A Chaud!!!!!

L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)

L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)

On connait le « too big to fail » appliqué aux banques. Les médias et même les politiques en parlent souvent, comme l’on parle du mauvais temps, on le déplore, mais on ne fait rien pour le changer.

  Ce qui est plus discret et moins bien compris, c’est que les marchés aussi sont « too big to fail ». La dérégulation, financiarisation a transféré aux marchés et au shadow banking system la plupart des fonctions bancaires. Histoire de multiplier les effets de levier, en particulier sur le dos du public et de ses institutions de prévoyance et retraites. À partir du moment où les marchés remplissent les fonctions bancaires, il est obligatoire de les surveiller, de les contrôler, de les manipuler. En temps normal, manipuler les marchés par le biais des taux d’intérêt, par les injections de liquidités et par le pilotage verbal, en temps normal, cela suffit. Mais il y a des moments où, d’une part, les armes de la panoplie habituelle font défaut, et d’autre part, il y a urgence.

   Nous avons la conviction que c’est ce qui s’est passé la semaine dernière, mercredi. Précisément. Ce jour-là tout était horrible, les émergents, les emprunts des souverains périphériques européens, les CDS, le S&P américain enfonçait les 1300! Comme par hasard, alors que l’on était autour des 1295, les acheteurs sont apparus en masse sur les futures, alors que de nombreuses rumeurs se répandaient. Finalement, on a pu rejoindre, à coup de pieds dans les f….s, le niveau des 1320. L’hémorragie du risk-on a été stoppée sur tous les véhicules du complexe. Et aussi sur l’euro bien entendu.

La rumeur la plus insistante était que Merkel avait fait une déclaration -verbale- selon laquelle elle garantissait les dépôts bancaires de toute la zone euro. Bien entendu, cette rumeur est imbécile, une telle garantie serait suicidaire, et en plus inconstitutionnelle selon les textes allemands.

Pour ne pas en rester là, cela ne coûte rien, pourquoi ne pas faire bonne mesure avec une autre rumeur, de vrais acheteurs, solides, seraient, dit-on de bonne source, en train d’accumuler des OAT françaises.

Pour ne pas être en reste JPM, la fameuse Morgan, diffusait une note selon laquelle, selon toute probabilité, la BCE ferait un LTRO de 1 an et l’annoncerait en juillet, ceci étant suivi d’une baisse de 25 pbs des taux en septembre.

Compte tenu de la façon de travailler, compte tenu de l’origine des achats, compte tenu du niveau technique fragile, nous faisons le pari que rien n’a été spontané, tout a été fait à la main.

Les professionnels n’aiment pas en parler, ils ont tendance à démentir, car c’est leur beefsteak qui est en jeu, mais, pour notre part, et compte tenu de notre expérience, nous sommes sûr que mercredi, « Ils » ont évité ce que l’on appelle le trou.

Comme les banques, les marchés sont « too big to fail ».

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

La situation globale est bien plus mauvaise qu’on ne le dit et qu’on ne le croit. On a les yeux braqués sur l’Europe et l’on oublie le reste.

Le reste, ce sont les émergents. C’est la débandade. Souvenez-vous, ils devaient être dé-corrélés, désynchronisés, ils devaient passer à travers de la crise. Hélas, comme nous l’avons toujours dit, c’était faux.

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Après les Etats-Unis et l’Europe, la Chine semble à son tour aspirée dans la spirale du fléchissement économique. Pékin s’en alarme.

Cette fois, ça y est, la Chine flanche à son tour. Les exportations chutent, la bulle immobilière éclate, les prêts bancaires reculent brusquement et la consommation intérieure ne prend pas le relais. Depuis quelques jours, toutes les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Le gouvernement chinois évoque un «brutal ralentissement de l’économie». Et le pessimisme gagne les investisseurs qui voyaient dans la Chine une dernière bouée de sauvetage.

La Chine va-t-elle devenir un second Japon, avec le spectre de la stagflation? C’est ce que prédit l’analyste financier et économiste indépendant basé à Shanghai.Andy Xie qui écrit pour la revue Caixin. Plus tôt, l’économiste Michael Pettis, professeur à l’Ecole de gestion Guanghua de l’Université de Pékin évoquait une croissance ramenée à 3% pour le reste de la décennie. Une catastrophe, si l’on songe que les autorités fixent à 7% le seuil en deça duquel le chômage explosera avec la perspective de révoltes massives.

Après les Etats-Unis et l’Europe, le discours sur le déclin gagne la Chine. A vrai dire, où que l’on regarde, hormis chez les Etats adossés à leur rente pétrolière, la croissance économique est anémique: la globalisation est en panne. Les pays riches consomment moins, les pays manufacturiers exportent moins et les producteurs de matières premières voient leurs commandes baisser. Le fléchissement européen et américain a fini par casser la machine d’exportation chinoise. Et si la Chine ralentit, c’est l’ensemble des pays émergents – stimulés par les achats chinois de minerais et de biens agricoles – qui en pâtit. On savait que l’extraordinaire essor de la globalisation durant la première décennie du XXIe siècle devait beaucoup aux bienfaits du libre-échange. On comprend aujourd’hui qu’il s’est aussi réalisé à crédit. Surendettés, les pays riches doivent désormais se serrer la ceinture et c’est l’ensemble du commerce international qui se grippe.

Le ralentissement menace la Chine, peu d’options pour inverser la tendance

Le gouvernement chinois craint qu’un nouvel assouplissement monètaire trop rapide ne relance notamment l’inflation, source potentielle de désordres sociaux. Pour beaucoup d’experts, la marge de manoeuvre gouvernementale est donc étroite. "Il n’y a pas grand chose que le gouvernement puisse faire", estime quant à lui Andy Xie."Même s’ils réduisent à nouveau le ratio des réserves obligatoires bancaires, à qui les banques vont-elles prêter de l’argent?

Les banques s’appuient sur le foncier comme garantie, et quand le prix des terrains baisse comme c’est le cas actuellement, le montant des prêts chute aussi". Le bâtiment est un secteur clé de l’économie chinoise qui génère à lui seul environ 10% du PIB, et nettement plus si l’on tient compte de la production d’acier et de béton en amont.Après avoir atteint des sommets qui ont fait craindre au gouvernement l’éclatement d’une bulle immobilière, le marché immobilier a commencé à se retourner à l’automne, mais Pékin a refusé jusqu’ici de lever les restrictions mises en place à l’acquisition de logements par les particuliers, de crainte de relancer la spéculation. Mais les prix moyens de l’immobilier en Chine ont poursuivi en avril leur mouvement de baisse pour le septième mois consécutif

Sur un mois, les prix des logements neufs ont baissé dans 43 villes grandes et moyennes sur 70, a rapporté le Bureau national des Statistiques. Les prix sont restés stables dans 24 autres et ont augmenté dans trois agglomérations. La baisse avait concerné 46 villes en mars.

Selon Andy Xie la Chine a aujourd’hui besoin d’une réforme plus audacieuse et plus générale de son économie, qui reste toujours relativement entravée par son passé socialiste.

"Ce dont la Chine a besoin, c’est de réformes structurelles. Le gouvernement doit améliorer l’efficacité en réduisant le secteur étatique. Le secteur public est trop important et il perd d’énormes quantités d’argent", assure-t-il."Une grande partie de la croissance en ce moment est tout simplement gâchée. Le gouvernement doit changer d’attitude. Faute de quoi les problèmes ne feront que se multiplier".

La question prioritaire pour l’économie chinoise n’est pas l’inflation mais plutôt comment maintenir la croissance économique", a déclaré à l’AFP Liao Qun, économiste pour la Chine chez Citic Bank International in Hong Kong.

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Source Nomura

Les prix à la production, qui servent d’indicateur avancé de l’inflation à venir, ont pour leur part diminué sur un an de 0,7% en avril. Ils avaient déjà baissé en mars mais seulement de 0,3%.L’indice extrêmement faible des prix à la production sera l’un des principaux facteurs qui va contraindre le gouvernement à assouplir davantage sa politique monétaire.

Un assouplissement monétaire paraît d’autant plus nécessaire que l’économie chinoise est de moins en moins tirée par la croissance des exportations, qui souffrent de la crise de la dette en Europe, et peine à trouver un relais dans la demande intérieure.  En avril, la croissance sur un an des exportations est tombée à 4,9% et les importations ont quasiment stagné avec seulement 0,3% de hausse, selon les chiffres publiés par les douanes.

 

Ces chiffres sont nettement inférieurs à l’objectif de croissance du commerce extérieur d’environ 10% arrêté par le gouvernement pour 2012. Un chiffre lui-même en retrait par rapport à la hausse de 20,3% des exportations et de 24,9% des importations en 2011. Cette moindre augmentation des échanges extérieurs de la Chine a contribué au ralentissement de sa croissance, passée de 9,7% au premier trimestre 2011 à 8,1% au premier trimestre de cette année.

Afin de soutenir l’activité, la banque centrale devrait prochainement abaisser les réserves obligatoires des banques, leur permettant de prêter davantage, estiment les analystes. Deux baisses de ces réserves, très élevées en Chine, sont déjà intervenues en décembre et février

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La drogue monétaire, la drogue du crédit les a touchés eux aussi et quand le deleveraging, la réduction des bilans du secteur bancaire, commence, elle frappe tout. Nous disons bien tout.

Personne ne vous dit que, la semaine dernière, les monnaies émergentes ont pris une belle claque, personne ne remarque que, sur un mois, les déchets sont sanglants: chute de plus de 5% sur la roupie indienne, de 5% sur le won coréen, de 3% sur le ringitt malais, de 6% sur la monnaie de Taïwan, de 7% sur la monnaie d’Indonésie, de 6% sur celle des Philippines, etc.

Chute des bourses, envolée des CDS sur la Corée, la Chine, l’Indonésie, etc.

 
 
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La roupie indienne a perdu 20% de sa valeur en un an Le ralentissement en Inde et la crise de la zone euro expliquent la dépréciation
 

Pour la sixième journée consécutive mercredi, la monnaie indienne a continué à se déprécier face aux principales devises. Elle est descendue à 55,94 roupies pour un dollar, son plus bas historique. Cités par la presse indienne, des analystes à Mumbai, capitale économique du pays, estiment que la Banque centrale indienne est probablement intervenue sur le marché des changes pour endiguer la chute.

La roupie fait les frais de la détérioration de l’économie indienne marquée par un ralentissement de la croissance. Dans ses dernières prévisions pour 2012, le Fonds monétaire international (FMI) estime que le taux de croissance du PIB baissera à 6,9%, contre 7,2% l’an dernier. L’inflation sera légèrement inférieure à celle de l’année dernière, mais restera élevée à 8,2%, ce qui grève le pouvoir d’achat. Autres facteurs qui plombent l’économie: la baisse d’investissements directs étrangers arrivant en Inde et la dégradation des balances des paiements liée aux factures des importations.

La colère monte

La roupie souffre tout autant de l’environnement économique international. Il y a d’abord la crise de la zone euro, un important partenaire commercial de l’Inde. Ensuite, la demande du dollar – il a repris son rôle de valeur refuge – a fortement augmenté ces derniers temps. Le mouvement s’est accéléré mardi lorsque l’agence Fitch a baissé la note de la dette souveraine japonaise d’AA à A +.

Les analystes craignent que la dépréciation de la roupie ne provoque une nouvelle flambée des prix et, par conséquent, une crise politique dans le pays. Le prix du pétrole ne cesse de grimper, d’une part à cause du prix d’importation plus cher et, d’autre part, à cause de l’abolition des subventions sur les produits énergétiques depuis le début de l’année. Selon eux, la dépréciation de la roupie ne va pas provoquer un boom des exportations indiennes.

Face à la colère qui monte, la présidente du Congrès, le principal parti au pouvoir, Sonia Gandhi, a demandé mardi aux ministres de tout faire pour réduire la pauvreté. «Si le mécontentement grandit, le parti paiera le prix fort aux prochaines élections en 2014», a-t-elle averti. L’opposition, menée par le Parti populaire indien, a fait de la hausse des prix son principal cheval de bataille. LE TEMPS

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Nous avons signalé dans un article récent la fuite des capitaux qui se généralisait et qui provoquait la hausse du dollar US, cela se confirme. Le monde global se disloque. Le Dollar Index est à 82,4 soit une hausse de près de 3% en huit jours.

Notre interprétation est la suivante, le deleveraging défait ce qui a été fait pendant toute la période de financiarisation. On rachète les dollars US que l’on a vendus pour acheter des assets à risk, les assets du risk-on , la liquidité globale donc se resserre, le risk-off provoque des rentrées aux États-Unis, ce qui explique leur meilleure situation relative.

Nous avons toujours soutenu que le monde était hiérarchisé avec un centre, un pôle impérial qui arrosait le monde global et que cela durerait le temps que cela durerait, c’est à dire jusqu’à ce que cela prenne fin. Et depuis un mois, cela sent le début du commencement de la fin.

Le monde n’est pas multipolaire, les émergents ne sont pas désynchronisés  le gonflement de leurs réserves a été produit par la surabondance de dollars US, les déséquilibres des économies réelles sont colossaux, en Chine, en Inde, au Brésil, en Russie, et tout ceci se révèle en même temps.

 

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BofA Merrill Lynch: We’re in a synchronized global slowdown and the US is not immune

News headlines have been way too negative. Here is from a recent BofA ML note sent to clients:

“We are in the midst of a synchronized global slowdown. Just take a look at what our economists from around the world have been writing:

- From India, “Poor IP: Worst over, but pain definitely left.”

- Hong Kong, “1Q GDP disappoints, downgrading 2012 GDP to 2.4%.”

- In China, “April credit and money data weaker than expected.”

- In Malaysia, “Slower IP Gains on Weak Manufacturing” and “Exports Stagnate”.

- In Taiwan, “Exports soften; inflation risk tempered by Ma’s new plan”.

- In Europe, “Rocky road ahead.”

- In LatAm, “Lower inflation pressures ahead.”

- In Australia, “Lowering our sights on Australian economic growth.”

The US is not immune to this global slowdown. This has been the most synchronized global cycle ever. If nations are subject to more global shocks, then economic conditions across countries will be more synchronized. The nature of the shock matters: Europe is a local shock that goes global.”

Source: BofA ML 16 May 2012

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Le monde global est sur la crête et on comprend que les apprentis sorciers soient intervenus pour éviter le trou, l’enchainement fatal, mercredi dernier.

Les nouvelles n’ont pas été terribles. Au plan économique, les indices PMI et flash PMI ont été médiocres partout, USA, Chine, Europe. L’emploi américain continue sa décélération. Les ventes au détail en Grande Bretagne chutent, la confiance en Italie plonge, les fuites de capitaux s’amplifient en Russie.

 

En Grèce, l’ultra gauche approche les 30% d’intentions de vote.

 La Bundesbank pousse les Grecs à sortir de la zone euro, mais les banques la retiennent en faisant peur et en agitant des chiffres de risques colossaux. L’inénarrable Dallara de l’IIF cherche à épouvanter le public et dit que le risque est supérieur à 1 trillion. La Société Générale française joue la même partition.

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Une sortie de la Grèce de l’euro coûterait plus de 1 000 milliards d’euros et serait probablement ingérable par le système financier, estime l’Institut de la finance internationale (IIF), qui appelle les tenants d’une telle solution à y réfléchir à deux fois. "Ceux qui pensent que l’Europe, et plus généralement l’économie mondiale, est préparée à une sortie de la Grèce devraient y réfléchir à deux fois", a indiqué le directeur général de l’IIF, Charles Dallara, dans un entretien accordé à la veille du week-end à l’agence de presse Bloomberg.

L’IIF rassemble 450 des plus grandes banques mondiales. Dans une estimation non rendue publique, l’IIF avait estimé à la mi-février que le coût d’une sortie de la Grèce dépasserait les 1 000 milliards d’euros. Cette projection est désormais "un peu datée" et "probablement un peu sous-évaluée", a ajouté Charles Dallara à Bloomberg.

Le responsable a notamment souligné que l’exposition de la Banque centrale européenne à la Grèce représente désormais plus de deux fois ses fonds propres. En cas de sortie de la Grèce, la BCE serait dans l’incapacité de fournir la liquidité suffisante pour stabiliser le système, a-t-il redouté. "La BCE serait insolvable" si la Grèce devait quitter l’Europe. "L’Europe devra avant toute chose recapitaliser sa banque centrale", selon lui.

Dix milliards pour faire face

Pour le responsable bancaire, il serait plus efficace d’apporter de l’argent supplémentaire à la Grèce pour l’aider à sortir de la récession, qui l’englue pour la cinquième année consécutive.Pour lui, 10 milliards d’euros supplémentaires pourraient suffire. "Nous parlons là de sommes très modestes au regard de ce qui est déjà sur la table", a-t-il fait valoir. Ce n’est pas "une alternative à des réformes de fond, mais la reconnaissance que certains éléments du programme (négocié avec les créanciers internationaux du pays) n’étaient pas si bien conçus que cela. Ce serait une chose sage à faire et de préférence plutôt tôt que tard", a expliqué M. Dallara.Le directeur de l’IIF a par ailleurs estimé qu’il n’était pas clair à ce stade que l’Espagne a besoin d’une aide internationale. L’audit prévu des comptes bancaires devrait montrer que les difficultés du secteur financier espagnol sont "gérables", selon lui. AFP

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Les Allemands lancent une contre-offensive de communication dont le plus bel exemple est l’entretien du patron de la Buba, Weidmann, dans le journal français le Monde. Il est sévère avec Hollande: vous ne pouvez donner votre carte de crédit à quelqu’un sans avoir les moyens de contrôler ses dépenses, et pan sur le bec des partisans de l’eurobond.Le premier ministre néerlandais a répété fermement son opposition aux eurobonds. Et il ajoute qu’il continuera.

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Jens Weidmann le patron de la banque centrale allemande  a déploré dans un entretien au Monde paru vendredi l’absence de débat public en France sur la perte de souveraineté qu’impliquerait l’introduction d’euro-obligations, instrument de mutualisation de la dette prôné par Paris.

Ces "eurobonds", auxquels l’Allemagne est opposée à l’heure actuelle, ne peuvent être "que l’aboutissement d?un processus long, qui nécessite entre autres de changer la constitution dans plusieurs Etats, de modifier les traités, d?avoir davantage d?union budgétaire", a déclaré Jens Weidmann au quotidien français, selon le texte de l’entretien diffusé par ses services.En effet, "on ne confie pas sa carte de crédit à quelqu’un si on n’a pas la possibilité de contrôler ses dépenses".Or, selon M. Weidmann, les gouvernements qui sont favorables aux euro-obligations "négligent ce débat". "Même dans les pays où les gouvernements réclament les eurobonds, comme en France, je ne constate ni débat public ni soutien de la population au transfert de souveraineté devant l?accompagner", poursuit-il.

Le président de la Bundesbank a aussi répété être contre l’évolution du statut de la Banque centrale européenne (BCE) afin qu’elle aide les Etats en difficulté, comme réclamé notamment par le président français François Hollande."Les responsables politiques comptent sur nous car nous ne répondons pas devant les électeurs, mais c’est justement pour cette raison que notre mandat est limité et qu’il faut s’y tenir", a-t-il dit.

M. Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE au titre de ses fonctions à la Bundesbank, a rappelé que "depuis le début de la crise financière, le bilan de l’eurosystème a plus que doublé", du fait des injections de liquidités effectuées en faveur des banques et du rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire."L’institution a pris des risques considérables", a-t-il ajouté, jugeant: "Nous sommes arrivés à la limite de notre mandat (…) A la fin ce sont des risques pour les contribuables, notamment en France et en Allemagne". Reuters

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Hollande s’indigne; selon lui, il n’est pas acceptable que certains pays doivent emprunter à 6% et que d’autres empruntent à 0% dans la même Union Monétaire. Et oui, le monde est injuste, tout le monde devrait pouvoir emprunter à zéro pour cent surtout ceux qui ne peuvent pas rembourser, n’est-ce pas!

Merkel, pour une fois, n’a pas sa langue dans sa poche et lui répond: le fait que nous ayons eu le même taux ces dernières années a été la cause des développements aberrants dont nous payons le prix maintenant. Merkel est soutenue par son opinion, selon de dernier sondage ZDF, 73% des Allemands rejettent l’eurobond.  L’eurobond, c’est comme l’impôt sur le capital. L’ISF, vous demandez à ceux qui ne le paient pas et qui en bénéficient, ils vous disent qu’ils sont pour, vous demandez à ceux qui le paient, ils vous disent qu’ils sont contre!

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Une écrasante majorité d’Allemands se prononce contre les eurobonds qui permettraient aux Etats de la zone euro de lancer des emprunts communs sur les marchés, et contre un maintien de la Grèce dans la zone euro, selon un sondage publié vendredi.

Selon le Politbarometer réalisé pour la chaîne de télévision publique ZDF, 79% des personnes interrogées se déclarent opposées aux euro-obligations, suivant ainsi la ligne de la chancelière Angela Merkel qui a encore renouvelé son opposition à un tel projet lors d’un sommet informel de l’UE mercredi. Seuls 14% se montrent favorables à ce projet voulu notamment par le président français François Hollande.

En outre, la défiance des Allemands vis-à-vis de la Grèce gagne encore du terrain: 60% d’entre eux sont contre son maintien dans la zone euro. En novembre, selon la même étude, ils étaient 49% à vouloir une sortie de la Grèce, en graves difficultés. Seuls 31% d’entre eux souhaitent qu’elle reste dans la zone. La moitié des personnes interrogées voit d’ailleurs l’euro plutôt comme un désavantage pour l’Allemagne alors que 45% pensent au contraire que la monnaie unique européenne présente des avantages pour l’Allemagne.

L’étude a été réalisée entre les 22 et 24 mai auprès de 1.312 personnes en âge de voter et choisies au hasard. Elles ont été interrogées par téléphone.

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Inutile de préciser que le dernier sommet européen a donné un résultat nul, dont on s’est bien gardé de faire la publicité. Nous ne résistons pas au plaisir d’un petit sourire envoyé par un de nos correspondants: quand on regarde ce qui se passe dans la zone euro, on a l’impression d’une bande de mécaniciens de bicyclettes qui essaient de réparer un A380

 

BRUNO BERTEZ Le 28 Mai 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EDITO PRECEDENT : L’Edito du Lundi 21 Mai 2012 : Une triplice d’un nouveau genre pour sauver les kleptocrates sur le dos des peuples par Bruno Bertez (actualisé au 27 Mai 2012 12H00)

EN BANDE SON:

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EN RAPPEL IMPORTANT : A Chaud!!!!Du Mercredi 23 Mai 2012 : La Bourse est un piège. Nième avertissement par Bruno Bertez

Nous nous souvenons, en 2009 alors que les mesures monètaires non conventionnelles et les dépenses keynésiennes se dessinaient, nous nous souvenons avoir écrit : "Sur le long terme la seule position possible est l’achat d’actions. Nous ne croyons pas à une hausse réelle des assets à risque, mais nous croyons dur comme fer à une hausse de misère."

Nous définissons la hausse de misère comme provoquée par la surabondance de monnaie et sa détérioration. La hausse de misère ne protège pas contre la dépréciation de la monnaie, mais elle est permet une relative protection. L’activité vivante des entreprises permet une meilleure défense que le contrat mort que constituent les titres de dettes.

Attention la hausse ne sera pas linéaire, au contraire, elle sera faite d’alternances sanglantes dans lesquelles vous risquez au passage d’ètre ruinés. Le système joue contre vous, il veut votre argent, il veut que vous vous en désaisissiez au profit des Banques et des Gouvernements ; que vous vous en sépariez volontairement, comme dans les émissions en capital des Banques ou malgré vous, en spéculant alors que tout est conçu pour que vous perdiez.

Seuls les prédateurs peuvent intervenir sur les marchés, si vous n’en faites pas partie abstenez vous. Plus que jamais il ne faut pas ètre propriétaire d’un portefeuille, il faut en ètre locataire.Les vrais intervenant utilisateurs finaux gagnent toujours sur la spéculation, la spéculation bonifie la fortune des vrais opérateurs.

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Mardi 22, les marchés se sont fait pieger à la hausse . On a cyniquement, pour des agendas politiques irréalistes créé une ambiance à coups de déclarations et de fausses informations, sur l’eurobond, sur la croissance, sur la solitude de Merkel etc . La convergence était tellement grossière que la ficelle de la manipulation des marionnettes boursières était visible.

Mercredi 23, c’est l’escarpolette , on reperd et au dela tout ce qui a été gagné la veille. L’escarpolette est tres nette sur les financières ; en première ligne de la désinformation bien sur. Suivez mon regard du côté de l’assemblee ubuesque du Crédit Agricole, tout va très bien Madame la Marquise, peu importe que tout soit en catastrophe, que le titre vaille 3 euros, que les Caisses Régionales aient acheté à 15 euros, que le public soit collé au double…

L’indice Vix de la volatilité implicite sur les actions a bondi de 66 % depuis son point bas de cinq ans de 14,3 atteint fin mars. Sur les marchés des changes et des obligations, les indices de volatilité ont respectivement progressé de 25 % et 29 % par rapport à leurs points bas de cinq ans

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Comprenez l une fois pour toute : Personne ne veut votre bien , ce que l’on veut c’est votre argent, vos économies, votre capital retraite, ils en ont besoin. Qui ils? Les Banques, le Gouvernement et leurs comparses. La prédation boursière organisée est le complément des autres armes de la panoplie de la répression financière.

Mème Greenspan l’avoue! Greenspan, l’ex messie de l’argent facile, est un indicateur contrarian, il a trouvé il y a quelques jours quelqu’un pour l’interviewer et il a trouvé le moyen de déclarer que les actions n’étaient pas chères, que les primes de risque étaient au plus bas et donc qu’il fallait acheter. Donc si Greenspan dit qu’il faut acheter c’est qu’il faut vendre, il s’est trompé sur tout !

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Alors que le Dow Jones s’est élevé début Mai à son plus haut niveau depuis fin 2007, l’ancien président de la Fed, Alan Greenspan, a jugé très bon marché les actions américaines, en regard des bénéfices notamment.

«Les actions sont très bon marché», a estimé Alan Greenspan, qui a piloté la politique monétaire des Etats-Unis de 1987 à 2006, lors d’un symposium organisé mardi à Washington par Bloomberg LINK.L’ancien patron de la banque centrale américaine a tout d’abord cité le classique ratio cours sur bénéfices, ou PER, qui lui apparaît très bas, alors que les seuls revenus qui semblent susceptibles de croître dans le contexte de désendettement actuel sont ceux des entreprises. Une autre mesure de la valorisation des actions, parfois appelée «Fed Model», est aussi jugée encourageante. Cette méthode consiste à comparer le rendement des obligations à 10 ans du Trésor américain au profits attendus des entreprises du S&P500 (rapportés au niveau de l’indice).

D’après Bloomberg, le cumul des bénéfices tels qu’anticipés par les analystes représente 7,2% de la capitalisation de l’indice élargi américain alors que le rendement des T-bonds à 10 ans est de 1,29%. Selon le Fed Model, le prix du marché est équilibré quand ces deux rendements sont égaux: sur longue période, la différence observée n’est en effet que de 0,03 point en moyenne, contre 5,91 points actuellement. L’écart le plus important enregistré était de 6,99 points en mars 2009, c’est-à-dire juste avant le dernier bull market.

Sur ces considérations optimistes quant à la direction que Wall Street pourrait continuer à suivre, Alan Greenspan a souligné l’effet de richesse auquel une hausse des marchés pouvait contribuer. Pour l’ancien président de la Réserve fédérale, la valeur des actions «joue un rôle énormément important, qui est largement sous-estimé». BLOOMBERG/LeFigaro

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Les actions sont surevaluées, n’ecoutez pas ceux qui vous disent le contraire ; Elles sont surévaluées parce que les marges bénéficiaires actuelles des entreprises sont intenables, elles sont 50 à 70 % supérieures aux moyennes historiques, parce que le partage de la valeur ajoutée entre le capital et les salaires est à un record historique en faveur du capital, enfin parce que les taux d’intérets qui sont utilisés pour actualiser les cash flow des entreprises sont au plancher historique. Et nous ajoutons, parce que les chiffres d’affaires sont gonflés par les dépenses et les revenus keynésiens et que ceci ne saurait se poursuivre.

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Sitot que les taux d’intéret vont remonter, la valeur des actions va s’effondrer, c’est mathématique ; et c’est voulu, cyniquement voulu. On fait des bulles, on gonfle, ensuite on claque, ensuite on nettoie, c’est la régulation par l’accordéon des bulles.

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"En effet, les politiques de taux bas ont également des implications importantes en termes de comportement des différents acteurs du marché. Les tentatives de ceux-ci pour obtenir dans le futur un niveau de rendement plus conforme aux données historiques (ancrage sur l’expérience passée) – malgré le contexte indiquant clairement que le niveau réaliste se situe plus bas – peuvent les pousser à concentrer leurs investissements sur des actifs toujours plus risqués. Ce phénomène se trouve renforcé par l’environnement de liquidité.

L’environnement de taux bas actuel apparaît dès lors comme un terreau particulièrement favorable à la création de bulles. L’abondance de liquidités est en effet, comme l’ont démontré l’économiste Hyman Minsky ou l’historien Charles Kindleberger, une des conditions nécessaires à la création des bulles. Nul doute que les politiques de taux bas de la part des banques centrales au cours des dernières années, tant aux états-Unis qu’en Europe, au Japon ou au Royaume-Uni, constituent à ce titre un risque. Ceci est particulièrement vrai dans un contexte où la croissance est rare et où les opportunités d’investissement susceptibles d’enthousiasmer les investisseurs se font moins nombreuses. L’environnement de taux bas actuel apparaît dès lors comme un terreau particulièrement favorable à la création de bulles.

Des rendements moyens espérés plus faibles, mais des éruptions temporaires de performance pour qui saura surfer les bulles : autant d’implications à prendre au sérieux à l’heure d’élaborer toute stratégie d’investissement." NEXT FINANCES

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La seule hypothèse qui permet de justifier la valorisation des assets à risque est l’hypothèse de la dévalorisation de ce avec quoi on achète une action ,la monnaie. C’est la perte de valeur de la monnaie dont on se sert pour acheter les actions qui justifie , par anticipation les niveaux actuels. La disproportion entre la masse de monnaie disponible et à venir et le volume des actions disponibles crée une sorte de réserve de valorisation pour les actions. La mème chose pour l’or métal, mais en accentué car l’or métal est plus rare.

Le problème est que avant que l’inflation potentielle contenue dans le prix des actions se révèle, vous pouvez avoir été ruiné 10 fois.

Le système a besoin de reprendre tous les exces et au delà et il est évident que c’est aux plus faibles qu’il entend le reprendre au profit des plus forts.

Comme le dit un commentateur americain, "trust and truth" ont disparu du système, inutile mème de chercher à prévoir, les autorités elles mèmes sont incapables de se représenter ce qui a pu se passer correctement le mois dernier. Ce commentateur est un ancien économiste de la FED de Chicago!

Il nous revient une citation du bon vieux Keynes, mais la référence nous échappe : "Les plus fous ne sont pas ceux qui jouent, mais ceux qui croient avoir gagné"

BRUNO BERTEZ Le 23 MAI 2012

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Du Lundi 28 Mai : Petite leçon d’économie et de morale à destination de Christine Lagarde exilée fiscale au FMI par Bruno Bertez

En 2008 c’était déjà çà :

En 2011- 2012 c’est encore çà :

Je pense que les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement”, en “payant tous leurs impôts”, a-t-elle expliqué dans cette interview publiée par le quotidien britannique the Guardian, en référence aux problèmes d’évasion fiscale que connaît le pays. Comme on lui demandait si elle songeait aux difficultés quotidiennes rencontrées par les Grecs, elle a répondu: “En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d’échapper aux taxes”. Elle a souligné qu’elle avait “autant” à l’esprit ceux qui, en Grèce, étaient privés de services publics que ceux qui ne payaient pas leurs impôts.

"Je pense plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l’école, partageant une chaise pour trois, et qui rêvent d’avoir une bonne éducation. Je pense à eux tout le temps. Car j’estime qu’ils ont encore plus besoin d’aide que les gens à Athènes", a poursuivi la patronne du FMI, réaffirmant que le Fonds n’avait pas l’intention d’adoucir les termes du plan de rigueur imposé à la Grèce.

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À moins que discrètement, après le départ de Strauss Kahn on ait changé le régime fiscal des fonctionnaires internationaux, Christine Lagarde n’est fiscalisée ni sur son salaire , ni sur ses notes de frais et encore moins sur les avantages liés à sa fonction. Son conseiller en relations publiques aurait dû lui dire d’éviter de parler fiscalité ou alors elle compte sur l’incompétence et la flagornerie des médias MSM.

Oser comparer la situation de la Grèce avec celle de certains pays d’Afrique pour se donner bonne conscience est une imbécilité de plus. Les pays d ‘Âfrique souffrent du fait de conditions naturelles difficiles, du fait d’un retard de développement , du fait de pratiques qui se situent hors du champ de l’économie et de beaucoup d’autres choses encore, mais ils ne souffrent pas de l’incompétence des fonctionnaires internationaux, de l’avidité des banques et de l’incapacité complice des gouvernements.

Madame Lagarde sait elle que les fonctionnaires et chefs d’État européens connaissent la situation réelle depuis 2005 et encore 2006 et qu’ils n’ont rien fait, ils ont dissimulié cette situation aux peuples.

Madame Lagarde a-t-elle prononcé la moindre critique sur les kleptocrates de la lignée Papandréou protégés par les États-Unis et le FMI?

Madame Lagarde a-t-elle un mot pour sitgmatiser les criminels de l’histoire qui ont porté l’euro sur les fonds batismaux pour satisfaire des agendas électoraux, des ambitions personnelles ?

Madame Lagarde a-t-elle un mot pour faire son mea culpa d’avoir engagé la Grèce dans les fausses solutions de l’austérité, d’avoir refusé alors qu’il était encore temps pour la restructuration et le moratoire des dettes?

As- t elle un mot d’excuse pour avoir menti sur les jamais ceci, les jamais cela, dont elle a abreuvé le Peuple français et les Européens ?

As t elle un mot d’excuse pour avoir menti cyniquement sur la situation du secteur bancaire ?

Au plan economique l’erreur la plus grave de Madame lagarde est de croire que la Grèce est cause des problèmes européens , la Grèce est le symptome qui a fait se révèler les problèmes européens et non la cause.

Si les problèmes avaient été traités correctement par des gens compétents et non des léche bottes à la solde des Anglo saxons et des Banques, le probléme grec aurait servi de révélateur utile à partir duquel on aurait testé les vraies solutions, agit proactivement au lieu d’ètre le jouet des marchés, on aurait repris la controle de la situation et on aurait dit merci aux grecs d’avoir :

1- Alerté

2- Montré la voie.

Au plan économique vouloir monter les impots en Grèce est une idiotie de plus.

C’est supposer que retirer de l’argent du circuit economique grec pour le donner aux usuriers est productif, c’est l’inverse, c’est de l’argent stérilisé, neutralisé qui sort du circuit economique. C’est réduire le GDP donc augmenter le ratio de dette.

C’est inciter et augmenter la part de l’economie souterraine, du travail dissimulé, c’est encore reduire le GDP et augmenter le ratio de dette.

C’est augmenter les frais généraux du pays, frais que supportent les entreprises employeurs et donc réduire la compétitivité et augmenter le chomage.

C’est réduire les ressources disponibles pour l’investissement privé et donc réduire les équipements et donc la compétitivité future.

Augmenter les impots en Grèce dans la situation présente, tout comme chez tous les pestiférés est contreproductif pour les raisons suivantes :

Les impots ce sont les frais généraux de l’entreprise Grèce, France, Espagne prise dans sa globalité donc les augmenter c’est surcharger les couts de production, réduire la compétitivité exterieure, perdre des parts de marché

Les impots constituent une désincitation à l’effort, au travail, à l’innovation au moment ou ces pays ont besoin de travailler plus, plus efficacement, pour dégager un surplus exportable et payer les dettes

Les impots réduisent la capacité d’épargne alors que celle-ci est fondamentale pour le futur redressement qu’il faudra opérer sans recours à la dette.

En un mot, Madame Lagarde, ceux qui refusent l’ubertaxation, sont des individus utiles pour la société grecque, ils s’opposent à la socialisation qui fait basculer la société dans les prébendes et l’incompétence généralisées, ils mettent en réserve le futur fonds d’épargne qui servira à reconstruire, ils entretiennent leur force de travail, leur capacité à ne pas devenir des assistés comme les malheureux Africains.

Il y a, je suis désolé, plus de dignité à travailler et à vouloir s’opposer aux prédations d’un Etat de voleurs et prévaricateurs qu’ ouvrir la bouche pour recevoir les aides.

Il y a un courage conscient ou inconscient peu importe, à s’opposer à un Etat illégitime, à des Organisations internationales sans morale et sans titre et non démocratiques , lesquels Etats et Organisations internationales sont à la solde de l’internationale noire de la kleptocratie.

Ne vous y laissez pas prendre, chers lecteurs, derrière l’hypocrisie qui consiste à s’en prendre aux Grecs, la Lagarde s’adresse à vous. C’est vous qu’elle veut culpabiliser, c’est vous qu’elle prépare au grand croc à phynance du nouveau Père UBU , Hollande. Car ces gens n’ont pas de fierté, pas de patrie, ils ont toujours prets à retourner leur veste et aprés avoir servi un maitre pseudo libéral, authentique dirigiste, ils sont tout disposés pour garder voitures avec chauffeurs,appartements de fonctions, honneurs, décorum à servir un maitre socialiste. Déjà, on lui passe les plats pour faire courber l’échine des Français et préparer les rackets futurs.

BRUNO BERTEZ Le 28 MAI 2012

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Du 28 Mai 2012 : Ombres chinoises par Bruno Bertez

La Chine a des atouts considérables. Un territoire vaste, une population nombreuse, travailleuse, dure à la peine et très apte aux apprentissages et à l’innovation.
La philosophie du pays par ailleurs est favorable au travail et à l’organisation de la production, La philosophie de Confucius jointe a l’héritage communiste est très positive , facteur d’ordre, d’epargne et il faut le dire d’une relative soumission.

Mais en sens inverse les déséquilibres sont nombreux et dangereux.

Les structures sociales et politiques sont fragiles, mariage de la carpe autoritaire et du lapin libéral. Le système financier est pourri de dettes irrecouvrables. La corruption règne en maitre au niveau provincial. L’allocation du capiital est délirante. Les gaspillages fantastiques.

Le modèle chinois n’est ni extrapolable à l’infini ni reproductible. Ses années sont comptées. On ne peut résoudre facilement les contradictions d’un système qui repose sur l’équipement et l’exportation.

Changer la répartition des revenus et des pouvoirs afin de favoriser la consommation interne et l’extension des classes moyennes est un défi economique qui passe par une acceptation de relentissement de la croissance. Donc par une phase délicate à gérer au plan social.

La Chine a bénéficié du laxisme americain , de la création monetaire et de l’explosion des réserves internationales, il est probable qu’à l’avenir cela ralentira.

Avant de prétendre devenir leader mondial la Chine doit faire sa mutation et ce sera plein de risques. Par ailleurs la Chine connait des grands cycles historiques d’ouverture sur le monde et de fermeture, il n’est pas impossible qu’avec la crise en cours et avec les difficultés qu’elle risque d’affronter la Chine reste comme maintenant ouverte sur le monde : notre idée est que la Chine connaitra une periode très difficile qui ne sera comparable à rien de ce qui se passe ou s’est passé dans les autres pays.

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Début avril, le premier ministre en personne s’est attaqué à un pilier du capitalisme d’Etat. "Franchement, nos banques font des profits bien trop faciles, a lancé Wen Jiabao. Pourquoi ? Parce qu’un petit nombre de banques majeures occupent une position de monopole, ce qui signifie qu’on ne peut que se tourner vers elles pour les crédits et les capitaux." Et de conclure : "Nous devons briser leur monopole."

Ce thème se répand depuis l’effondrement, à l’automne dernier, des coopératives de crédit informelles de Wenzhou. Les patrons de cette ville dynamique de l’est du pays, ne parvenant pas à obtenir des prêts auprès des grandes banques – puisque celles-ci préfèrent prêter aux entreprises bénéficiant de la garantie de l’Etat -, étaient contraints d’emprunter à des cercles privés, à taux usuriers. Incapables de rembourser, plusieurs dizaines de débiteurs ont pris la fuite à l’autre bout du pays ou à l’étranger, et l’un d’eux s’est jeté par la fenêtre.

L’affaire a fait grand bruit en Chine, car Wenzhou, cité ultra-commerçante, est un emblème de la Chine des petits entrepreneurs privés, où chacun pourrait s’enrichir en montant son affaire. Signe des temps réformateurs, le gouvernement a annoncé le 28 mars qu’il laissera les prêteurs privés de Wenzhou opérer des caisses de crédit aux PME.

Mais il y a peu de chances de voir cette décision se généraliser à l’ensemble du pays, où les banques étatiques ont toujours la haute main.

Elles sont exemplaires d’un système résumé par la formule "le public avance, le privé recule". Les officiels sont placés par le Département de l’organisation du Parti communiste à la tête des grandes entreprises de secteurs allant des télécommunications à la métallurgie.

Ils sont membres du Parti communiste chinois (PCC) et reliés par ligne cryptée à ses instances dirigeantes par un mystérieux téléphone rouge décrit par Richard McGregor dans The Party (non traduit). Ce combiné, placé sur le bureau des cadres est joignable en seulement quatre chiffres, et est devenu un symbole du cercle réduit que forme une élite contrôlant simultanément l’économie et la politique.

L’ÉTAT MAJORITAIRE

De l’intérieur, le système est sous le feu des critiques. Surtout le rôle prééminent que s’attribue l’Etat, acteur central, accusé de faire ses affaires entre ses entreprises publiques, ses banques, ses passations de marchés, au détriment de la petite entreprise privée, du petit épargnant, du peuple, des Chinois.

En trois décennies de réformes, le PCC a bien laissé ses citoyens monter librement leurs entreprises, mais à la condition de ne pas céder le coeur du réacteur. Les grandes banques et entreprises ont certes été introduites en Bourse pour se refinancer et améliorer leur gouvernance, mais l’Etat conserve une part majoritaire dans des secteurs qualifiés de "stratégiques", un terme assez large pour englober la téléphonie mobile ou le transport aérien.

Qu’importe qu’il choisisse Air China, China Eastern ou China Southern, le voyageur chinois donne de l’argent à des entreprises publiques, chacune dotée de sa cellule du parti. Idem quand il opte pour un forfait chez China Mobile ou China Unicom. "Le capitalisme d’Etat est contraire à l’efficacité puisque les acteurs ne concourent pas pour créer de la richesse mais appliquer une politique", juge l’économiste Xu Xiaonian, de la China Europe International Business School (Shanghaï).

Outre que cette filiation ne pousse pas franchement à une concurrence bénéfique au consommateur, la question des dividendes est devenue le serpent de mer de la réforme. Ces entreprises jouissent souvent de monopoles formels et au minimum d’un soutien par le crédit, mais ne reversent que 10 % ou moins de leurs bénéfices à l’Etat actionnaire.

Dans ce système, les banques prêtent sans compter puisque l’Etat sera toujours là pour payer. Il suffira, au pire, de repousser l’échéance des prêts ou d’en accorder de nouveaux. Rien de plus simple puisque la banque centrale n’est pas indépendante et garantit des taux d’intérêt faibles. Les alternatives étant limitées, le petit épargnant chinois voit ses économies se dégrader.

Avec une inflation qui devrait atteindre 4 % en 2012 et une rémunération des dépôts de 3,5 % sur un an, les taux demeurent négatifs. Le système ne promeut pas la demande des consommateurs chinois.

"La première défaillance du capitalisme d’Etat est de mener à une concentration de richesse parmi une élite politique ou au moins connectée politiquement plutôt qu’à une distribution plus large des bienfaits de la croissance, juge Huang Yasheng, professeur de management au China Lab du Massachusetts Institute of Technology. La Chine est l’un des pays les plus inégalitaires de la planète et le capitalisme d’Etat en est une cause directe."

Est-ce l’Etat fort et son système clos qui font avancer le pays depuis trois décennies ou bien sont-ils, au contraire, un frein pour l’avenir ? La traversée de la crise a semblé fournir un argument favorable à la première hypothèse. Par un colossal plan d’investissements dans les infrastructures, l’Etat-parti a permis à la Chine de maintenir une forte croissance alors que la planète tombait en récession.

Mais le problème, souligne Pei Minxin, sinologue au Claremont McKenna College (Californie), est que "les décisions sont prises du point de vue d’un petit groupe, et non de celui du bien-être général". Le parti a ses propres obsessions, au premier rang desquelles la stabilité. Le modèle a ses avantages, "il permet certaines réalisations importantes au mépris de leur coût", comme le développement du réseau de voies ferrées à grande vitesse et d’autoroutes qui assurent l’emploi des travailleurs migrants malgré le ralentissement économique, et a doté la Chine d’infrastructures inimaginables dans la plupart des pays en développement. Mais "la véritable efficience consiste à produire avec des ressources limitées", tempère M. Pei.

LE CAPITALISME D’ETAT CHINOIS N’INVENTE PAS GRAND-CHOSE

Au fond, le capitalisme d’Etat chinois n’invente pas grand-chose. Michael Pettis, professeur à l’université de Pékin et membre de la Fondation Carnegie, retrouve les mêmes questionnements que lors… de la création en France du Crédit mobilier en 1852. C’est un modèle tiré principalement par l’investissement, dans lequel le crédit est dirigé par l’Etat, qui contrôle les taux d’intérêt.

Le risque de crédit est socialisé. Dans les phases initiales, les projets viables économiquement sont aisément identifiés, la croissance est donc rapide et soutenue. Les choses se compliquent lorsque "apparaissent des problèmes massifs de mauvaise allocation des capitaux et, au final, une crise de la dette". Comme les signaux de prix sont distordus et les incitations politiques extérieures au système, le modèle est maintenu longtemps après le point au-delà duquel il devrait être abandonné. "Beaucoup en Chine ont compris cela, mais il est très difficile politiquement d’abandonner ce modèle", note M. Pettis.

Les attaques du premier ministre contre les banques publiques et de récents commentaires du gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, sur une prochaine libéralisation des taux d’intérêt laissent penser qu’aux yeux des réformateurs, dont tous deux font partie, le moment est venu. Ceux-ci considèrent que l’Etat-parti doit réduire la voilure s’il veut conserver une certaine légitimité populaire. Le 27 février, un épais rapport de la Banque mondiale soutenu par le très probable futur premier ministre, Li Keqiang, insistait sur la nécessité d’une "diversification graduelle de la propriété" des entreprises publiques.

Le fossé avec les dirigeants les plus conservateurs est saisissant. Ces derniers pensent, au contraire, qu’en acceptant une révision supplémentaire de son rôle dans l’économie et la société le Parti communiste dénaturerait cette fois-ci trop profondément le système et perdrait son pouvoir.

D’où certains doutes sur la volonté réformatrice malgré la saillie du premier ministre, souvent surnommé "le meilleur acteur de Chine". "Si le gouvernement est sincère, alors qu’il vende tout de suite des actions des banques sur le marché", tranche l’économiste Xu Xiaonian.

Le pays est déjà armé, selon lui, pour éviter de basculer dans une oligarchie à la russe à la faveur de ces privatisations. "Après l’effondrement de l’Union soviétique, la plupart des deals ont été passés sous le manteau. Mais les banques chinoises sont cotées en Bourse, le cadre existe donc déjà. Si les nouvelles actions sont vendues à Hongkong, il y a peu de chances de tomber dans les mêmes erreurs", dit-il.

Pour Wang Xiaozu, de l’université de Fudan, la leçon de la Chine reste au final celle de la stabilité : "Bien sûr, le système pèche en matière d’efficience, mais il y a eu un réel gain en échange : nos banques publiques n’ont pas fait les folies qui ont mené à la crise de 2008 aux Etats-Unis et en Europe…" Réformer oui mais avec prudence : "Certes, notre Chery n’avance pas très vite, dit-il en référence à des automobiles chinoises connues pour leurs faibles performances. Mais, si nous lui greffons directement un moteur de Ferrari, elle risque d’imploser."

Un argument que certains ne manqueront pas d’exploiter. Début avril, Lin Zuoming, patron de l’avionneur public Aviation Industry Corporation of China, dénonçait ainsi les appels aux privatisations comme une "conspiration" venue de l’étranger. Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)/le monde mai12

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BRUNO BERTEZ Le 28 MAI 2012

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Du Mardi 29 mai 2012: Suivez l’Espagne, c’est là que cela se passe ! Par Bruno Bertez

Le temps est venu de choisir.

Les commentateurs sont encore sur la Grèce, ils sont en retard . L’action se déroule maintenant en Espagne. Demain, ce sera en Italie.

Les pertes de Bankia, la révision des comptes passés, les besoins colossaux de recapitalisation, l’épuisement des ressources du fonds de restructuration des banques, tout cela a ouvert prématurément la boite de Pandore espagnole. Prématurément au sens des officiels bien sûr.

Incroyable mais vrai, cela fait des mois que les commentateurs comme nous, non flagorneurs, ne cessent de répéter que tous les chiffres espagnols sont faux, que le marché immobilier n’est pas inventorié à son prix, que les bilans des banques ne sont pas sincères, que les besoins de recapitalisation sont sous estimés, que les provinces sont insolvables, que le vrai ratio de dette est supérieur à 120%, bref que l’Espagne est une catastrophe en attente d’arriver et que se passe-t-il?

Rien, aucune action pro-active, aucun plan , rien que des démentis, des mensonges jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert! Maintenant, il l’est.

Avec les révélations sur Bankia, l ‘effondrement des cours de bourse du secteur bancaire, les chiffres se mettent à circuler. On en est à 270 milliards de besoins de fonds pour le secteur bancaire.

L’Espagne est dans la situation de l’Irlande, situation d’un souverain qui doit prendre en charge ses banques alors qu’il n’en a pas les moyens et que les marchés le considèrent déjà comme pestiféré.

L’Espagne est à la vraie croisée des chemins, obligée, soit de s’enfoncer dans les subterfuges, soit de faire appel aux partenaires européens et/ou à la BCE.

Pendant ce temps, en Italie, la cote de popularité de Monti est en forte chute, pendant ce temps les eurocrates mettent au point un document,qui sera édulcoré, demandant à Monti d’en faire encore plus sur le plan fiscal et l’austérité…

Les responsables européens portent une responsabilité criminelle dans l’aggravation de la crise. A ce stade, on en arrive à penser que la défense du status quo, le kick the can est une pure folie qui transforme la fameuse can en boule de neige incontrôlable.

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Michel Barnier: pour une union bancaire des 27

Le commissaire européen Michel Barnier a plaidé mardi pour la création d’une union bancaire européenne pour les 27 pays de l’UE, qui comprendrait un système de résolution des crises et une série de règles prudentielles. "Je travaille depuis deux ans et demi à ce que doit être une union bancaire européenne pour les 27 pays de l’Europe", a déclaré au cours d’une conférence à Paris le commissaire au marché unique et aux services.Cette union engloberait une série de mesures et projets déjà appliqués ou en cours de discussion pour prévenir et résoudre les crises bancaires et "faire payer les banques plutôt que les contribuables". "Le projet que je vais présenter dans quelques jours sur la résolution des crises bancaires, boîte à outils pour prévenir et gérer les crises pour que les banques payent pour les banques quand elles sont en difficulté plutôt que les contribuables, en fait partie", a-t-il déclaré.

M. Barnier compte présenter en juin, avant le prochain sommet du G20 prévu les 18 et 19 juin, un système "d’alerte précoce" qui déclencherait une série de mesures dont certaines "très lourdes et très fortes" telles qu'"interdire certaines activités bancaires, interdire la distribution de dividendes, changer de management". Ces propositions qui, si elles sont acceptées, n’entreront pas en vigueur avant "un an ou deux", ne concernent donc pas les crises actuelles ni les Etats, a-t-il souligné. "La supervision européenne bancaire est un élément clé de l’union bancaire européenne", a-t-il ajouté, voyant "un grand progrès" dans cette mesure introduite il y a un an et remplaçant "27 supervisions nationales juxtaposées".Cette union comprendrait aussi des règles de capitalisation des banques et de gouvernance de l’initiative Bâle III.

"Je suis un militant de la prévention. Je suis convaincu depuis très longtemps que la prévention coûte toujours moins cher que la réparation et que la réparation quand elle est préparée coûte moins cher qu’une réparation improvisée", a déclaré M. Barnier.AFP

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Il est temps de choisir le non choix est suicidaire.

Ou bien on tire la leçon d’une entreprise vouée à l’échec dès le premier jour et on en tire toutes les conclusions, y compris dans les sanctions contre ses promoteurs

Ou bien on annonce la couleur, on opte pour le fédéralisme, et on met en branle les processus financiers, économiques, politiques, sociaux, électoraux, qui en découlent.

Si la démocratie n’était pas pervertie, si la classe politique n’était pas aussi lâche et médiocre, ce devrait être en particulier tout le sens, tout l’enjeu, presque le seul thème de la campagne des législatives françaises. Hélas, hélas…

BRUNO BERTEZ Le 29 MAI 2012

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Du Mardi 29 Mai :.À propos des bilans des Banques Centrales par Bruno Bertez

Oui, les bilans des Banques Centrales sont fortement inflatés.

Les différentes mesures non conventionnelles, Quantitative Easing, Operation Twist, LTRO etc on fait exploser ces bilans.

La FED s’est donné, je crois que c’était en 2010 la possibilité de déroger aux principes comptables communement admis, elle a donc la possibilité de ne pas constater la perte de valeur de certains postes à l’actif de son bilan. Pour l’instant ce n’est pas grave, le bilan n’est pas « ‘pourris » mais les choses deviendront très graves en cas de hausse des taux d’intéret . La hausse des taux dévalorisera les actifs détenus et les valeurs d’inventaire deviendront largement fictives. La gestion orthodoxe commandera alors de recapitaliser.

La situation est pire en Europe car la BCE charge son bilan d’actifs déja pourris des le départ avant mème la hausse des taux , elle est obligée de le faire car d’une part elle soutient le cours des emprunts d’état des pestiférés et d’autre part elle prend en garantie des valeurs que lui déposent les banques en quète de refinancement . La BCE pratique des décotes pour améliorer sa sécurité . Cependant dans le cas d’emprunts souverains comme la Grèce ou autres, elle achète sur le marché, inventorie au prix d’achat et ne provisionne pas car on a maintenu la fiction que les officiels comme la BCE et le FMI ne seraient pas soumis aux restructurations et on continue d’ écarter les hypothèses de faillite pure et simple. Le bilan de la BCE c’est double down comme dans les casinos.

En résumé les bilans sont toxiques, les Banques Centrales sont sur des leverages de crise , mais ce n’est rien à coté de leur situation quand les taux échapperont à leur controle , et qu’ils ‘envoleront , c ‘est a dire ce n’est rien en regard de ce qui risque de se passer en cas de crise de confiance. Et c’est ce qu’explicitement les Allemands, dans leur bon sens et leur orthodoxie craignent. Ils appellent cela pudiquement "évènement non lineaire".

Cela dit je ne crois pas que le problème de la qualité des bilans des Banque Centrales soit determinant , les élites qui feignent d’exercer les responsabilités n’auront aucune difficulté à trouver des subterfuges pour recapitaliser les BC. Déjà l’Espagne montre le chemin, elle envisage de recapitaliser Bankia non pas en lui apportant du cash mais de la dette gouvernementale, laquelle dette servira à Bankia a trouver des refinancements auprès de la BCE par dépot en garantie. On est dans le subterfuge total, si c’était le privé qui faisait ces tours de passe passe on crierait aux escrocs ou aux voleurs. Ce n’est plus du Ponzi, c’est du vent.

Le fond du problème est que dans le systeme actuel, in fine la solvabilité du secteur bancaire repose sur la solidite des emprunts souverains, laquelle solidité des emprunts souverains repose sur la bonne gestion et le pouvoir de taxer, lesquels reposent sur la croissance . De croissance il n’y a plus et de de bonne gestion je vous laisse juge.

À cause de l’exces de dettes tout ce beau monde se fabrique de faux actifs et de la fausse monnaie pour tenir, l’un soutient l’autre, qui soutient l’un, voilà la réalité de la situation. Le vrai problème c’est la confiance et rien ne permet de prévoir jusque quand elle va durer.

Nous avons déjà des manifestations de chute de la confiance dans les Etats et leurs Banques. Ainsi sur les marchés de gros du refinancement de nombreuses banques européennes ne trouvent plus de fonds. En plus depuis, plusieurs mois, un run bancaire silencieux se produit sur les banques des pestiférés, les clients ferment leurs comptes, transfèrent leurs fonds dans les établissements d’Europe du Nord ou Anglo saxons: Les banques perdent leur base de dépot et ce n’est que gràce aux facilités exceptionnelles de la BCE et aux entorses à l’esprit du Traité que le système ne s’effondre pas.

Si jamais on allait dans le sens voulu par les pestiférés et Hollande, cela pourrait créer le choc, l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres et provoquerait cette atteinte irrémediable àla confiance. Mais évidemment, ils ont reponse à tout: controle des mouvements de capitaux, gel des comptes, prélèvements sur les soldes créditeurs, ouverture des coffres forts et des coffres de voiture comme en Italie.

Sur la route de la mauvaise gestion, de l’incompétence et de la lacheté , on rencontre la tyrannie.

BRUNO BERTEZ Le 29 MAI 2012

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Du Mercredi 30 Mai 2012 : Triste journée sur les marchés par Bruno Bertez

Il y a un vieux dicton boursier qui dit que tout ce qui est soutenu finit toujours par tomber. La semaine dernière, on avait soutenu les bourses artificiellement à la fois par des interventions et de folles rumeurs, ce jour tout se dénoue.

La baisse de l’euro est devenue un indicateur phare, on est passé sous les 1,24 contre le dollar. L’autre indicateur phare c’est le 10 ans espagnol qui pointe au chiffre maléfique de 6,666%. Les spreads espagnols, italiens se dilatent encore, le bund allemand est recherché, le 10 ans américain est à un plus bas record pour un rendement de 1,63%. En 2009 nous avions prédit une situation à la japonaise et dissuadé ceux qui voulaient en vendre, il y a encore une marge de baisse pour en arriver là. Et puis si cela ne suffit pas il y aura les taux négatifs, la FED a déjà toutes les études en carton sur cette mesure. En tout cas en Suisse on en parle de plus en plus.

Le dollar est recherché par le monde entier, le dollar index est à 82,87 .

En mot comme en cent, quand on regarde tous les parametres financiers, on peut dire pour résumer de facon laconique que tout le benéfice, toute l’amelioration produite par le LTRO de la BCE en decembre est évaporé.

Voilà qui devrait apporter de l’eau au moulin de bon sens des allemands qui ne cessent de dire que les expédients monétaires n’ont qu’un effet positif temporaire tout en aggaravant en profondeur la situation.

Car aggravation il y a !

Les Banques Espagnoles et Italiennes avec le LTRO ont fait du carry et accumulé encore plus d’emprunts douteux de leurs souverains, elles ont pourri encore plus leur portefeuille et sont donc encore en plus mauvaise position. Merci pour ce que l’on a appelé le Sarkozy trade.

Le problème majeur, sur la voie suivie, c’est-à-dire la voie tracée par les pestiférés, c’est la fuite des capitaux. Les dépots quittent les Banques, mème les chauffeurs de taxi en parlent, ce qui accélère le mouvement. À moins d’un sursaut de bon sens, de responsabilité et de sens national, si les pestiférés continuent dans la voie qu’ils ont choisi : de critiquer l’Allemagne au lieu de la flatter, les runs vont se poursuivre et s’amplifier.

Jamais on n’aura vu pareille gabegie et pareille incompétence.

Pendant ce temps en France on discourt sur le salaire des PDG, sur la hausse de l’allocation rentrée scolaire alors que le feu est aux portes.

Le temps des espoirs sur l’eurobond est terminé, il faut que les pestiférés se fassent une raison et qu’ils acceptent la volte-face. L’incertitude qu’ils ont créée va en plus casser le peu de croissance qui reste au lieu de la doper.

Pour ceux qui rèvent encore voici en rappel les chiffres de dettes qui montrent que l’idée de mettre l’insolvabilité en commun et de se reposer sur l’Allemagne est absurde.

Dettes offcielles, donc minorées au maximum :

Allemagne 2,2 trillions
Italie 1,9 trillions
France 1,7 trillions
Espagne 0,734 trillions
Grece 0,355 trillions

La dette réelle espagnole si on tient compte de la dette s bancaire qu’elle va devoir assumer et de celles des provinces est le double au minimum de la dette affichée.

BRUNO BERTEZ Le 30 Mai 2012

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Du Jeudi 31 Mai 2012 : La loi du triangle par Bruno Bertez

Pas besoin d’être franc-maçon ou adepte de Jung pour connaitre et comprendre la loi du triangle. Cette loi dit que, lorsqu’une force s’exerce et tente de provoquer une action dans un sens, cela déclenche une force de réaction et que le résultat constaté n’est pas celui que l’on attendait au début, sur la base de la constatation de la force initiale, mais une résultante complexe, mélange des deux forces d’action et de réaction.

Une variante, un peu fausse, se retrouve dans la sagesse des nations qui dit: de deux choses l’une, c’est toujours la troisième qui se produit.

Nous voudrions attirer votre attention sur l’importance qu’il y a à toujours utiliser la loi du triangle, en bourse, quand on opère sur les marchés, surtout en spéculation.

Spéculer, il faut le répéter, c’est prévoir et prendre position en conséquence avec ses risques et périls. Tout le monde spécule sans arrêt et surtout ceux qui ne le savent pas. Garder du cash à la banque en ce moment est une spéculation colossale qui se chiffre par trillions, spéculation sur la possibilité de régler les problèmes actuels d’une façon ordonnée sans « run » sur les banques.

Les gouvernements ne font que spéculer. Alors qu’ils ne savent pas, qu’ils n’y sont pas préparés et que le jeu est radicalement faussé. Ils n’ont aucune chance d’apprendre. Pour bien spéculer, il faut payer, payer soi-même avec ses sous. Or, les govies spéculent sans arrêt, mais sur votre dos, ils se trompent quasi toujours car la politique ne prépare pas à cela, la politique prépare à séduire et charmer, pas à prévoir.

C’est dans les temps anciens, avant le tiers payant généralisé, du temps où les chefs étaient des chefs et allaient au combat, que l’on disait : gouverner, c’est prévoir.

Donc, si vous spéculez, pensez de la façon suivante. Compte tenu de ce que je sais, de ce que je pense, il va se produire, ceci ou cela. Sitôt que vous avez tracé ce scénario, passez à l’autre branche, interrogez-vous, demandez-vous quelles sont les forces de sens contraires qui vont se trouver déclenchées? Après analyse, passez à l’étape suivante et essayer d’imaginer la résultante des deux forces ainsi mises à jour par votre réflexion.

Si vous avez encore un peu de matière grise, vous pouvez continuer de travailler. Mais, à notre avis, il vaut mieux vous reposer un peu car l’exercice est fatiguant, les facultés s’émoussent, la lucidité faiblit.

Reposez-vous et, quand vous êtes prêts, posez-vous la question à 64.000 dollars, celle du calendrier, du temps de réalisation des événements.

Les plus belles constructions achoppent sur ce facteur temps. Comme le disait un vieux boursier, on a toujours raison pour une autre raison que celle que l’on avait anticipée et plus tard qu’on ne l’avait espéré.

Bon courage.

BRUNO BERTEZ Le 31 Mai 2012

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EN BANDE SON :

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Du Jeudi 31 mai : Les mauvaises notes de la Commission Européenne par Bruno Bertez

La presse et les médias MSM, déjà aux ordres, avant même qu’on le leur ait intimé ont fait peu de cas du rapport de la Commission Européenne d’hier 30 mai. Nous allons donc réparer cette lacune.

1) La Commission souligne le risque de « désintégration financière »

2) Elle met en évidence des besoins de réformes considérables aussi bien au niveau de chaque pays qu’au niveau européen

3) Des pays non encore placés sous secours respiratoire sont invités à mettre en œuvre des programmes de consolidation fiscale et de réformes structurelles

4) La France a tenu la vedette, la Commission souligne que les estimations de croissance sont beaucoup trop optimistes et que les projections budgétaires sont irréalistes

5) La Commission conclut que sur la voie actuelle, avec la politique annoncée, l’objectif de réduction du déficit à 3% en 2013 ne pourra pas être atteint

6) Le rapport critique le plan de François Hollande d’augmenter le salaire minimum et de revenir en arrière sur la réforme des retraites effectuée par Sarkozy

EN LIEN : Le rapport de la Commission pour l’ensemble de la zone euro

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Bruxelles tance Paris et relaxe Berlin Le risque de bras de fer entre la France et la Commission devient sérieux

Les deux décisions en disent long sur le déséquilibre du couple franco-allemand. D’un côté, la Commission européenne a confirmé mercredi la suspension de la procédure pour déficit excessif engagée contre l’Allemagne en décembre 2009.

De l’autre, l’exécutif communautaire s’inquiète ouvertement des dérapages français et confirme que «des efforts additionnels» seront nécessaires pour atteindre, en 2013, les 3% de déficit budgétaire requis.

La Commission, qui veille désormais aux déséquilibres économiques dans les pays de l’Union, pourrait, si la tendance ne s’infléchit pas dans l’Hexagone, recommander une amende pouvant aller jusqu’à 0,5% du PIB, conformément à la nouvelle législation en vigueur depuis le 1er janvier 2012.

Difficultés pour l’emploi

Son rapport, fort d’une quarantaine de pages, souligne la détérioration de la compétitivité due au coût du travail en France, et notamment à la charge fiscale sur les salaires. Les experts européens notent que la part de marché mondiale de la France a diminué de près de 20% depuis 2005. Seuls le Royaume-Uni et la Grèce présentent de plus mauvais résultats dans ce domaine. Bruxelles pointe aussi les difficultés croissantes rencontrées par les jeunes et les seniors sur le marché du travail, en raison «du haut degré de protection légale». Fidèle à sa défense du marché unique, la Commission dénonce enfin les déficiences de concurrence dans le commerce de détail, le marché de l’électricité ou le transport ferroviaire.Les recommandations bruxelloises pèserontd’autant plus lourd que François Hollande, le nouveau président français, a fait de la «réorientation de l’Europe» vers la croissance l’un de ses leitmotivs. Cet agenda dominera le sommet européen des 28 et 29 juin.LE TEMPS

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BRUNO BERTEZ Le 31 Mai 2012

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Nassim Taleb : l’homme qui savait lire entre et derrière les signes par Bruno Bertez

Vous connaissez Nassim Taleb il s’est rendu célèbre par l’élevage des cygnes noirs. Il sait tout, il dit tout sur les cygnes noirs.

Nous vous rapportons quelques déclarations qu’il vient de faire à Bloomberg. Nous vous les rapportons parce qu’elles sont originales et que, par certains aspects, nous pensons un peu comme lui.

Taleb considère qu’un éclatement de la zone euro, finalement ce n’est pas si grave car la situation fondamentale de la zone euro au plan des déficits est meilleure que celle des Etats-Unis.

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Selon des données fournies par Bloomberg, le déficit représentait 8,2% du PIB aux Etats Unis à la fin 2011, contre 4,1% en Europe, c’est-à-dire la moitié

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Il pense que si l’euro éclate, il y aura tout un lot de devises intéressantes, tout un choix qui s’offrira aux investisseurs.

L’absence de gouvernement centralisé en Europe est presque une incitation à investir dans l’optique de Taleb. Il pense que l’absence de gouvernement centralisé empêche, bloque, les erreurs et empêche de trop dissimuler les situations. En quelque sorte, si nous comprenons bien sa pensée, les contradictions au sein de l’Europe sont un élément positif. Quand il y a unanimité, les erreurs les fautes sont plus lourdes et plus graves. Dans une certaine mesure, cela parait sensé. Le déficit américain selon Taleb représente près du double du déficit cumulé de l’eurozone. La grande peur de Nassim Taleb, c’est quand les taux d’intérêt monteront aux Etats-Unis, tout sera déstabilisé. Le déficit ne sera plus finançable.

L’un des grands avantages de l’Europe, nous ne savons pas si Taleb pratique l’humour ou non, c’est qu’au stade actuel, l’Europe est consciente du fait que, chez elle, tout va mal. Aux Etats-Unis en revanche, cela va encore plus mal, mais personne n’en parle.

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« Nous avons des taux d’intérêt nuls », a-t-il rappelé. « Si les taux d’intérêt se mettent à monter aux Etats Unis, vous pouvez imaginer ce qu’il adviendra du déficit. L’Europe est comme une personne malade, mais qui en est consciente. Aux Etats Unis, nous sommes malades, mais nous ne le savons pas. Nous n’en parlons pas ».

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Il est évident que l’une des idées de Taleb est qu’en Europe, il est impossible d’avoir un gouvernement très puissant à cause des divisions et que c’est un avantage. Aux Etats-Unis en revanche, en raison de la centralisation, le gouvernement est très puissant, il a tous les pouvoirs et réussit à faire en sorte de pouvoir cacher la situation réelle aux citoyens.

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« La meilleure chose que l’Europe ait jamais réussi à faire, c’est d’avoir réussi à avoir des membres qui se disputent les uns avec les autres, de telle sorte que vous n’avez pas de gros gouvernement. Les gouvernements centralisés ne marchent pas. En Europe, ils ont essayé de rendre Bruxelles puissante, mais que se passe-t-il lorsque Bruxelles est puissante? Vous avez des lobbies qui la prennent en otage ».

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A LIRE AUSSI : RENCONTRE avec l’économiste Nassim Taleb

BRUNO BERTEZ Le 30 Mai 2012

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18 replies »

  1. merci pour cet article j’ai une question pensez vous que la chine sur le long terme est destinée a remplacer les etats unis comme la première puissance mondiale ou qu’elle suivra la trace du japon avec de la stagflation et un vieillissement de sa population ?

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    • @Harry

      La Chine a des atouts considérables. Un territoire vaste, une population nombreuse, travailleuse, dure à la peine et très apte aux apprentissages et à l’innovation.
      La philosophie du pays par ailleurs est favorable au travail et à l’organisation de la production, La philosophie de Confucius jointe a l’héritage communiste est très positive , facteur d’ordre, d’epargne et il faut le dire d’une relative soumission.

      Mais en sens inverse les déséquilibres sont nombreux et dangereux.

      Les structures sociales et politiques sont fragiles, mariage de la carpe autoritaire et du lapin libéral. Le système financier est pourri de dettes irrecouvrables. La corruption règne en maitre au niveau provincial. L’allocation du capiital est délirante. Les gaspillages fantastiques.

      Le modèle chinois n’est ni extrapolable à l’infini ni reproductible. Ses années sont comptées. On ne peut résoudre facilement les contradictions d’un système qui repose sur l’équipement et l’exportation.

      Changer la répartition des revenus et des pouvoirs afin de favoriser la consommation interne et l’extension des classes moyennes est un défi economique qui passe par une acceptation de relentissement de la croissance. Donc par une phase délicate à gérer au plan social.

      La Chine a bénéficié du laxisme americain , de la création monetaire et de l’explosion des réserves internationales, il est probable qu’à l’avenir cela ralentira.

      Avant de prétendre devenir leader mondial la Chine doit faire sa mutation et ce sera plein de risques. Par ailleurs la Chine connait des grands cycles historiques d’ouverture sur le monde et de fermeture, il n’est pas impossible qu’avec la crise en cours et avec les difficultés qu’elle risque d’affronter la Chine reste comme maintenant ouverte sur le monde : notre idée est que la Chine connaitra une periode très difficile qui ne sera comparable à rien de ce qui se passe ou s’est passé dans les autres pays.

      Merci de votre intéret .

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      • Hélas, hélas, hélas, votre analyse est aussi implacable qu’indiscutable. Et la TRÈÈÈÈSSSS longue histoire de la Chine
        ne fait que la corroborer. Et pour couronner le tout, je partage (hélas encore) votre conclusion prophétique.
        Merci une fois encore pour ce "résumé" concis, précis et … effrayant.

        La capacité de résilience des chinois est extraordinaire certes, j’ai eu l’occasion de la voir à l’oeuvre "sur le terrain"
        au cours de ces 25 dernières années mais je ne pense pas non plus qu’elle soit suffisante pour éviter ce qui s’en vient.

        Leur remarquable ingéniosité tout comme leur faculté d’adaptation ne s’exerce pas QUE dans le bon sens.
        Les "démons" chinois sont aussi immenses que le sens du commerce de ses habitants. Pfiouuuuuu !!!

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  2. excellents articles,merci beaucoup m.bertez.j’aurais une question sur le bilan des banques centrales fed et bce:on sait qu’elles rachètent a tour de bras des obligations d’état pourries depuis des années.ces obligations sont elles inscrites a leur bilan et pour quelle valeur?leurs bilans sont ils sincères:je penses a cette video de l’audition de la chargée de com de la fed ,interrogée par un représentant du sénat américain sur la disparition d’environ 1000 milliards de dollars des caisses de la fed.la chargée de com était incapable de répondre…

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    • Mardi 29 . a propos des bialns des banques centrales.

      Oui les bilans des banques centrales sont fortement inflatés.

      Les differentes mesures non conventionnelles, Quantitative Easing, Operation Twist, LTRO etc on fait exploser ces bilans.

      La FED s’est donné je crois que c’etait en 2010 la possibilité de deroger aux principes comptables communement admis, elle a donc la possibilité de ne pas constater la perte de valeur de certains postes a l’actif de son bilan.

      Pour l’instant ce n’est pas grave, le bilan n’est pas "pourri", mais les choses deviendront tres graves en cas de hausse des taux d’interet .

      La hausse des taux devalorisera les actifs detenus et les valeurs d’inventaire deviendront largement fictives. La gestion orthodoxe commandera a lors de recapitaliser .

      La situation est pire en Europe car la BCE charge son bilan d’actifs deja pourris des le depart avant meme la hausse des taux , elle est obligée de le faire car d’une part elle soutient le cours des emprunts d’etat des pestiférés et d’autre part elle prend en garantie des valeurs que lui deposent les banques en quete de refinancement . La BCE pratique des decotes pour ameliorer sa securite . Cependant dans le cas d’empruns souverains comme la Grece ou autres, elle achete sur le marche, inventorie au prix d’achat et ne provisionne pas car on a maintenu la fiction que les officiels comme la BCE et le FMI ne seraient pas soumis aux restructurations et on continue d’ecarter les hypotheses de faillite pure et simple. Le bilan de la BCE c’est double down comme dans les casinos.

      En résumé les bilans sont toxiques, les Banques Centrales sont sur des leverage de crise , mais ce n’est rien a cote de leur situation quand les taux echapperont a leur controle , et qu’ils ‘envoleront ,
      c ‘est a dire ce n’est rien en regard de ce qui risque de se passer en cas de crise de confiance. Et c’est ce que explicitement les allemands, dans leur bon sens et leur orthodoxie craignent. Ils appelle cela pudiquement "evenement non lineaire".

      Cela dit je ne crois pas que le probleme de la qualité des bilans des Banque Centrales soit determinant , les elites qui feignent d’exercer les responsabilités n’auront aucune difficulté a trouver des subterfuges pour recapitaliser les BC. Deja l’Espagne montre le chemin, elle envisage de recapitaliser Bankia non pas en lui apportant du cash mais de la dette gouvernementale, laquelle dette servira a Bankia a trouver des refinancements aupres de la BCE par depot en garantie. On est dans le subterfuge total, si c’etait le privé qui faisait ces tours de passe passe on crierait aux escrocs ou aux voleurs. Ce n’est plus du Ponzi, c’est du vent.

      Le fond du probleme est que dans le systeme actuel , in fine la solvabilité du secteur bancaire repose sur la solidite des emprunts souverains, laquelle solidité des emprunts souverains repose sur la bonne gestion et le pouvoir de taxer, lesquels reposent sur la croissance . De croissance il n’y a plus et de de bonne gestion je vous laisse juge.

      A cause de l’exces de dettes tout ce beau monde se fabrique de faux actifs et de la fausse monnaie pour tenir, l’un soutient l’autre , qui soutient l’un , voila la realité de la situation. Le vrai probleme c’est la confiance et rien ne permet de prevoir jusque quand elle va durer.

      Nous avons deja des manifestations de chute de la confiance dans les etats et leurs banques. ainsi sur les marches de gros du refinancement de nombreuses banques européennes ne trouvent plus de fonds. En plus depuis plusieurs mois, un run bancaire silencieux se produit sur les banques des pestiférés, les clients ferment leurs comptes, transferent leurs fonds dans les etablissements d’europe du nord ou anglo saxons: Les banques perdent leur base de depot et ce n’est que grace aux facilités exceptionnelles de la BCE et aux entorses a l’esprit du Traité que le systeme ne s’effondre pas.

      Si jamais on allait dans le sens voulu par les pestiférés et Hollande, cela pourrait creer le choc, l’etincelle qui mettrait le feu aux poudres et provoquerait cette atteinte irrémediable a la confiance. Mais evidemment, ils ont reponse a tout: controle des mouvements de capitaux, gel des comptes, prelevements sur les soldes crediteurs, ouverture des coffres forts et des coffres de voiture comme en Italie.
      Sur la route de la mauvaise gestion, de l’incompetence et de la
      lachete , on rencontre la tyrannie.

      merci de votre interet.

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      • M Bertez encore toutes mes félicitations et remerciements pour la diffusion de vos chroniques toujours aussi intéressante. Je souhaitais vous interroger sur le sort des fonds en euros des assurances vie en France. Il me semble qu’ils représentent un risque important :
        La perte de confiance qui amène des rachats massifs déstabilisant la gestion des fonds euros ( je travaille dans le secteur bancaire et je le constate tous les jours).
        Un complet effondrement de la collecte si les taux venaient à monter.
        Un couperet fiscal qui pourrait encore accélérer le délitement des fonds euros.
        Bref je trouve personellement que l’on en parle peu mais que la situation est trés tendue et qu’encore une fois on ne souhaite pas nous inquiéter a ce sujet ( l’assurance vie serait facilement "saisissable" en cas d’agravation de la situation).
        Comment voyez vous les choses a ce propos?

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        • @GeGe

          Il y a plusieurs choses importantes dans vos remarques.

          Ne prenez pas ma réponse pour du catastrophisme ou une incitation à la panique.

          Les fonds sont gérés par le systeme bancaire et les assureurs, lesquels sont chargès à mort d’emprunts souverains qui peuvent ètre victimes soit de la hausse des taux, soit de dégradations ou mieux des deux à la fois

          La solvabilité des gérants et des dépositaires est liée à la solvabilité globale ce qui est précisement en cause dans la crise européenne

          La nature mème de ces véhicules fait que ce sont des cibles désignées pour les prédations fiscales, les controles de rédemption, les blocages, les confiscations partielles, les conversions. regardez ce qui s’est passé recemment au Portugal , dont personne bien sur n’a parlé : L’etat a fait main basse sur une grande partie des fonds de retraites et autres véhicules collectifs.

          Je suis persuadé qu’il y aura dans la voie suivie dislocation des marchés avec en particulier dislocation des ETF et autres véhicules qui recourent aux synthetiques , tout cela ne vaut que quand les marchés sont ordonnnés et liquides. Comme je ne sais pas ce qu’il y a dans les vehicules je ne peux aller plus loin.

          Meme si vous n’en avez pas conscience, tout placement, tout avoir, en ces temps constitue une spéculation, une spéculation sur le fonctionnement ordonné du systeme .

          Il y a des emprunts souverains indexés, mème si l’indexation est une escroquerie partielle , ces emprunts méritent d’etre considérés

          Le cash se deprécie . mais en cas de blocage du système il a une fonction libératoire, et dans libératoire il y a liberté ce qu’il ne faut pas negliger.

          Merci de votre interet .

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  3. Mardi 29 Suivez l’Espagne, c’est là que cela se passe!
    Le temps est venu de choisir.
    Les commentateurs sont encore sur la Grèce, ils sont en retard . L’action se déroule maintenant en Espagne. Demain, ce sera en Italie.
    Les pertes de Bankia, la révision des comptes passés, les besoins colossaux de recapitalisation, l’épuisement des ressources du fonds de restructuration des banques, tout cela a ouvert prématurément la boite de Pandore espagnole. Prématurément au sens des officiels bien sûr.
    Incroyable mais vrai, cela fait des mois que les commentateurs comme nous, non flagorneurs, ne cessent de répéter que tous les chiffres espagnols sont faux, que le marché immobilier n’est pas inventorié à son prix, que les bilans des banques ne sont pas sincères, que les besoins de recapitalisation sont sous estimés, que les provinces sont insolvables, que le vrai ratio de dette est supérieur à 120%, bref que l’Espagne est une catastrophe en attente d’arriver et que se passe-t-il?
    Rien, aucune action pro-active, aucun plan , rien que des démentis, des mensonges jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert! Maintenant, il l’est.
    Avec les révélations sur Bankia, l ‘effondrement des cours de bourse du secteur bancaire, les chiffres se mettent à circuler. On en est à 270 milliards de besoins de fonds pour le secteur bancaire.
    L’Espagne est dans la situation de l’Irlande, situation d’un souverain qui doit prendre en charge ses banques alors qu’il n’en a pas les moyens et que les marchés le considèrent déjà comme pestiféré.
    L’Espagne est à la vraie croisée des chemins, obligée, soit de s’enfoncer dans les subterfuges, soit de faire appel aux partenaires européens et/ou à la BCE.
    Pendant ce temps, en Italie, la cote de popularité de Monti est en forte chute, pendant ce temps les eurocrates mettent au point un document,qui sera édulcoré, demandant à Monti d’en faire encore plus sur le plan fiscal et l’austérité…
    Les responsables européens portent une responsabilité criminelle dans l’aggravation de la crise. A ce stade, on en arrive à penser que la défense du status quo, le kick the can est une pure folie qui transforme la fameuse can en boule de neige incontrôlable.
    Il est temps de choisir le non choix est suicidaire.
    Ou bien on tire la leçon d’une entreprise vouée à l’échec dès le premier jour et on en tire toues les conclusions, y compris dans les sanctions contre ses promoteurs
    Ou bien on annonce la couleur, on opte pour le fédéralisme, et on met en branle les processus financiers, économiques, politiques, sociaux, électoraux, qui en découlent.
    Si la démocratie n’était pas pervertie, si la classe politique n’était pas aussi lâche et médiocre, ce devrait être en particulier tout le sens, tout l’enjeu, presque le seul thème de la campagne des législatives françaises. Hélas, hélas…

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    • Votre indignation est totalement justifiée.

      Alors aujourd’hui le fédéralisme ne passerait pas auprès des peuples. Mais demain??? Une fois la crise bien ancrée, les retraites menacées, l’économie en chute libre, les taux d’intérêts qui explosent, tout d’un coup le chevalier blanc fédéraliste venant sauver tout le monde d’un seul coup d’EuroBonds d’un seul, tout d’un coup ce ne serait plus un gueux déguisé en prince, mais bien le Sauveur des peuples. Avant d’en devenir le bourreau, bien entendu.

      J’aime bien cette citation de Cioran:

      "Et avec quelle quantité d’illusions ai-je dû naître pour pouvoir en perdre une chaque jour?"

      Oh et puis cette autre:
      "Nous n’avons le choix qu’entre des vérités irrespirables et des supercheries salutaires."

      qui, pour plus de justesse, pourrait être modifiée:

      "Nous n’avons le choix qu’entre des vérités irrespirables et des supercheries mortifères."

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      • Ma préférée de Cioran c’est : " Le seul remède a la vie c’est de ne pas ètre né". C’est riche d’une incroyable philosophie et à ressortir lorsque quelqu’un a fait une grosse c……e et vous demande comment la réparer.

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        • Pour introduire un peu d’espoir, une avec laquelle j’ai obtenu beaucoup … d’opprobe.

          SI L’UN DE NOUS DEUX MEURT, J’IRAIS À LA CAMPAGNE. BOF !

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    • Mercredi 30 mai . Les Anglo saxons redoublent la pression

      A côté du FT et de l’inénarrable Martin Wolf qui prend quasi la tête de la croisade de la finance, l’industrie britannique, comme disent Osborne et Cameron, contre l’Europe des nations et l’Allemagne, il y a le groupe Wall Street Journal. Ces rusés ont compris que la Grèce, c’était fini et que rien ne ferait fléchir les Allemands venant de Grèce. Le cas grec est déjà entendu.
      Donc, l’offensive de nos klepto et de leurs alliés socialistes se focalise sur l’Espagne. On ne dira jamais assez l’erreur funeste, princeps de Hollande, de choisir le camp des pestiférés. L’histoire, espérons-le, sera sévère à son égard, tout comme à l’égard de Sarkozy qui a choisi les honneurs féodaux de Marrakech au lieu d’assumer son rôle, celui de coordonnateur discret et dans l’ombre de la stratégie de défense des intérêts français par la Droite. Lui seul connait les dossiers, les tenants et aboutissants, son retrait de gamin est une faute.
      Déjà, la semaine dernière, nos deux compères, Rajoy et Hollande se sont rapprochés contre l’Allemagne, avec le soutien vicieux et discret de l’Italien fédéraliste Monti.
      La kleptocratie et les Anglo-saxons ont deux fers au feu.
      1- la social-démocratie qui demande que l’Allemagne paie et fasse ainsi le plein des créances des banques et de leur positions spéculatives risk-on. Le tout sous l’alibi de la croissance.
      2- les medias qui, idiots utiles, propagent le catastrophisme et terrorisent les citoyens pour leur faire avaler n’importe quoi.
      Après le scandaleux Bloomberg de Diallara, qui évalue le coût de la sortie de la Grèce à plus de 1 trillion, voici la filiale du Wall Street Journal qui fait sa « Une », tenez-vous bien, sur la sortie de l’Espagne. Ils ont le culot de développer en six points un argumentaire qui démontre que l’Espagne est en tête des candidats à l’exit de l’euro.
      C’est une incitation à la panique, au run sur les banques espagnoles, à la chute de l’euro.
      Il fut un temps, que nous n’appréciions guère, où l’atteinte au crédit des Etats était punie, nous serions presque pour que ces temps reviennent. Nous sommes en guerre, les peuples contre la finance et la finance contre les peuples.
      Où sont les prétendus chefs? Pas besoin d’être souverainiste pour s’indigner, lutter, relever le défi du combat.

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      • Note: La position short, vendeur à découvert qui fait baisser l’euro et évidemment souhaite que cela continue est à un record historique de 195 400 c. ce qui est encore une forte hausse par rapport à la semaine précédente ou elle était de 173 900.

        Nous ne sommes pas pour l’intervention des états, mais nous sommes comme je le dis, en guerre. Et certains cherchent à paniquer les systèmes bancaires et à faire plier notre monnaie.

        Bien sur il y a toujours des inflationnistes qui se réjouissent toujours de l’avilissement de la monnaie c’est à dire de l’appauvrissement des Citoyens. De ceux là n’attendez rien de bon, mais il y a les autres, pourquoi ne manifestent ils pas?

        Il suffirait que la Bundesbank reprenne sa vieille tradition de surprendre les marchés, de les prendre à contrepied , par quelques déclarations bien senties et au besoin quelques ordres, le tout avec un accompagnement des leaders politiques allemands pour que la spéculation se retrouve en culottes courtes.

        Le problème de l ‘Europe c’est qu’elle est assiégée et que les ennemis sont a l’intérieur, suivez mon regard, mais pas seulement vers ceux qui sont alliés objectifs de la finance.

        Les ennemis de l’Europe sont ceux qui ont un agenda politique à réaliser sur son dos et ceux qui sont à la tète de la BCE, comme Draghi/Goldman/….
        Ceux que nous appelons les deux fers au feu!

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  4. Bonjour
    Si les arguments cachés de la construction européenne, developpés par François Asselineau, sont justes, il ne faut surtout pas s’étonner de la situation actuelle, l’élite au pouvoir roule pour les anglo saxons.

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    • @Michel

      Dèsolé de préciser, mais l’élite au pouvoir, la fausse droite et la sociale demo pseudo de gauche, ne roule pas pour les Anglo saxons. C’est une affirmation dangereuse qui se discrédite d’elle mème comme toutes les thèses conspirationnistes. L’élite au pouvoir a les mèmes intérets objectifs que les Anglo saxons et c’est ce qui explique que l’on a l’impression qu’elle roule pour eux. Plus précisement, tout se passe comme si…. elle roulait pour eux.

      Les kleptocrates et leurs alliés n’ont pas besoin de se concerter pour pratiquer des politiques qui les servent, eux et leurs agendas.

      Merci de votre intervention .

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  5. Mercredi 30 Mai. Triste journée sur les marchés.

    Il y a un vieux dicton boursier qui dit que tout ce qui est soutenu finit toujours par tomber. La semaine dernière, on avait soutenu les bourses artificiellement à la fois par des interventions et de folles rumeurs, ce jour tout se dénoue.
    La baisse de l’euro est devenue un indicateur phare, on est passé sous les 1,24 contre le dollar. L’autre indicateur phare c’est le 10 ans espagnol qui pointe au chiffre maléfique de 6,666%. Les spreads espagnols, italiens se dilatent encore, le bund allemand est recherché, le 10 ans américain est à un plus bas record pour un rendement de 1,63%. En 2009 nous avions prédit une situation à la japonaise et dissuadé ceux qui voulaient en vendre, il y a encore une marge de baisse pour en arriver là. Et puis si cela ne suffit pas il y aura les taux négatifs, la FED a déjà toutes les études en carton sur cette mesure. En tout cas en Suisse on en parle de plus en plus.
    Le dollar est recherché par le monde entier, le dollar index est à 82,87 .
    En mot comme en cent, quand on regarde tous les parametres financiers, on peut dire pour résumer de facon laconique que tout le benéfice, toute l’amelioration produite par le LTRO de la BCE en decembre est évaporé.
    Voilà qui devrait apporter de l’eau au moulin de bon sens des allemands qui ne cessent de dire que les expédients monétaires n’ont qu’un effet positif temporaire tout en aggaravant en profondeur la situation.
    Car aggravation il y a !
    Les Banques Espagnoles et Italiennes avec le LTRO ont fait du carry et accumulé encore plus d’emprunts douteux de leurs souverains, elles ont pourri encore plus leur portefeuille et sont donc encore en plus mauvaise position. Merci pour ce que l’on a appelé le Sarkozy trade.
    Le problème majeur, sur la voie suivie, c’est-à-dire la voie tracée par les pestiférés, c’est la fuite des capitaux. Les dépots quittent les Banques, mème les chauffeurs de taxi en parlent, ce qui accélère le mouvement. À moins d’un sursaut de bon sens, de responsabilité et de sens national, si les pestiférés continuent dans la voie qu’ils ont choisi : de critiquer l’Allemagne au lieu de la flatter, les runs vont se poursuivre et s’amplifier.
    Jamais on n’aura vu pareille gabegie et pareille incompétence.
    Pendant ce temps en France on discourt sur le salaire des PDG, sur la hausse de l’allocation rentrée scolaire alors que le feu est aux portes.
    Le temps des espoirs sur l’eurobond est terminé, il faut que les pestiférés se fassent une raison et qu’ils acceptent la volte-face. L’incertitude qu’ils ont créée va en plus casser le peu de croissance qui reste au lieu de la doper.
    Pour ceux qui rèvent encore voici en rappel les chiffres de dettes qui montrent que l’idée de mettre l’insolvabilité en commun et de se reposer sur l’Allemagne est absurde.
    Dettes offcielles, donc minorées au maximum :
    Allemagne 2,2 trillions
    Italie 1,9 trillions
    France 1,7 trillions
    Espagne 0,734 trillions
    Grece 0,355 trillions
    La dette réelle espagnole si on tient compte de la dette s bancaire qu’elle va devoir assumer et de celles des provinces est le double au minimum de la dette affichée.

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