertez(Actualisé au 1/6/2012 11h15)
Humeur de Loups du 30 Mai 2012 : Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle Par Bruno Bertez(Actualisé au 1/6/2012 11h15)
À côté du FT et de l’inénarrable Martin Wolf qui prend quasi la tête de la croisade de la finance, l’industrie britannique, comme disent Osborne et Cameron, contre l’Europe des nations et l’Allemagne, il y a le groupe Wall Street Journal. Ces rusés ont compris que la Grèce, c’était fini et que rien ne ferait fléchir les Allemands venant de Grèce. Le cas grec est déjà entendu.
Déjà, la semaine dernière, nos deux compères, Rajoy et Hollande se sont rapprochés contre l’Allemagne, avec le soutien vicieux et discret de l’Italien fédéraliste Monti.
La kleptocratie et les Anglo-saxons ont deux fers au feu.
Après le scandaleux Bloomberg de Dallara, qui évalue le coût de la sortie de la Grèce à plus de 1 trillion, voici la filiale du Wall Street Journal qui fait sa « Une », tenez-vous bien, sur la sortie de l’Espagne. Ils ont le culot de développer en six points un argumentaire qui démontre que l’Espagne est en tête des candidats à l’exit de l’euro.
C’est une incitation à la panique, au run sur les banques espagnoles, à la chute de l’euro.
Il fut un temps, que nous n’appréciions guère, où l’atteinte au crédit des Etats était punie, nous serions presque pour que ces temps reviennent. Nous sommes en guerre, les peuples contre la finance et la finance contre les peuples.
Où sont les prétendus chefs? Pas besoin d’être souverainiste pour s’indigner, lutter, relever le défi du combat.
A la date de vendredi dernier, l’audace des financiers et des Anglo-saxons était à son comble. Les chiffres font ressortir que la position vendeur à découvert, la position short de ceux qui veulent la baisse de l’euro était à un record historique de 195.400 venant de 173.900 la semaine précédente.
C’est une occasion unique pour l’Allemagne et la Bundesbank de donner une leçon à la Wolfpack. Il suffit que l’Allemagne tienne bon et fasse quelques déclarations fermes au niveau de la Buba et au niveau du gouvernement pour que la spéculation se retrouve en culottes courtes. N’oubliez pas que la Buba a une tradition exactement inverse de celle de la Fed. La Buba a pour tradition de surprendre et de donner des leçons aux marchés, ce que nous ne pourrions qu’encourager à ce stade. Le bras de fer, la partie de poker est engagée. Qui va gagner ? Nous préférerions que ce soit les Etats-nations.
BRUNO BERTEZ Le 30 Mai 2012
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON :
A PROPOS IMPORTANT : Vendredi 1er juin 2012 : Mise au point, risques et contagion
Précision. Le site Atlantico a repris l’article ci dessus sur les attaques des Anglo-saxons et l’alliance objective avec les socialistes, socio-démocrates et la fausse droite.
Dans le titre, il est suggéré que les Anglo-saxons attaquent l’euro, c’est une évidence. Mais cette évidence peut prêter à confusion, ils attaquent l’euro pour paniquer, tordre le bras aux Allemands en particulier, mais pas pour favoriser la désintégration de la monnaie commune, mais déjà plus unique. Leur objectif est de faire plier les pays du nord afin qu’ils acceptent de mettre en commun leur bonne santé économique, leurs réserves, bref, afin qu’ils acceptent la mutualisation. Laquelle mutualisation re-solvabilisera temporairement, à la fois les souverains et leurs banques. Grâce à cette mutualisation, les Anglo-saxons pourront profiter du répit pour dégager leur système bancaire de ses risques sur le dos des idiots utiles qui croiront que les problèmes sont résolus.
Si les Anglo-saxons obtiennent ce qu’ils veulent, grâce à cette mutualisation, ils pourront piller les ressources des pays du nord et de leurs citoyens et, au passage, comme Draghi aura fait aussi sa BA, ils se referont une santé financière.
Tout l’enjeu est géopolitique, mais c’est un enjeu double et complexe.
Il s’agit à la fois de jouer la politique du pire pour faire plier les pays du nord et la BCE et, en même temps, de ne pas jouer totalement la politique du pire car si on va trop loin, on risque la contagion.
Il faut comprendre le schéma de contagion pour apprécier la politique des Anglo-saxons, et du monde kleptocratique: inutile de dire que les idiots utiles socialistes et socio-démocrates n’ont aucune idée de ce à quoi ils prêtent leur contribution, c’est évident. Encore que, pour certains, on peut se poser la question.
Le schéma de contagion est le suivant :
-1 Fuite des capitaux dans l’un ou plusieurs pays dits pestiférés, en ce moment, c’est évidemment l’Espagne qui est la plus touchée. La fuite des capitaux fait les affaires des kleptocrates et des Anglo-saxons, car cela déséquilibre le bateau européen, tous les capitaux vont du côté allemand et autres. Les Allemands sont de plus en plus impliqués, mouillés, passez nous l’expression. Déjà, les Allemands sont terrorisés par l’ardoise colossale des Banques Centrales nationales des pestiférés par le biais de Target 2.
-2 Difficultés d’une grande banque systémique, c’est à dire d’une banque TBTF, too big to fail. A ce stade, il suffit d’un peu d’imagination n’est-ce pas, les candidats ne manquent pas.
-3 Constatation que les souverains européens n’ont pas les reins assez solides pour soutenir efficacement cet établissement.
-4 Le système bancaire européen tangue au vu de cette constatation/révélation, on prend conscience du fait que la mutualisation, mise en commun, est insuffisante face aux masses de capitaux mises en jeu.
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-5 Le système bancaire britannique tangue par la double contagion des difficultés des banques euro et le risque de contrepartie et de custody.
-6 Le système américain vacille car c’est là-bas que se passe la grande cuisine des dérivés, ce sont les empereurs mondiaux des dérivés. Les quatre grandes banques US qui sont vendeurs de dérivés et structurellement vendeurs de risk-on, sont en difficulté, On évalue prudemment leur risque sur les dérivés européens à 1 trillion, mais personne ne sait, ni même ne veut savoir.
-7 La FED doit intervenir, elle le peut grâce à la planche à billets du dollar, la fameuse printing press.
Avec ce schéma, vous comprenez que les Anglo-saxons ne peuvent pas aller trop loin, ils veulent réduire leur risque sur le dos des Allemands et de la BCE , mais ils ne veulent pas pousser l’extension de la crise au-delà d’une certaine limite.
BRUNO BERTEZ Le 1er Juin 2012
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30/05/2012 Publié par The Wolf | A Chaud!!!!!, A PROPOS, Art de la guerre monétaire et économique, Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Douce France, Etats-Unis, Europe, Financial Times, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Hedge Funds, Private Equity..., Humeurs de Loups, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Politique Friction, Wall Street Journal in french | anglo saxons, Bruno Bertez, dallara, Georges Soros, l espagne, Martin Wolf, Wall Street Journal | 15 Commentaires