La kleptocratie, masque de l’Etatisme et du Socialisme par Bruno Bertez (édition augmentée et "enrichie")

 La kleptocratie, masque de l’Etatisme et du Socialisme par Bruno Bertez (édition augmentée et "enrichie")

   Nos articles font souvent références à la kleptocratie. Littéralement, la kleptocratie est gouvernement de,  par et pour les voleurs. 

Souvent cette appellation péjorative est associée à la pratique généralisée de la corruption. 

Souvent aussi, on utilise le terme pour désigner l’exploitation par un groupe de personnes qui détiennent le pouvoir, des richesses naturelles d’un pays à leur profit. Elles détournent ce qui est un bien public, un bien commun. 

Le sens dans lequel nous prenons kleptocratie est plus proche de cette seconde utilisation. Bien que la corruption, le népotisme et les prébendes accompagnent généralement les pratiques kleptocratiques. Le bien commun exploité par les kleptocrates dans le cas présent est la monnaie. 

Ceci mérite un petit développement. 

La monnaie est un bien commun comme l’air ou comme la liberté individuelle, selon l’heureuse expression de Charles Gave. Elle appartient à tous. Elle ne saurait être captée par un seul et surtout pas par l’Etat et ses complices, Banques Centrales et système bancaire.

 La capture, le détournement de la monnaie est une tentation constante en particulier depuis qu’elle est devenue un outil de régulation économique. Cet outil est manipulé par la classe kleptocratique à son profit. 

Le lien entre la monnaie et les impôts est étroit. Les nations imposent leur monnaie en leur donnant le pouvoir de libérer de l’impôt. Notons au passage que l’usage de ce pouvoir ne constitue pas en lui-même un détournement du bien commun. 

Quand l’Etat dépense plus qu’il ne prélève, c’est-à-dire quand il est en déficit, il s’endette par l’émission de dettes souveraines, lesquelles, il faut bien le comprendre, sont des titres qui constituent des promesses de donner de la monnaie plus tard.  Un emprunt souverain à 10 ans est une promesse de donner de la monnaie au terme de 10 ans. C’est de la quasi-monnaie à maturité longue, ce que nous répétons régulièrement en expliquant que la monnaie, elle, est de  la quasi monnaie à maturité zéro, instantanée. 

Quand les Banques Centrales distribuent gratuitement, pour rien ou en-dessous de son prix, de la monnaie et qu’elles le donnent au système bancaire, pour qu’il achète des emprunts d’Etat, comme c’est le cas depuis le début de la dérégulation, alors le système kleptocratique de détournement du bien commun se met en place. Les détournements commencent. Dans ce système, les monnaies cessent d’être un bien commun, comme les ressources naturelles dans les pays dominés par des tyrans malhonnêtes, elles sont accaparées, détournées,  pour former et entretenir la classe kleptocratique. 

Revenons à notre fil conducteur. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Plus spécifiquement, nous stigmatisons le système économique, financier et politique qui est issu de la grande dérégulation desannées 80, dérégulation rendue possible par la coupure du lien entre l’or et les  monnaies et l’universalisation des fiat monnaies. La dérégulation est partie d’un constat, constat très important, mais qui n’a pas été théorisé par les économistes classiques. Ce constat, c’est qu’il y a un lien entre le taux de croissance d’une économie et le taux de croissance du crédit dans cette économie. Ceci a été théorisé récemment par l’économiste australien Steeve Keen, mais auparavant, en l’absence de théorie, il s’agissait d’un constat empirique et de corrélations. 

La dérégulation visait à augmenter les possibilités de crédit en augmentant les fonds propres des banques et leur rentabilité. Le ressort de la dérégulation, c’est l’enrichissement des banques, c’est le pouvoir qui leur a été donné de capter le bien commun, la monnaie, pour attirer à elles les richesses, pour extraire de la plus-value du système productif. 

Le fond de la dérégulation, c’est une opération magique, une opération d’alchimie. Pour tenter de faire simple, disons qu’elle se réduit à ceci: on accorde au système bancaire et financier au sens large la possibilité de prélever, disons 1 unité de surproduit sur la richesse productive ou sur les ressources des épargnants, cette unité devient leurs bénéfices et remonte pour augmenter leurs fonds propres. Cet accroissement des fonds propres, multiplié par le levier d’endettement pratiqué par la banque, mettons de 12, permet une création de crédit supplémentaire 12 fois supérieure à la somme  initiale prélevée sur l’économie productive. Le fond de la dérégulation, c’est, grâce au détournement du bien commun qu’est la monnaie, la possibilité donnée au système bancaire de prélever sur les revenus gagnés par les agents économiques et de leur rendre sous forme d’un multiple par le biais du crédit. La dérégulation comporte en elle-même, à la fois la spoliation et, en même temps, les germes de l’insolvabilité. 

Ce choix a été fait dans le cadre d’un constat de tendance au ralentissement de la croissance auquel il convenait, pensait-on, de s’opposer. Déjà, il s’agissait d’une entreprise dirigiste, constructiviste, d’hommes qui jouaient aux apprentis sorciers,véritables démiurges. 

La dérégulation reposait sur la soi-disant indépendance des banques centrales à l’égard du politique, sur la prééminence des marchés, sur l’extension de la capacité d’endettement et de ce que l’on appelle l’effet de levier.  L’alchimie de la financiarisation qui a permis l’émergence de la kleptocratie a réussi le tour de force de transformer le plomb en or, l’eau des égouts en eau de source. Elle reposait, mais c’était un grand secret, sur la dissémination du risque financier sur le public. Sur la masse des ignorants. 

La dérégulation, pour faire simple, conférait, et confère toujours, au secteur bancaire, quasi bancaire et shadow bancaire le pouvoir d’augmenter ses profits, ses capitaux propres, sur le dos de l’économie productive, sur le dos des Etats, sur le dos des particuliers, sur le dos des contribuables, sur le dos des épargnants, sur le dos des investisseurs. 

La dérégulation des années 80  a été adoptée et applaudie aussi bien par les gouvernements de droite que ceux de gauche.Pourquoi? Parce qu’elle est conforme , parce qu’elle correspond aux objectifs de toutes tendance: repousser les limites de la rareté, de la dépense, des déficits et des endettements.La dérégulation, c’est la multiplication des pains, du beurre et des drones. 

De la mème façon que les gouvernements de droite et de gauche ont adopté la dérégulation, ils défendent le système qui en est issu, la financiarisation, becs et ongles contres les peuples, on le voit en ce moment dans la crise européenne. Les masques tombent.

La dérégulation , contrairement aux apparences n’est pas synonyme de liberté ou libertés, elle est synonyme d’étatisme et de socialisme.

Elle repose sur la confiscation d’un bien commun, la monnaie au profit du couple Banques/ Etats. Le prix central de tout le système économique, celui autour duquel tout s’ordonne est fixé par ce couple qui détient le robinet de la quantité de monnaie, la valeur du futur,la préférence pour le présent , le taux d’intéret est imposé, manipulé par ce couple. Les marchés changent de nature, au lieu d’ètre espaces de libertés ou s’expriment les préférences individuelles, ils deviennent lieu de transmission des volontés , des politiques du couple Banques/Gouvernements , lieu d’exploitation des épargnants et de leur crédulité. Les Banques leur transfèrent les risques en gardant les bénéfices , subventionnant ainsi les Etats. Les instruments de cette exploitation étant les Hedge Funds, les Proprietary Trading avec la panoplie des attrappes gogos des dérivés.

L’indépendance des Banques Centrales face aux Etats est un mythe .

Jamais la solidarité concrète de ce couple n’a été aussi forte.Ils se tiennent par la barbichette, on le voit chaque jour . Mais il fallait créer cette fiction pour masquer la réalité du système, pour le voiler. Ce sont les emprunts d’état qui constituent la pierre angulaire du système , c’est sur eux que repose l’autre mythe du risque zero, c’est sur lui que s’articule tout le refinancement des Banques, les repos, le leverage quasi sans limite. Si il n’y avait pas le mythe du risque zero attaché aux emprunts d’etat et singulièrement à ceux des USA et de l’Allemagne , le système s’écroulerait. Jamais la dépendance des Banques Centrales, des Banques et des Gouvernements n’a été aussi étroite. On le voit, démonstration de laboratoire dans la situation espagnole ces derniers jours. on perçoit aussi à la faveur des crises en cours que la vraie limite au système issu de la dérégulation , limite à la financiarisation c’est la limite de l’endettement des Souverains.

La dérégulation, la Classe kleptocratique , la capture des Etats.

Ce n’est pas un hasard si, juste avant le début de la grande crise de 2007/2008/2009/2010/2011/2012 et des années à venir, le secteur financier représentait le secteur vedette des bourses, et s’octroyait jusqu’à 40% des profits d’un pays comme les Etats-Unis. Evaluation restrictive qui n’inclut pas les  traces  de kleptocratie enfouies dans des firmes non financières.

 Une classe kleptocratique s’est ainsi formée, basée sur l’exploitation d’un bien commun, la monnaie,  à son profit. Avec la complicité des Banques Centrales que, pratiquement, elles contrôlent et la connivence des Gouvernements qui dépendent d’elles pour se financer.

La crise a démasqué la kleptocratie et ses complices. On a vu les bailout, c’est à dire le sauvetage des Banques sur le dos des contribuables, les taux d’intérêt nuls qui spolient les épargnants, le transfert des risques des Banques sur les Trésors Publics, sur les Banques Centrales, sur les Institutions de prévoyance, etc. Les bénéfices sont restés aux kleptocrates, les pertes ont été, sont, et vont encore plus être socialisées, payées par les citoyens.

La chose financière est chose complexe, très  complexe, surtout quand elle est présentée par et pour les gouvernements. C’est à la faveur de l’ignorance entretenue, d’un vocabulaire abscon et de contrevérités que le système kleptocratique se maintient. Tout le monde est complice, les Banques, les Banques Centrales, les Gouvernements, les Medias, les économistes main street, etc.

le liberalisme et le capitalisme victimes de la kleptocratie.

De plus, on entretient la confusion, la kleptocratie actuelle, ce n’est pas le règne de la richesse, ce n’est pas le règne de l’accumulation du capital de production, ce n’est pas le capitalisme ;

Au contraire, la kleptocratie actuelle, c’est le socialisme, le dirigisme connivent, socialiste, de toute une  élite formée de membres des gouvernements, d’institutions financières nationales, internationales, mondiales et mondialistes. Nous sommes en présenced’une forme de socialisme, même pas, surtout pas, d’une  perversion du capitalisme comme tente, pour les besoins de sa propagande, de le faire croire l’ultra gauche.

La confusion est grave, car elle discrédite le système capitaliste alors qu’il est l’une des principales victimes de la kleptocratie,

Elle discrédite l’épargne et la richesse légitimement gagnées, le capital productivement accumulé. La kleptocratie écrème, « front-run » à son profit les bénéfices du système économique réel. Exploite au sens marxiste, les épargnants, elle tond le vrai capital.

La confusion est entretenue parce que les grands établissements kleptocratiques font plusieurs métiers, sains, utiles, honorables, comme la gestion de fortune, d’épargne, allouent le capital en faveur des Entreprises. Mais c’est l’hommage du vice à la vertu, la réalité étant que, par le biais de leurs opérations dites de marchés, par le biais de leur accès à l’argent gratuit et aux liquidités infinies des Banques Centrales, ces établissements sont de gigantesques hedge funds qui spéculent pour leur compte, pour celui de leurs employés et pour celui de happy few.

Il ne faut pas confondre, nous ne stigmatisons pas les Banques privées, les Family office, les Gérants d’épargne institutionnelle,les Sociétés de gestion ; non ; ce que nous critiquons et condamnons est à la fois plus vaste, en capitaux, et plus restreint en nombre de bénéficiaires.

C’est une œuvre de défense de l’intérêt public que de mettre à jour les pratiques kleptocratiques, l’alliance des Banques Centrales, la connivence des gouvernements.

C’est une œuvre de protection et de défense de l’accumulation privée du capital, du vrai capitalisme, des libertés, que de lutter contre ce qui se fait passer pour un excès du capitalisme, alors qu’il n’ est que le  masque honteux  de l’etatisme et du socialisme.

BRUNO BERTEZ Le 8 Juin 2012

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EN BANDE SON :

POUR RAPPEL:  François Hollande, la finance n’est plus son adversaire (SIC!!!)

Et elle a désormais des noms et des visages : Emmanuel Macron, inspecteur des finances, associé-gérant chez Rothschild, a été nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée, chargé des questions économiques et financières. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, lui-même grand pourfendeur de la finance, a pris pour directeur de cabinet Stéphane Israël, ancienne plume de Laurent Fabius et brillant banquier de Rothschild. Il aura pour “conseiller spécial” Christophe Bejach, membre du directoire de la Compagnie Financière Saint-Honoré, holding de tête du groupe Edmond de Rothschild…

SOURCE ET REMERCIEMENTS : LE BLOG D’OLIVIER DEMEULENAERE

http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2012/05/31/francois-hollande-la-finance-nest-plus-son-adversaire/

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5 réponses

  1. Christophe Bejach est co fondateur de Terra Nova. Tout un sac de crabe.

  2. Du Lundi 12 Juin : Espagne suite ; Italie suite

    Nous renvoyons à notre analyse à chaud du bail out espagnol. Nous n’avons à ce jour pas grand-chose à changer, malheureusement. Les taux de rendement, sur les emprunts espagnols, ne baissent pas. Nous le craignions dans notre article, de mème nous craignions qu’au lieu d’un aboutissement ce sauvetage ne soit premier d’une longue marche vers le bail out du Souverain. Le rendement du dix ans espagnol s’envole à 6,81% nouveau record. Les marchés sont plus que jamais fermés. Honte à ceux qui ont monté l’opération.
    Les erreurs théoriques conduisent aux catastrophes pratiques.

    Côté Italie, mème évolution, la crise mijote gràce aux initiatives contreproductives du trio Hollande, Monti; Rajoy. Sont-ils capables de comprendre que les marchés sont sur une nouvelle donne ?

    Notez que la gauche française vient de découvrir la crise, elle multiplie les fuites dans la presse aux ordres pour faire dire que les objectifs ne seront pas tenus. Ni sur la croissance, ni sur les déficits ! On prépare l’opinion à un virage, dans la plus pure malhonnèteté, comme si la crise et son poids sur les déficits et la croissance s’étaient aggravée en quelques jours.

    Notre accent sur la confiance, notre nouveau cheval de bataille est plus que jamais bien venu.

    Nous vous signalons que peu à peu les marchés intègrent l’idée que meme si l’Allemagne changeait de position et allait vers la mutualisation, c’est sa solvabilité qui serait menacée. Atlas ne peut porter le monde à bout de bras. Les chiffres sont là.

    D’une facon générale, retenez bien ceci, la crise n’est pas affaire de volonté de déclarations ou autres déclamations, elle est réelle, elle suit son chemin. Son traitement est encore possible, mais chaque jour qui passe nous éloigne des possibilités de solution. Pourquoi, parce que les remèdes sont des faux remèdes, ils prolongent le status quo. On tourne le dos aux solutions.

    Il faut un grand debt jubilé, il faut que l’argent gaspillé à sauver les kleptos, les créanciers, soit utilisés pour aider les débiteurs, les agents économiques endettés et surendettés; Il faut réduire le besoin de deleveragins et non tenter de l’augmenter sans cesse et dans des conditions de plus en plus douteuses et honteuses.

    Bientot on relancera le débat sur le rempart , faux rempart également, que constitue la BCE.

    Sur le chemin suivi, tout est écrit.

    • Mardi 12 Juin confirmation l’Italie en difficulté

      Il y a un vieux truc boursier , tres efficace qui dit. ne croyez jamais quelque chose jusqu’à ce que ce soit dementi.

      L’Italie se rapproche donc de la crise, Monti vient de déclarer sur la radio publique:

      l’Italie n’a pas besoin de plan de sauvetage.

  3. Lundi 12 A propos de la déstructuration familiale et du spectacle de la zizanie provoquée par Trierweiler

    Il y a eu un débat avorté en France lors de l’affaire Strauss Kahn. la bienpensance socialojournalistique a soutenu le point de vue selon lequel la vie privée était sacrée et que la presse ne devait en aucun cas s’en saisir.

    La classe journalistique, qui avait déjà dissimulé l’affaire Mazarine , défend le point de vue selon lequel la frontière entre vie privée et vie publique doit être étanche.

    Dans un échange vif Patrick Jarreau ancien chef des services politiques du journal Le Monde défend ce point de vue, face a une journaliste américaine qui pense rigoureusement le contraire. Voir ce débat sur internet sous le titre Mazarine, Mitterrand, DSK: pourquoi on nous cache tout; il oppose Jarreau à Elaine Sciolino.

    La presse française est mal à l’aise face à ce problème, c’est une évidence. Pourquoi?

    D’abord elle se réclame à 80% de la gauche.

    Ensuite elle apprécie les avantages fiscaux que la gauche lui a rétabli.

    Enfin elle soutient, fruit d’un infantilisme attardé , tout ce qui va dans le sens de la déstructuration de la société, tout ce qui en conteste les fondements.

    Le meilleur exemple étant le Journal Libération qui s’est rangé sous la bannière klepto mais maintient la vielle tradition soixante huitarde du libéralisme sexuel.

    Or il est évident, la gauche le sait bien, que la famille est la pierre angulaire du conservatisme, des valeurs héréditaires, de la Nation, de l’accumulation etc etc. La famille c’est le lieu, l’espace de la transmission. La gauche c’est "famille je vous hais" . D’ou le soutien enthousiaste à toutes les déviances, les innovations , les expériences sexuelles, familiales, juridiques, sociales et sociétales.

    On n’est pas a une contradiction prés, c’est à dire que l’on trouve normal de détruire la cellule de base de la nation, tout en faisant appel, lorsque cela arrange , au patriotisme, voire au nationalisme fiscal là ou il est le moins justifié…C’est la même chose, la même structure de pensée face à l’effort, on est pour , quand il s’agit de faire avancer la société, mais on est contre quand il produit des inégalités.

    On détruit l’idée de Nation en profondeur et les valeurs qui y sont attachées, mais quand il s’agit de passer le râteau fiscal , la , on retrouve le sens, les accents du nationalisme.

    On encourage la dénatalité, alors que le vieillissement est un problème national, par les innovations sociales que nous ne rappellerons pas, mais comme il faut des enfants pour peupler le pays et payer les retraites, on les fait faire par des immigrés dont on rappelle volontiers qu’ils sont plus fertiles . Sorte de sous traitance dont nous ne sommes pas sur qu’elle soit plus honorable que celle a laquelle on a recours lors des délocalisations.

    Il est faux de soutenir que l’abaissement des mœurs, la déstructuration familiale, lorsqu’il s’agit de gouvernants doivent rester en dehors de la sphère publique, bien cachés dans la sphère privée.

    C’est par le privé, que bien des gouvernants sont conduits à la faute. Nous ne rappellerons pas les maitresses célèbres et néfastes, il y a de bons livres sur ce sujet; nous rappellerons comment Mitterrand s’est abaissé à faire écouter par ses services , tel romancier célèbre tombé en disgrâce parce qu’il faisait chanter le président en menaçant de rendre public toute l’affaire Mazarine. Vie cachée, dit quelque chose à cacher, dit ressources cachées, dit secrets à cacher, dit pressions , chantages , vulnérabilité des puissants. Jean Edern a beaucoup nuit à Mitterrand en colportant sa vie privée , ce qui a accrédité les rumeurs sur des besoins financiers importants et des dépendances coupables, suivez mon regard.

    Les Soviétiques, les Américains, bref tous les pouvoirs se servent des faiblesses, des dossiers sur les rivaux et même les amis pour avoir barre sur eux. Wikileaks l’a encore révélé récemment. Quand les Américains veulent affaiblir un ami devenu adversaire, ce qui est souvent le cas, ils font un montage avec une petite culotte dans son bureau, vous connaissez l’anecdote, confirmée bien sur. Et puis on se raconte l’histoire de ce diplomate français qui avait succombé aux faiblesses de la chair, diplomate accueilli par De Gaulle par un retentissant " Alors … on couche" !

    Dans la sagesse des Nations c’est a dire dans l’esprit des peuples, certaines choses de la vie privée sont des faiblesses. Et ceux qui prétendent faire semblant de jouer aux puissants feraient bien de n’avoir pas trop de faiblesse.

    On pourrait multiplier à l’ infini les exemples de problèmes crées aux gouvernants par leur vie privée.

    Ce que l’on appelle l’affaire Trierweiler ressort à la fois de la vie privée et de la vie publique , ce qui gène beaucoup nos bienpensants. Le télescopage est incontournable puisque la rivalité entre deux femmes tourne au pugilat politique. Et pas n’importe quel pugilat puisque ce qui est en jeu c’est:

    -L’élection de Ségolène à la Rochelle

    -Sa nomination au perchoir de l’Assemblée

    -Le deal passé avec Hollande pendant la campagne, je te soutiens, en échange tu me donnes ce poste
    C’est presque la légitimité de l’élection de Hollande qui est contestée en filigrane.

    C’est Mireille Dumas à l’échelle nationale, Vie Publique, Vie Privée, en direct, que nous offre les deux rivales.

    Les idiots habituels de la communication minimisent, Valérie Trierweiler apprendra, elle apprendra à mentir, à dissimuler c’est évident , mais le mal est fait . Hollande voulait être un président normal , , il est servi.
    Mais nous avons du mal à considérer que cette normalitude est un bien pour sa fonction. Pour grands que soient les Rois, ils sont ce que nous sommes, mais pour être des rois il n’en sont pas moins hommes dit on, mais Hollande à notre avis, se serait bien passé de ces problèmes quasi domestiques qui donnent à rire.

    La politique a certes évolué depuis la Royauté, mais il en subsiste dans le tréfonds de l’âme des peuples quelque chose, qui fait que le gouvernant a quelque chose d’indéfinissable de plus. Et ce quelque chose est de l’ordre de la crédibilité, de l’ordre du respect, de la crainte mêlée d’admiration. Est ce une bonne chose de donner un spectacle qui ternit le respect par le ridicule ?

    Mais notre propos resterait superficiel si nous ne soulignions pas l’importance politique du spectacle ainsi donné et depuis de nombreuses années.

    Ne nous y trompez pas, nous ne défendons pas la rigueur morale, là n’est pas notre propos, nous défendons un choix politique. Nous sommes contre la délitation, la destruction du tissu social , contre la destruction des principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale, contre la montée en exemple de la déviance, nous pensons que le monde se détruit déjà assez vite par lui même sans encore que les puissants accélèrent cette destruction.

    La cellule familiale est encore irremplaçable , on n’a rien trouvé de mieux pour éduquer, former , guider, introduire les enfants à la dure et merveilleuse réalité du monde. Et ce n’est pas en donnant pareils exemples, pareils spectacles , voire en s’en glorifiant , que l’on conforte la cellule et les valeurs de la famille; Ce qui nous amuse, c’est le double langage de ces gens de gauche, ils ont dit il y a quelques jours, les patrons , les chefs d’entreprise doivent donner l’exemple. Nous avons apprécié. Pourquoi dans un domaine cent fois plus important, ne donnent ils pas l’exemple, eux !

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