A Chaud!!!!!

Humeur de Loups du 30 Mai 2012 : Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle Par Bruno Bertez(Actualisé au 1/6/2012 11h15)

Humeur de Loups du 30 Mai 2012 : Les Anglo-saxons redoublent leur pression criminelle Par Bruno Bertez(Actualisé au 1/6/2012 11h15)

À côté du FT et de l’inénarrable Martin Wolf qui prend quasi la tête de la croisade de la finance, l’industrie britannique, comme disent Osborne et Cameron, contre l’Europe des nations et l’Allemagne, il y a le groupe Wall Street Journal. Ces rusés ont compris que la Grèce, c’était fini et que rien ne ferait fléchir les Allemands venant de Grèce. Le cas grec est déjà entendu.

   Donc, l’offensive de nos klepto et de leurs alliés socialistes se focalise sur l’Espagne. On ne dira jamais assez l’erreur funeste,  princeps de Hollande, de choisir le camp des pestiférés. L’histoire, espérons-le, sera sévère à son égard, tout comme à l’égard  de Sarkozy qui a choisi les honneurs féodaux de Marrakech au lieu d’assumer son rôle, celui de coordonnateur discret et dans l’ombre de la stratégie de défense des intérêts français par la Droite. Lui seul connait les dossiers, les tenants et aboutissants, son retrait de gamin est une faute.

Déjà, la semaine dernière, nos deux compères, Rajoy et Hollande se sont rapprochés contre l’Allemagne, avec le soutien vicieux et discret de l’Italien fédéraliste Monti.

La kleptocratie et les Anglo-saxons ont deux fers au feu.

1- La social-démocratie qui demande que l’Allemagne paie et fasse ainsi le plein des créances des banques et de leur positions spéculatives risk-on. Le tout sous l’alibi de la croissance.

2- Les medias qui, idiots utiles, propagent le catastrophisme et terrorisent les citoyens pour leur faire avaler n’importe quoi.

Après le scandaleux Bloomberg de Dallara, qui évalue le coût de la sortie de la Grèce à plus de 1 trillion, voici la filiale du Wall Street Journal qui fait sa « Une », tenez-vous bien, sur la sortie de l’Espagne. Ils ont le culot de développer en six points un argumentaire qui démontre que l’Espagne est en tête des candidats à l’exit de l’euro.

C’est une incitation à la panique, au run sur les banques espagnoles, à la chute de l’euro.

Il fut un temps, que nous n’appréciions guère, où l’atteinte au crédit des Etats était punie, nous serions presque pour que ces temps reviennent. Nous sommes en guerre, les peuples contre la finance et la finance contre les peuples.

Où sont les prétendus chefs? Pas besoin d’être souverainiste pour s’indigner, lutter, relever le défi du combat.

A la date de vendredi dernier, l’audace des financiers et des Anglo-saxons était à son comble. Les chiffres font ressortir que la position vendeur à découvert, la position short de ceux qui veulent la baisse de l’euro était à un record historique de 195.400 venant de 173.900 la semaine précédente.

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C’est une occasion unique pour l’Allemagne et la Bundesbank de donner une leçon à la Wolfpack. Il suffit que l’Allemagne tienne bon et fasse quelques déclarations fermes au niveau de la Buba et au niveau du gouvernement pour que la spéculation se retrouve en culottes courtes. N’oubliez pas que la Buba a une tradition exactement inverse de celle de la Fed. La Buba a pour tradition de surprendre et de donner des leçons aux marchés, ce que nous ne pourrions qu’encourager à ce stade. Le bras de fer, la partie de poker est engagée. Qui va gagner ? Nous préférerions que ce soit les Etats-nations.

BRUNO BERTEZ Le 30 Mai 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

A PROPOS IMPORTANT : Vendredi 1er juin 2012 : Mise au point, risques et contagion

Précision. Le site Atlantico a repris l’article  ci dessus sur les attaques des Anglo-saxons et l’alliance objective avec les socialistes, socio-démocrates et la fausse droite.

Dans le titre, il est suggéré que les Anglo-saxons attaquent l’euro, c’est une évidence. Mais cette évidence peut prêter à confusion, ils attaquent l’euro pour paniquer, tordre le bras aux Allemands en particulier, mais pas pour favoriser la désintégration de la monnaie commune, mais déjà plus unique. Leur objectif est de faire plier les pays du nord afin qu’ils acceptent de mettre en commun leur bonne santé économique, leurs réserves, bref, afin qu’ils acceptent la mutualisation. Laquelle mutualisation re-solvabilisera temporairement, à la fois les souverains et leurs banques. Grâce à cette mutualisation, les Anglo-saxons pourront profiter du répit pour dégager leur système bancaire de ses risques sur le dos des idiots utiles qui croiront que les problèmes sont résolus.

Si les Anglo-saxons obtiennent ce qu’ils veulent, grâce à cette mutualisation, ils pourront piller les ressources des pays du nord et de leurs citoyens et, au passage, comme Draghi aura fait aussi sa BA, ils se referont une santé financière.

Tout l’enjeu est géopolitique, mais c’est un enjeu double et complexe.

Il s’agit à la fois de jouer la politique du pire pour faire plier les pays du nord et la BCE et, en même temps, de ne pas jouer totalement la politique du pire car si on va trop loin, on risque la contagion.

Il faut comprendre le schéma de contagion pour apprécier la politique des Anglo-saxons, et du monde kleptocratique: inutile de dire que les idiots utiles socialistes et socio-démocrates n’ont aucune idée de ce à quoi ils prêtent leur contribution, c’est évident. Encore que, pour certains, on peut se poser la question.

Le schéma de contagion est le suivant :

-1 Fuite des capitaux dans l’un ou plusieurs pays dits pestiférés, en ce moment, c’est évidemment l’Espagne qui est la plus touchée. La fuite des capitaux fait les affaires des kleptocrates et des Anglo-saxons, car cela déséquilibre le bateau européen, tous les capitaux vont du côté allemand et autres. Les Allemands sont de plus en plus impliqués, mouillés, passez nous l’expression. Déjà, les Allemands sont terrorisés par l’ardoise colossale des Banques Centrales nationales des pestiférés par le biais de Target 2.

-2 Difficultés d’une grande banque systémique, c’est à dire d’une banque TBTF,  too big to fail. A ce stade, il suffit d’un peu d’imagination n’est-ce pas, les candidats ne manquent pas.

-3 Constatation que les souverains européens n’ont pas les reins assez solides pour soutenir efficacement cet établissement.

-4 Le système bancaire européen tangue au vu de cette constatation/révélation, on prend conscience du fait que la mutualisation, mise en commun, est insuffisante face aux masses de capitaux mises en jeu.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Au passage, nous signalons que la plus grosse bêtise des Européens est de mutualiser, d’enchainer leur sort les uns autres au lieu de tracer des cordons sanitaires pour éviter les contagions. Il faut préserver, mettre à l’abri les parties saines, les ancrages futurs.
Le plan Barnier est une imbécilité sans nom sous cet aspect, une fois de plus .Il ne comprend pas que le facteur risque est trop gros et que la digue de la mutualisation, mise en commun, est criminelle. Les Barnier et autres partisans de la solidarité ne comprennent rien aux chiffres, n’apprécient pas les masses de capitaux engagés et ne connaissent rien aux marchés en général, ils sont incapables d’imaginer les effets de boule de neige. Mutualiser, c’est comme si on imposait à un réassureur de faire face à un risque qui est des dizaines de fois supérieur à ses réserves, à ses ressources. Il faut stopper la progression des risques au niveau des assureurs, c’est à dire des pays et cesser de la propager. Les comparaisons avec les processus de propagation des incendies sont parfaitement adaptées.

Le marché global des dérivés qui fait 700 trillions et repose, comme collatéral, sur la solidité des emprunts souverains, 70 trillions environ, et sur la capacité des banques à honorer leurs promesses. Ce marché des dérivés se bloque. On prend les mesures de panique, comme d’habitude, fermeture des marchés de futures, interdiction des ventes shorts etc. Bref, on fait tout ce qui contribue encore plus à disloquer le système.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

-5 Le système bancaire britannique tangue par la double contagion des difficultés des banques euro et le risque de contrepartie et de custody.

-6 Le système américain vacille car c’est là-bas que se passe la grande cuisine des dérivés, ce sont les empereurs mondiaux des dérivés. Les quatre grandes banques US qui sont vendeurs de dérivés et structurellement vendeurs de risk-on, sont en difficulté, On évalue prudemment leur risque sur les dérivés européens à 1 trillion, mais personne ne sait, ni même ne veut savoir.

-7 La FED doit intervenir, elle le peut grâce à la planche à billets du dollar, la fameuse printing press.

Avec ce schéma, vous comprenez que les Anglo-saxons ne peuvent pas aller trop loin, ils veulent réduire leur risque sur le dos des Allemands et de la BCE , mais ils ne veulent pas pousser l’extension de la crise au-delà d’une certaine limite.

BRUNO BERTEZ Le 1er Juin 2012

15 replies »

  1. Les marchés auxquels la Buba donnait des leçons étaient de " vrais marchés" atomisés. Aujourd’hui le marché est tenu par un oligopole ( pour ne pas dire un Cartel) bancaire qui a infiltré la politique et est initié de tout…

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  2. Entre "la thèse d’un complot" et l’alliance objective pour cause d’intérêt commun bien senti, il y a une différence légère.
    Donc, si l’on n’a pas envie d’adhérer à la thèse d’un complot, cela ne m’étonnerait guère tout de même que les anglo-saxons chassent en meute, ne serait-ce parce qu’ils se passent le mot et d’autre part, que c’est un meilleur moyen de minimiser les risques et de réussir en joignant leurs forces.

    Ceci étant dit, les dirigeants de l’UE ont aussi, de leur coté, tendu le bâton pour se faire battre, en créant l’euro. Milton Friedman indiquait : « Non seulement l’euro ne marchera pas, mais en plus, la monnaie unique serait "l’ennemi de la démocratie" » ; on y est, non ?
    Donc, de fait, les anglo-saxons savaient que cela allaient mal se passer. Pas étonnant que, le capitalisme faisant fi des sentiments, les anglo-saxons essayent d’en profiter en masse pour se faire de l’argent sur notre dos.

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    • @DominiqueD

      J’apprécie votre commentaire, mème si il est laconique en regard d’une matière complexe Merci de votre intéret .

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  3. Jeudi 31 Mai . La loi du triangle

    Pas besoin d’être Franc Maçon ou adepte de Jung pour connaitre et comprendre la loi du triangle. Cette loi dit que, lorsqu’une force s’exerce et tente de provoquer une action dans un sens, cela déclenche une force de réaction et que le résultat constaté n’est pas celui que l’on attendait au début, sur la base de la constation de la force initiale, mais une résultante complexe, mélange des deux forces d’action et de réaction.

    Une variante, un peu fausse, se retrouve dans la sagesse des nations qui dit :de deux choses l’une c’est toujours la troisième qui se produit.

    Nous voudrions attirer votre attention sur l’importance qu’il y a à toujours utiliser la loi du triangle , en bourse, quand on opère sur les marchés, surtout en spéculation.

    Spéculer, il faut le répéter, c’est prévoir et prendre position en conséquence avec ses risques et périls. Tout le monde spécule sans arrêt et surtout ceux qui ne le savent pas. Garder du cash a la banque en ce moment est une spéculation colossale qui se chiffre par trillions, spéculation sur la possibilité de régler les problèmes actuels d’une façon ordonnée sans "run" sur les Banques.

    Les gouvernements ne font que spéculer.alors qu’ils ne savent pas, qu’ils n’y sont pas préparés et que le jeu est radicalement faussé. Ils n’ont aucune chance d’apprendre. Pour bien spéculer , il faut payer, payer soit même avec ses sous. Or les govies spéculent sans arrêt, mais sur votre dos, ils se trompent quasi toujours car la politique ne prépare pas à cela, la politique prépare a séduire et charmer, pas a prévoir.

    C’est dans les temps anciens, avant le tiers payant généralisé, du temps ou les chefs étaient des chefs et allaient au combat , que l’on disait gouverner c’est prévoir.

    Donc si vous spéculez pensez de la façon suivante : Compte tenu de ce que je sais, de ce que je pense, il va se produire, ceci ou cela. Sitôt que vous avez tracé ce scénario, passez a l’autre branche, interrogez vous , demandez vous quelles sont les forces de sens contraires qui vont se trouver déclenchées? Apres analyse, passez à l’étape suivante et essayer d’imaginer la résultante des deux forces ainsi mises à jour par votre réflexion.

    Si vous avez encore un peu de matière grise vous pouvez continuer de travailler. Mais à notre avis il vaut mieux vous reposer un peu car l’exercice est fatiguant, les facultés s’émoussent, la lucidité faiblit.

    Reposez vous et ,quand vous êtes prêts posez vous la question a 64 000 dollars, celle du calendrier , du temps de réalisation des événements.

    Les plus belles constructions achoppent sur ce facteur temps. Comme le disait un vieux boursier, on a toujours raison pour une autre raison que celle que l’on avait anticipée et plus tard qu’on ne l’ avait espéré.

    Bon courage.

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  4. Jeudi 31 mai : Les mauvaises notes de la Commission Européenne
    La presse et les médias MSM, déjà aux ordres, avant même qu’on le leur ait intimé ont fait peu de cas du rapport de la Commission Européenne d’hier 30 mai. Nous allons donc réparer cette lacune.
    1) La Commission souligne le risque de « désintégration financière »
    2) Elle met en évidence des besoins de réformes considérables aussi bien au niveau de chaque pays qu’au niveau européen
    3) Des pays non encore placés sous secours respiratoire sont invités à mettre en œuvre des programmes de consolidation fiscale et de réformes structurelles
    4) La France a tenu la vedette, la Commission souligne que les estimations de croissance sont beaucoup trop optimistes et que les projections budgétaires sont irréalistes
    5) La Commission conclut que sur la voie actuelle, avec la politique annoncée, l’objectif de réduction du déficit à 3% en 2013 ne pourra pas être atteint
    6) Le rapport critique le plan de François Hollande d’augmenter le salaire minimum et de revenir en arrière sur la réforme des retraites effectuée par Sarkozy

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  5. Vous connaissez Nassim Taleb qui s’est rendu célèbre par l’élevage des cygnes noirs. Il sait tout, il dit tout sur les cygnes noirs. Nous vous rapportons quelques déclarations qu’il vient de faire à Bloomberg. Nous vous les rapportons parce qu’elles sont originales et que, par certains aspects, nous pensons un peu comme lui.
    Taleb considère qu’un éclatement de la zone euro, finalement ce n’est pas si grave car la situation fondamentale de la zone euro au plan des déficits est meilleure que celle des Etats-Unis.
    Il pense que si l’euro éclate, il y aura tout un lot de devises intéressantes, tout un choix qui s’offrira aux investisseurs.
    L’absence de gouvernement centralisé en Europe est presque une incitation à investir dans l’optique de Taleb. Il pense que l’absence de gouvernement centralisé empêche, bloque, les erreurs et empêche de trop dissimuler les situations. En quelque sorte, si nous comprenons bien sa pensée, les contradictions au sein de l’Europe sont un élément positif. Quand il y a unanimité, les erreurs les fautes sont plus lourdes et plus graves. Dans une certaine mesure, cela parait sensé. Le déficit américain selon Taleb représente près du double du déficit cumulé de l’eurozone. La grande peur de Nassim Taleb, c’est quand les taux d’intérêt monteront aux Etats-Unis, tout sera déstabilisé. Le déficit ne sera plus finançable.
    L’un des grands avantages de l’Europe, nous ne savons pas si Taleb pratique l’humour ou non, c’est qu’au stade actuel, l’Europe est consciente du fait que, chez elle, tout va mal. Aux Etats-Unis en revanche, cela va encore plus mal, mais personne n’en parle.
    Il est évident que l’une des idées de Taleb est que, en Europe, il est impossible d’avoir un gouvernement très puissant à cause des divisions et que c’est un avantage. Aux Etats-Unis en revanche, en raison de la centralisation, le gouvernement est très puissant, il a tous les pouvoirs et réussit à faire en sorte de pouvoir cacher la situation réelle aux citoyens.

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    • "Taleb considère qu’un éclatement de la zone euro, finalement ce n’est pas si grave car la situation fondamentale de la zone euro au plan des déficits est meilleure que celle des Etats-Unis."

      "L’un des grands avantages de l’Europe, nous ne savons pas si Taleb pratique l’humour ou non, c’est qu’au stade actuel, l’Europe est consciente du fait que, chez elle, tout va mal. Aux Etats-Unis en revanche, cela va encore plus mal, mais personne n’en parle."

      J’avoue que je ne sais pas trop quoi penser de la situation des USA : pire ou moins bien que celle de l’Europe ?

      Si vous allez sur le site de Mr Chevallier http://chevallier.biz (économiste) il va copieusement vous rire au nez si vous lui dites que les USA sont en très mauvaise posture, et sont quasiment prêts à s’effondrer. Manifestement, il pense que les USA mènent une véritable guerre économique à l’Europe et qu’ils ont le dessus.

      J’ai déjà évoqué, dans un commentaire, sur le blog de ce monsieur, les possibles arrangements comptables des banques USA (par ex, l’immobilier au prix de l’entry value et non de l’exit value, tel que rapporté par Vincent Bénard – analyste à l’Institut Turgot, Paris), ou leur éventuel hors bilan, voire les chiffres du chomage possiblement manipulés (cf. le propos d’Olivier Delamarche), etc. soit Mr Chevallier ne répond pas ou botte en touche, soit il doute de ces arguments avancés.

      Quoiqu’il en soit, je comprends aussi le propos de Mr Chevallier. Et si j’essaye d’établir ici une position médiane, je pourrais traduire son propos en la formulation suivante : les USA ont plus d’atouts et plus de raison d’espérer que l’Europe

      1) leur banque centrale est une vraie banque centrale, pas comme la BCE, et elle finance la dette US

      2) la trésorerie des entreprises US vole de sommet en sommet.
      Ce point est particulièrement important. En gros, il signifie que le moteur (i.e. les entreprises) de l’économie US est sain, alors que l’Europe ne cesse de se désindustrialiser, et à part l’Allemagne, est déjà à la ramasse (peu d’investissement, produits peu innovants). Bref, en cas de difficulté, les USA repartiront de l’avant, tandis que l’Europe continuera à s’enfoncer.

      3) le dollar est à un cours avantageux par rapport à l’euro

      4) leur industrie bénéficie actuellement de facteurs favorables tels que rapportés ici https://www.contrepoints.org/2012/05/30/85125-les-entreprises-francaises-doivent-se-preparer-au-risque-dun-choc-violent
      "Les États-Unis sont en train de se réindustrialiser à grande vitesse grâce à un coût du travail en chute dans certains États : 20$ de l’heure en Louisiane ou Alabama contre 34$ dans les États du nord et 46 à 47$ en Europe. Grâce au recours massif aux gaz de schiste leur coût de l’énergie va baisser fortement et diminuer leur dépendance par rapport aux pays producteurs de pétrole."

      5) leurs banques sont au coeur du système économique financier mondial
      Et peut être que ces banques ont fait attention à ne pas être intoxiquées par les produits douteux qu’elles vendent, par contre, à leurs clients (cf. le formidable documentaire "Inside Job").

      6) la liaison entre leurs universités et le monde de l’entreprise est toujours fécond

      7) structurellement, ils sont habitués à la création destructrice, soit mettre un pied à terre pour mieux repartir

      8) ils sont les rois du poker (menteur)
      Mr Chevallier indique, selon les comptes des principales banques américaines, elles respectent déjà le ratio de 10 (entre prêts et fonds propres), mais on ne sait pas s’il faut tout à fait les croire.

      9) ils sont fortiches pour cacher leurs vrais objectifs (cf. projet Manhattan)

      10) fort du désordre européen, les USA en profitent pour attirer les capitaux du monde entier.

      etc.

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    • Je peux même ajouter un 11e point:

      11) sur le chomage, dixit Mr Chevallier: "le taux de chômage des personnes les plus qualifiées (bac + 4 et +) est à 3,9 % c’est-à-dire à un niveau minimal incompressible (il y a quasiment une pénurie de main d’œuvre à ce niveau)…
      Par contre, le taux de chômage est de 13 % pour les Américains qui n’ont pas de diplômes et aux alentours de 8 % pour les catégories intermédiaires, ce qui est là encore un aspect de la politique menée par B-2 : il y a du travail en Amérique pour les gens performants, et l’Amérique ne doit pas être un refuge pour tous les autres."
      http://chevallier.biz/2012/06/monetarisme-et-behaviorisme/

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  6. Vendredi 1er juin. Mise au point, risks et contagion.

    Précision. Le site Atlantico a repris notre récent article sur les attaques des Anglo saxons et l’alliance objective avec les socialistes, socio-démo et la fausse droite.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-aveuglement-offensive-anglo-saxons-pour-en-finir-avec-euro-bruno-bertez-376871.html

    Dans le titre il est suggéré que les Anglo saxons attaquent l’euro , c’est une évidence. Mais cette évidence peut prêter à confusion , ils attaquent l’euro pour paniquer, tordre le bras aux Allemands en particulier, mais pas pour favoriser la désintégration de la monnaie commune mais déjà plus unique. Leur objectif est de faire plier les pays du nord afin qu’ils acceptent de mettre en commun leur bonne santé économique, leurs réserves , bref afin qu’ils acceptent la mutualisation. Laquelle mutualisation resolvabilisera temporairement, à la fois les souverains et leurs banques. Gràce à cette mutualisation les anglo saxons pourront profiter du répit pour dégager leur système bancaire de ses risks sur le dos des idiots utiles qui croiront que les problèmes sont résolus.

    Si les anglo saxons obtiennent ce qu’ils veulent grâce a cette mutualisation ils pourront piller les ressources des pays du nord et de leur citoyens et au passage , comme Draghi aura fait aussi sa BA, ils se referont une santé financière.

    Tout l’enjeu est géopolitique , mais c’est un enjeu double et complexe.

    Il s’agit a la fois d jouer la politique du pire pour faire plier les pays du nord et la BCE et en même temps de ne pas jouer totalement la politique du pire car si on va trop loin , on risque la contagion.

    Il faut comprendre le schéma de contagion pour apprécier la politique des anglo saxons, et du monde klepto: Inutile de dire que les idiots utiles socialistes et socio demo n’ont aucune idée de ce à quoi ils prêtent leur contribution c’est évident. Encore que pour certains, on peut se poser la question.

    Le schéma de contagion est le suivant :

    Fuite des capitaux dans l’un ou plusieurs pays dits pestiférés, en ce moment c’est évidemment l’Espagne qui est la plus touchée. La fuite des capitaux fait les affaires des klepto et des anglo saxons, car cela déséquilibre le bateau européen , tout les capitaux vont du coté Allemand et autres, Les Allemands sont de plus en plus impliqués. mouillés passez nous l’expression. Déjà les Allemands sont terrorisés par l’ardoise colossale des Banques Centrales nationales des pestiférés par le biais de Target 2.

    Difficultés d’une grande banque systémique, c’est a dire d’une banque TBTF too big to fail. A ce stade il suffit d’un peu d’imagination n’est ce pas, les candidats ne manquent pas.

    Constatation que les souverains européens n’ont pas les reins assez solides pour soutenir efficacement cet établissement

    Le système bancaire européen tangue au vu de cette constatation/révélation, on prend conscience du fait que la mutualisation , mise en commun est insuffisante face aux masses des capitaux mises en jeu.

    Au passage nous signalons que la plus grosse bêtise des européens est de mutualiser, d’enchainer leur sort les uns aux autres au lieu de tracer des cordons sanitaires pour éviter les contagions, Il faut préserver, mettre a l’abri les parties saines, les ancrages futurs.
    Le plan Barnier est une imbécilité sans nom sous cet aspect, une fois de plus .Il ne comprend pas que le facteur risk est trop gros et que la digue de la mutualisation, mise en commun est criminelle. Les Barnier et autres partisans de la solidarité ne comprennent rien aux chiffres, n’apprécient pas les masses de capitaux engagés et ne connaissant rien aux marchée en général , ils sont incapable d’imaginer les effets de boule de neige. Mutualiser c’est comme si on imposait à un réassureur de faire face à un risk qui est des dizaines de fois supérieur à ses réserves , à ses ressources. Il faut stopper la progression des risks au niveau des assureurs, c’est à dire des pays et cesser de la propager. Les comparaisons avec les processus de propagation des incendies sont parfaitement adaptées.

    Le marché global des dérivés qui fait 700 trillions et repose, comme collatéral sur la solidité des emprunts souverains, 70 trillions environ , et sur la capacité des banques à honorer leurs promesses. Ce marché des dérivés se bloque. On prend les mesures de panique comme d’habitude, fermeture des marchés de futures, interdiction des ventes shorts etc bref on fait tout ce qui contribue encore plus a disloquer le système.

    Le système bancaire britannique tangue par la double contagion des difficultés des banques euro et le risque de contrepartie et de custody

    Le système américain vacille car c’est là bas que se passe la grande cuisine des dérivés, ce sont les empereurs mondiaux des dérivés. Les quatre grandes banques US qui sont vendeurs de dérivés et structurellement vendeurs de risk-on, sont en difficulté, On évalue prudemment leur risk sur les dérivés européens a 1 trillion , mais personne ne sait ni même ne veut savoir.

    La FED doit intervenir, elle le peut grâce a la planche à billet du dollar, la fameuse printoing press.

    Avec ce schéma vous comprenez que les anglo saxons ne peuvent pas aller trop loin, ils veulent réduire leur irsk sur le dos des Allemands et de la BCE , mais ils ne veulent pas pousser l’extension de la crise au delà d’une certaine limite

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    • @Bruno Bertez

      "Dans le titre il est suggéré que les Anglo saxons attaquent l’euro , c’est une évidence. Mais cette évidence peut prêter à confusion , ils attaquent l’euro pour paniquer, tordre le bras aux Allemands en particulier, mais pas pour favoriser la désintégration de la monnaie commune mais déjà plus unique. Leur objectif est de faire plier les pays du nord afin qu’ils acceptent de mettre en commun leur bonne santé économique, leurs réserves , bref afin qu’ils acceptent la mutualisation. Laquelle mutualisation resolvabilisera temporairement, à la fois les souverains et leurs banques. Gràce à cette mutualisation les anglo saxons pourront profiter du répit pour dégager leur système bancaire de ses risks sur le dos des idiots utiles qui croiront que les problèmes sont résolus. ""

      Oui, les anglo-saxons doivent attendre l’ouverture des vannes du crédit, qui fera fonctionner le système comme avant ; soit de l’argent disponible, mais au final, encore plus de dettes portées par les Etats européens de plus en plus étranglés, et une croissance quasi-nulle = le syndrome japonais comme possible futur tel qu’annoncé aussi par http://chevallier.biz

      "Au passage nous signalons que la plus grosse bêtise des européens est de mutualiser, d’enchainer leur sort les uns aux autres au lieu de tracer des cordons sanitaires pour éviter les contagions, Il faut préserver, mettre a l’abri les parties saines, les ancrages futurs."

      A ce titre, on peut se dire que le système antérieur, avec autant de monnaies nationales qu’il y avait de pays, étaient quand même bcp mieux, en terme de cordons sanitaires (avec chaque pays vraiment responsable de son pré carré) : l’Europe, ou comment faire compliqué quand on peut faire simple.

      On peut apprécier ou pas Milton Friedman, mais il a bien indiqué, il y a des années de cela, que "Non seulement l’Euro ne marchera pas, mais en plus, la monnaie unique serait « l’ennemi de la démocratie »". J’ai envie de dire : "on y est, non ?".

      Plus près de chez nous, Jean-Claude Barreau, en 1999, publiait "le coup d’Etat invisible", et dénonçait le déficit démocratique de l’Europe (que d’autres avaient aussi relevé, car il cite notamment Joseph Pini, jeune agrégé de droit à la faculté d’Aix-en-Provence, qui osa, en mai 1998, lors d’une conférence à la Sorbonne organisée par la Fondation Marc Bloch, avancer une comparaison avec feu l’URSS), et surtout, déjà en 1999 (!), il annonce l’explosion de l’euro, voire l’ébranlement de la paix.

      "Le coup d’Etat invisible" est paru en 1999. Fait amusant, Christophe Barbier a chroniqué la sortie de ce livre – http://www.lexpress.fr/culture/livre/le-coup-d-etat-invisible-une-ambition-francaise_796721.html – Voici un passage de sa chronique sur ce livre: " Jean-Claude Barreau, lui, s’affaiblit quand il parle trop fort, en excès de thèmes et de termes qui valent à l’Allemagne, aux Etats-Unis, à Jean Monnet ou à VGE des raclées injustes. Mais sa principale faiblesse sera, si l’avenir le déjuge, d’avoir eu tort dans ses pronostics pessimistes, de l’explosion de l’euro à l’ébranlement de la paix."

      13 ans après, le jugement de Barbier sur JC Barreau illustre la clairvoyance de ce dernier puisqu’il a eu raison "dans ses pronostics pessimistes, de l’explosion de l’euro à l’ébranlement de la paix." ! Et de fait, j’ai tendance aussi à suivre le raisonnement de Barreau quand il dénonçait, depuis plus de 13 ans déjà, le fonctionnement de l’Europe qui nous est mortifère.

      Jean-Claude Barreau sépare bien l’Europe des Nations, dont les succès sont évidents (Arianespace, EADS…), et l’Europe à tendance fédéraliste, telle que l’Europe actuelle, niant les divers peuples européens, faisant croire qu’il existe qu’un seul unique peuple européen (alors que c’est faux car il n’existe pas d’adhésion affective à l’Europe, un des signes de l’absence de peuple européen, et de ce fait, personne n’est prêt à mourir pour l’Europe, et encore moins pour Bruxelles), l’Europe à tendance de plus en plus fédéraliste, dont on se demande bien quels sont les succès…

      Le discours (d’auto-justification) des tenants sur l’Europe fédérale comme source de la paix entre les Etats-Nations, et comme dépassement de ces derniers pour ne plus retomber dans la barbarie de la guerre est une hérésie. C’est tout l’inverse indique JC Barreau (dont j’adhère au raisonnement) ! ce n’est pas l’Europe qui a amené la paix, c’est parce que les pays européens étaient en paix qu’il a été possible de créer l’Europe. Mais comme l’on a transformé les dialogues bienveillants, et portés sur la collaboration, entre Etats-Nations, en une administration, la dite administration a fini par se croire à la source de cette paix et sa dépositrice unique.

      Mais l’hérésie des moutons selon lesquels "l’Europe [fédérale], c’est la paix" se voit de plus en plus de nos jours. Vue la situation actuelle, on serait tenté de dire "l’Europe fédérale, c’est la guerre".

      … à lire votre article, Mr Bruno Bertez, sur Atlantico "Crise de l’euro : comment l’Union européenne est tombée aux mains d’une élite kleptomane", incluant le passage suivant "L’Europe a été construite sur des mensonges, sur des agendas non explicités, sur des non-dits. C’est structurellement, fondamentalement, qu’elle est pseudo élitiste et anti démocratique", je me demande si vous n’auriez pas lu aussi Jean-Claude Barreau ???

      Auriez-vous lu Jean-Claude Barreau et si oui, partageriez-vous le même point de vue ???

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  7. En fait, d’après votre explication et ce que je comprend le but du "jeu" est : Qui sera le dernier survivant?…la dette est une patate chaude que l’on refile mais à la fin ce sera bien la FED (donc le quartel des banques privés) qui aura le dernier mot…une question aussi…Est il vrai que le mandat de la FED se termine le 22 décembre 2012?…Entre rumeur et fausse information, je n’ai pas réussi à trouver une réponse, merci…

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  8. @Auré

    Non malheureusement, le mandat de la Fed n’expire pas à fin 2012. Non malheureusement la Fed ne sera pas dissoute.Elle continuera de sévir. Le Républicain conservateur Ron Paul, qui souhaite l’abolition de la Fed et le retour au respect de la Constitution américaine, fait une très bonne campagne, mais son élection est extrêmement improbable dans la mesure où il dérange beaucoup trop d’intérêts acquis.

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  9. Vendredi 1er juin : Grande journée pour le risk-off
    Nous espérons que vous ne vous êtes pas faits piégés dans les marchés ces derniers jours. De fait, leur allure ne disait rien qui vaille et nous avions tenté de vous mettre en garde. Le fait est que la situation générale sur le risk-on était devenue très fragile. Une possibilité de trou se dessinait.
    Aux soucis européens, sont venus s’ajouter ce vendredi les mauvais chiffres de l’emploi US. Ces chiffres ont été très nettement inférieurs aux anticipations et cela a constitué le prétexte non seulement à des dégagements appuyés, mais aussi à des attaques du découvert. Nous faisons remarquer en passant que les mauvais chiffres de l’emploi ne constituent pas une véritable surprise car déjà le chiffre précurseur ADP était médiocre. Dès ce matin, on a vu sortir des notes qui corrigeaient à la baisse les anticipations sur les chiffres de l’emploi publiés cet après-midi.
    Ce qui est sûr et qui apparaît maintenant clairement à tous, c’est que l’embellie économique américaine de l’hiver s’étiole. Les effets de la météo se régularisent. Par ailleurs, la mauvaise tenue de l’environnement global commence à se faire sentir dans l’économie domestique, comme le montre l’ISM.
    Il y a des investisseurs de qualité qui continuent de considérer que les Etats-Unis marchent tout doucement vers la récession. L’organisme ECRI, pour sa part, tient bon et continue lui aussi d’annoncer une prochaine récession américaine.
    Infléchissement de l’emploi, effritement de l’embellie économique, détérioration des marchés extérieurs, tout cela finit par entraîner une modification du sentiment. Le forte chute de la bourse en mai et le mauvais début de juin viennent crédibiliser le renversement d’opinion.
    On reparle d’autant plus de la déflation que le baril de pétrole a subi une baisse spectaculaire, que le taux du 10 ans a inscrit de nouveaux records à la baisse, que le Dollar Index continue son escalade.
    L’une des surprises du jour est la forte hausse de l’or qui repasse au-dessus des 1.600. L’or étant un marché totalement anormal et les positions étant encore importantes, il est difficile d’expliquer rationnellement ce mouvement.
    Dans les circonstances présentes, on pourrait imaginer que certains opérateurs au vu des dernières indications conjoncturelles, au vu de la baisse du pétrole, au vu des taux pratiqués sur le 10 ans, on peut imaginer que certains opérateurs aient acquis la conviction que la Fed va procéder à des mesures non conventionnelles très rapidement. Si ces opérateurs étaient vendeurs sur le métal, il est évident qu’ils se précipitent pour se racheter.
    Le paradoxe en Europe, c’est la forte baisse de l’Allemagne, le Dax chute de 3,7%, la forte baisse du CAC40 (-2,7%) et la relative résistance des déclarés pestiférés. L’IBEX ne perd que 0,36%, le MIB italien n’abandonne qu’1,8%.
    A Paris, on remarque que la chute du CAC est presque amortie, pourrait-on dire, par la résistance du secteur bancaire, le Crédit Agricole ne perd que 0,3M à l’heure où nous écrivons, la Société Générale 0,5% et BNP Paribas gagne 0,8%.
    Le paradoxe là n’est qu’apparent et nous avançons l’explication suivante : l’OAT française est recherchée, les taux sont au plus bas, elle bénéficie, cela a été vérifié, d’un courant d’achats asiatiques. Le contrat sur l’OAT sur Eurex est autour des 134, on vient de moins de 125. Les banques qui sont chargées à mort d’emprunts français engrangent une plus-value très importante. Cela fait du bien dans leurs comptes et cela se voit donc sur la résistance des cours de bourse.

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