Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Samedi 2 Juin 2012 : La kleptocratie, masque du socialisme Par Bruno Bertez (actualisé au 6/6/12 à 15H00)

L’Edito du Samedi 2 Juin 2012 : La kleptocratie, masque du socialisme Par Bruno Bertez (actualisé au 6/6/12 à 15H00)

    Nos articles font souvent références à la kleptocratie. Littéralement, la kleptocratie est gouvernement de,  par et pour les voleurs.

 Souvent cette appellation péjorative est associée à la pratique généralisée de la corruption.

 Souvent aussi, on utilise le terme pour désigner l’exploitation par un groupe de personnes qui détiennent le pouvoir, des richesses naturelles d’un pays à leur profit. Elles détournent ce qui est un bien public, un bien commun.

 Le sens dans lequel nous prenons kleptocratie est plus proche de cette seconde utilisation. Bien que la corruption, le népotisme et les prébendes accompagnent généralement les pratiques kleptocratiques. Le bien commun exploité par les kleptocrates dans le cas présent est la monnaie. 

Ceci mérite un petit développement.

 La monnaie est un bien commun comme l’air ou comme la liberté individuelle, selon l’heureuse expression de Charles Gave. Elle appartient à tous. Elle ne saurait être captée par un seul et surtout pas par l’Etat et ses complices, Banques Centrales et système bancaire

La capture, le détournement de la monnaie est une tentation constante en particulier depuis qu’elle est devenue un outil de régulation économique. Cet outil est manipulé par la classe kleptocratique à son profit. 

Le lien entre la monnaie et les impôts est étroit. Les nations imposent leur monnaie en leur donnant le pouvoir de libérer de l’impôt. Notons au passage que l’usage de ce pouvoir ne constitue pas en lui-même un détournement du bien commun.

 Quand l’Etat dépense plus qu’il ne prélève, c’est-à-dire quand il est en déficit, il s’endette par l’émission de dettes souveraines, lesquelles, il faut bien le comprendre, sont des titres qui constituent des promesses de donner de la monnaie plus tard.  Un emprunt souverain à 10 ans est une promesse de donner de la monnaie au terme de 10 ans. C’est de la quasi-monnaie à maturité longue, ce que nous répétons régulièrement en expliquant que la monnaie, elle, est de  la quasi monnaie à maturité zéro, instantanée.

 Quand les Banques Centrales distribuent gratuitement, pour rien ou en-dessous de son prix, de la monnaie et qu’elles le donnent au système bancaire, pour qu’il achète des emprunts d’Etat, comme c’est le cas depuis le début de la dérégulation, alors le système kleptocratique de détournement du bien commun se met en place. Les détournements commencent. Dans ce système, les monnaies cessent d’être un bien commun, comme les ressources naturelles dans les pays dominés par des tyrans malhonnêtes, elles sont accaparées, détournées,  pour former et entretenir la classe kleptocratique. 

Revenons à notre fil conducteur.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

 Plus spécifiquement, nous stigmatisons le système économique, financier et politique qui est issu de la grande dérégulation des années 80, dérégulation rendue possible par la coupure du lien entre  l’or et les  monnaies et l’universalisation des fiat monnaies. La dérégulation est partie d’un constat, constat très important, mais qui n’a pas été théorisé par les économistes classiques. Ce constat, c’est qu’il y a un lien entre le taux de croissance d’une économie et le taux de croissance du crédit dans cette économie. Ceci a été théorisé récemment par l’économiste australien Steeve Keen, mais auparavant, en l’absence de théorie, il s’agissait d’un constat empirique et de corrélations. 

La dérégulation visait à augmenter les possibilités de crédit en augmentant les fonds propres des banques et leur rentabilité. Le ressort de la dérégulation, c’est l’enrichissement des banques, c’est  le pouvoir qui leur a été donné de capter le bien commun, la monnaie, pour attirer à elles les richesses, pour extraire de la plus-value du système productif.

 Le fond de la dérégulation, c’est une opération magique, une opération d’alchimie. Pour tenter de faire simple, disons qu’elle se réduit à ceci: on accorde au système bancaire et financier au sens large la possibilité de prélever, disons 1 unité de surproduit sur la richesse productive ou sur les ressources des épargnants, cette unité devient leurs bénéfices et remonte pour augmenter leurs fonds propres. Cet accroissement des fonds propres, multiplié par le levier d’endettement pratiqué par la banque, mettons de 12, permet une création de crédit supplémentaire 12 fois supérieure à la somme  initiale prélevée sur l’économie productive. Le fond de la dérégulation, c’est, grâce au détournement du bien commun qu’est la monnaie, la possibilité donnée au système bancaire de prélever sur les revenus gagnés par les agents économiques et de leur rendre sous forme d’un multiple par le biais du crédit. La dérégulation comporte en elle-même, à la fois la spoliation et, en même temps, les germes de l’insolvabilité. 

Ce choix a été fait dans le cadre d’un constat de tendance au ralentissement de la croissance auquel il convenait, pensait-on, de s’opposer. Déjà, il s’agissait d’une entreprise dirigiste, constructiviste, d’hommes qui jouaient aux apprentis sorciers, véritables démiurges.

 La dérégulation reposait sur la soi-disant indépendance des banques centrales à l’égard du politique, sur la prééminence des marchés, sur l’extension de la capacité d’endettement et de ce que l’on appelle l’effet de levier.  L’alchimie de la financiarisation qui a permis l’émergence de la kleptocratie a réussi le tour de force de transformer le plomb en or, l’eau des égouts en eau de source. Elle reposait, mais c’était un grand secret, sur la dissémination du risque financier sur le public. Sur la masse des ignorants.

 La dérégulation, pour faire simple, conférait, et confère toujours, au secteur bancaire, quasi bancaire et shadow bancaire le pouvoir d’augmenter ses profits, ses capitaux propres, sur le dos de l’économie productive, sur le dos des Etats, sur le dos des particuliers, sur le dos des contribuables, sur le dos des épargnants, sur le dos des investisseurs.

 Ce n’est pas un hasard si, juste avant le début de la grande crise de 2007/2008/2009/2010/2011/2012 et des années à venir, le secteur financier représentait le secteur vedette des bourses, et s’octroyait jusqu’à 40% des profits d’un pays comme les Etats-Unis. Evaluation restrictive qui n’inclut pas les  traces  de kleptocratie enfouies dans des firmes non financières. 

 Une classe kleptocratique s’est ainsi formée, basée sur l’exploitation d’un bien commun, la monnaie,  à son profit. Avec la complicité des banques centrales que, pratiquement, elles contrôlent et la connivence des gouvernements qui dépendent d’elle pour se financer. 

La crise a démasqué la kleptocratie et ses complices. On a vu les bail out, c’est à dire le sauvetage des banques sur le dos des contribuables, les taux d’intérêt nuls qui spolient les épargnants, le transfert des risques des banques sur les Trésors Publics, sur les Banques Centrales, sur les Institutions de prévoyance, etc. Les bénéfices sont restés aux kleptocrates, les pertes ont été, sont, et vont encore plus être socialisées, payées par les citoyens.

 La chose financière est chose complexe, très  complexe, surtout quand elle est présentée par et pour les gouvernements. C’est à la faveur de l’ignorance entretenue, d’un vocabulaire abscons et de contrevérités que le système kleptocratique se maintient. Tout le monde est complice, les banques, les Banques Centrales, les gouvernements, les medias, les économistes main street, etc.

 De plus, on entretient la confusion, la kleptocratie actuelle, ce n’est pas le règne de la richesse, ce n’est pas le règne de l’accumulation du capital de production, ce n’est pas le capitalisme ; au contraire, la kleptocratie actuelle, c’est le socialisme, le dirigisme connivent, socialiste, de toute une  élite formée de membres des gouvernements, d’institutions financières nationales, internationales, mondiales et mondialistes. Nous sommes en présence d’une forme de socialisme, même pas, surtout pas, d’une  perversion du capitalisme comme tente, pour les besoins de sa propagande, de le faire croire l’ultra gauche.

 La confusion est grave, car elle discrédite le système capitaliste alors qu’il est l’une des principales victimes de la kleptocratie, Elle discrédite l’épargne et la richesse légitimement gagnées, le capital productivement accumulé. La kleptocratie écrème, « front-run » à son profit les bénéfices du système économique réel. Exploite au sens marxiste, les épargnants, elle tond le vrai capital.

 La confusion est entretenue parce que les grands établissements kleptocratiques font plusieurs métiers, sains, utiles, honorables, comme la gestion de fortune, d’épargne, allouent le capital en faveur des entreprises. Mais c’est l’hommage du vice à la vertu, la réalité étant que, par le biais de leurs opérations dites de marchés, par le biais de leur accès à l’argent gratuit et aux liquidités infinies des banques centrales, ces établissements sont de gigantesques hedge funds qui spéculent pour leur compte, pour celui de leurs employés et pour celui de happy few. 

Il ne faut pas confondre, nous ne stigmatisons pas les banques privées, les family office, les gérants d’épargne institutionnelle, les sociétés de gestion ; non ; ce que nous critiquons et condamnant est à la fois plus vaste, en capitaux, et plus restreint en nombre de bénéficiaires.

 C’est une œuvre de défense de l’intérêt public que de mettre à jour les pratiques kleptocratiques, l’alliance des Banques Centrales, la connivence des gouvernements. 

 C’est une œuvre de protection et de défense de l’accumulation privée du capital, du vrai capitalisme, des libertés, que de lutter contre ce qui se fait passer pour un excès du capitalisme, alors qu’il n’ est que le  masque honteux  du socialisme.

BRUNO BERTEZ Le 2er Juin 2012

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EDITO PRECEDENT : L’Edito du Lundi 28 Mai 2012: Les marchés « too big to fail » par Bruno Bertez(Actualisé au 31/5/2012 21h15)

EN BANDE SON :

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Du Dimanche 3 juin : La maison européenne brûle, tout va très bien Madame la Marquise ! par Bruno Bertez

Le Gouvernement français a été très actif cette semaine, sur des sujets fondamentaux qui déterminent l’avenir du pays: les 25% de hausse de l’allocation de rentrée scolaire, soit 70 euros dit -on, nous n’avons pas vérifié; le contrôle au faciès, le salaire des dirigeants d’entreprise etc., etc. Bref le gouvernement gouverne.

Un peu plus à droite semble-t-il que prévu , son objectif étant de glaner des voix modérées pour pouvoir se passer de celles de Mélenchon; ainsi il n’ y aura pas de Bing Bang fiscal, dit Ayrault, et il y aura des mesures, voire des cadeaux fiscaux pour les TPE, très petites entreprises.

On pèche des voix dans le Marais, dirait-on !

Compte tenu de la quasi-absence de campagne de la Droite, la stratégie est valable, sinon fondée.

D’autant que l’os à ronger du contrôle au faciès replace l’échiquier politique sur le terrain de Marine Le Pen ce qui, bien sûr, empêtre un peu plus la Droite.

Pendant ce temps disons-nous, l’Europe brule. Et ce n’est pas la Grèce cette fois, c’est l’Espagne qui s’enflamme. On ne dira jamais assez la culpabilité de ces pseudos dirigeants qui ont laissé une fois de plus le sinistre se déclarer, sans plan préparé, sans préparatifs, alors que la situation est connue, nous l’avons répété depuis des mois, et archi connue. Tout le monde savait que les comptes espagnols n’étaient pas sincères, que le système bancaire était insolvable et que les provinces étaient surendettées.

Donc, pleins feux sur l’Espagne, dont nous faisons remarquer qu’il y a quelques mois, on disait qu’elle était un pays du core.

-Le dix ans espagnol finit à 6,51% pbs soit un spread de 529pbs sur le Bund une hausse de 37pbs

-Les CDS espagnols finissent à 602 pbs

-Les emprunts juniors des banques espagnoles s’effondrent

En sens inverse les refuges sont plus que recherchés.

Le rendement du Bund allemand bat un record de baisse à 1,17% après 1,12%.

Le rendement du 10 ans américain chute à un nouveau record lui aussi à 1,46%.

Le métal jaune, après une baisse initiale, fait un bond de 64 dollars qui lui laisse un gain de 51 dollars sur la semaine malgré la chute du pétrole et des commodities.

Les emprunts à 2 ans suisses ont un taux de rendement négatif de 48pbs, on paie pour avoir le droit de prêter aux Suisses.

Les rendements des emprunts à deux ans danois sont eux aussi négatifs, et on oscille entre le positif et le négatif pour les allemands.

Les Banques internationales sont évidemment matraquées, on perd 5% sur le secteur à New York;

Obama s’est permis de tancer les Européens qui ne faisaient pas assez pour stopper la crise, entendez pas assez pour sauver ses banques vendeurs de CDS européens. Il a même envoyé des émissaires pour porter les messages et exiger des comptes rendus de ses sujets européens.

Le représentant de Bernanke/Goldman , Draghi a pour la première fois douté de la viabilité de la structure de l’euro « la configuration que nous avons eu pendant 10 ans et qui était considérée comme soutenable se révèle maintenant insoutenable à moins qu’une nouvelle étape ne soit franchie ».

Au cours du premier trimestre, 100 milliards ont fui les banques espagnoles, on n’ose imaginer ce qu’il en est en ce moment.

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Désinvestissements sans précédent en Espagne

Le volume des capitaux retirés d’Espagne par les investisseurs pour les placer à l’étranger a atteint un niveau record au premier trimestre, à 97 milliards d’euros, selon les chiffres publiés hier par la Banque d’Espagne qui reflètent l’inquiétude que suscite cette économie. Ce chiffre marque un record depuis le début de la série statistique, lancée en 1990, et signifie qu’investisseurs espagnols et étrangers ont préféré se tourner vers l’extérieur pour placer leurs fonds. En comparaison, au premier trimestre 2011, l’Espagne avait enregistré un solde positif de 20,89 milliards d’euros de sa balance financière, qui n’inclut pas les placements de la Banque d’Espagne. Sur le seul mois de mars, la sortie des capitaux s’est accentuée, l’Espagne enregistrant là aussi un record avec une fuite nette vers l’étranger de 66,2 milliards d’euros, contre un solde positif de 5,38 milliards en mars 2011.

Au premier trimestre, ce sont avant tout les opérations interbancaires qui plombent la balance financière. Ainsi, les investisseurs aussi bien étrangers qu’espagnols ont retiré 75,76 milliards, notamment en prêts et dépôts, pour les investir à l’étranger. Les investisseurs ont également retiré 34,38 milliards d’euros placés dans les portefeuilles, d’actions et de titres de dette du pays, pour les transférer à l’étranger. Seuls les investissements directs sont dans le vert, avec un solde positif de 7,9 milliards d’euros.

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La crise espagnole n’est pas une crise de liquidité, mais une question de solvabilité multiforme, forme bancaire, forme régionale. Elle a tenté de faire appel à la BCE pour qu’elle achète sa dette, réponse négative; réponse négative également de l’EFSF et de l’ESM pour qu’ils acceptent de recapitaliser ses banques. La BCE a répondu que c’était au-delà de son mandat et les deux fonds européens également ce qui était une évidence en vertu des statuts.

Le refus de Draghi de monétiser la dette espagnole semble signifier que la situation est grave et que la BCE ne peut prendre ce risque supplémentaire. Draghi a déclaré, « la Banque Centrale ne peut combler le vide laissé par l’absence d’action des gouvernements nationaux ».

On dit et c’est quasi sûr que les Allemands veulent un plan de sauvetage international pour les Espagnols et que le FMI soit impliqué. En clair, le débat est celui-là, l’Espagne cherche à éviter d’être placée sous tutelle et d’abandonner sa souveraineté. Et Merkel qui n’a pas apprécié les rodomontades conjointes de Hollande et Rajoy , les parties de poker menteur et les mensonges, Merkel refuse que l’Europe s’engage seule dans le bail out de l’Espagne. Il ne faut pas oublier la déclaration idiote du ministre de l’économie espagnole, Luis de Guindos: « nous sommes dans une situation très difficile, je ne sais pas si nous sommes sur le bord du précipice, mais l’Espagne et l’Italie sont les champs de bataille où la lutte pour la survie de l’euro se déroule ». C’est évidemment un chantage maladroit implicite.

La taille de l’Espagne, l’ampleur de ses problèmes, rendent problématique son sauvetage , il ne faut oublier que les ressources du fond de sauvetage européen , lequel ne sera opérationnel que cet été, ne sont que de 700 milliards d’euros.

Notre avis est que Rajoy, comme Hollande, ont pris le problème par le mauvais bout et que c’est la raison pour laquelle, pressentant le chantage, Merkel renvoie l’Espagne vers l’humiliante perte de souveraineté, c’est à dire le FMI.

Elle a montré le bout de l’oreille cette semaine dans une intervention devant son parti:

« En aucune circonstance, je n’accepterais que l’on puisse lancer des eurobonds avec la garantie de l’Allemagne » .

« Certains disent accepter les eurobonds , tout ce que nous demandons, c’est d’avoir le même taux d’intérêt, après tout ira bien » … « non, ce qu’il faut faire, c’est un changement économique radical pour traiter le manque de compétitivité »…. « à l’introduction de l’euro, les taux étaient les mêmes pour tout le monde, ils ont eu l’opportunité d’en profiter pour investir et améliorer leur compétitivité, au lieu de cela, ils ont préféré consommer et ne pas se reformer. »

BRUNO BERTEZ Le 4 er Juin 2012

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EN BANDE SON :

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Le résumé des autres nouvelles concernant l’avenir de la zone euro

-Le Portugal a annoncé lundi vouloir injecter 6,65 milliards d’euros dans les banques privées BCP et BPI et la banque publique CGD afin qu’elles puissent respecter les exigences de capital de l’Autorité bancaire européenne, selon un communiqué du Ministère portugais des finances.

-Les euro-obligations «seront envisageables à la fin d’un processus d’intégration politique en Europe», a déclaré hier un porte-parole du gouvernement allemand lors d’une conférence de presse à Berlin. Autrement dit, il faudra encore attendre «de nombreuses années», a-t-il précisé.

-En Allemagne encore, L’Europe n’a pas besoin de l’euro a pris la tête des ventes des essais de l’hebdomadaire Der Spiegel. Son auteur, l’ancien banquier central controversé Thilo Sarrazin, s’insurge notamment contre les euro-obligations.

-A Paris, le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a déclaré que «nous n’avons pas de conseils à donner sur le plan électoral, mais dès lors que la Grèce souhaite rester dans la zone euro, […] il faut tenir les engagements pris. Il est très important qu’ils soient respectés».

-En Finlande, une majorité de personnes se dégage, selon un sondage publié lundi, pour vouloir une sortie de la Grèce de la zone euro.

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Du 3 juin 2012 : la névrose social(iste) dans tous ses états Par Bruno Bertez

Nous vivons dans un monde dans lequel ceux qui se comportent bien, selon les critères traditionnels, sont coupables de tous les maux.

Les riches qui créent des richesses, des emplois, accumulent du capital pour investir sont responsables de l’accroissement des inégalités.

Les ménages qui sont prévoyants, ne s’endettent pas ou remboursent leurs dettes sont des mauvais citoyens qui s’opposent à la progression du crédit, lequel permet la croissance économique. C’est de leur faute si l’activité ralentit, le chômage croît, l’Etat a moins de recettes, plus de déficit. Donc, ils doivent être punis.

Les Chinois se sont mis au travail, ils ont bénéficié de la paresse des pays développés, de leur goût pour la consommation, les Chinois épargnent, préparent l’avenir, le leur et celui de leurs enfants grâce à leur excédents, ils sont coupables, responsables de déséquilibres mondiaux. Ils doivent être punis.

Les Américains ont vécu depuis plus de 10 ans aux crochets des Chinois et autres, ont surconsommé, ont fait des investissements inutiles et improductifs comme l’excès de logements, ce n’est pas leur faute, c’est celle des Chinois qui leur ont prêté les capitaux correspondants.

C’est aux Chinois de corriger ce que l’on appelle les déséquilibres, ils doivent accepter le suicide économique par la réévaluation de leur monnaie pour équilibrer le suicide économique des Américains qui sont surconsommé sans investir.

La situation est exactement la même en Europe. Il suffit de remplacer Chine et créditeurs par « bloc des pays du Nord » et de remplacer Etats Unis par le « bloc des pays du Sud ».

Le système fonctionne ainsi, cyniquement.

Vous posez un certain nombre de valeurs comme le travail, l’effort, le goût du risque, le sens de l’efficacité, le sens de l’économie.

Certains plus naïfs que d’autres, ou plus traditionnels, croient à ces valeurs, ils se défoncent, créent des richesses, produisent.

D’autres sont plus modernes, ils ont compris le sens profond des démocraties qui est que la voix du paresseux et de l’incapable vaut autant que celle du citoyen modèle, ceux-là ne se forment pas, ils végètent, attirent à eux les aides, les subsides de l’Etat Providence.

Résultat : des déséquilibres s’instaurent et ils sont multiples. Tendance au chômage, à l’endettement, aux déficits généralisés, inégalités, etc.

En système démocratique, la masse des électeurs ne saurait avoir tort, car c’est le règne, non de la vérité mais le règne de l’opinion, on décrète donc que la catégorie des responsables, ce sont ces égoïstes qui produisent et s’enrichissent…sur le dos de ceux qui ne font rien ou très peu et qui consomment.

Ceux qui consomment sont décrétés être une richesse économique, constituer une richesse puisque ces malheureux se dévouent pour supporter le fardeau, le coût de création de la demande. Puisqu’ils ont la charge de consommer, ils font l’effort de consommer. Et Dieu que c’est dur, il faut beaucoup de temps, beaucoup de loisirs pour cela.

Les autres sont de sales profiteurs, ils profitent, s’enrichissent de la veulerie et de la paresse et de l’inefficacité de la masse des autres.

La situation du monde à tous les niveaux est celle que je décris. Et je ne force pas le trait, j’explicite simplement ce qui est caché, ce que l’on dissimule derrière les théories fumeuses, les escroqueries politiques.

Au niveau mondial, les idiots qui produisent et travaillent sont les Chinois, les émergents, les profiteurs sont les rois du deficit spending, les Anglo-saxons

Au niveau européen, les idiots qui travaillent, épargnent, investissent, sont les pays du Nord, les profiteurs sont les pays du sud, et à un moindre degré, la France.

Au niveau français, nous vous laissons le soin de compléter vous-mêmes, vous avez le schéma…

Le système a besoin des banquiers.

Pourquoi? Parce que, pendant toute la période où l’exploitation des idiots productifs et épargnants par les dévoués dépensiers consommateurs, il faut une institution qui recycle les excédents des uns vers le crédit, la dette des autres.

Les banques facilitent et encourage le système dans lequel les uns travaillent, tandis que les autres jouissent. Si les banques n’existaient pas, ce système serait impossible, les excédents des uns ne seraient pas mis à la disposition des autres.

Avec le temps, la masse de crédits faits par les uns aux autres devient trop grande, mais les govies et les banques veulent que l’escroquerie continue. On crée de la fausse monnaie, on fait des taux zéro pour ceux qui s’endettent puissent continuer à se dévouer pour faire tourner la machine économique.

Et puis, quand tout est sur le point de s’effondrer, quand le monde a tous les niveaux devient insolvable, alors reste la solution suprême, confisquer les biens des idiots de créanciers pour le donner aux banques…

Avec l’espoir que cela suffira à relancer, à permettre de refaire un tour, jusqu’à la prochaine fois.

Le système, vous l’avez compris, repose sur la malhonnêteté.

Malhonnêteté qui consiste à dire :

- Aux uns : il faut étudier, se former, travailler, épargner,

- Aux autres : vous avez tous les droits, vous vous sacrifiez pour dépenser, gaspiller sans gagner.

Et au milieu, le système bancaire à qui l’on donne le droit, le privilège d’exploiter le bien commun, la monnaie, et de passer le râteau du croupier pour ramasser les mises comme au casino.

Le système repose sur une malhonnêteté fondamentale, un mensonge princeps, structurel, fondateur, les crises sont inhérentes au système, embedded, enracinées dedans, inévitables.

A l’occasion des crises, c’est grand reset, la remise à zéro des compteurs, l’essentiel, ce n’est pas ce que les citoyens pensent ou disent ou votent, cela ne change rien, l’essentiel est que l’âne enchainé à sa roue continue à la faire tourner. On n’a rien inventé depuis le Moyen Age.

BRUNO BERTEZ Le 4 er Juin 2012

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EN BANDE SON :

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Du Lundi 4 Juin : L’escroquerie intellectuelle à son comble par Bruno Bertez

Lawrence Summers est un kleptocrate, pire un chef kleptocrate.

Avec son associé Rubin et leur comparse du jeu de bonnetau financier Greenspan , ils sont les vrais responsable de la crise financière.

Acharnés de la dérégulation, hostiles à toute régulation des dérivés, ce sont eux qui ont poussé au gigantisme des TBTF et fait sauter tous les verrous du bon sens face à l’avidité de la klepto.

Summers a fait en peu de temps une fortune de plusieurs dizaines  millions de dollars malgré la succession de ses échecs, malgré un épisode peu glorieux ou il a été mis sur la touche à Harvard. C ‘est un chef klepto et un hyper keynésien . Mais c’est vrai que c’est la mème chose.

Périodiquement il refait surface quand ses maitres de la grande banque ont besoin de lui pour relancer un débat favorable aux kleptos.

Il faut dire qu’en ce moment ils ont besoin de lui, le vent tourne, la crise menace à nouveau, les vendeurs de risk-on ont chaud aux fesses. Et puis la situation économique mondiale est en train de virer pour le pire.

Quand nous disons pour le pire, n’oubliez cependant pas la loi du triangle, l’intervention ce jour de Lawrence Summers chez Reuters fait partie de ces forces de réaction que nous avons décrites et qui s’opposent aux forces d’action.

EN LIEN : http://blogs.reuters.com/lawrencesummers/2012/06/03/breaking-the-negative-feedback-loop/

La situation globale est menacante et nos kleptos ont peur.

Voici le constat de Summers:

- Les mauvais chiffres de l’emploi US la semaine dernière sont un signe

-Les nouvelles d’Europe sont mauvaises

-Les nouvelles de Chine sont décourageantes.

-L’idée selon laquelle le monde global retrouve le chemin de la croissance est hautement non plausible.

Que faire ?

Un nouveau quantitative easing est sans intéret car les taux sont déjà très bas et cela n’a aucun effet sur l’économie.

Les agents économiques ne sont pas incités à prendre des initiatives malgré des taux réels négatifs et les taux bas favorisent la constitution de bulles speculatives.

Donc oublions les QE  et la politique monètaire.

Que faire alors ?

Voici la réponse de notre chef klepto: 

- Les marchés , notez bien , les marchés dit Summers offrent la possibilité aux govies de s’endetter pour rien ou à des taux réels negatifs et sur de longues durées.

- Les govies devraient profiter de la situation non pas pour s’endetter moins mais plus, beaucoup plus.

-Les govies qui ont la possibilité de bénéficier de ces taux bas devraient en profiter pour s’endetter plus, cela améliorerait leur solvabilité nous dit Summers, ils devraient lock-in c’est dire émetre à tour de bras pour sécuriser à leur profit ces taux négatifs

-Ils devraient non pas raccourcir la durée de leur dette comme le font les QE mais au contraire l’allonger, l’allonger le plus possible.

-Ils devraient engranger au maximum et lancer tout projet de dépense dont la rentabilité est positive puisque cela les rendrait plus riches.

-Ils devraient accumuler des assets, un « patrimoins » gràce à ces taux négatifs et ce « patrimoins » les rendrait plus solvables, améliorerait leur position bilantielle

-L’enrichissement des govies a la faveur de ces taux d’intéret negatifs permettra dans le long terme de réduire leur insolvabilité et d’augmenter leurs revenus futurs.

Conclusion de Summers  tout chef d’entreprise avisé ferait ce que je conseille aux gouvernements et nous ajoutons, il tondrait l’épargne pour s’enrichir.

Où est la faille de Summers?

-Les taux ne sont pas des taux naturels ce sont des taux qui résultent d’une politique monétaire et financière de répression. Donc Summers propose de tondre les épargnants et leurs institutions de prévoyance à la faveur de la politique de spoliation, répression financiere menée par les govies et leur complices des Banques Centrales.

-On spolie et ensuite on dit, profitons de l’aubaine de la spoliation pour augmenter les dettes des govies .

-Or profiter des bas taux pour émettre cela veut que l’on croit que cela ne durera pas, c’est une évidence mais c’est bien que Summers le dise, car implicitement il dit , on tord le cou de l’épargne et quand les taux vont remonter on aura fait une bonne affaire sur son dos.

-Et nous ajoutons, quand les taux vont remonter les fonds d’état vont s’ajuster, c’est mathématique, ils vont mème s’effondrer sur les marchés  et l’épargnant ou ses retraites non seulement n’auront  eu qu’un intéret nul et mème  négatif, mais la valeur de leur capital va ètre considerablement amputée. La spoliation cynique est incluse dans les propositions de Summers.Spoliation sur la rémunération et ensuite sur la valeur du capital.

- On peut aller plus loin, n’est ce pas Summers, quand les titres de dettes émis sur la base d’un taux d’interet nul ou négatif vont rencontrer et subir la hausse des taux , ils vont se déprécier sur les marchés et coter mettons , soyons optimistes 20 ou 30 % de leur valeur nominale, alors on pourra lancer des opérations de rachat à bon compte pour les govies, non seulement ils n’auront pas payé d’interet mais ils ne rembourseront qu’une faible fraction de ce qu’ils auront emprunté.

-Inutile de dire que tout cela sera managé par les banques qui feront un profit énorme et des commissions encore plus énormes gràce à leurs complices des govies.

Bien entendu nous sommes encore optimistes, vous avez remarqué que nous ne parlons pas de l’inflation qui va reduire à zero en fait la valeur réelle de la dette à long terme des gouvernements.

Qui doute encore de la complicité entre les kelptos, leurs banques, les keynesiens, les socialistes sur le dos des peuples, des individus et des institutions d’épargne et de prévoyance ?

Le but commun est dépouiller les individus au profit des états et des banques et des laquais qui les servent.

BRUNO BERTEZ Le 4 Juin 2012

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EN BANDE SON:

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Du Mardi 5 Juin : Rien à dire sur les marchés en ce début de semaine par Bruno Bertez

Les titres de la presse américaine résument tout: les espoirs du G7 et font monter un peu l’Europe;

Tout est conforme à la loi du Triangle que nous vous avons rappelée il y a quelques jours: les forces négatives qui ont précipité la chute des bourses la semaine dernière et les semaines précédentes ont produit leurs forces de réaction.

Pour impressionner les marchés et les paralyser on a lancé l’idée de réaménager une fois de plus les chaises sur le pont du Titanic et l’on a convoqué une conférence téléphonique des ministres des finances du G7.

Dans cette attente, les opérateurs restent l’arme au pied.

On va, dit-on,  discuter de la possibilité de recapitaliser les banques euro , en  particulier espagnoles  à partir des fonds européens, EFSF et ESM. peu importe que le Traite l’interdise, que les statuts de ces fonds ne le prévoient pas et que les Allemands y soient opposés. Tout le monde cherche à gagner du temps jusqu’aux élections grecques, après, comme d’habitude, on verra.

On va aussi parler de l’intégration bancaire européenne ce dont les Allemands ne veulent pas non plus puisque c’est toujours la même idée cachée, on la sort par la porte , elle revient par la fenêtre avec des moustaches, idée de mutualiser; Les Allemands une fois pour toutes veulent bien mutualiser à condition qu’ils aient le contrôle des dépenses c’est à dire à condition que les pays dépensiers perdent leur souveraineté;

 Les Gouvernements ont multiplié les déclarations, l’Espagne a vibrionné dans tous les sens , y compris celui du pacte fiscal et de l’intégration politique , pour échapper à la déroute. Son objectif est d’échappera à l’intervention/aide internationale que l’Allemagne veut lui imposer.

On a reparlé des eurobonds mais plus raisonnablement pour dire que c’était pour le long terme, après le pacte fiscal et les étapes de l’intégration politique chère aux Allemands.

La France joue un jeu très fin, multipliant les dépenses et les promesses mais assurant qu’elle tiendra les objectifs de déficit. On partage les rôles, Ayrault dit qu’il n’y aura pas de grande réforme fiscale , juste un peu de progressivité, mais Aubry elle  de son coté martèle qu’il faut prendre aux privilégiés. Comment définit on un privilégié? C’est une personne à qui on s’autorise de prendre de l’argent ; pourquoi ? Parce qu’elle est privilégiée; Voila pour quoi votre fille est muette, parce qu’elle ne parle pas; Il suffit de nommer avec un vocabulaire spécifique pour s’octroyer un droit. Réfléchissez y. Nous sommes dans le plus profond de  la domination socialiste sur les esprits, cette domination est enracinée dans la culture.

 A noter que Egan Jones a dégradé la Grande Bretagne .

Les Grands investisseurs, si l’on ose les appeler ainsi fourbissent leurs armes et commencent a prendre position … contre l’Italie. Les effets du LTRO  sont dissipés, les banques italiennes ont dépensé tout le cash reçu de la BCE à consolider leur refinancement et surtout à accumuler des emprunts de leurs souverains, comme les banques espagnoles, donc elles vont commencer à tirer la langue; On les attend au coin du bois.

Les indicateurs conjoncturels US pointent toujours dans le sens de la modération sans que cela soit à ce stade alarmant, Goldman Sachs continue sa propagande et soutient que la FED fera bientôt un geste;
Lequel, on ne le sait pas.

A noter que le débat sur la politique de la Suisse et de la BNS  s’anime.

Nous avons , il y a quelques semaines signalé à un lecteur qu’une des alternatives au cash dont on n’a pas besoin à court terme pouvait etre les fonds d’état indexés; il existe mème des ETF de fonds d’état indexés.
Nous suivons les fonds americains et de fait il ont eu une performance satisfaisante à ce jour.

Helas nous commençons à douter , le ft com vient de publier un article qui annonce que le gouvernement britannique prévoierait de renforcer encore sa répression financiere en changeant le soujacent d’indexation de certains bonds indexés; Selon le groupe M and G si ce changement se faisait il constituerait une spoliation des porteurs de bonds de 40% de leur portefeuille.

Nous ne nous sommes jamais fait d’illusion et nous avons toujours craint des manipulations de ce genre, les états ont pour habitude , crime impuni , de renier leur parole , par des opérations de ce type..

Si jamais cela se fait en Grande bretagne il est evident que cela encouragera les autres prédateurs à faire de mème ;l’argument sera que les porteurs bénéficient d’un enrichissement sans cause , lequel doit ètre confisqué n’est ce pas!

BRUNO BERTEZ Le 5 Juin 2012

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EN BANDE SON :

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Du  Mercredi 6 Juin: Action, réaction toujours ! par Bruno Bertez

Peut être allons finir par devoir écrire le contraire de ce que nous avons mis en ligne la semaine dernière.

Nous avons écrit : une grande journée pour le risk-off, cela deviendrait une grande journée pour le risk-on!

Tout va mal , tout est fragile vulnérable , voila pour les forces spontanées; on multiplie les déclarations, les rumeurs, les ballons d’essai, on fait une spectaculaire conférence call des ministres des finances du G7, on lance une supposée fuite dans le Wall Street Journal, voilà pour la contre offensive des forces de réaction.

Le résultat est que les marchés se stabilisent : les actions défendent les niveaux critiques, l’euro se stabilise, les 10 ans US et Allemands consolident, le pétrole arrête sa chute, le dollar index plafonne.

Les soi disant responsables ont appris le métier de la manipulation des marchés, ils apprécient mieux la psychologie, il faut dire qu’ils sont soit dirigés soit captés par les Goldman Boys; ils connaissent la finance comportementale, les charts, les corrélations, chapeau;

Le G7  n’a rien donné  et cela était couru d’avance mais cela a stoppé l’enchainement baissier , c’était le but; Le G7 a conclu que l’on allait monitorer, suivre de prés tous ces développements, on s’en doutait;

Le bras de fer entre les Espagnols et Allemands se poursuit, les Espagnols utilisent le chantage comme les grecs et refusent de céder sur la question de la recapitalisation des banques, face aux Allemands qui veulent un plan international. Les Espagnols utilisent le chantage pour éviter les conditionnalités, la mise sous tutelle, la perte de souveraineté;

A notre avis les Allemands sont dans une mauvaise passe, ils n’ont pas encore la parade au chantage, en plus ils sont trahis de l’intérieur par le cheval de Troie bancaire, ainsi Ackerman , figure klepto de la Deutsche Bank vient de dire que de toutes façons, l’Allemagne n’avait pas de solution elle finirait par céder à tout pour sauver l’euro. Incroyable de jouer aussi cyniquement contre son pays. Mais Ackerman a t il un pays?

La rumeur d’une action de la FED  dans son FOMC  du 20 Juin  enfle, accréditée par un article du WSJ, organe constant et fidèle de la FED pour colporter ses pilotages et ses fuites;

Vous lirez dans le Times  une interview de Michel Barnier qui nous fait bien plaisir, enfin Barnier vient sur notre terrain, celui de la mise sous tutelle des banques, de leur adossement et de la dépréciation des postes fictifs de leurs bilans; vous pourrez lire ce jour un de nos textes dans ce sens ici mème . Le bon sens , la morale, l’efficacité économique remontrent le bout de l’oreille, saluons les.

BRUNO BERTEZ Le 6 Juin 2012

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Enfin, pleins feux sur les banques, une lueur au bout du tunnel Par Bruno Bertez

Petit à petit, subrepticement, les dispositifs se mettent en place qui pourraient changer la donne dans le mode de traitement de la crise. Dans l’ombre, il y a un très gros travail qui est fait avec, de temps à autres, des émergences publiques.

Notre cadre analytique, depuis le début des années 2000, n’a pas changé. Nous soutenons, nous répétons, nous martelons, que le monde global souffre d’un excès de crédit. Nous expliquons que cet excès de crédit, faute d’être résorbé par l’inflation et par les hausses nominales du Revenu National, cet excès de crédit finit par trouver ses limites dans le surendettement généralisé.  Par ailleurs, les pseudo-remèdes des Etats souverains (les déficits keynésiens) et les manipulations des Banques Centrales (ZIRP, taux zéro et monétisations) ne servent qu’à gagner du temps, à maintenir le statu quo. Nous soulignons que ceci se fait au prix d’une aggravation du mal, au prix de l’approfondissement des déséquilibres et de la fragilisation du système économique et financier. Le risque ultime étant la perte de confiance.

L’austérité n’est pas une solution. On est en train de s’en rendre compte, en particulier en Europe. L’austérité réduit la croissance, elle pèse sur la production de richesses, ce qui rend le fardeau relatif de la dette moins soutenable. Avec l’austérité, les dettes doivent être remboursées sur une assiette de richesses plus étroite.

L’une des conséquences majeures des pseudo-solutions est :

1) Fragilisation des économies, instabilité financière

2) Pouvoir élargi des institutions non élues, technocratiques, recul de la démocratie

3) Avilissement en profondeur des monnaies, inflation latente considérable

4) Evolution des Etats vers de plus en plus de dirigisme, d’interventionnisme, de socialisme

5) Violence financière, répression et perte de liberté des citoyens.

On nous demande souvent : si vous refusez l’austérité et si, en même temps, vous considérez que le retour  à la croissance spontanée est impossible, alors que faire ?

La réponse est simple, évidente, elle crève tellement les yeux que cela permet de l’occulter. Face à une crise de surendettement, il faut réduire la masse, réduire le stock de dettes, tout simplement !

Comment faire ? Il faut accepter certaines liquidations, certaines faillites, des destructions partielles, soit d’entreprises qui ne survivent que par le crédit, soit de droits ou de contrats qui ne peuvent être honorés que par la planche à billets.

En clair, il faut tout simplement avoir le courage de revenir au réel, de laisser la Vérité s’exprimer. Il faut oser la réconciliation entre ce que l’on prétend faire et ce que l’on  peut faire. Il faut oser la réconciliation entre le rêve et le possible.

Les dettes qui ne peuvent être remboursées ne le seront pas, il faut le marteler. Au lieu de s’opposer au processus de dévalorisation des dettes, les gouvernements doivent l’accepter et tenter d’adoucir les effets terribles qui en découlent.

Il faut oser le diagnostic. Il faut s’efforcer de le rendre clair et compréhensible. C’est le seul moyen de légitimer les actions qui vont suivre.  On ne peut imposer des sacrifices aux peuples en leur mentant.

L’intervention humaine, celle des gouvernements, celle des banquiers centraux, doit viser, non pas à s’opposer à la nécessaire opération Vérité, elle doit consister à la piloter, à en atténuer les effets douloureux, le tout dans le cadre du véritable intérêt général et non dans sa récupération par des intérêts particuliers. L’intervention humaine doit viser à étaler, à coordonner les étapes, à faire en sorte que la société puisse supporter le changement sans catastrophe et sans violence. Pour ce faire, il faut des responsables. Le responsable, ce n’est pas le chef ou celui qui prétend l’être, c’est celui qui a le sens des responsabilités. Il faut des responsables compétents, légitimes, sages.

Il faut donner à la résolution du problème du surendettement la priorité totale. Priorité totale sur tous les autres agendas, politiques et sociaux. Nous le répétons, ceci doit être fait dans le cadre de l’intérêt général, intérêt général dont personne n’est le dépositaire. Dans  l’intérêt de la nation,  dans l’intérêt des citoyens actuels et celui des générations de citoyens à venir.

Evidemment, tout ceci suppose des démocraties qui fonctionnent, des démocraties qui travaillent dans la transparence et non pas dans le cadre mystifiant des intérêts d’une clique qui se dissimule derrière les gouvernants.

LES BANQUES S’OPPOSENT AUX SOLUTIONS

L’un des obstacles majeurs à cette orientation vers la réduction du poids du stock de dettes par les  liquidations, par les restructurations, par les moratoires, par les rééchelonnements, par les conversions, l’un des obstacles majeurs est la situation des banques.

Au lieu de tirer les conséquences de la crise, et de leurs comportements dysfonctionnants antérieurs, les banques ont joué la carte du statu quo. Ce choix a été fait conformément à la politique impulsée par les Etats-Unis, dans la mesure où ceux-ci ont considéré qu’il fallait faire plus de tout ce qui avait produit la catastrophe. Les banques ont suivi le guide et elles ont fait plus, encore plus, de tous les dysfonctionnements antérieurs.

Les banques n’ont pas corrigé, elles ont dissimulé, tergiversé, et surtout fait de la fuite en avant. Pire, elles se sont essayées au chantage, à « l’après-moi  le déluge ». Pire encore, elles se sont enchaînées aux Souverains afin d’être sûres de les entraîner dans leurs chutes, si jamais ceux-ci faisaient mine de vouloir s’opposer à elles.

Les banques étaient TBTF, too big too fail, elles sont devenues TBTF au carré, à la puissance 2. Couple maudit, banques et gouvernements sont dans la même galère et l’un des enjeux des solutions à la crise est la disjonction, la séparation de ces couples maudits.

Les banques tiennent le monde en otage, à la fois par elles-mêmes, à la fois par le biais des marchés, à la fois par le robinet du financement des souverains. Elles asphyxient les souverains pour que les souverains pillent leurs peuples.

Nous n’exagérons rien. Ce n’est pas un hasard si, il y a quelques temps, nous avons intitulé l’un de nos articles « La Grande Peste ». L’origine de la Grande Peste se trouve dans la crise financière et bancaire qui a secoué l’Italie au 14ème siècle et, par contrecoup, ce qui était l’équivalent à cette époque du monde global. La pauvreté, la misère, la maladie, la chute des naissances, bref, le fléau qui s’est abattu sur le monde a eu pour origine une crise de l’usure, car il faut bien appeler un chat un chat, systémiquement comparable à la crise actuelle. Nous conseillons à ceux qui n’en sont pas convaincus ou qui ont envie d’en connaître plus sur cette période de relire Fernand Braudel (ouvrages parus chez Armand Colin) et de Hunt (nous n’avons pas les références en tête).

Nous disons donc que les banques asphyxient les souverains pour que les souverains pillent leurs peuples.

Pourquoi ? Parce que l’intoxication marche à fond ; elles sont TBTF et il n’y a aucun moyen d’en sortir, clame leur propagande.

Nous avons, à plusieurs reprises, évoqué les voies et les moyens pour sortir de cette fausse impasse.

Voici que la FDIC américaine, Federal Deposit Insurance Corporation, vient de sortir (discrètement il est vrai) une note sur la réponse que l’on peut apporter dans la situation de faillite d’une banque TBTF, donc dans la  situation de faillite d’une banque majeure systémiquement.

Cette note est bienvenue. Elle émane de gens compétents qui ont fait la preuve de leur rigueur et de leur honnêteté tout au long des différentes crises américaines. Elle émane de gens qui connaissent à fond le monde bancaire et qui sont excellemment outillés pour traiter ce genre de problèmes. C’est leur pain quotidien. Cette note de la FDIC montre que le problème est gérable et que c’est à tort que l’on cherche à terroriser le public et les gouvernements en faisant craindre l’apocalypse.

Le schéma de résolution de crise proposé par Martin Grünberg, patron de la FDIC, va exactement dans notre sens. Il montre que la voie que nous défendons est praticable. Cette note de Grünberg doit être diffusée, analysée, commentée, critiquée ; bref, elle doit servir de document de travail à tous ceux qui, de près ou de loin, sont concernés par la crise financière.

La stratégie de Grünberg consiste à placer l’établissement TBTF en difficulté sous receivership,  comme nous ne cessons de le répéter depuis longtemps. A le mettre sous protection et tutelle de la puissance publique. Puis, à placer ses actifs, ses filiales et ses investissements,  dans une société nouvelle, une holding ad hoc. Les actionnaires perdent dans le processus, comme cela est normal, toute leur mise.  Les créanciers subordonnés sont également ruinés à hauteur des pertes visibles, dissimulées ou à venir. Les créanciers séniors sont contraints de convertir leurs créances, soit en capital, soit en obligations convertibles, de la nouvelle entité restructurée. Les déposants et les autres clients de la banque, eux, ne sont absolument pas affectés. Ces mesures ne les touchent en rien. Les calculs et les simulations qui sont effectuées montrent que la destruction du capital, l’amputation des créances subordonnées et la conversion des créances séniors suffisent très largement à couvrir les pertes et à débuter la recapitalisation.

Grâce à cette opération Vérité,  grâce à ce nettoyage des comptes et à la recapitalisation, il n’y aurait aucun problème pour maintenir la confiance. Le processus serait clair, sain, ordonné.

Selon Grünberg, grâce à ce schéma, on reste dans l’équité et l’efficacité économique. On fait payer ceux qui doivent payer, les actionnaires qui ont pris des risques et les créanciers à long terme qui ont fauté en n’appréciant pas correctement la solvabilité de l’établissement. Bref, on fait payer ceux qui sont responsables. Il insiste que le fait que l’on restaure la confiance des déposants, la confiance des investisseurs, et que, grâce à cette confiance restaurée, la recapitalisation et les besoins futurs en capitaux sont assurés. Par ailleurs, le maintien du fonds de commerce de l’entité est assuré. Bref, le plan de Grünberg consiste tout simplement à faire ce que l’on doit faire quand on est efficace et honnête.

Pour ceux qui sont intéressés par les aspects techniques au-delà du schéma esquissé, nous renvoyons à l’expérience suédoise des années 1990, plus précisément 1992, expérience qui, visiblement, a servi de point de départ aux réflexions de Grünberg.

La situation bancaire européenne est absolument terrible. Aussi bien par son ampleur que par sa gravité, elle constitue un multiple de la situation américaine.

Quelques chiffres tout d’abord.  Le total des bilans des banques européennes est de 46 trillions, ce qui se compare au total de bilans des banques américaines qui est de 12 trillions environ. Pourquoi un tel écart ? Pour deux raisons : le développement cancéreux des banques est lié à l’extension de l’Etat providence puisque ce sont les banques qui i le finance à crédit. Second point, le système bancaire européen  est  inefficace et sa surcapacité est considérable.

Ensuite, le système bancaire européen est deux fois plus fragile que le système américain, son leverage apparent est évalué à 26 par le FMI, alors que le même FMI évalue le leverage du système américain entre 12,5 et 13. Nous précisons que ces chiffres sont extrêmement, extrêmement modérés, car, dans la réalité, les grandes banques sont bien plus fragiles que les chiffres ne le disent car il y a tout le hors bilan et surtout tous les dérivés, lesquels sont un moyen d’augmenter le leverage des positions sans que ceci ressorte dans les bilans. Pour donner une mesure relative, le total de bilan des banques européennes est de 3 fois le revenu national européen ! Nous considérons que la BCE est une banque comme une autre, selon notre méthode de travail qui consiste à dire et à prendre les institutions publiques comme des agents économiques normaux à l’échelle de la planète,   bien entendu. Les institutions publiques ont un statut spécial à l’intérieur de leur nation d’origine, mais quand on les replace à l’échelle de la planète, elles sont un agent économique et financier comme les autres. La preuve, elles peuvent faire faillite comme la Grèce, être en cessation de paiement comme certaines provinces espagnoles actuellement. Dans cet esprit, nous soulignons que le BCE fonctionne actuellement sur un leverage de 36.

Pour insister sur la fragilité du système européen et l’urgence des solutions, il suffit d’analyser la situation bancaire espagnole. D’ores et déjà,  la recapitalisation et le sauvetage de Bankia sont au-delà des possibilités de l’Etat espagnol. Il a dû appeler au secours la BCE, laquelle BCE l’a envoyé paître. Le gouvernement espagnol s’est humilié en prétendant mensongèrement qu’il n’avait pas lancé un appel au secours.

Le système américain est centralisé, il est gérable. Le système européen n’est même pas gérable au niveau individuel des pays car les institutions sont faibles,  dans certains cas les législations insuffisantes et les gouvernances, n’en parlons pas. Dire qu’elles laissent à désirer est un euphémisme. Pire, alors qu’il n’y a pas de centralisation suffisante au niveau des pays, c’est la pagaille au niveau des 17. Ils sont divisés, ont des principes différents, des orientations politiques et sociales divergentes. L’ensemble européen est traversé par plusieurs fossés.

Toute personne de bonne foi qui regarde les chiffres fournis ci-dessus ne peut qu’être persuadée comme nous de l’impossibilité de trouver des solutions par les subterfuges de « l’extend and pretend », par la fuite en avant, par les eurobonds, et autres cataplasmes sur les jambes de bois. Nous vous conseillons la lecture du document de 112 pages (malheureusement) publié en avril 2012, European Financial Stability and Integration. Vous y trouverez matière à réflexion et à effarement.

Une petite lueur au bout du tunnel de mensonges. La Commission Européenne a annoncé qu’elle allait proposer le 6 juin de nouvelles règles pour, dit-elle, traiter le problème des banques en difficulté. L’une des idées, qui est une stupidité, est que tous les pays pourront être sollicités et participer aux bail-out futurs. Et, évidemment, la Commission prie pour sa paroisse, elle dit que les pouvoirs les plus étendus pourront être donnés aux régulateurs. Certains doivent déjà en frissonner de joie. Nous disons une petite lueur car il est évoqué l’idée que l’on, on ne sait pas très bien qui, mais il s’agit certainement de puissance publique, pourrait prendre le contrôle de banques en difficulté, les casser et, voilà qui nous fait plaisir, imposer des pertes aux porteurs d’obligations.

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- Des réformes très importantes sont nécessaires pour renforcer le système bancaire européen et éviter d’avoir à recourir à des sauvetages financés par les contribuables, déclare le commissaire européen au Marché intérieur. 

Dans une tribune publiée dans le Times de mercredi, Michel Barnier estime qu’il faut sortir de « la situation actuelle où le sort des finances publiques est lié de façon excessive à celui des banques », estime Michel Barnier « Pour sortir de la crise et retrouver confiance et croissance, il est vital que nous prenions des mesures résolues pour renforcer notre système bancaire et le mettre au service des consommateurs de l’économie réelle », ajoute le commissaire. 

Un alternative aux plans de sauvetage financés par les fonds publics, souligne Michel Barnier, figure dans la nouvelle proposition de la Commission européenne de donner aux autorités publiques de tous les pays de l’UE le pouvoir de restructurer ou de démanteler les banques dont la faillite pourrait avoir des conséquences pour la stabilité financière. »Les banques et les autorités devront établir des plans à l’avance pour les cas de scénarios de stress et pour surmonter leurs difficultés par elles-mêmes », déclare l’ancien ministre français de l’Agriculture. « Si, malgré cela, une banque devait avoir des problèmes, les autorités devraient agir rapidement. » 

Parmi les formes d’interventions envisageable, le commissaire européen évoque le remplacement des dirigeants ou la convocation des actionnaires pour qu’ils adoptent des réformes en urgence, ou encore, dans les cas graves, la prise de mesures pour faire reprendre une banque en difficulté par un concurrent en bonne santé. »Nous avons la responsabilité de préparer l’avenir et de faire en sorte d’éviter l’erreur d’avoir des banques sauvées par les contribuables, ou autorisés à rester sur le marché comme de malheureuses banques zombies », déclare Michel Barnier.REUTERS

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BRUNO BERTEZ Le 6 Juin 2012

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19 replies »

  1. On vole les épargnants par l’absence de rémunération de leurs placements. Mais ce ci a aussi pour but de les pousser sur les marchés qui sont le vrai terrain de jeu des kleptocrates. Là les épargnants ne se font pas spolier que des intérêts, c’est leur capital qui est attaqué. Regardez la baisse du marché vendredi 1er juin qui perdait grosso-modo avant 14 h 30 ce qu’il a perdu en clôture. Faut-il y voir une clairvoyance des marchés ou la présence d’initiés ? La panique immédiate sur le chiffre n’a permis qu’aux initiés de se racheter dans le creux.

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    • Nous vivons dans un monde dans lequel ceux qui se comportent bien selon les critères traditionnels sont coupables de tous les maux.

      Les riches qui créent des richesses, des emplois, accumulent du capital pour investir sont responsables de l’accroissement des inégalités.

      Les ménages qui sont prévoyants, ne s’endettent pas ou remboursent leurs dettes sont des mauvais citoyens qui s’opposent à la progression du crédit lequel permet la croissance économique. C’est de leur faute si l’activité ralentit, le chômage croit, l’état a moins de recettes, plus de déficit . Donc ils doivent être punis.

      Les Chinois se sont mis au travail, ils ont bénéficié de la paresse des pays développés, de leur gout pour la consommation, les chinois épargnent, préparent l’avenir, le leur et celui de leurs enfants grâce à leur excédents, ils sont coupables, responsables des déséquilibres mondiaux. Ils doivent être punis.

      Les Américains ont vécu depuis plus de 10 ans aux crochets des Chinois et autres, ont sur consommé, ont fait des investissements inutiles et improductifs comme l’excès de logements, ce n’est pas leur faute c’est celle des Chinois qui leur ont prêté les capitaux correspondants.

      C’est aux Chinois de corriger ce que l’on appelle les déséquilibres, ils doivent accepter le suicide économique par la réévaluation de leur monnaie pour équilibrer le suicide économique des Américains qui sont surconsommé sans investir.

      La situation est exactement la même en Europe. Il suffit de remplacer Chine et créditeurs par  »bloc des pays du Nord » et de remplacer Etats Unis par le  » bloc des pays du Sud. »

      Le système fonctionne ainsi, cyniquement .

      Vous posez un certain nombre de valeurs comme le travail. l’effort, le gout du risque, le sens de l’efficacité, le sens de l’économie.

      Certains plus naifs que d’autres ou plus traditionnels croient à ces valeurs, ils se défoncent, créent des richesses, produisent .

      D’autres sont plus modernes, ils ont compris le sens profond des démocraties qui est que la voix du paresseux et de l’incapable vaut autant que celle du citoyen modèle, ceux là ne se forment pas, ils végètent , attirent à eux les aides, les subsides de l’état Providence .

      Résultat : Des déséquilibres s’instaurent et ils sont multiples. Tendance au chômage, à l’endettement, aux déficits généralisés, inégalités etc.

      En système démocratique , la masse des électeurs ne saurait avoir tort, car c’est le règne non de la vérité mais le règne de l’opinion , on décrète donc que la catégorie des responsables, ce sont ces égoïstes qui produisent et s’enrichissent …. sur le dos de ceux qui ne font rien ou très peu et qui consomment.

      Ceux qui consomment sont décrétés être une richesse économique, constituer une richesse puisque ces malheureux se dévouent pour supporter le fardeau, le cout de création de la demande. puisque ils ont la charge de consommer, ils font l’effort de consommer. et dieu que c’est dur, il faut beaucoup de temps beaucoup de loisirs pour cela.

      Les autres sont de sales profileurs, ils profitent, s’enrichissent de la veulerie et de la paresse et de l’inefficacité de la masse des autres.

      La situation du monde à tous les niveaux est celle que je décris. Et je ne force pas le trait, j’explicite simplement ce qui est caché, ce que l’on dissimule derrière les théories fumeuses, les escroqueries politiques.

      Au niveau mondial les idiots qui produisent et travaillent sont les Chinois, les émergents, les profiteurs sont les rois du deficit spending , les Anglo saxons

      Au niveau européen les idiots qui travaillent, épargnent, investissent sont les Pays du Nord, les profiteurs sont les Pays du Sud, et à un moindre degré la France

      Au niveau Français, nous vous laissons le soin de compléter vous même , vous avez le schéma…

      Le système a besoin des Banquiers .

      Pourquoi’ ? Parce que pendant toute la période ou l’exploitation des idiots productifs et épargnants par les dévoués dépensiers consommateurs, il faut une institution qui recycle les excédents des uns vers le crédit, la dette des autres.

      Les banques facilitent et encourage le système dans lequel les uns travaillent, tandis que les autres jouissent. SI les banques n’existaient pas ce système serait impossible, les excédents des uns ne seraient pas mis à la disposition des autres.

      Avec le temps, la masse des crédits faits par les uns aux autres devient trop grande, mais les govies et les banques veulent que l’escroquerie continue. On crée de la fausse monnaie, on fait des taux zéro pour que ceux qui s’endettent puisse continuer à se dévouer pour faire tourner la machine économique.
      Et puis quand tout est sur le point de s’effondrer, quand le monde a tous les niveaux devient insolvable alors reste la solution suprême , confisquer les biens des idiots de créanciers pour le donner aux banques…
      Avec l’espoir que cela suffira à relancer, à permettre de refaire un tour, jusqu’a la prochaine fois.

      Le système vous l’avez compris repose sur la malhonnêteté .

      Malhonnêteté qui consiste à dire aux uns

      il faut étudier, se former, travailler, épargner ,

      aux autres vous avez tous les droits, vous vous sacrifiez pour dépenser, gaspiller sans gagner.

      Et au milieu le système bancaire à qui l’on donne le droit , le privilège d’exploiter le bien commun ., la monnaie et de passer le râteau du croupier pour ramasser les mises comme au casino.

      Le système repose sur une malhonnêteté fondamentale, un mensonge princeps, structurel, fondateur,
      les crises sont inhérentes au système , embedded, enracinées dedans, inévitables
      A l’occasion des crises , c’est le grand reset, la remise à zéro des compteurs, l’essentiel ce n’est pas ce que les citoyens pensent ou disent ou votent , cela ne change rien , l’essentiel est que l’âne enchainé à sa roue continue à la faire tourner. On n’a rien inventé depuis le Moyen Age

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  2. Dimanche 3 juin : La maison européenne brule, tout va tres bien madame la Marquise !
    Le Gouvernement français a été très actif cette semaine, sur des sujets fondamentaux qui déterminent l’avenir du pays: les 25% de hausse de l’allocation de rentrée scolaire, soit 70 euros dit -on, nous n’avons pas vérifé; le controle au faciès, le salaire des Dirigeants d’entreprise etc etc; Bref le gouvernement gouverne.
    Un peu plus à droite semble t il que prévu , son objectif étant de glaner des voix modérées pour pouvoir se passer de celles de Mélenchon; ainsi il n’ y aura pas de Bing Bang fiscal dit Ayrault, et il y aura des mesures voires des cadeaux fiscaux pour les TPE, très petites entreprises.
    On pèche des voix dans le marais dirait-on !
    Compte tenu de la quasi-absence de campagne de la Droite, la stratégie est valable sinon fondée.
    D’autant que l’os à ronger du controle au faciès redéplace l’échiquier politique sur le terrain de Marine Le Pen ce qui bien sûr empétré un peu plus la Droite.
    Pendant ce temps disons nous l’Europe brule. Et ce n’est pas la Grèce cette fois, c’est l’Espagne qui s’enflamme. On ne dira jamais assez la culpabilité de ces pseudos dirigeants qui ont laissé une fois de plus le sinistre se déclarer, sans plan preparé, sans préparatifs, alors que la situation est connue, nous l’avons répété depuis des mois, et archi connue. Tout le monde savait que les comptes espagnols n’étaient pas sincères, que le systeme bancaire etait insolvable et que les provinces étaient surendettées.
    Donc pleins feux sur l’Espagne dont nous faisons remarquer qu’il y a quelques mois on disait qu’elle etait un pays du core.
    -Le dix ans espagnol finit à 6,51% pbs soit un spread de 529pbs sur le Bund une hausse de 37pbs
    -Les CDS espagnols finissent a 602 pbs
    -Les emprunts juniors des banques espagnoles s’effondrent
    En sens inverse les refuges sont plus que recherchés
    Le rendement du Bund allemand bat un record de baisse a 1,17% apres 1,12%
    Le rendement du 10 ans américain chute à un nouveau record lui aussi à 1,46%
    Le métal jaune après une baisse initiale fait un bond de 64 dollars qui lui laisse un gain de 51 dollars sur la semaine malgré la chute du pétrole et des commodities;
    Les emprunts à 2 ans suisses ont un taux de rendement négatif de 48pbs, on paie pour avoir le droit de prêter aux suisses
    Les rendements des emprunts à deux ans danois sont eux aussi négatifs, et on oscille entre le positif et le négatif pour les allemands.
    Les Banques internationales sont évidemment matraquées, on perd 5% sur le secteur à New York;
    Obama s’est permis de tancer les Européens qui ne faisaient pas assez pour stopper la crise, entendez pas assez pour sauver ses banques vendeurs de CDS européens;. il a même envoyé des émissaires pour porter les messages et exiger des comptes rendus de ses sujets européens.
    Le représentant de Bernanke/Goldman , Draghi a pour la première fois douté de la viabilité de la structure de l’euro » la configuration que nous avons eu pendant 10 ans et qui était considérée comme soutenable se révèle maintenant insoutenable à moins qu’une nouvelle étape ne soit franchie »;
    Au cours du premier trimestre 100 milliards ont fui les banques espagnoles, on n’ose imaginer ce qu’il en est en ce moment.
    La crise espagnole n’est pas une crise de liquidité, mais une question de solvabilité multiforme, forme bancaire, forme régionale . Elle a tenté de faire appel à la BCE pour qu’elle achète sa dette, réponse négative; réponse négative également de l’EFSF et de l’ESM pour qu’ils acceptent de recapitaliser ses banques. La BCE a répondu que c’était au delà de son mandat et les deux fonds européens également ce qui était une évidence en vertu des statuts;
    Le refus de Draghi de monétiser la dette espagnole semble signifier que la situation est grave et que la BCE ne peut prendre ce risque supplémentaire. Draghi a déclaré, « la Banque Centrale ne peut combler le vide laissé par l’absence d’action des gouvernements nationaux. »
    On dit et c’est quasi sur que les Allemands veulent un plan de sauvetage international pour les Espagnols et que le FMI soit impliqué. En clair le débat est celui la, l’Espagne cherche a éviter d’être placée sous tutelle et d’abandonner sa souveraineté; Et Merkel qui n’a pas apprécié les rodomontades conjointes de Hollande et Rajoy , les parties de poker menteur et les mensonges, Merkel refuse que l’Europe s’engage seule dans le bail out de l’Espagne. Il ne faut pas oublier la déclaration idiote du ministre de l’économie espagnole, Luis de Guindos: nous sommes dans une situation très difficile, je ne sais pas si nous sommes sur le bord du précipice, mais l’Espagne et l’Italie sont les champs de bataille ou la lutte pour la survie de l’euro se déroule ». C’est évidemment un chantage maladroit implicite.
    La taille de l’Espagne, l’ampleur de ses problèmes rendent problématique son sauvetage , il ne faut oublier que les ressources du fond de sauvetage européen , lequel ne sera opérationnel que cet été, ne sont que de 700 milliards d’euros.
    Notre avis est que Rajoy comme Hollande ont pris le problème par le mauvais bout et que c’est la raison pour laquelle, préssentant le chantage, Merkel renvoie l’Espagne vers l’humiliante perte de souveraineté, c’est à dire le FMI.
    Elle a montré le bout de l’oreille cette semaine dans une intervention devant son parti:
    « En aucune circonstance je n’accepterais que l’on puisse lancer des eurobonds avec la garantie de l’Allemagne » » a t elle déclaré.
    « Certains disent accepter les eurobonds , tout ce que nous demandons c’est d’avoir le même taux d’intérêt, après tout ira bien » … « non ce qu’il faut faire c’est un changement économique radical pour traiter le manque de compétitivité »…. « à l’introduction de l’euro , les taux étaient les mêmes pour tout le monde, ils ont eu l’opportunité d’en profiter pour investir et améliorer leur compétitivité, au lieu de cela ils ont préféré consommer et ne pas se reformer »

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  3. Ce que je trouve bizarre, c’est que personne ne fasse remarquer que les eurobonds nous y avons été dans la pratique, avant 2007, lorsque les marchés considéraient que la dette grecque ou portugaise était garantie par son appartenance à l euro. Cela a créé la situation de gabegie et d’ultra-surendettement où se trouvent ces pays aujourd’hui. Et il faudrait remettre ça?

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    • Bonjour Charles
      L’argument que vous développez est exactement celui de Merkel et bien sur aussi le mien.
      Deux conceptions s’affrontent , je dis bien deux conceptions fondamentalement opposées. à la fois de l’économie et de la liberté.
      La conception constructiviste , dirigiste, socialiste nie la valeur des signaux, des valeurs, des prix de marchés ce qui signifie qu’elle nie les manifestations des libertés individuelles.
      Et il faut dire que les dysfonctionnements du système depuis le début des années 80 non pas, lui donnent raison , mais donnent l’impression qu’elle a raison. Et c’est dur à démasquer .
      Le principe qui anime tous ces gens c’est qu’ils ont raison et qu’ils ont le droit de vous faire faire ce que vous ne voulez pas faire, ici par exemple d’exiger qu’on leur prèe sans consideration de leur solvabilité.

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  4. Lundi 4 Juin L’escroquerie intellectuelle à son comble.

    Reuters 3 juin . Breaking the negative feedback loop par Lawrence Summers.

    Lawrence Summers est un kleptocrate, pire un chef kleptocrate.

    Avec son associé Rubin et leur comparse du jeu de bonnetau financier Greenspan , ils sont les vrais responsable de la crise financière.

    Acharnés de la dérégulation, hostiles à toute régulation des dérivés, ce sont eux qui ont poussé au gigantisme des TBTF et fait sauter tous les verrous du bon sens face à l’avidité de la klepto.

    Summers a fait en peu de temps une fortune de plusieurs dizaines millions de dollars malgré la succession de ses échecs, malgré un épisode peu glorieux ou il a été mis sur la touche à Harvard. C ‘est un chef klepto et un hyper keynésien . Mais c’est vrai que c’est la mème chose.

    Périodiquement il refait surface quand ses maitres de la grande banque ont besoin de lui pour relancer un débat favorable aux kleptos.

    Il faut dire qu’en ce moment ils ont besoin de lui, le vent tourne, la crise menace à nouveau, les vendeurs de risk-on ont chaud aux fesses. Et puis la situation économique mondiale est en train de virer pour le pire.

    Quand nous disons pour le pire, n’oubliez cependant pas la loi du triangle, l’intervention ce jour de Lawrence Summers chez Reuters fait partie de ces forces de réaction que nous avons décrites et qui s’opposent aux forces d’action.

    La situation globale est menacante et nos kleptos ont peur.

    Voici le constat de Summers:

    - Les mauvais chiffres de l’emploi US la semaine dernière sont un signe
    -Les nouvelles d’Europe sont mauvaises
    -Les nouvelles de Chine sont décourageantes.
    -L’idée selon laquelle le monde global retrouve le chemin de la croissance est hautement non plausible.

    Que faire ?

    Un nouveau quantitative easing est sans intéret car les taux sont déjà très bas et cela n’a aucun effet sur l’économie.

    Les agents économiques ne sont pas incités à prendre des initiatives malgré des taux réels négatifs et les taux bas favorisent la constitution de bulles speculatives.

    Donc oublions les QE et la politique monètaire.

    Que faire alors ?

    Voici la réponse de notre chef klepto:

    - Les marchés , notez bien , les marchés dit Summers offrent la possibilité aux govies de s’endetter pour rien ou à des taux réels negatifs et sur de longues durées.

    - Les govies devraient profiter de la situation non pas pour s’endetter moins mais plus, beaucoup plus.

    -Les govies qui ont la possibilité de bénéficier de ces taux bas devraient en profiter pour s’endetter plus, cela améliorerait leur solvabilité nous dit Summers, ils devraient lock-in c’est dire émetre à tour de bras pour sécuriser à leur profit ces taux négatifs

    -Ils devraient non pas raccourcir la durée de leur dette comme le font les QE mais au contraire l’allonger, l’allonger le plus possible.

    -Ils devraient engranger au maximum et lancer tout projet de dépense dont la rentabilité est positive puisque cela les rendrait plus riches.

    -Ils devraient accumuler des assets, un « patrimoins » gràce à ces taux négatifs et ce « patrimoins » les rendrait plus solvables, améliorerait leur position bilantielle

    -L’enrichissement des govies a la faveur de ces taux d’intéret negatifs permettra dans le long terme de réduire leur insolvabilité et d’augmenter leurs revenus futurs.

    Conclusion de Summers tout chef d’entreprise avisé ferait ce que je conseille aux gouvernements et nous ajoutons, il tondrait l’épargne pour s’enrichir.

    Où est la faille de Summers?

    -Les taux ne sont pas des taux naturels ce sont des taux qui résultent d’une politique monétaire et financière de répression. Donc Summers propose de tondre les épargnants et leurs institutions de prévoyance à la faveur de la politique de spoliation, répression financiere menée par les govies et leur complices des Banques Centrales.

    -On spolie et ensuite on dit, profitons de l’aubaine de la spoliation pour augmenter les dettes des govies .

    -Or profiter des bas taux pour émettre cela veut que l’on croit que cela ne durera pas, c’est une évidence mais c’est bien que Summers le dise, car implicitement il dit , on tord le cou de l’épargne et quand les taux vont remonter on aura fait une bonne affaire sur son dos.

    -Et nous ajoutons, quand les taux vont remonter les fonds d’etat vont s’ajuster, c’est mathématique, ils vont mème s’effondrer sur les marchés et l’épargnant ou ses retraites non seulement n’auront eu qu’un intéret nul et mème négatif, mais la valeur de leur capital va ètre considerablement amputée. La spoliation cynique est incluse dans les propositions de Summers.Spoliation sur la rémunération et ensuite sur la valeur du capital.

    - On peut aller plus loin, n’est ce pas Summers, quand les titres de dettes émis sur la base d’un taux d’interet nul ou négatif vont rencontrer et subir la hausse des taux , ils vont se déprécier sur les marchés et coter mettons , soyons optimistes 20 ou 30 % de leur valeur nominale, alors on pourra lancer des opérations de rachat à bon compte pour les govies, non seulement ils n’auront pas payé d’interet mais ils ne rembourseront qu’une faible fraction de ce qu’ils auront emprunté.

    -Inutile de dire que tout cela sera managé par les banques qui feront un profit énorme et des commissions encore plus énormes gràce à leurs complices des govies.

    Bien entendu nous sommes encore optimistes, vous avez remarqué que nous ne parlons pas de l’inflation qui va reduire à zero en fait la valeur réelle de la dette à long terme des gouvernements.

    Qui doute encore de la complicité entre les kelptos, leurs banques, les keynesiens, les socialistes sur le dos des peuples, des individus et des institutions d’épargne et de prévoyance ?

    Le but commun est dépouiller les individus au profit des états et des banques et des laquais qui les servent.

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  5. Happy to have
    Not to have not
    Big business is
    Very wise
    I’m crossing over into
    Enter prize

    This is not a love song

    I’m adaptable
    And I like my role
    I’m getting better and better
    And I have a new goal
    I’m changing my ways
    Where money applies

    This is not a love song

    I’m going over to the over side
    I’m happy to have
    Not to have not
    Big business is
    Very wise
    I’m inside free
    Enterprise

    This is not a love song

    Not television
    Behind the curtain
    Out of the cupboard
    You take the first train
    Into the big world
    Are you ready to grab the candle
    Not television

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  6. Lundi 4Juin :

    Nous avons , il y a quelques semaines signalé à un lecteur qu’une des alternatives au cash dont on n’a pas besoin à court terme pouvait etre les fonds d’état indexés; il existe mème des ETF de fonds d’état indexés.
    Nous suivons les fonds americains et de fait il ont eu une performance satisfaisante à ce jour.

    Helas nous commençons à douter , le ft com vient de publier un article qui annonce que le gouvernement britannique prévoierait de renforcer encore sa répression financiere en changeant le soujacent d’indexation de certains bonds indexés; Selon le groupe M and G si ce changement se faisait il constituerait une spoliation des porteurs de bonds de 40% de leur portefeuille.

    Nous ne nous sommes jamais fait d’illusion et nous avons toujours craint des manipulations de ce genre, les états ont pour habitude , crime impuni , de renier leur parole , par des opérations de ce type..

    Si jamais cela se fait en Grande bretagne il est evident que cela encouragera les autres prédateurs à faire de mème ;l’argument sera que les porteurs bénéficient d’un enrichissement sans cause , lequel doit ètre confisqué n’est ce pas!

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  7. Mardi 5 Juin : Rien à dire sur les marchés en ce début de semaine

    Les titres de la presse américaine résument tout: les espoirs du G7 et font monter un peu l’Europe;

    Tout est conforme à la loi du Triangle que nous vous avons rappelée il y a quelques jours: les forces négatives qui ont précipité la chute des bourses la semaine dernière et les semaines précédentes ont produit leurs forces de réaction.

    Pour impressionner les marchés et les paralyser on a lancé l’idée de réaménager une fois de plus les chaises sur le pont du Titanic et l’on a convoqué une conférence téléphonique des ministres des finances du G7.

    Dans cette attente, les opérateurs restent l’arme au pied.

    On va, dit-on, discuter de la possibilité de recapitaliser les banques euro , en particulier espagnoles à partir des fonds européens, EFSF et ESM. peu importe que le Traite l’interdise, que les statuts de ces fonds ne le prévoient pas et que les Allemands y soient opposés. Tout le monde cherche à gagner du temps jusqu’aux élections grecques, après, comme d’habitude, on verra.

    On va aussi parler de l’intégration bancaire européenne ce dont les Allemands ne veulent pas non plus puisque c’est toujours la même idée cachée, on la sort par la porte , elle revient par la fenêtre avec des moustaches, idée de mutualiser; Les Allemands une fois pour toutes veulent bien mutualiser à condition qu’ils aient le contrôle des dépenses c’est à dire à condition que les pays dépensiers perdent leur souveraineté;

    Les Gouvernements ont multiplié les déclarations, l’Espagne a vibrionné dans tous les sens , y compris celui du pacte fiscal et de l’intégration politique , pour échapper à la déroute. Son objectif est d’échappera à l’intervention/aide internationale que l’Allemagne veut lui imposer.

    On a reparlé des eurobonds mais plus raisonnablement pour dire que c’était pour le long terme, après le pacte fiscal et les étapes de l’intégration politique chère aux Allemands.

    La France joue un jeu très fin, multipliant les dépenses et les promesses mais assurant qu’elle tiendra les objectifs de déficit. On partage les rôles, Ayrault dit qu’il n’y aura pas de grande réforme fiscale , juste un peu de progressivité, mais Aubry elle de son coté martèle qu’il faut prendre aux privilégiés. Comment définit on un privilégié? C’est une personne à qui on s’autorise de prendre de l’argent ; pourquoi ? Parce qu’elle est privilégiée; Voila pour quoi votre fille est muette, parce qu’elle ne parle pas; Il suffit de nommer avec un vocabulaire spécifique pour s’octroyer un droit. Réfléchissez y. Nous sommes dans le plus profond de la domination socialiste sur les esprits, cette domination est enracinée dans la culture.

    A noter que Egan Jones a dégradé la Grande Bretagne .

    Les Grands investisseurs, si l’on ose les appeler ainsi fourbissent leurs armes et commencent a prendre position … contre l’Italie. Les effets du LTRO sont dissipés, les banques italiennes ont dépensé tout le cash reçu de la BCE à consolider leur refinancement et surtout à accumuler des emprunts de leurs souverains, comme les banques espagnoles, donc elles vont commencer à tirer la langue; On les attend au coin du bois.

    Les indicateurs conjoncturels US pointent toujours dans le sens de la modération sans que cela soit à ce stade alarmant, Goldman Sachs continue sa propagande et soutient que la FED fera bientôt un geste;
    Lequel, on ne le sait pas.

    A noter que le débat sur la politique de la Suisse et de la BNS s’anime.

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  8. Mercredi 6 Juin: Action, réaction toujours !

    Peut être allons finir par devoir écrire le contraire de ce que nous avons mis en ligne la semaine dernière.

    Nous avons écrit : une grande journée pour le risk-off, cela deviendrait une grande journée pour le risk-on!

    Tout va mal , tout est fragile vulnérable , voila pour les forces spontanées; on multiplie les déclarations, les rumeurs, les ballons d’essai, on fait une spectaculaire conférence call des ministres des finances du G7, on lance une supposée fuite dans le Wall Street Journal, voilà pour la contre offensive des forces de réaction.

    Le résultat est que les marchés se stabilisent : les actions défendent les niveaux critiques, l’euro se stabilise, les 10 ans US et Allemands consolident, le pétrole arrête sa chute, le dollar index plafonne.

    Les soi disant responsables ont appris le métier de la manipulation des marchés, ils apprécient mieux la psychologie, il faut dire qu’ils sont soit dirigés soit captés par les Goldman Boys; ils connaissent la finance comportementale, les charts, les corrélations, chapeau;

    Le G7 n’a rien donné et cela était couru d’avance mais cela a stoppé l’enchainement baissier , c’était le but; Le G7 a conclu que l’on allait monitorer, suivre de prés tous ces développements, on s’en doutait;

    Le bras de fer entre les Espagnols et Allemands se poursuit, les Espagnols utilisent le chantage comme les grecs et refusent de céder sur la question de la recapitalisation des banques, face aux Allemands qui veulent un plan international. Les Espagnols utilisent le chantage pour éviter les conditionnalités, la mise sous tutelle, la perte de souveraineté;

    A notre avis les Allemands sont dans une mauvaise passe, ils n’ont pas encore la parade au chantage, en plus ils sont trahis de l’intérieur par le cheval de Troie bancaire, ainsi Ackerman , figure klepto de la Deutsche Bank vient de dire que de toutes façons, l’Allemagne n’avait pas de solution elle finirait par céder à tout pour sauver l’euro. Incroyable de jouer aussi cyniquement contre son pays. Mais Ackerman a t il un pays?

    La rumeur d’une action de la FED dans son FOMC du 20 Juin enfle, accréditée par un article du WSJ, organe constant et fidèle de la FED pour colporter ses pilotages et ses fuites;

    Vous lirez dans le Times une interview de Michel Barnier qui nous fait bien plaisir, enfin Barnier vient sur notre terrain, celui de la mise sous tutelle des banques, de leur adossement et de la dépréciation des postes fictifs de leurs bilans; vous pourrez lire ce jour un de nos textes dans ce sens sur Lupus. Le bon sens , la morale, l’efficacité économique remontrent le bout de l’oreille, saluons les.

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  9. Mercredi 6 Juin 2012 : A propos de la sécurité des dépôts bancaires, mythes et réalités

    La sécurité des dépôts que vous avez dans les banques est l’une des préoccupations majeures en ce moment chez les pays pestiférés.

    Nous avons expliqué que même ceux qui croyaient ne pas spéculer, en fait, le faisaient, sans le savoir. Ils spéculent sur le fonctionnement ordonné du système bancaire en Europe.

    Les fuites de capitaux de Grèce, Espagne, Italie, ne sont pas causées par les craintes sur le fonctionnement ordonné du système bancaire, non, elles sont alimentées par la peur d’une sortie de l’euro et la redénomination des dépôts en monnaie nouvelle locale.
    Accessoirement, elles sont alimentées par la peur de répression financière aggravée, blocage des mouvements de capitaux, contrôle des changes, prélèvements sur les soldes créditeurs.
    C’est la raison pour laquelle, sans trop en parler, on évoque en Europe la possibilité de rassurer le public en proposant des mesures de garantie des dépôts bancaires pout toute l’Europe. La rumeur a même circulé que l’Allemagne serait pour.

    D’abord, une mise au point, il n’y a pas de fuite des capitaux à ce stade en France. Les chiffres ne traduisent pas un déséquilibre des mouvements de capitaux en défaveur de la France, mais simplement un moindre mouvement d’entrées. On se réfugie de moins en moins en France, disons.
    Ensuite, disons qu’une telle garantie serait, passez-nous l’expression, bidon. Il y a 16 à 17 trillions de dépôts en Europe et aucune institution, fut-ce la BCE, ne peut faire face à un tel risque. Si on limite à la garantie, c’est encore pire, car on précipite la fuite mécanique des capitaux au-dessus du plafond vers des lieux d’accueil non européens. Par ailleurs, une garantie à laquelle participerait l’Allemagne serait inconstitutionnelle. Enfin, ceux qui disent que seuls certains pays auraient besoin de cette garantie sont des naïfs, les banques étant interconnectées, la perte de confiance dans l’une entrainerait perte de confiance en chaine, même en dehors des frontières, c’est la rançon de la globalisation-financiarisation idiote voulue par les kleptos.
    Enfin, et c’est le pire puisque nous sommes dans le domaine de la confiance et que les conditions objectives de la confiance ne sont pas réunies, la crédibilité d’un tel mécanisme serait nulle et, en tant que telle, cela déclencherait le risque contre lequel cela prétendrait protéger. Tout le monde sait qu’en matière financière les chiffres font toujours boule de neige, on part sur 35 milliards, comme dans le cas de la Grèce, et on est à 350, même chose en cours sur l’Espagne avec des montants déjà hors de toute possibilité européenne et bientôt globale, si on continue à gérer comme des imbéciles.
    Dans ces conditions, nous maintenons notre position, les dépôts bancaires sont une spéculation comme les autres, sur les actifs à maturité zéro, c’est à dire la monnaie et leur émetteurs, les banques avec risque de contrepartie et de custody.

    Nous maintenons aussi notre position très ferme, au lieu de mutualiser et de faire supporter aux uns les pertes des autres, au lieu de faire du socialisme, il faut faire du capitalisme pur et dur, trancher. Il faut isoler les pestiférés, éviter qu’ils ne contaminent ceux qui résistent à la maladie de la peste, protéger ceux qui sont encore à peu près sains et peuvent s’en sortir.
    L’Histoire avec un grand H dira que ce fut l’erreur incroyable, la faute de Hollande et de son entourage d’avoir, pour des raisons politiciennes, choisi de se solidariser des pestiférés alors que la France était encore indemne et pouvait s’en sortir. Mais Hollande se projetait déjà dans l’histoire, il se plaçait déjà dans la perspective d’un nouveau dérapage des finances publiques françaises provoqué par sa politique et le paiement de son élection par des largesses.

    La pensée socialiste a un vice fondamental, elle prend parti pour les faibles, les minorités ou supposées telles, elle donne les banlieues en exemple, elles sont l’avenir de la France, on visite les prisons plutôt que Polytechnique au lendemain de l’élection, on s’associe à Rajoy plutôt qu’à Merkel, on étale la déstructuration des familles comme si cela était un bien, on défend le mariage homosexuel et l’adoption et, au même moment, on veut casser le soutien des familles et de la natalité que constitue le quotient familial, etc.

    Hélas la vie est une lutte, la confrontation internationale est sans pitié, surtout en période de crise. C’est chacun pour soi et Dieu pour tous .Nos socialistes veulent remplacer Dieu: Qui veut faire l’ange fait la bête, l’enfer est pavé de bonnes intentions, connaissez-vous la sagesse des nations? Elle ne dit pas que des c…….s. Et ce n’est pas en affaiblissant les forts et encourageant la prolifération, la production systémique de faibles, que la France s’en sortira.
    Et dire que Sarkozy avait choisi pour thème : La France forte.

    On attend le débat de ses successeurs sur ce thème, ont-ils autre chose en vue que leur petite et médiocre carrière d’apparatchiks avec garde du corps et voitures avec chauffeurs?

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    • SUITE DE NOTRE ARTICLE SUR LA SECURITE DES DEPOTS BANCAIRES.

      Certains s’etonnent de notre virulence a denoncer la politique qui est menée face a la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons. Notre indignation est fondée sur:

      -la gravité réelle de la situation , gravité que l’on dissimule , partout, dans tous les pays

      -le comportement des pseudo elites politiques qui sont responsables de la creation de cette situation des les années 80, que ce soit a droite comme a gauche, mais un peu plus a gauche

      -le comportement flagorneur des intellectuels, medias et self declarés economistes remunérs par les banques

      -le scandale que constitue en cette periode electorale l’escamotage du vrai , seul sujet a savoir acceptez vous pour sauver l’euro, leur euro, de continuer a chomer, vous appauvrir, a etre declassés socialement , tondus fiscalement et monetairement ou bien acceptez vous l’autre solution que l’on vous cache mais qui est la seule alternative a savoir l’integration politique ou encore perte de souveraineté;

      -le fait que ces memes pseudo elites qui vous ont conduit a la catastrophe par une machine monetaire infernale continuent de parader, de sieger dans les gouvernements, a la Commission, servent de conseillers occultes, voire de Parrains . Ces memes personnes continuent detre payées, d’abord pour avoir monté la machine infernale, ensuite pour avoir masqué ses dysfonctionnements, enfin pour faire semblant de la reparer avec votre argent, sur votre dos et sans chance aucune de succès;

      La monnaie unique repose des le depart sur une erreur intellectuelle, une faute de raisonnement lesquels ont été passés sous silence pour des raisons politiques et politiciennes;

      Jacques Delors qui se vante maintenant d’avoir dénoncé la faille, the flaw dans le dispositif et son entourage sont autant, sinon plus coupable que les autres car ils ont été complaisant, comme Mitterrans et Kohl l’ont été par gout de gloriole . Ceux qui etaient au courant et ont laissé faire merite l’opprobre plus que les autres.

      La monnaie unique il faut oser le dire etait un pari dont il etait sur qu’il serait perdu. Et cela se savait. Oui cela se savait, cela crevait les yeux. Pas besoin d’etre anglo saxon pour le voir, il suffisait de connaitre les plans, les dispositifs, les mecanismes et surtout les hypotheses cachées, diddimulées aux peuples.

      Le pari enorme de ces gens etaient que le dispositif ne serait jamais contesté, qu’il fonctionnerait a l’optimum, tout etait concu pour la perfection, c’etait bien un reve de demiurge , socialiste, dirigiste, constructiviste aveuglé par ses ideologies de toute puissance , de savoir infini; Un reve de « monsieur je sais tout », mieux que vous, mieux que Dieu car Dieu c’est moi.

      Comme on avait l’illusion que le mecanisme ne serait jamais contesté, au mepris de l’histoire, de l’intelligence et du simple bon sens, rien n’a été prévu pour faire face aux crise, aux contestaions de la machine infernale;

      Nos grands architectes de l’univers ont cru que parce que eux croyaient, tout le monde allait croire, toujours.Ils ont cru qu’ils etaient plus forts que la nature huamine, que l’envie, la paresse, le gout du luxe, ils ont cru aux compertences et a l’honneté des hommes politiques; Helas, ils sont tous les memes, les grecs, les irlandais , les espagols , les italiens, les francais … prets a tout pour etre elus, prets a tous pour que cela dure.

      L’erreur fondamentale a été de croire que les deficits de balance des paiements des difffrrents etats allaient cesser d’etre importants. La balance des paiements d’un pays c’est sa contrainte supreme, c’est l’empecheur de faire n’importe quoi; Ils ont cru que le recyclage des capitaux privés des pays excedentaires vers les pays deficitaires allait se faire a l’infini, sans probleme, sans mise en question de la solvabilié des emprunteurs; Ils ont delibérément joué la carte de la kleptocratie bancaire qui a gané des fortunes dans ce recyclage de l’epargne des uns, les allemands, vers le financement des deficits des autres, les pays du Sud. Ils ont volontairement laissé le systeme bancaire faire des surprofits sur les taux, la convergence des taux, sur l’illusion de la convergence , ils ont laissé faire tout cela sur le dos des peuples, sur le dos ds economies productives sans sourciller.

      Des le grand rapport , le rapport fondateur de 1990 , One Market, One Money, l’erreur etait posée, le rapport disait en substance: les desequilibres de balances des paiements seront financés par les marchés, sans intervention d’une autorité monetaire; ce postulat n’a pas été analysé, pas été critiqueé, pas été contesté! Plus loin on lisait, l’un des effets de la monnaie unique sera que les contraintes de balance des paiements disparaitront, les marchés privés, les memes que ceux contre lesquels on lutte n’est ce pas en ce moment, les marchés privés financeront les emprunteurs, les grands equilibres epargne/investissement cesseront d’tere des contraintes au niveau national. Cela aurait mérité un point d’exclamation. Bref le rapport disait , socialiste, a un point tel que l’on n’en peut plus: avec la monnaie unique, demain on rase gratis et pour l’eternité.

      Le dispositif est ainsi conçu, est ce bien le mot? , qu’il ne supporte aucune contestation , ni par l’interieur, la gabegie des gouvernements, ni par l’exterieur , les marchés.

      Tout le reste en decoule.

      Personne n’a remis en question les hypithese depart, quand on a vu que les pays trichaient, on a fermé les yeux, mainteant que la catastrophe est la on la cache, on dissimule, on tond les citoyens, on les met au chomage, on delite les regles sociales fondamentales , on controle, on menace. Le pire est que cela est sans espoir;

      On veut pas que vous sachiez que la fuite des capitaux du sud vers le nord et l’imbecile systeme Target 2 dans lequel l’Allemagne , la Bundesbank, le peuple allemand accumulent les creances irrecouvrables , de ce systeme on ne veut surtout pas parler car il est bien pire que tout ce que l’on demande a l’Allemagne et bien plus enorme que les fonds de soutien EFSF , ESM etc. On ne veut pas envisager que la boule de neige des mouvements de capitaux va continuer, on croit au miracles. On ne veut pas croire que le run des marchés de gros du refinancement des banques, le run sur les obligations bancaire ne fait que preceder le run sur les depots.

      Le trou grec n’est rien , mais il est a la fois rien et tout, grace a Madame Lagarde, Merkel et autres , d’un probleme gerable, benin , on a voulu faire un exemple, tordre les bras de ces malheureux pour qu’ils montrent aux espagnols, aux italiens, aux francais etc qu’ils avaient interet a bien se conduire. Mais le trou grec est devenu fissure, lezarde dans l’edifice , dans le chateau de cartes européen, dans le barrage . Les grecs comme cela etait previsible ont renversé le chantage et les espagnols s’y essaient .

      Le trou grec ,’est la preuve concrete, historique, incontournable que les promoteurs de l’euro avaient tort;
      C’est le grand feu vert, c’est le maillon faible d’une chaine qui de toutes facons en comporte beaucoup d’autres;

      Il nous revient d’un temps ou en 1981 les socialistes grisés par leurs succés annoncaient : nous allons faire tomber des tetes et l’un d’entre eux ajoutait , oui mais il faut dire lesquelles.
      Les tetes doivent tomber, de tous cotés, les responsables d’une des plus grande catastrophe doivent etre punis. Punis avant le doublement du chomage, avant la violence, avant la perte des libertés généralisée.

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  10. Mercredi 6 Juin. En Grande Bretagne aussi tout est faux et mensonger

    Le Daily Telegraph de ce jour, fait état d’une recherche de PIRC, groupe respecté et qui conseille les organismes de pensions en Grande Bretagne.
    PIRC a analysé les comptes des plus grandes banques britanniques pour 2011. Il ressort de cette eude que les 5 plus grandes banques dissimulent plus de 40 milliards de pertes non declarées dans leurs comptes.

    Aucune banque n’a contesté les chiffres que PIRC leur a soumis.

    Voir le site web de telegraph.co.uk

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/9315019/Banks-hit-back-at-PIRCs-40bn-undeclared-losses-claim.html

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  11. Mercredi 6 Juin . Nouveau réaménagement sur le pont du Titanic

    On Avait déjà réaménagé les chaises et transats sur le pont du Titanic, on nous dit que de nouveaux réaménagements sont explorés.
    Le problème c’est toujours l’Espagne et ses banques qui ont heurté l’écueil de l’insovabilité et donc de la perte de confiance. Laquelle perte de confiance se transmet au Souverain lui mème.
    Donc on prendrait le taureau par les cornes si l’on peut dire et on s’attaquerait directement au problème des banques sans passer par le Souverain, c’est 0 dire par l’Etat espagnol.
    Remarquez tout d’abord que c’est pur réaménagement puisque les problèmes sont les problèmes, les trous sont les trous et l’argent pour renflouer reste toujours le mème c’est dire soi disant européen , mais en réalité allemand.

    Reuters nous dit que le gouvernement allemand explorerait un tourniquet, il faut appeler les choses par leur nom, qui permettrait de fournir des fonds au FROB , le fond dit Fund for ordrely bank restructuring espagnol.

    Ceci pourrait ètre fait via le ESM sans violer sa charte .

    Ainsi l’Allemagne chargerait un peu plus sa barque pour permettre de kick the can un peu plus sur les banques espagnoles.

    Les conditions de cette intervention seraient limitées aux banques, elles ne seraient pas étendures au souverain, ce qui laisse intact l’honneur de Rajoy et Guindos.
    Bien entendu, pour crédibiliser le tout on ferait un audit des banques espagnoles ….

    Vous remarquerez notre retenue, nous ne faisons aucun commentaire , soucieux de déguster notre prévision juste de retour du risk-on et du jeu de l’action et de la réaction.

    Ou plutot si ,nous ferons une remarque :. Tout ceci confirme que l’Allemagne ou du moins Merkel est dans la seringue et que de reculades en reculades, elle arrivera au mur.

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