Art de la guerre monétaire et économique

L’ Edito du 19 Juin 2012 : Derrière la crise des souverains, les fissures du fractional banking par Bruno Bertez (actualisé au 22/6/2012 à 21h45)

L’ Edito du 19 Juin 2012 : Derrière la crise des souverains, les fissures du fractional banking par Bruno Bertez (actualisé au 22/6/2012 à 21h45)

EN LIEN : Une union bancaire pour l’Europe ? par Werner Sinn

  Notre confrère Atlantico vient de publier un entretien avec Pierre Lellouche, ancien secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes. Nous vous invitons à aller le lire. Il ne vous apprendra rien, fidèle lecteur, car il reprend point par point un article que nous avons publié dans ces colonnes. Dans notre article, nous avons expliqué pourquoi isoler l’Allemagne et faire alliance avec les pestiférés était une erreur politique.

Lellouche met bien l’accent sur le fait que la stratégie d’isolement de l’Allemagne est dangereuse. Il s’étonne que les sujets cruciaux soient escamotés du débat politique etc. Nous vous invitons à lire ce texte simplement parce que, en matière d’idées, la répétition ne fait pas de mal. Il faut enfoncer le clou.

Pierre Lellouche raisonne en politique, en gouvernant ou en diplomate, ce qui est très insuffisant. Il ne peut pas aller plus loin dans l’analyse et la démonstration car nous n’avons pas encore publié la suite de notre réflexion, laquelle s’intitulera: Attaquer l’Allemagne est une erreur historique.

Nous lui donnons quelques pistes dans les lignes qui suivent :

-Une erreur historique, c’est-à-dire qui marquera l’Histoire, c’est bien plus grave qu’une erreur politique. Le politique, c’est du superficiel, du discours sur le Réel, ce n’est pas le Réel. Or ce qui va se passer va toucher, va affecter le réel, va bouleverser la donne. Et nous disons, pas seulement la donne européenne, mais mondiale.

-Nous ne cessons de répéter, ne touchez pas à l’Allemagne, c’est un objet fragile, c’est le dernier ancrage, le dernier référent, vous allez tout faire basculer. Nous ne cessons de répéter: au lieu de favoriser la contagion, la mutualisation, les pare feux propagateurs d’incendie, faites le contraire, faites des tranchées, isolez les malades, les pestiférés. Gardez des ressources pour leur venir en aide plus tard, quand l’inévitable se sera produit. Quand il faudra reconstruire. Nous ne cessons de répéter, le monde financier et monétaire ne tient que par un mythe: le mythe du risk-on/risk-off.

Comment se fait-il que les govies et les commentateurs ne comprennent pas le sens de ce mythe? Mystère! Le sens de ce mythe, c’est l’affirmation suivante: nous avons encore confiance dans les deux piliers du système bancaire et financier global: le dix ans US et le Bund allemand.

Voilà le message, un message que les klepto/govies ne veulent pas entendre, ne peuvent pas entendre, car ils sont aveuglés par la défense de leurs intérêts particuliers complices et coupables. Parce que ce sont des démiurges et qu’ils croient qu’ils tiennent encore la situation sous contrôle. Ils ne s’aperçoivent même pas de leurs reculades, de l’usure de leurs remèdes, du rendement décroissant de leurs interventions.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :  

Qu’est-ce que le mythe du risk-on/risk-off? C’est le mythe qu’il y encore des refuges et que ces refuges ce sont les Bonds à 10 ans américains et les Bunds allemands. On a réussi jusqu’à présent à préserver le caractère sacré des emprunts d’Etat des deux piliers du système, ce qui permet:

1-D’avoir des collatéraux pour le refinancement des banques
2 -De garder les fiat monnaies dans le circuit, elles ne fuitent pas géographiquement
3 -D’éviter les fuites hors du système du papier vers les actifs réels
4- De conserver une poire pour la soif pour vendre du papier pour financer de futurs déficits de stimulation.

Les imbéciles européens avec la PSI ont détruit, pour les périphériques et les pays du non-core le mythe du caractère sacré des emprunts d’Etat. Les attaques contre l’Allemagne vont finir par faire tomber l’avant dernier rempart du système.

Les imbéciles européens ne se rendent pas compte que le Bund est une catastrophe en attente d’arriver et s’il est écorné, si le spread avec le dix ans US vient à se modifier, c’est l’enchainement infernal. Si le momentum se déclenche, c’est fini.

La semaine dernière a été inquiétante sur les marchés, le comble, c’est que les govies et les médias ont considéré que cela était un signe positif! Les taux des risk-off, c’est à dire des emprunts govies américains et allemands se sont envolés. Un bon observateur a titré sa revue hebdo: la fin de l’immunité. Bien vu! Il a vu juste. Cela veut dire que les corrélations se renforcent, cela veut dire que, quand on parle de nouvelles largesses monétaires, de mutualisations, de nouveaux réflexes de Pavlov s’enclenchent. On vend les derniers ancrages.

Au début, on croit que c’est la bascule habituelle ente les actions et les fonds d’Etat et puis quelques temps après, on comprend que c’est autre chose qui se noue, c’est la méfiance à l’égard de ces fonds d’Etat car ils vont être à nouveau sollicités. On va tenter de refaire un tour de bulle et on vend. Quelquefois même, on vend sans comprendre, car c’est  la loi moutonnière des marchés.

Pourquoi en sommes-nous sûrs? Parce que l’on voit des corrélations malsaines se nouer, des mises en phase, on voit les CDS sur l’Allemagne s’envoler de 49% en quelques semaines. On voit que, quand l’Allemagne fait de la diplomatie et laisse entendre qu’elle s’assouplit, les CDS grimpent, quand elle réfute, les CDS rechutent, c’est le signe incontestable que quelque chose de neuf se construit qui n’est pas bon.

Certains très gros financiers sont précurseurs, ils constituent des positions short sur les Bunds, et ils ne sont pas manchots, même si, traditionnellement, ils sont toujours trop en avance.

Nous sommes déjà au-delà des Bonds et des Bunds, nous soutenons, vous le savez, que les bonds US et les Bunds font bulle et qu’ils coûteront une fortune à ceux qui les ont achetés. Les Bonds et les Bunds ne sont plus des achats, ce sont des spéculations, des coups de fusil. Il faut, comme nous disons, en être locataires, pas propriétaires.

Cela n’empêche pas que l’horizon normal des Bonds et des Bunds, s’ils préservent encore quelques temps leur statut de risk-off, leur horizon, c’est un rendement à la Japonaise, c’est-à-dire en dessous de 1%. Rendement qui garantira encore plus sûrement leur destruction.

Si le mythe du risk-off se maintient encore un peu, l’horizon, c’est des taux négatifs sur le court, des taux zéro sur le moyen et des taux inférieurs à 1% sur le long.

Mais si le mythe ne tient pas, si les imbéciles européens continuent à attaquer l’Allemagne avec les Anglo-saxons criminels et à courte vue, alors, alors, c’est l’aventure, la grande aventure de la dégringolade de la grande pyramide, celle qui se cache derrière la crise des souverains. C’est la dégringolade du fractional banking. Tout l’édifice du fractional banking repose sur l’ancrage, le caractère sacré des emprunts souverains. Et des emprunts souverains sacrés, il n’en reste que deux.

Werner-sinn

BRUNO BERTEZ Le Mardi 19 Juin 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EDITO PRECEDENT :  L’Edito du Samedi 16 Juin 2012 : Hollande prépare la trahison et la recomposition par Bruno Bertez (actualisé au 19/6/2012 à 6h30)

EN BANDE SON :

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Pour Bill Gross, le gérant vedette de PIMCO, les obligations allemandes ne sont pas ‘intéressantes’

   Bill Gross, le gérant vedette du plus gros fonds obligataire du monde au sein de la société Pacific Investment Management Co. (« Pimco »), s’est entretenu avec Erik Schatzker et Stephanie Ruhle de la télévision Bloomberg dans leur émission « Market Makers » à propos de la conjoncture.

Gross compare les obligations souveraines à des chemises. Par exemple, il estime que les bons du trésor américains et britanniques sont les « chemises sales les plus propres ». En revanche, il a confié qu’il n’avait guère confiance dans les obligations allemandes. C’est d’autant plus étonnant que ces obligations apparaissent tellement sûres aux yeux des investisseurs qu’elles sont devenues une valeur refuge, à tel point que le gouvernement allemand peut se permettre d’emprunter à taux nul, voire à taux négatif (dans cette situation, les investisseurs sont prêts à payer pour détenir des obligations allemandes).

Il explique que la probabilité que les évènements tournent au profit de l’Allemagne, ou qu’ils permettent de développer la profitabilité des obligations allemandes, est très mince. L’une de ces situations se présenterait dans l’hypothèse où l’Allemagne quitterait la zone euro et retournerait au mark, parce qu’alors, elle rembourserait ses obligations initialement formulées en euros avec un mark plus fort. Mais compte tenu du déroulement des évènements, des inquiétudes suscitées par la Grèce, et d’un environnement de politique au jour le jour, le bilan allemand s’alourdit jour après jour d’engagements et de dettes toujours plus importants. Gross mentionne le système Target 2, grâce auquel des montants sont transférés des pays de la périphérie vers la Bundesbank allemande. « Pour moi, l’Allemagne présente un risque de crédit, c’est une chemise serrée et dont les manches se raccourcissent, ce n’est pas un marché intéressant », conclut Gross.

Quant aux obligations espagnoles ou italiennes, c’est encore pire : « Il y a trop de requins, là, nous voyons trop d’ailerons apparaitre à la surface », a-t-il déclaré. Il faut attendre, estime-t-il.

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Chypre mise sur l’aide de Moscou pour s’en sortir Par Richard Werly Bruxelles /Le Temps

Chypre mise sur l’aide de Moscou pour s’en sortir Pressé de recapitaliser ses banques, le gouvernement chypriote préférerait les capitaux russes et chinois à ceux de Bruxelles

Comment venir au secours de ses banques plombées par la crise grecque sans activer un plan européen et fragiliser un peu plus l’euro? Le gouvernement chypriote croit avoir trouvé la solution. De passage à Athènes la semaine dernière, son porte-parole Christos Christofides a confirmé que l’île pourrait demander un nouveau prêt à la Russie, qui s’était déjà fendue d’une aide de 2,5 milliards d’euros en 2011. 

«Vue la quantité de capitaux russes investis dans les banques insulaires, beaucoup s’imaginent ici que Moscou nous soutiendra sans ciller», confirme Tasos Mitsopoulos, député de Larnaka pour le Rassemblement démocratique (conservateur). Les fortunes bal­ka­niques, grecques, russes, libanaises et égyptiennes ont de longue date trouvé refuge dans l’île. Parier sur la Russie est toutefois compliqué, alors que Chypre s’apprête à prendre, à partir du 1er juillet, la présidence tournante de l’Union européenne. D’autant que cette «option» russe est assortie d’une autre idée: solliciter aussi la Chine, dont l’intérêt stratégique en Méditerranée va croissant, entre autres en raison du pétrole libyen et de la découverte de gaz au large de l’île toujours scindée en deux depuis 1974 et l’occupation de sa partie nord par l’armée turque. 

Un théâtre d’ombres 

L’une des forces qui plaident pour ce recours à l’aide de Moscou et de Pékin n’est autre que… l’Eglise orthodoxe chypriote, propriétaire de l’Hellenic Bank, le seul des grands établissements financiers à s’être montré prudent vis-à-vis des obligations grecques. L’Hellenic Bank en possède moins de 100 millions d’euros en portefeuille alors que la Popular Bank, la plus importante du pays, serait engagée sur la dette hellénique à hauteur de plus de 3 milliards. 

Derrière ce débat pour ou contre une aide communautaire se joue en réalité un théâtre d’ombres, entre les milieux d’affaires – dont l’Eglise est proche –, le chef de l’Etat communiste (et russophone) Demetris Christofias, et le Ministère des finances. Les premiers craignent que l’UE, si elle intervient pour sauver les banques, force Chypre à abandonner sa «flat tax» de 10% sur les bénéfices, qui lui permet d’attirer de nombreux sièges sociaux ou filiales d’entreprises multinationales. Le second, très critiqué depuis l’explosion durant l’été 2011 d’un dépôt de munitions ayant gravement endommagé la principale centrale électrique du pays, veut éviter d’appeler à la rescousse l’Union au moment où il s’apprête à la présider. Le Ministère des finances, enfin, se retrouve partagé entre ses experts, partisans d’un plan européen, et ses syndicats très puissants, inquiets d’une éventuelle conditionnalité et de réformes qui les affaibliraient.  

Les ministres des Finances de la zone euro, qui se retrouvent à Luxembourg jeudi soir, s’alarment des difficultés croissantes rencontrées par les banques chypriotes sur les marchés de capitaux. L’idée qui prime à Bruxelles est pour l’heure celle d’une ligne de crédit de 5 à 7 milliards d’euros. Mais boucler cela avant le 30 juin paraît impossible. D’où l’hypothèse d’un prêt russe en dépannage: «Une chose est sûre: notre système bancaire a besoin de cet argent et, s’il s’écroule, tout le flanc oriental de l’Europe en paiera le prix», résume l’économiste Stellios Platis.

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Le moral des investisseurs allemands plonge en juin

Le moral des investisseurs allemands a accusé le coup de la résurgence de la crise de la dette en zone euro ces dernières semaines et le baromètre ZEW qui le mesure a plongé à -16,9 points en juin, contre 10,8 points le mois dernier.Il s’agit de la plus forte chute sur un mois de cet indicateur depuis octobre 1998, précise dans un communiqué l’institut ZEW, qui compile le baromètre à partir de sondages réalisés chaque mois auprès d’acteurs des marchés financiers. Il reflète les attentes de ces investisseurs à l’égard de la conjoncture allemande.

  

Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient certes sur une baisse, mais de nettement moindre ampleur, et un ZEW à +2,8 points.Le ZEW incrimine « l’aggravation de la situation des banques espagnoles » et les inquiétudes liées au scrutin législatif en Grèce — la plupart des entretiens ont été réalisés avant les élections du 17 juin.

« On ne peut pas ignorer les risques d’un ralentissement marqué de la conjoncture chez certains partenaires commerciaux importants », a commenté le président du ZEW Wolfgang Franz.L’appréciation de la situation actuelle en Allemagne reste positive, à +33,2 points, précise le ZEW, mais a tout de même sensiblement baissé. Les attentes sur la situation en zone euro pointent à -20,1.Le niveau actuel du baromètre « suggère une croissance à peine positive » du Produit intérieur brut (PIB) allemand cette année, relève Ben May, de Capital Economics, tout en notant que l’indicateur n’est « pas particulièrement fiable » à cet égard.

Le ZEW vient toutefois s’ajouter à une série d’autres indicateurs ces derniers temps qui dessinent tous le tableau d’une Allemagne de moins en moins immunisée contre la crise de ses voisins et partenaires.

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Horst Seehofer : L’Allemagne devrait soumettre à référendum toute nouvelle aide financière (responsable CSU)

L’Allemagne devrait soumettre à référendum toute nouvelle aide financière aux pays en difficulté de la zone euro, a déclaré le ministre-président de l’Etat régional de Bavière, Horst Seehofer, dans une interview au Spiegel ce dimanche. En tant que première économie européenne, l’Allemagne est le premier contributeur aux plans de plusieurs centaines de milliards d’euros adoptés pour venir au secours des pays surendettés de la zone euro, comme la Grèce. « Si l’ampleur de la contribution financière de l’Allemagne devait s’accroître, nous devrions demander aux citoyens leur avis », a affirmé M. Seehofer au site internet de l’hebdomadaire Der Spiegel.

Horst Seehofer est à la tête du parti de centre droit CSU, parti frère bavarois de l’Union chrétienne démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel. « Le référendum en Irlande a montré que les citoyens pouvaient faire face aux questions européennes de manière responsable », a-t-il soutenu. Le 1er juin, 60,3% des électeurs irlandais ont voté en faveur de la ratification par l’Irlande du pacte budgétaire européen, qui prévoit des règles strictes en matière de déficit, sous peine de sanctions. Si les responsables politiques sont capables d’expliquer ce qui est en jeu en Europe, « ils n’ont pas à craindre le peuple », a-t-il dit.AFP

SPIEGEL Interview with Bavarian Governor Seehofer ce jour le 20 juin 2012

‘Greek Exit Would Not Jeopardize the Euro Zone’

Bavarian Governor Horst Seehofer is skeptical of throwing more German taxpayer money at the euro crisis. In an interview with SPIEGEL, he discusses the potential consequences of a Greek exit, why austerity conditions must continue to be a requirement for countries seeking bailout money and why French President Hollande is wrong.

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SPIEGEL: Governor Seehofer, Spain is the first European heavyweight to require a bailout. It is becoming more and more difficult for Italy to borrow new funds. And the Greeks are rebelling against strict austerity measures. How much longer can you convince voters that the chancellor’s bailout policies are the right approach?

Seehofer: It is indeed a challenging communication task. You have to explain that it’s in our national interest for the common currency to survive. And you always have to weigh two things against each other: the value of European integration and national interests. The euro boosts our export prospects, thereby securing jobs. On the other hand, the billions in aid cannot be allowed to overburden our country’s economic strength.

SPIEGEL: You insist that aid should only be provided if certain conditions are met in return. Yet that is not what is happening. Spain is getting billions from the bailout fund for its ailing banks, and yet it is hardly required to do anything. Other countries will surely see this as a precedent.

Seehofer: The same principle also applies to Spain: No aid without reforms. We’re not paying into a bottomless pit. It’s particularly important to me that the aid doesn’t go directly to the banks but to the Spanish government, which guarantees the loans. Now Spain has to tie the aid to conditions for its banks. Anything less than that would be impossible to explain to Bavarian citizens.

SPIEGEL: Why not?

Seehofer: The European financial assistance proceeding for our Landesbank, which we had to bail out to the tune of €10 billion, is now in its final stages. We will be given strict conditions. For example, 33,000 residential units will have to be sold, and the bank will have to cut its total assets in half. If we in Bavaria have to accept such steep cuts, it shouldn’t be any different for the Spanish banks.

SPIEGEL: Greece is on the brink. Should the country leave the euro?

Seehofer: The CSU and the Free State of Bavaria have a clear position on this issue. We are willing to show our solidarity and provide assistance, but only if the Greeks don’t relax their reforms. It’s very simple.

SPIEGEL: How much longer do you give Greece?

Seehofer: The country will need new money from the bailout fund in July, and that means that clear rules have to be observed. The troika has to determine whether the conditions have been met for the next tranche. If not, the aid will come to an end. Then there’ll be a moment of truth…

SPIEGEL: … and the entire euro will fall apart.

Seehofer: No, I’ve never supported the theory that the withdrawal of one country would jeopardize the entire euro zone or even European integration. On the contrary, I believe that it would be more dangerous to keep the Greeks in the euro if the price means drifting into a debt union. That would create much bigger problems for our economy than a Greek withdrawal.

SPIEGEL: At what point do you believe Germany should abandon the current bailout approach?

Seehofer: There is a red line. If Germany’s topcredit rating were threatened, we could no longer grant new billions in loan guarantees. Then it would become more expensive for us to borrow money, and we would be endangering our economy. Germany is a haven of stability in a troubled world. It has to stay that way. Our economic strength is insufficient to help finance all debt-ridden European countries. The paramedic cannot become the patient.

SPIEGEL: So you’d rather throw the patient out of the ambulance?

Seehofer: It doesn’t do anyone any good if no one can be taken care of anymore.

SPIEGEL: One of the lessons of the euro crisis is that the European Union members have to coordinate their fiscal and economic policies more effectively. The four heads of the European institutions are currently developing a proposal under which the group of euro-zone finance ministers would have to approve new debts for member states in the future. Do you think this makes sense?

Seehofer: I am expressly in favor of strict rules and powers of control for a stability union. If individual countries in the euro zone operated with false numbers for years, it’s obvious that the European Commission has to be provided with tools to prevent this from happening in the future. And if we know that bank regulators in some countries are too lax, a Europe-wide banking supervisory authority for certain major institutions that are too big to fail is the right way to go. But there can be no new decision-making mechanisms without the necessary democratic legitimization.

SPIEGEL: But the Brussels plans don’t stop there. In the future, euro finance ministers will have to approve new expenditures when countries can’t make ends meet.

Seehofer: That won’t affect us, because we Germans don’t even get into situations like that, thanks to the debt brake law. By 2016 at the latest, the federal government will only be permitted to incur a very small amount of new debt. And the Brussels plans don’t affect us in Bavaria at all. We are even starting to pay back old debts, and we are the only state in Europe to do so. Bavaria will be completely debt-free by 2030.

SPIEGEL: The new debts in Europe are likely to be financed with euro bonds.

Seehofer: I knew that a proposal from Brussels almost always has a catch. I’m a strict opponent of any type of communitization of debt. The euro crisis is essentially a debt crisis. We won’t solve it by making it more attractive to incur debt. That’s why I’m against a debt repayment fund, which the opposition is calling for in the negotiations over the fiscal pact. I’ve been in politics for 40 years, and my experience has always been the same: Only the fiscally sound are also strong economically.

SPIEGEL: The chancellor says: « We have to relinquish powers to Europe step by step. » It sounds as if such a development could end in European federalism. Is that what you want, too?

Seehofer: Anyone who wants to transfer rights of sovereignty to Brussels, over and above certain rights of control, will encounter our resistance. The CSU will not support a European federal state and anything that moves in that direction. We don’t want a European finance minister, and we don’t want a European economics minister.

SPIEGEL: Many in the federal government, especially the finance minister, take a different view.

Seehofer: Anyone who wants to go that far would have to consult the German people. I want people to be more heavily involved in decisions on European issues in the future. We have to change the constitution in such a way to make referendums mandatory in three situations: when additional powers are to be transferred to Brussels; when the EU wants to accept new members; and when new aid programs that go beyond the current bailout funds are to be established in the context of the euro crisis.

SPIEGEL: In other words, you want citizens to have to approve all efforts to increase Germany’s guarantees beyond where they are now?

Seehofer: That’s right. The people should decide. And because I know that there is resistance to referendums in the political sphere, we’ll write it into our CSU election platform. Then the people can vote on it in the next Bundestag election. It’s not a matter of every new aid package from the existing bailout fund.

SPIEGEL: What is it a matter of?

Seehofer: If the framework for Germany’sfinancial commitments is expanded, we ought to ask the people in our country for their opinion. The referendum in Ireland showed that people can address European issues in a responsible way. Those who can explain Europe effectively have no reason to fear the people.

SPIEGEL: Germany is more or less globally isolated with its calls for austerity. English-speaking countries feel that debt-financed growth stimulus and the communitization of debt through euro bonds would be a better way to go.

Seehofer: I don’t think we have to accept admonitions from the Americans, especially not when it comes to sound fiscal policy. Only those who are doing well should be giving advice. The Anglo-Saxon countries are poor advisors in the crisis. Their total-market model has led to the deindustrialization of entire regions in the United States and England. Was it a good thing? No, it was just fashionable. The law of the jungle, pure profit maximization, pure yield optimization — that kind of thinking led to the financial crisis. The world of speculative capitalism collapsed.

SPIEGEL: Some economists come to a conclusion similar to that of the United States. They say that one reason Germany weathered the crisis so well is that all of Southern Europe buys our cars and machines, and has gone into debt to do so.

Seehofer: That’s nonsense. The main reason we Germans are in such good shape is that we have implemented reforms. There was even a change of government in 2005 as a result. Name another country where, without the pressure from the financial or debt crisis, there were pension freezes for retirees for years, where for more than 10 years the collective bargaining agreements for workers ended in the loss of purchasing power, and where the retirement age was raised and higher deductibles were introduced in the healthcare system. The notion that the Germans are now making unreasonable demands on others while they are both unwilling and incapable of satisfying the same demands themselves is fundamentally wrong.

SPIEGEL: Our neighbors, the French, are also distancing themselves from the Germans. With François Hollande, the country now has a president who sees himself as a counterweight to the German chancellor. He wants to introduce euro bonds and use debt to pay for growth.

Seehofer: Does that surprise you? It’s been the prevailing doctrine among socialists and social democrats alike for many decades. They want to pursue growth policies with deficits. Whether it’s François Hollande or my fellow governor in Düsseldorf, Hannelore Kraft, they’re all the same on this issue. You say that we’ll pay off the debts in a few years, when our economy is back on track. But this second step never takes place.

SPIEGEL: Hollande also won the election with the promise of growth-oriented policies. The SPD leadership just paid him a visit. This debate is coming to your own state soon as well.

Seehofer: That’s true. I expect a sharp debate with the Social Democrats over financial policy in the 2013 election. Then debt will be pitted against stability and tax hikes against tax reductions. These are key differences. SPD Chairman Sigmar Gabriel wants to raise the top tax bracket and increase the inheritance tax, and also to reintroduce the wealth tax. This is punishment for all mid-sized companies, without which we would never have weathered the economic and financial crisis as well.

SPIEGEL: The fronts aren’t as clear everywhere. You’re on the same page with the SPD over the financial transaction tax — and the head of the Chancellery, Ronald Pofalla, is stepping on the brakes.

Seehofer: The financial transaction tax is coming, probably even in this legislative period. If you need two thirds of votes in the Bundestag for the fiscal pact, you’re well advised to include two thirds of the various opinions in a compromise.

SPIEGEL: Do you think that the content of the financial transaction tax is justified?

Seehofer: Yes, why not? You pay sales tax when you buy a coffeemaker. The tax will hardly affect a normal citizen who owns securities. But it does affect the institutions that are pushing billions around the globe by the second. And that’s the way it should be.

SPIEGEL: You have to pick up a coffeemaker in the store, whereas you can also conduct market transactions in Singapore, if necessary. That’s why the FDP wants all EU countries to introduce such a tax.

Seehofer: Those who only want the financial transaction tax if all EU members approve it really don’t want it, and they should be honest about that. I think it would be ideal if a certain number of euro-zone countries were willing to introduce this tax, and would then agree among themselves on how high it should be and to which transactions it should apply.

SPIEGEL: And if that doesn’t happen?

Seehofer: Then we Germans will simply have to set a good example. It wouldn’t be the first time. When Germany introduced unleaded gasoline and catalytic converters, many predicted the demise of the German auto industry. Instead, it marked the beginning of an unparalleled triumph.

SPIEGEL: Governor Seehofer, thank you for this interview.

Interview conducted by Peter Müller and Konstantin von Hammerstein

Translated from the German by Christopher Sultan

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Du Mercredi 20 Juin . De la rumeur comme outil de gestion et de spoliation

Le taux de rendement des bonds espagnols à dix ans vient de chuter fortement sous les 7% . On perd présentement environ 0,25 pbs. On ne peut que s’en rejouir, la spéculation est excessive, elle porte les taux à des niveaux de panique alors que l’on n’en est pas encore là . Cela va trop vite, il faut laisser du temps au temps, c’est à dire qu’il faut, de temps à autre, laisser au réel la possibilité de rattrapper les anticipations.

Ceux qui vont trop vite paient, c’est la loi de la spéculation: Rien a redire.

Là ou nous trouvons à redire c’est dans la multiplication des rumeurs et intoxications de la part d’officiels qui manipulent les marchés et restent impunis .

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Selon le Daily Telegraph, les dirigeants de la zone euro ont annoncé hier soir dans un communiqué qu’ils se sont mis d’accord pour faire intervenir les deux fonds d’urgence de 750 milliards d’euros de puissance de tir pour porter secours à l’Espagne et l’Italie. Cet accord aurait été négocié dans le cadre du G20 qui se tenait à Los Cabos, au Mexique et qui s’est achevé hier soir.

Selon les termes du communiqué, les deux fonds d’urgence européens, le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) de 500 milliards d’euros, et le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) de 250 milliards d’euros, vont être mobilisés pour acheter des obligations des deux pays. C’est une première, dans la mesure où lors des plans de secours précédents, les fonds avaient été remis directement aux gouvernements des pays en difficulté.

De cette manière, les dirigeants de la zone euro veulent endiguer la montée des taux d’intérêt sur les obligations espagnoles et italiennes en montrant que la zone euro soutient ses membres. Depuis que les élections grecques de dimanche dernier, les taux d’intérêt sur les obligations souveraines espagnoles n’ont fait que grimper, et ils ont franchi à plusieurs reprises le seuil fatidique de 7%, proche de celui qui avait motivé le sauvetage de la Grèce, de l’Irlande puis du Portugal. Ces pays avaient appelé leurs partenaires de la zone euro à l’aide après que les taux d’intérêt sur leurs obligations avaient dépassé les 8%.

Pour les experts, il s’agit une première étape vers la conception d’euro-obligations.

Source:The Daily Telegraph

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Y aurait il differentes categories de citoyens, les uns punissables , les autres au dessus des lois? La propagation de fausses rumeurs est punissable, tout financier ou boursicoteur le sait.

Des leaders européens ont soufflé a la presse la soi disant information selon laquelle on serait en train de preparer l’ EFSF à acheter des bonds de souverains sur le marché secondaire: Ceci pour réduire les couts d’acces au marché des Italiens et des Espagnols.

Ce n’est pas sot , car l’EFSF peut statutairement si nos souvenirs sont bons, le faire.
L’ennui est que les Allemands ont officiellement démenti et que le dementi lui est passé à la trappe.

Il est évident que la multiplication des rumeurs, des confidences off, des opérations d’initiés méritent des enquètes sérieuses et s’il s’avère que des officiels sont compromis dans de telles opérations, ils doivent ètre sanctionnés. Depuis l’affaire Pechiney on sait que c’est possible.

L’information est totalement dissymétrique en ces périodes troubles et personne ne s’en soucie. La volatilité est forte,il y a des profits illicites qui sont faits à la faveur de tips, de rumeurs et on laisse faire .

Le masque de l’intéret general couvre des operations immorales. Donner des leçons à la speculation ne justifie pas que l’on vole les marchés.

L’EFSF n’est pas opérationnel, il n’est pas ratifié et il n’a que 250 milliards a venir.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi  20 Juin 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

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 Du Mercredi 20 Juin :  Premier reniement par Jean Marc Ayrault

 Non ce n’est ni un  film ni mème un mauvais rève , c’est un entretien de Jean Marc Ayrault a paraitre demain dans le journal allemand « Die Zeit ». 

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Eurobonds : la France s’incline face à l’Allemagne

Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault vient d’effectuer une grande manœuvre de rétropédalage dans le dossier européen. Il a admis que l’une des mesures anticrises affichées comme prioritaires jusqu’à présent, les euro-obligations, ne verront pas le jour avant «plusieurs années». «Je souhaite que nous parlions des eurobonds (ou euro-obligations) à Bruxelles comme d’une perspective. Le système de mutualisation de la dette exige une plus grande intégration politique qui est nécessaire. Cela prendra sans doute plusieurs années. Cependant, sans attendre, il faut agir», a-t-il dit à l’hebdomadaire allemand Die Zeit à paraître jeudi.

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Le premier ministre ouvre le bal des reniements , la valse des reniements en reconnaissant « la creation des eurobonds prendra plusieurs années ». 

 Voilà, la chose est dite , l’énormité est sortie, ces eurobonds qui constituaient la pierre angulaire du programme de Hollande et dont on avait absolument besoin pour lui donner sa cohérence, ces eurobonds ne sont ni pour demain  ni pour apres demain, ils sont pour dans quelques années. 

Evidemment personne ne relève, mais si ce qui devait permettre a la France d’accéder aux marchés pour financer son programme de relance keynésienne est repoussé aux calendes grecques, que va t on faire ? 

Abandonner le programme ? Mais oui bien sûr. 

 L’eurobond était ce mythe qui devait permettre de tout faire, de dépasser les limites de l’économie, de la finance et bien entendu de l’austérité ! C’était l’un des coffres , l’un des grands trésors dans lequel on avait promis de piocher pour boucher les trous.

 Tracer une croix sur l’eurobond , y préparer les esprits, c’est préparer, mieux, c’est engager le grand virage: celui de la continuité avec  le gouvernement précedent. Sociale démo oblige… que l’on soit de droite ou de gauche, on n’y coupe pas. 

Il va rester beaucoup de choses à renier , nous vous avons dressé une liste i y a quelques jours. Mais il y a une chose sur laquelle la gauche ne reculera  pas , c’est l’aggravation des prélèvements fiscaux , car là , c’est la symbolique de gauche qui serait en cause . Et puis augmenter les impots c’est joindre l’utile à l’agréable, pour la clientèle de Hollande.

 Et dire qu’il a fallu aller bien loin, en Allemagne, pour nous annoncer cela !

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 20 Juin 2012

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Du  Jeudi 21 Juin :  N’oubliez pas , relisez l’édito du 16 juin sur la trahison et le reniement

 http://leblogalupus.com/2012/06/16/ledito-du-samedi-16-juin-2012-hollande-prepare-la-trahison-et-la-recomposition-par-bruno-bertez/

 Cet édito est déjà d’une actualité brulante , alors que le nouveau gouvernement vient de jeter aux orties la pièce maitresse de son dispositif économique et financier : la création des euro bonds. 

Dans une déclaration courageuse (sic) à un journal allemand, le premier ministre annonce cette nouvelle , le gouvernement français ne croit plus que les eurobonds puissent être mis en place avant plusieurs années! 

Une nouvelle fondamentale, qui change tout, qui si elle avait été annoncée avant les élections aurait fait s’effondrer tout l’édifice de mensonges de fausses promesses, cette nouvelle est publiée …. dans la presse allemande. 

Qu’est ce que cela veut dire ? 

Cela veut dire que le rêve de faire financer les largesses, les cadeaux électoraux, l’achat des voix par les Allemands s’est écroulé. 

Cela veut dire que soit il faut renoncer aux largesses soit il faut imposer plus, aggraver les prédations et en élargir l’assiette. 

Quand le réel se dérobe on s’accroche aux symboles donc, à notre avis, les Français n’ont qu’a bien se tenir , la fiscalité va être au centre non pas des débats, mais des dispositifs de Hollande. Nous ne disons pas au centre des débats car les médiocres de l’opposition ont plus a faire à se répartir ce qui reste de dépouilles du sarkozisme qu’a s’occuper d’éclairer les Français. 

Le mythe du trésor allemand s’est écroulé, mais va rester le mythe du trésor à prendre dans la poche des Français; Ce trésor n’existe pas , la richesse à prélever n’est pas à la hauteur des besoins, sauf si ce n’est des besoins de vengeance et de nivellement. 

Ce trésor ne constitue une masse significative que si on pioche dans les ressources des classes moyennes, nous ne cessons de le répéter. C’est certainement ce qui va être tenté à la faveur du misérabilisme qui consiste à proclamer qu’avec un revenu de 4000 euros, on est dans la catégorie des privilégiés. 

Donc on va retirer du pouvoir d’achat et d’épargne aux classes moyennes, réduire leur ressources disponibles, favoriser les comportements frileux, de précaution , la conséquence en sera bien sur le ralentissement encore plus accentué de l’activité économique. Incertitude fiscale, incertitude institutionnelle, climat délétère, clivage de la société, recherche de boucs émissaires , tout cela va réduire encore en miettes le peu de confiance qui existe en France. 

Les tensions vont s’exacerber, préparez vous a la fois : 

1 A une rentré chaude, très chaude
2 A une multiplication de mesures de répression, de mesures coercitives destinées à vous faire faire ce que, par bêtise, on aura fait en sorte que vous ne fassiez pas volontairement.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi  21 Juin 2012

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Mécanisme européen: report de la ratification en Allemagne

Le président allemand Joachim Gauck va retarder pour des raisons juridiques sa signature de la loi sur le Pacte budgétaire et le mécanisme de sauvetage MES, imposant un délai pour l’entrée en vigueur de ce dernier, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence. La Cour constitutionnelle allemande avait demandé au président de surseoir à sa signature, pour pouvoir examiner un éventuel recours contre le texte de la gauche radicale Die Linke, un délai qui empêche de fait l’entrée en vigueur du MES au 1er juillet, comme prévu.

Le vote du Parlement allemand est prévu le 29 juin mais sans la signature du président Gauck, le texte ainsi approuvé par les parlementaires n’a aucune portée juridique. Cette signature ne pourra intervenir que lorsque le recours annoncé par Die Linke contre le texte aura pu être examiné par la Cour constitutionnelle, ce qui devrait prendre entre deux et trois semaines, a indiqué un porte-parole de la Cour à l’AFP.

La chancelière Angela Merkel avait pourtant oeuvré pour que ce texte puisse être adopté avant le 1er juillet, le MES, mécanisme destiné à soutenir les pays de la zone euro en difficulté financière, pouvant par exemple être mis à contribution très vite pour soutenir le secteur bancaire espagnol. Elle avait ainsi accepté jeudi de faire quelques concessions pour rallier les deux principales forces d’opposition (SPD et Verts), nécessaires pour obtenir la majorité des deux tiers au Parlement.

Mme Merkel avait insisté pour ratifier simultanément le pacte budgétaire et le MES, une façon symbolique selon elle de lier rigueur et aide aux pays en détresse, là où de nombreux pays ont au contraire opté pour des procédures séparées. Le MES devait entrer en vigueur en juillet, une année avant la date initialement prévue, et a une capacité de 500 milliards d’euros, 80 milliards d’euros de capital et le reste sous forme de garanties. Il ne peut démarrer qu’une fois ratifié par des Etats pesant 90% du capital, et ne peut donc se passer de l’Allemagne, première contributrice qui en verse à elle seule plus d’un quart.

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La BCE va abaisser ses critères pour prêter aux banques

La Banque centrale européenne (BCE) va abaisser ses critères en matière de garanties qu’elle demande aux banques de la zone euro en échange de ses prêts, une mesure qui aidera notamment les banques espagnoles, a appris l’AFP jeudi de source financière.

Le programme d’émissions des principaux Etats européens d’ici la fin de l’année  

 

Source Invest Banker Paris.com

« Il y aura une extension de certains actifs pris en garantie dans les opérations de refinancement » de la BCE, selon cette source, précisant que cette décision devrait être annoncée vendredi. Parmi ces actifs figurent notamment des « crédits hypothécaires que les banques espagnoles ont en quantité », a ajouté cette source.

Interrogée la BCE n’a aps souhaité commenter ces informations.

Cette mesure va permettre aux banques dans le besoin de pouvoir continuer à participer aux opérations de prêts de la BCE au taux de 1%, au lieu de devoir solliciter les programmes de financement d’urgence de leurs banques centrales nationales respectives (ELA), plus coûteux. En décembre, la BCE avait déjà décidé d’élargir la gamme des garanties (« collatéraux ») exigées en échange de ses prêts, afin de permettre aux banques les plus en difficulté d’accéder à ses financements.

Le cabinet Oliver Wyman a estimé un besoin de 16 à 62 milliards d’euros selon les scénarios, le cabinet Roland Berger le chiffrant lui entre 25,6 milliards et 51,8 milliards, a expliqué le gouverneur adjoint de la Banque d’Espagne, Fernando Restoy. Des chiffres qui sont dans la fourchette basse des attentes du marché, qui tablait sur 60 à 80 milliards, tandis que Fitch prévoyait 60 à 100 milliards et Standard & Poor’s, 50 à 82 milliards. Portant sur 14 banques, soit 90% du secteur bancaire ibérique, les deux audits menés par les cabinets Oliver Wyman et Roland Berger estiment au pire à 62 milliards d’euros les besoins des banques espagnoles jusqu’à fin 2014. En situation «normale», un refinancement entre 16 et 25 milliards serait suffisant selon le premier cabinet, tandis que le second met le curseur à 25,2 milliards. Dans tous les cas, ces sommes sont inférieures à la ligne de crédit pouvant aller jusqu’à 100 milliards, promise par la zone euro le 9 juin dernier. Ces «stress tests» bancaires confirment les hypothèses de ­travail du Fonds monétaire international (FMI) qui chiffrait la recapitalisation entre 40 et 80 milliards. Un scénario «dur» a été envisagé pour ces audits des banques espagnoles, commandé à la suite de la polémique autour du sauvetage de Bankia, la troisième banque du pays, qui devrait bénéficier à elle seule d’un sauvetage de 23,5 milliards. Il intègre une récession et une nouvelle baisse des prix de l’immobilier.

 Par ailleurs, la BCE prépare une baisse de son taux d’intérêt directeur, actuellement à 1%, a laissé entendre un membre de son directoire au Financial Times . Le fonds de secours FESF devrait disposer d’une licence bancaire, a défendu hier l’Italie. L’objectif est de faire baisser les taux d’intérêt des pays fragiles de la zone euro en achetant de la dette, en empruntant à la BCE. Le président de la Commission européenne et celui de la Banque européenne d’investissement (BEI) ont plaidé hier pour augmenter de 10 milliards d’euros le capital de la BEI, afin de débloquer jusqu’à 180 milliards pour des projets d’investissements dans l’économie européenne.

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Des maisons de gestion comme Carmignac ou Pimco assurent ne plus détenir aucune obligation des pays de l’Union. Une attitude qui tranche cependant avec celle des assureurs ou des caisses de pensions, bien plus modérés

Europe Debt Crisis Word Cloud

Alors que les emprunts de l’Etat espagnol se rapprochent de la catégorie des titres «pourris» aux yeux des agences de notation, la cause semble entendue. La communauté financière aurait adopté comme mot d’ordre le «tout sauf la zone euro». Attitude confirmée cette semaine par la société d’investissement française Carmignac, qui a indiqué ne plus détenir aucune obligation émise par les pays de l’union monétaire. Pas même des Bund allemands. Bill Gross, gourou officiant pour Pimco, le géant américain du secteur, ne dit pas autre chose.

Le suivi des capitaux transfrontaliers réalisé par le bureau EPFR semble confirmer cette tendance du «n’importe où sauf en Europe». La semaine dernière, les fonds de placement internationaux dédiés aux obligations européennes ont connu des retraits d’une ampleur inconnue depuis décembre. Même les produits dédiés aux emprunts allemands «sont dans la ligne de mire, l’engouement dont ils bénéficiaient depuis près de trois mois touchant à sa fin», avertit l’EPFR.

Ces avertissements restent cependant tempérés par la masse silencieuse des grandes institutions – caisses de retraites, compagnies d’assurance – qui, elles, restent simplement aux aguets. Les données de la Banque centrale européenne reflètent certes une concentration des placements sur les emprunts des pays les plus sûrs. Mais pas de ventes paniques. Un comportement qui vaut aussi pour nombre d’institutions suisses. «La plupart des caisses de pension travaillent sur la base d’indices de référence – dans lesquels il y a des obligations et des actions de la zone euro – qui donnent le ton de la stratégie adoptée», explique Pascal Frei, associé au sein de PPCmetrics à Nyon. C’est l’évaluation des agences de notations qui décide de l’intégration d’un titre dans un indice. Et donc dans le portefeuille d’une caisse de pension. Sous le seuil BBB cela ne passe pas. L’Espagne et l’Italie restent encore au-dessus.

Bien sûr, il reste la possibilité de gérer une partie de la caisse de pension de façon active. Et de décider de jeter à la mer tous les emprunts d’Etat européens. «En éliminant un risque on en prend d’autres et rien n’est simple: de toute façon si une crise majeure balaie vraiment la zone euro, les pertes seront encore beaucoup plus importantes sur les actions…» rétorque Pascal Frei. Comme le souligne Franck Janura, directeur adjoint de la maison Dynagest à Genève, l’ironie veut que «ce [soient] les nouvelles règles prudentielles imposées aux banques et aux assureurs qui favorisent leurs placements dans des titres d’Etat».

La question reste de savoir ce qui leur ferait déserter ces titres. Un retour de l’inflation, un effondrement économique, ou l’abaissement de la notation des pays les plus solides viennent à l’esprit. «Qu’est-ce qui ferait fuir ces institutions? La déconstruction d’une union monétaire jusque-là centrée autour de l’Allemagne; là réside le nerf de la guerre», ajoute de son côté Franck Janura. Le sommet européen du 28 juin donnera la mesure d’un éventuel virage dans la gestion de la crise en Europe. Le Temps

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AChaud !!!!! du Vendredi 22 Juin :  Fractional banking  suite… 

Nous attirons l’attention sur la nouvelle importante de jeudi soir : Moody’s dégrade 15 grandes banques mondiales. Ce sont des groupes majeurs, systémique, des groupes phares.  Par ailleurs la moitié des établissements dégradés restent sous surveillance négative. Les grands d’Europe et de France sont dans le lot.

 

C’est un coup de semonce, mais ce n’est pas une décision sévère, bien au contraire; Moody’s met en évidence la dégradation de la rentabilité des opérations de marchés , mais c’est un cache sexe, une feuille de vigne: Pointer les opérations de marchés c’est détourner l’attention , éviter de regarder du coté des souverains.et surtout l’hypothèse implicite des Agences selon laquelle les souverains peuvent venir en aide à leurs banques est de moins en moins défendable.

Le risk bancaire est dans le refinancement. Pour obtenir des refinancements sur le marché de gros mondial , les banques doivent inspirer confiance et elles doivent fournir des collatéraux. La masse de bons collatéraux se réduit, la méfiance couve :

 

Le programme d’émissions des principaux Etats européens d’ici la fin de l’année

Source Invesment Banker Paris.com 

La pyramide mondiale du crédit , du leverage et du risk repose sur une pointe de plus en plus étroite et de plus en plus dépendante des largesses des Banques centrales et aussi de la fiction de la solvabilité des souverains. Et aussi de systèmes subreptices comme le Target 2 européen: Et c’est là ou git la vulnérabilité réelle 

Les portefeuilles de bonds souverains sont inventoriés de façon non crédible, Comme toujours, tous les professionnels le savent , c’est un invariant , et comme nous l’avons expliqué, c’est quand un invariant commence à varier que la crise se déclenche 

Notre article sur les ancrages globaux, l’absolue nécessité de protéger  les véhicules réceptacles du risk off et le lien avec le fractional banking est plus que jamais a méditer.

L’ Edito du Mercredi 6 Juin 2012 : A propos de la sécurité des dépôts bancaires, mythes et réalités Par Bruno Bertez (actualisé au 9/6/12 à 9h15)

 L’ Edito du 19 Juin 2012 : Derrière la crise des souverains, les fissures du fractional banking par Bruno Bertez (actualisé au 22/6/2012 à 06h15)

Nous sommes dans une situation de double péril. 

1-Retournement du cycle court des affaires, du cycle de l’activité

 German #PMI and GDP tracked against each other

2-Recrudescence des tendances au désendettement , accélération de la tendance négative du cycle du crédit 

L’un et l’autre se renforcent négativement . Quand les deux cycles, celui de la conjoncture et celui du crédit se conjuguent , les risques deviennent extrêmes. 

La solution classique des déficits , des amortisseurs keynésiens n’est plus aisément praticable , on semble avoir touché les limites , sauf aux Etats Unis.

La tendance au rétrécissement des liquidités mondiales est transitivement renforcée par la mauvaise tenue des marchés, la redomestication , la disparition de la fluidité: là aussi,  il n’y a qu’aux Etats Unis que l’on a encore de grosses marges de manœuvres avec les swaps.

Plus que jamais, il est vital  de tenter de  maintenir l’appétit pour le risque.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 22 Juin 2012

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Du Vendredi 22 Juin . Attention mise en garde

Nous avons expliqué récemment que les dirigeants européens pratiquaient la rumeur, profitant de la vilaine pratique journalistique de citer des sources qui refusent d’ètre identifiées.

Nous avons cité le cas récemment d’une rumeur propagée au G20. Elle a fait les gros titres , en revanche le démenti formel lancé par Merkel n’a quasi pas été repris.

Les officiels usent et abusent de l’incompétence des journalistes en ces matières complexes, ils usent et abusent des nuances de vocabulaire, des arcanes de la dette souveraine et de la faible diffusion des textes des traités.

Ainsi on a vu recemment un officiel francais presenter comme une nouveauté importante , quelque chose qui était déjà prevu … dans le traité instituant l’EFSF.

Les marchés étant très volatils, ces rumeurs font le pain blanc des initiés bancaires qui eux bénéficient de l’information directement de la bouche du cheval et ainsi tondent le peu de public qui reste en Bourse.

La présente mise en garde s’adresse aussi à ceux qui , de bonne foi ou non reprennent des flashs d’agence ou des posts de blogs et les commentent. Ils peuvent contribuer à rendre une situation déjà peu claire encore plus opaque et trompeuse.

Nous vous donnons un exemple.

Le bail out des banques espagnoles est très complexe , avec des enjeux colossaux , enjeux financiers , enjeux politiques: le jeu des uns et des autres est d’intoxiquer au maximum .

Les Espagnols viennent à une heure d’intervalle de dire des choses opposées. La question se pose de savoir si les détenteurs de bonds juniors des banques espagnoles vont ou non se voir infliger un burdensharing, un partage des pertes :

Sur cette question centrale on a eu deux déclarations contradictoires en 1 heure.

Par ailleurs compte tenu du fait que l’on ne connait pas les modalités du bail out, à savoir si il va ètre direct ou non , on ne peut rien dire sur la subordination de la dette espagnole détenue par le marché.

Merkel a declaré que le bail out direct des banques violait les traités. Donc tout cela est complexe et loin d’ètre finalisé.

Selon toute vraisemblance le bail out et ses modalités ne seront finalisés que le 9 juillet lors de la réunion des ministres des finances de l’eurozone.

Déjà le FMI et certains pays critiquent le bail out des banques espagnoles , le FMI ne veut pas que le bail out ajoute à la dette souveraine.

Voici quelques nouvelles :

-La Bundesbank a publié un communiqué critiquant la décision de la BCE sur les collatéraux, elle a précisé que pour sa part elle continuerait de refuser les collateraux qui ne seraient pas éligibles selon ses règles.

-La BCE a assoupli les règles de constitution des collatéraux pour permettre aux banques espagnoles de donner en gage des titres hypothécaires douteux . Elles en ont des quantités phénomènales des valeurs de ce type et si on ne les accepte pas , elles se trouvent d’en l’impossibilité d’accéder aux liquidités.

-Les ministres des finances euro ne sont pas d’accords pour alléger les termes du bail out grec, les Hollandais, Autrichiens et Belges se sont montrés très réservés.

-La contre offensive internationale allemande se poursuit:

Economist-Titelblätter: Original oder Fälschung?
 
-Le patron de Die Zeit declare dans la presse anglaise que : les critiques feraient bien d’arréter d’accuser Merkel d’arrogance. Pourquoi prendrait elle à sa charge la dette de tout le monde ? demande t il. Il ajoute que les Anglo saxons qui la critiquent feraient mieux de s’interroger sur les résultats qu’ils ont obtenus chez eux avec leur keynesianisme à tout crin. Les deficits supérieurs à 10% et les trillions de de liquidités supplémentaires n’ont pas renversé la grande vague du chomage.

-En Allemagne , offensive très forte pour faire pression sur Merkel . Dans la FAZ , un groupe influent de leaders d’opinions, économistes, professeurs, responsables institutionnels demandent que l’on arrète de faire payer la crise de la dette par les contribuables. Ils réclament une discipline budgetaire stricte dans l’eurozone et suggèrent le retrait des pays qui ne peuvent s’y plier. La politique monétaire et la politique fiscale doivent à nouveau ètre disjointes . Etc etc .

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Dans le Financial Times, Gideon Rachman manifeste de la compassion pour les Allemands, lorsqu’il avertit ses lecteurs de la façon suivante : « Nous isolons et surchargeons l’Allemagne à notre péril. Les demandes qui ont été faites à l’Allemagne ne sont pas réalistes ».

Et il prend pour exemple l’une de ces exigences : le programme de garantie des dépôts pour le système bancaire européen. Il cite un politicien hollandais qui partage le point de vue des Allemands : « Nous ne pouvons pas pousser le projet d’une union bancaire alors que les Français viennent d’avancer l’âge de la retraite à 60 ans, tandis que nous venons de repousser le nôtre à 67 ans ». Les citoyens allemands et néerlandais ne trouveraient pas justes de soutenir les banques des autres pays avec leur argent pour payer des avantages sociaux qui sont plus généreux qu’en Allemagne ou aux Pays Bas.

Ce problème illustre le fait qu’une problématique de nature technique telle qu’une garantie pour les dépôts bancaires a tout de suite des implications pour la souveraineté nationale. Pour avancer vers une mutualisation de la dette en Europe, il faut auparavant harmoniser les systèmes de sécurité sociale et accomplir l’union politique. Mais ce n’est pas un travail de quelques semaines : il y en a pour des décennies…..

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BRUNO BERTEZ Le Vendredi 22 Juin 2012

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Dans un article intitulé «François, le cauchemar des entreprises», le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung s’alarme des projets du président français visant à «étouffer» l’industrie française avec des «impôts plus élevés», pour tenir les engagements de réduction des déficits. Et la Süddeutsche de s’interroger: «Cette redistribution rendra-t-elle les entreprises plus compétitives? La France espère-t-elle ainsi créer des emplois? Il n’y a pas le début d’une réforme structurelle, bien que la croissance et l’emploi soient les priorités du gouvernement.»

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20 replies »

  1. Merci pour cet article.

    En clair, je suppose qu’il est souhaitable de garder ses actions plutôt que ses emprunts d’Etats.

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  2. Bonsoir,

    Votre billet résonne étrangement, comme un écho pourrait-on dire, avec ceux écrits par JP Chevallier ce jour (http://chevallier.biz/2012/06/e-crise-toujours-en-mode-attente/#comments et http://chevallier.biz/2012/06/bce-les-marioles-et-les-banksters-suite/). J’y trouve une sorte de complément indispensable et une aide considérable à la réflexion.
    Plus haut, vous écrivez: « Le politique, c’est du superficiel, du discours sur le Réel, ce n’est pas le Réel. » Avec les propos tenus par nos principaux responsables, nous sommes vernis en matière d’opinion sur la nature des queues de comètes. Là où nous aurions besoin d’un de Gaulle, nous n’avons que de pâles ersatzs de Laval. Comme ce dernier, ils se trompent d’époque et persistent à voir le monde avec leurs œillères et à travers leurs préjugés. On sait à quoi cet aveuglement a mené l’ancien maire d’Aubervilliers (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval). On devine, à la lecture de vos billets ce qui va se passer prochainement. Tiens, en y regardant de près, tous ces gens là appartiennent au même courant de pensée. Une relation?

    Bonne soirée

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    • Ce que vous dites me fait plaisir, mon objectif quand j’ecris est exactement celui-là; vous aider à réfléchir.
      Cela dit, essayez de pénêtrer dans le cadre d’ensemble de notre analyse, que vous soyez d’accord ou que vous ne le soyez pas. Contrairement aux medias MSM et autres services, nous mettons l’accent sur la continuité et la cohérence. ce que nous écrivons prend pour point de départ l’actualité, essaie de l’interpréter et ensuite de l’intégrer dans une analyse d’ensemble. il est évident que s’il y a des écarts, s’il y a des révisions à opérer dans la vision d’ensemble, nous le faisons car nous n’avons aucun amour propre d’auteur. A partir de la situation présente, on peut peut-être tenter de prévoir ce qui va se passer au cours des prochains mois. Cependant, nous vous mettons en garde. Dans les périodes de transition qui sont aussi souvent des périodes de crise, tout est réversible. Donc il faut être humble dans ces prévisions.
      Merci de votre fidélité.

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  3. Du Mercredi 20 juin: A propos des millionnaires, de l’accumulation et du capitalisme

    Nous nous permettons de reprendre ci-dessous un texte publié par boursier.com qui, nous l’espérons, ne nous en voudra pas.
    Ce texte retient notre attention dans la mesure où nous écrivons de temps à autres, et même souvent, sur le capital, les inégalités, l’investissement, le chômage, etc. Pourquoi cette énumération? Parce que tout est lié… en système capitaliste.

    Le système capitaliste est le système par lequel le capital s’accumule, le système par lequel les investisseurs s’enrichissent, la légitimité de cet enrichissement tenant à la contre-partie sociale, à savoir l’investissement, la création de richesses et, bien entendu, le développement de l’emploi.

    Le post ci-dessous illustre bien notre propos et, nous l’espérons, montre l’absurde des positions socialistes qui prétendent lutter contre le chômage tout en luttant contre l’accumulation. Nous le martelons: accumulation, investissement, créations d’emplois sont indiscutablement liés et tout le reste n’est que sornettes.

    La seule corrélation de long terme convaincante qui n’ait jamais été démontrée concernant l’emploi est la corrélation entre le taux d’accroissement de l’investissement et le taux d’accroissement de la force de travail employée. C’est le résultat des travaux de Taylor, le célèbre père de la Taylor Rule.

    Donc, ci-dessous, vous trouvez une illustration très simple.

    L’Asie a une croissance nettement supérieure aux vieux pays occidentaux. Elle met de plus en plus de main d’œuvre au travail. Elle investit des pourcentages fantastiques par rapport au PIB, elle accroit son nombre de millionnaires. A un point tel que, maintenant, ce nombre est supérieur à celui des vieux pays, comme l’Amérique du Nord. Et pourtant, en Amérique du Nord, il y a des faux millionnaires illégitimes, vous savez, ceux que nous appelons les kleptocrates. Si on retirait les kleptocrates, le nombre de millionnaires américains liés à l’activité productive chuterait fortement.

    Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire que la prospérité d’un pays va malheureusement de pair avec l’accumulation, avec l’enrichissement des individus; bref, avec l’accroissement des inégalités. C’est ainsi, on n’y peut rien. C’est un mal nécessaire.

    Ceux qui ont essayé un système différent, à savoir les socialistes, les communistes et les socio-démo, se sont heurtés à la logique économique et à la nature humaine: la croissance a été faible, le pouvoir d’achat a stagné, voire régressé; peu à peu, l’appareil économique s’est étiolé.

    C’est vrai que l’on a déjà oublié ce que l’on a découvert en Allemagne de l’Est, en URSS et autres, lorsque le Mur de Berlin s’est écroulé.
    On a découvert, nous vous le rappelons, des économies dévastées, délabrées, avec des allocations du capital idiotes, un système de prix totalement faux. Bref, des économies de rationnement.

    Le pari du gouvernement français actuel, et des socialistes en général, consiste à lutter contre le chômage et favoriser la création d’emplois, mais tout en même temps, en luttant contre l’accumulation privée du capital et l’enrichissement des individus.
    C’est un pari perdu d’avance. Aussi bien la logique, que la théorie économique et que l’Histoire en attestent.

    Il est dommage que des gens comme Parisot, du Medef, soient complices du pouvoir socialiste et recherchent la connivence en mettant en avant la seule entreprise, et en occultant que, derrière l’entreprise, il y a des hommes, des hommes qui veulent grimper dans la société, s’enrichir, et bien sûr, accumuler. Parisot, c’est le capitalisme honteux, le socialisme d’entreprise.

    Histoire de ridiculiser un peu Parisot, qui parle sans connaître et sans réfléchir, nous vous rappelons qu’il y a quelques mois, elle a eu le culot de faire une intervention publique pour déclarer qu’il n’y avait pas de problème de fonds propres dans les banques françaises!

    « Fortune : il y a plus de millionnaires en Asie qu’en Amérique du Nord !

    (Boursier.com) — L’Asie est devenue la première patrie des millionnaires ! Ainsi, en 2011, le nombre de millionnaires asiatiques a dépassé pour la première fois celui de l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada). Selon une étude annuelle sur la richesse mondiale publiée par Capgemini et le canadien RBC Wealth Management, ils étaient 3,37 millions d’individus à posséder plus de 1 Million de Dollars en Asie-Pacifique à fin 2011, un nombre en hausse de 1,6%, contre 3,35 millions de Nord-Américains, dont le nombre a baissé de 1,1% par rapport à 2010…

    L’étude porte sur les personnes possédant des actifs investis ou à investir (hors résidence principale) supérieurs à 1 Million de Dollars, soit environ 794 ME.

    Toutefois, en termes de montant des actifs, l’Amérique du Nord reste en tête avec un patrimoine total de 11.400 Mds$, contre 10.700 Mds$ pour la zone Asie-Pacifique. En revanche en Europe, la richesse a reculé de 1,1% l’an dernier pour revenir à 10.100 Mds$, après une hausse de 7,2% en 2010.

    Plus globalement, dans le monde entier, le nombre de millionnaires est resté stable à 11 millions, mais la valeur de leurs actifs a baissé de 1,7% à 42.000 Milliards de Dollars à la fin 2011. Il s’agit du première repli depuis 2008, à l’occasion de la crise des « subprimes ». La catégorie des plus riches, possédant plus de 30 M$, a été la plus touchée, avec une chute de la valeur de ses actifs de 4,9% en 2011, après une hausse de 12% en 2010. La baisse des marchés financiers et le ralentissement économique mondial lié à la crise dans la zone Euro sont les principales raisons à l’origine de la contraction des patrimoines des millionnaires l’an dernier… »

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    • Mercredi 20 Juin : Quelques brèves à propos du tiers payant

      Tout ce qui touche à l’argent mérite intéret en ces temps de tension sur les ressources.

      Nous ne pouvons donc etre indifferents à l’actualité lorsqu’elle nous parle de gros sous .

      Les tennismen à la retraite ex vedette Noah et Forget étaient entendus par une quelconque commission sur la fiscalité. Si l’on en croit nos tennismen , le pactole qu’ils touchent pendant leur dix ans de carrière est justifié par le calcul economique suivant : ils doivent gagner en 10 ans de quoi subvenir à leurs besoins toute leur vie.

      Question : Et le cadre qui est viré de son entreprise pour cause de rachat étranger parce que le patron est écoeuré par la fiscalité destinée à financer le tiers payant , ce cadre peut il lui aussi prétendre , exiger de gagner en 10 ans l’équivalent de 40 ans de carrière?

      Noah ajoute que pour lui c’est un honneur de porter les couleurs francaises, bien , très bien . L’a t il fait gratuitement quand il était en exercice? Notre petit doigt nous dit que non.

      Passons aux footballeurs. Prestation lamentable , il vont quand mème toucher une prime de 100 000 euros. Prime moralement scandaleuse c’est évident . Mais à qui la faute? Au système dans lequel nous vivons, système de tiers payant généralisé. Ce sont les sponsors qui paient. Comme le dit la radio, il n’y a pas de raison que les sponsors se régalent sur leur dos. Ben voyons.

      Le systeme du tiers payant est celui à la fois du socialisme et du capitalisme pervers. Dans les deux cas, on coupe le lien entre l’effort, le travail, l’innovation , le gout du risque et la rémuneration.

      Qu’est ce qui est le plus scandaleux, vivre de la repartition des fruits du travail des autres ou bien s’octroyer ou se faire octroyer des gains que l’on n’ a pas merités? Des gains tombés du ciel ?

      Le système du tiers payant coupe le lien qui unit l’homme au réel , il en fait un nevrosé, inadapté à la vraie vie, fragile , et envieux .

      Le socialisme adore mettre les gens dans la dépendance . Connaissez vous le soi disant grand philosophe Bertrand Russell , socialiste impénitent devant l’eternel . Il a suggéré de pousser la mise en dépendance de l’homme à son extrème . Russell propose dans sa société globalisée, mondialisée et mondialiste que la nourriture soit utilisée pour s’assurer de la docilité des citoyens. La gestion de la nourriture serait centralisé et elle serait repartie en raison du degré de compliance, des peuples et des citoyens. Ainsi seraient rendues inutiles les guerres, le controle des naissances! AH ces constructivistes, dirigistes, socialistes!

      Quelle difference avec les pseudo démocraties dans lesquelles, en echange de faveurs, on vote bien?

      Les pauvres, les travailleurs, il en reste dans ce monde d’exploitation délocalisée des émergents , sont exploités par les biens pensants professionnels de la compassion , les Warren Buffett, les Soros, les Noah , les Arditi , les Bergé , les Niel et autres, ces professionnels de la philantropie à bon compte roulent sur l’or et vous roulent , Y avez vous songé?

      Les dirigeants de la Grèce, l’Espagne, l’Italie et bientot la France ont grugé et vont gruger leurs peuples par des promesses intenables, qu’importe ils ont eu ou vont avoir les honneurs. Laissant aux autres l’infamie.
      Ah ! Le tiers payant.

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      • Ah, tiens, pour une fois je ne vous suis pas complètement. Les Noahs de ce monde ont pris des risques, développés leurs talents. Pour un Noah, ou un Forget, combien de p’tits gars qui finissent prof de tennis. Ils ont tout joué sur leur talent, certains réussissent à « percer », d’autres non. Le risque est rémunéré. L’est-il trop? Personnellement, je ne veux pas commencer à me mêler de ce que serait une « juste » rémunération.

        Et puis le vieux « Panem et Circenses » : la fonction « régulatrice » de ces « champions » pour que la population reste bien docile et rêve par procuration n’est pas innocente.

        J’aimerais qu’on puisse avoir la même « compassion » pour l’entrepreneur : la personne qui fait des choix, qui prend des risques, qui réussit et qui… se fait spolier. Pourquoi est-ce « socialement acceptable » qu’un sportif gagne en 10 ans de quoi vivre toute sa vie, et pas un entrepreneur? Ce double discours me déroute. Faudrait-il donc que je donne 60-70% de ce que je gagne pour être par la suite à la merci de l’État pour mes vieux jours? J’ai du mal.

        Mais sinon sur le fond là, oui, encore une fois, le tiers payant comme moteur de l’infamie… vos analyses sont lumineuses.

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        • Ce que moi je vois comme problèmes au delà de ce dont parlent Bertez et Lupus, c’est que voir des gens comme Zidane, Noah et Forget dire qu’ils sont d’accord pour une pression fiscale confiscatoire quand eux même n’y sont pas assujetti me rappelle les sondages où il en sort que plus de la moitié des gens sont pour un impôt sur le revenu de plus en plus grand en France. Sauf que c’est facile, quand on sait que 1 français sur 2 au moins ne le paye pas et que quasiment 100% des gens qui ne le payent pas sont forcément pour relever cet impôt.

          Ca revient à ce que disait Lupus il y a quelques mois : les gens sont quasiment toujours d’accord pour un nouvel impôt, une augmentation ou une rallonge d’impôt « quand ça ne les concernent pas ».

          Deuxième problème, il faudrait arrêter avec les idoles. Surtout quand ces idoles sont loin d’être parfaites (les bleus au mondial 2010 l’ont bien rappelé et quelque part c’est très bien ainsi) et encore plus quand on leur attribue des qualités qu’ils n’ont pas.

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  4. Les problèmes économiques surviennent toujours lors d’une mauvaise allocation des ressources financières. Un principe de base d’une économie de marché veut que le risque et la récompense soient en rapport. Plus leur entreprise prospère, mieux se portent les actionnaires, mais ils sont aussi les premières victimes des pertes. De même les détenteurs d’obligations sont heurtés en plein par les coupes (haircut) en cas de restructuration, ce qui dans une logique de marché n’est pas à remettre en question – sauf qu’ils bénéficient désormais trop souvent d’une protection, comme s’ils étaient les déposants et non des spéculateurs.

    Le fait que les détenteurs d’obligations aient été protégés aux Etats-Unis en 2008 et en Europe en 2012 relance le débat autour du processus de destruction créative de Schumpeter. L’articulation de ce mécanisme aurait donc ainsi été gravement affectée, nuisant dès lors au rééquilibrage de la bonne allocation des ressources pécuniaires et condamnant l’économie mondiale à retomber en récession…

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  5. Mercredi 20 juin 2012 :

    L’Espagne devrait faire une demande d’aide jeudi à l’Eurogroupe.

    L’Espagne devrait demander officiellement l’aide de la zone euro pour son secteur bancaire jeudi lors d’une réunion de l’Eurogroupe, a indiqué mercredi un diplomate européen sous couvert d’anonymat.

    Madrid devrait faire une demande d’aide via le Fonds de secours de la zone euro (FESF) lors de la réunion de l’Eurogroupe qui se tient jeudi à Luxembourg, a fait savoir ce diplomate.

    Cette demande interviendrait après la publication d’un premier audit sur les banques espagnoles par les cabinets allemand Roland Berger et américain Oliver Wyman, qui est attendu d’ici jeudi.

    Madrid en a besoin pour chiffrer exactement ses besoins pour le plan de sauvetage européen destiné à ses banques, qui prévoit une aide pouvant atteindre 100 milliards d’euros.

    L’absence de détails sur le plan d’aide espagnol a été nuisible, a estimé ce diplomate. Le mouvement de défiance envers l’Espagne sur les marchés a été alimenté par les incertitudes entourant le sauvetage des banques espagnoles, notamment sur la somme dont Madrid a besoin.

    Autre sujet qui inquiète les marchés : le choix du fonds de secours pour venir en aide au secteur bancaire espagnol.

    Il y a une préférence marquée pour avoir recours au Mécanisme européen de stabilité (MES) au sein de nombreux pays de la zone euro, mais tout dépend de l’entrée en vigueur de ce fonds de secours, a indiqué un haut responsable européen sous couvert d’anonymat. En cours de ratification, le MES devrait entrer en vigueur le 9 juillet.

    Seul le Fonds de secours de la zone euro (FESF) est donc utilisable dans l’immédiat. Cette option est celle que préfèrent les marchés car dans le scénario extrême d’une restructuration de la dette espagnole, en tant que créancier, le FESF serait logé à la même enseigne que les autres prêteurs.

    En revanche, les prêts du MES sont dits seniors, c’est-à-dire que le fonds serait remboursé en priorité par rapport aux autres créanciers, un scénario qui peut entretenir les doutes des marchés, lesquels craignent que les investisseurs privés ne soient lésés.

    http://www.romandie.com/news/n/_Espagnebanques_Madrid_devrait_faire_une_demande_d_aide_jeudi_a_l_Eurogroupe_76200620121117.asp

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  6. Mercredi 20 juin 2012 :

    Chypre va solliciter l’aide de la zone euro pour ses banques « probablement la semaine prochaine » et demander à la Russie de lui prêter entre 3 et 5 milliards d’euros dès cette semaine, a indiqué mercredi une source diplomatique européenne sous couvert d’anonymat.

    A Bruxelles, on s’attend à ce que Chypre « règle d’abord la question du prêt bilatéral et dépose la demande pour les banques probablement la semaine prochaine » sur le modèle du sauvetage que l’Espagne va obtenir pour son secteur bancaire, a indiqué cette source au fait des discussions.

    L’aide sollicitée auprès de la zone euro pour les banques pourrait être de la même ampleur que le prêt demandé à la Russie, a confié cette source.

    Chypre, dont l’économie est très dépendante de la Grèce, est sous pression en particulier son secteur bancaire qui a souffert de l’opération d’effacement de la dette grecque. L’exposition des banques chypriotes à la dette grecque s’élève à 3,5 milliards d’euros pour un budget national d’environ 7 milliards.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202129498843-chypre-va-demander-l-aide-de-la-zone-euro-et-de-la-russie-335906.php

    – La Russie va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

    – La zone euro va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

    – Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

    – Prochain domino qui va tomber : l’Italie.

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  7. Du Mercredi 20 Juin . De la rumeur comme outil de gestion et de spoliation

    Le taux de rendement des bonds espagnols à dix ans vient de chuter fortement sous les 7% . On perd présentement environ 0,25 pbs. On ne peut que s’en rejouir, la spéculation est excessive, elle porte les taux à des niveaux de panique alors que l’on n’en est pas encore là . Cela va trop vite, il faut laisser du temps au temps, c’est à dire qu’il faut, de temps à autre, laisser au réel la possibilité de rattrapper les anticipations.

    Ceux qui vont trop vite paient, c’est la loi de la spéculation: Rien a redire.

    La ou nous trouvons à redire c’est dans la multiplication des rumeurs et intoxications de la part d’officiels qui manipulent les marchés et restent impunis .

    Y aurait il differentes categories de citoyens, les uns punissables , les autres au dessus des lois? La propagation de fausses rumeurs est punissable, tout financier ou boursicoteur le sait.

    Des leaders européens ont soufflé a la presse la soi disant information selon laquelle on serait en train de preparer l’ EFSF à acheter des bonds de souverains sur le marché secondaire: Ceci pour réduire les couts d’acces au marché des Italiens et des Espagnols.

    Ce n’est pas sot , car l’EFSF peut statutairement si nos souvenirs sont bons, le faire.
    L’ennui est que les Allemands ont officiellement démenti et que le dementi lui est passé à la trappe.

    Il est évident que la multiplication des rumeurs, des confidences off, des opérations d’initiés méritent des enquètes sérieuses et s’il s’avère que des officiels sont compromis dans de telles opérations, ils doivent ètre sanctionnés. Depuis l’affaire Pechiney on sait que c’est possible.

    L’information est totalement dissymétrique en ces périodes troubles et personne ne s’en soucie. La volatilité est forte,il y a des profits illicites qui sont faits à la faveur de tips, de rumeurs et on laisse faire .

    Le masque de l’intéret general couvre des operations immorales. Donner des leçons à la speculation ne justifie pas que l’on vole les marchés.

    L’EFSF n’est pas opérationnel, il n’est pas ratifié et il n’a que 250 milliards a venir.
    .

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  8. Mercredi 20 Juin Premier reniement par Jean Marc Ayrault
    Non ce n’est ni un film ni mème un mauvais rève , c’est un entretien de Jean Marc Ayrault a paraitre demain dans le journal allemand « Die Zeit ».
    Le premier ministre ouvre le bal des reniements , la valse des reniements en reconnaissant « la creation des eurobonds prendra plusieurs années ».
    Voilà, la chose est dite , l’énormité est sortie, ces eurobonds qui constituaient la pierre angulaire du programme de Hollande et dont on avait absolument besoin pour lui donner sa cohérence, ces eurobonds ne sont ni pour demain ni pour apres demain, ils sont pour dans quelques années.
    Evidemment personne ne relève, mais si ce qui devait permettre a la France d’accéder aux marchés pour financer son programme de relance keynésienne est repoussé aux calendes grecques, que va t on faire ?
    Abandonner le programme ? Mais oui bien sûr.
    L’eurobond était ce mythe qui devait permettre de tout faire, de dépasser les limites de l’économie, de la finance et bien entendu de l’austérité ! C’était l’un des coffres , l’un des grands trésors dans lequel on avait promis de piocher pour boucher les trous.
    Tracer une croix sur l’eurobond , y préparer les esprits, c’est préparer, mieux, c’est engager le grand virage: celui de la continuité avec le gouvernement précedent. Sociale démo oblige… que l’on soit de droite ou de gauche, on n’y coupe pas.
    Il va rester beaucoup de choses à renier , nous vous avons dressé une liste i y a quelques jours. Mais il y a une chose sur laquelle la gauche ne reculera pas , c’est l’aggravation des prélèvements fiscaux , car là , c’est la symbolique de gauche qui serait en cause . Et puis augmenter les impots c’est joindre l’utile à l’agréable, pour la clientèle de Hollande.
    Et dire qu’il a fallu aller bien loin, en Allemagne, pour nous annoncer cela !

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  9. Jeudi 21 juin 2012 :

    L’Espagne paye très cher pour réussir son émission.

    Madrid a émis plus de 2 milliards d’euros d’obligations à moyen-terme à des taux très élevés. Sur les titres à 5 ans, l’Espagne a dû s’acquitter de taux d’intérêt jamais expérimentés depuis la création de l’euro.

    C’est dans la douleur que l’Espagne a couvert aujourd’hui 60% de son programme d’émission à moyen et long terme pour 2012. Le Trésor espagnol a réussi à placer ce matin 2,2 milliards d’euros d’obligations à deux, trois et cinq ans, dépassant son objectif maximum de 2 milliards grâce à une bonne demande, mais au prix de taux d’intérêt très élevés.

    Les rendements moyens sont ainsi ressortis à 4,706% sur les titres à deux ans, à 5,457% sur ceux à trois ans, et 6,072% sur ceux à cinq ans, contre respectivement 2,069% en mars, 4,876% et 4,960% en mai.

    Selon Reuters, les taux concédés par le Trésor sur les titres à 5 ans sont les plus élevés depuis la création de l’euro.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202131494640-l-espagne-paye-tres-cher-pour-reussir-son-emission-336263.php

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  10. 1 – sur le reniement…
    Peut-on à la fois critiquer Hollande quand on croit qu’il s »éloigne de l’Allemagne, et le critiquer quand il s’en rapproche.
    Peut-on reprocher à Hollande de ne pas appliquer le programme qu’il avait mis en avant pour être élu ? Pouvait-on, sans danger pour la démocratie et la cohésion du pays, laisser N. Sarkozy au pouvoir 5 ans de plus. Il fallait que F. Hollande (ou un autre) soit élu, et pour cela il ne devait effrayer ses électeurs. Il a fait peu de promesses, ce n’est pas sa faute si les gens – la droite surtout d’ailleurs – s’imaginaient qu’il ferait une politique économique idiote.
    Contrairement à N. Sarkozy (qui ne savait gérer que le court terme, c’est pour cela qu’il était bon dans les crises), F. Hollande joue simultanément sur plusieurs horizons de temps, il sait distinguer le très court terme (faire le nécessaire pour être élu), le court terme (quelques micro-mesures keynesiennes au niveau de l’Europe, cela ne fait pas de mal), le moyen terme (une réforme fiscale cela permet d’améliorer très vite le budget), puis le long terme avec les réformes de structures, l’union européenne et les eurobonds (mais le long terme doit être préparé très longtemps à l’avance).
    2 – sur les hauts salaires et les inégalités
    J’aurais préféré une analyse un peu plus approfondie , comme vous savez les faire (moins superficielle, moins « anti-socialiste », peut-être un autre article ?)
    Oui, l’enrichissement est un des principal moteur de l’économie. Il faut des inégalités, il faut des salaires élevés, etc…C’est un principe économique qui n’est pas nouveau.
    En même temps, sous la bannière de ce principe économique, il n’y a pas de raison de s’arrêter…Dans dix ans si on continue les rémunérations des patrons du Cac40 seront dix fois plus élevées (l’échelle des salaires dix fois plus élevée). Les gros patrimoines continueront de grossir sans rapport avec la croissance de l’économie.
    Aux Etats Unis 1% de la population possède 80% ou 90% des richesses (ou quelque chose comme cela), et je ne crois pas que cela ait contribué à créer beaucoup de croissance ces derniers temps.
    Salaires élévés, oui s’il y a création de richesses en proportion. Mais s’il n’y a création de richesses que pour les riches et simultanément augmentation de la pauvreté et de la précarité, il y a un problème !

    Je pense qu’au delà de certaines limites de salaires, de patrimoine, cela devient malsain, et j’ai l’impression que l’on a atteint cette limite.

    Autre sujet, je me demande si une grande partie des nouveaux milliardaires chinois n »ont pas été créés par les récents QE américains (donc par de la croissance à crédit…mais je ne sais pas trop quelle conclusion en tirer)

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    • Ce que je crois avoir compris de ces analyses c’est que nous sommes en plein socialisme !
      Bien sûr la cupidité humaine est éternelle et universelle mais n’est-ce pas le socialisme qui fabrique la pauvreté, confisque, spolie et en plus prive de liberté de façon beaucoup plus efficace que le capitalisme ?
      Souvenez- vous de l’URSS, pensez au plus socialiste des pays actuels, la Corée du Nord, où le peuple en est réduit au cannibalisme pendant qu’une hyperminorité ( les 1% ? ) a tout….

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  11. Vendredi 22 Juin : Fractional banking suite…

    Nous attirons l’attention sur la nouvelle importante de jeudi soir : Moody’s dégrade 15 grandes banques mondiales. Ce sont des groupes majeurs, systémique, des groupes phares. Par ailleurs la moitié des établissements dégradés restent sous surveillance négative. Les grands d’Europe et de France sont dans le lot.

    C’est un coup de semonce, mais ce n’est pas une décision sévère, bien au contraire; Moody’s met en évidence la dégradation de la rentabilité des opérations de marchés , mais c’est un cache sexe, une feuille de vigne: Pointer les opérations de marchés c’est détourner l’attention , éviter de regarder du coté des souverains.et surtout l’hypothèse implicite des Agences selon laquelle les souverains peuvent venir en aide à leurs banques est de moins en moins défendable.
    Le risk bancaire est dans le refinancement. Pour obtenir des refinancements sur le marché de gros mondial , les banques doivent inspirer confiance et elles doivent fournir des collatéraux. La masse de bons collatéraux se .réduit, la méfiance couve:

    La pyramide mondiale du crédit , du leverage et du risk repose sur une pointe de plus en plus étroite et de plus en plus dépendante des largesses des Banques centrales et aussi de la fiction de la solvabilité des souverains. Et aussi de systèmes subreptices comme le Target 2 européen: Et c’est là ou git la vulnérabilité réelle

    Les portefeuilles de bonds souverains sont inventoriés de façon non crédible, Comme toujours, tous les professionnels le savent , c’est un invariant , et comme nous l’avons expliqué, c’est quand un invariant commence à varier que la crise se déclenche:

    Notre article sur les ancrages globaux, l’absolue nécessité de protéger les véhicules réceptacles du risk off et le lien avec le fractional banking est plus que jamais a méditer.

    Nous sommes dans une situation de double péril.

    1-Retournement du cycle court des affaires, du cycle de l’activité
    2-Recrudescence des tendances au désendettement , accélération de la tendance négative du cycle du crédit

    L’un et l’autre se renforcent négativement . Quand les deux cycles, celui de la conjoncture et celui du crédit se conjuguent , les risques deviennent extrêmes.

    La solution classique des déficits , des amortisseurs keynésiens n’est plus aisément praticable , on semble avoir touché les limites , sauf aux Etats Unis.

    La tendance au rétrécissement des liquidités mondiales est transitivement renforcée par la mauvaise tenue des marchés, la redomestication , la disparition de la fluidité: là aussi, il n’y a qu’aux Etats Unis que l’on a encore de grosses marges de manœuvres avec les swaps.

    Plus que jamais, il est vital de tenter de maintenir l’appétit pour le risque.

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  12. Du Vendredi 22 Juin . Attention mise en garde

    Nous avons expliqué récemment que les dirigeants européens pratiquaient la rumeur, profitant de la vilaine pratique journalistique de citer des sources qui refusent d’ètre identifiées.

    Nous avons cité le cas récemment d’une rumeur propagée au G20. Elle a fait les gros titres , en revanche le démenti formel lancé par Merkel n’a quasi pas été repris.

    Les officiels usent et abusent de l’incompétence des journalistes en ces matières complexes, ils usent et abusent des nuances de vocabulaire, des arcanes de la dette souveraine et de la faible diffusion des textes des traités.

    Ainsi on a vu recemment un officiel francais presenter comme une nouveauté importante , quelque chose qui était déjà prevu … dans le traité instituant l’EFSF.

    Les marchés étant très volatils, ces rumeurs font le pain blanc des initiés bancaires qui eux bénéficient de l’information directement de la bouche du cheval et ainsi tondent le peu de public qui reste en Bourse.

    La présente mise en garde s’adresse aussi à ceux qui , de bonne foi ou non reprennent des flashs d’agence ou des posts de blogs et les commentent. Ils peuvent contribuer à rendre une situation déjà peu claire encore plus opaque et trompeuse.

    Nous vous donnons un exemple.

    Le bail out des banques espagnoles est très complexe , avec des enjeux colossaux , enjeux financiers , enjeux politiques: le jeu des uns et des autres est d’intoxiquer au maximum .

    Les Espagnols viennent à une heure d’intervalle de dire des choses opposées. La question se pose de savoir si les détenteurs de bonds juniors des banques espagnoles vont ou non se voir infliger un burdensharing, un partage des pertes :

    Sur cette question centrale on a eu deux déclarations contradictoires en 1 heure.

    Par ailleurs compte tenu du fait que l’on ne connait pas les modalités du bail out, à savoir si il va ètre direct ou non , on ne peut rien dire sur la subordination de la dette espagnole détenue par le marché.

    Merkel a declaré que le bail out direct des banques violait les traités. Donc tout cela est complexe et loin d’ètre finalisé.

    Selon toute vraisemblance le bail out et ses modalités ne seront finalisés que le 9 juillet lors de la réunion des ministres des finances de l’eurozone.

    Déjà le FMI et certains pays critiquent le bail out des banques espagnoles , le FMI ne veut pas que le bail out ajoute à la dette souveraine.

    Voici quelques nouvelles.

    La Bundesbank a publié un communiqué critiquant la décision de la BCE sur les collatéraux, elle a précisé que pour sa part elle continuerait de refuser les collateraux qui ne seraient pas éligibles selon ses règles.

    La BCE a assoupli les règles de constitution des collatéraux pour permettre aux banques espagnoles de donner en gage des titres hypothécaires douteux . Elles en ont des quantités phénomènales des valeurs de ce type et si on ne les accepte pas , elles se trouvent d’en l’impossibilité d’accéder aux liquidités.

    Les ministres des finances euro ne sont pas d’accords pour alléger les termes du bail out grec, les Hollandais, Autrichiens et Belges se sont montrés très réservés.

    La contre offensive internationale allemande se poursuit:

    Le patron de Die Zeit declare dans la presse anglaise que : les critiques feraient bien d’arréter d’accuser Merkel d’arrogance. Pourquoi prendrait elle à sa charge la dette de tout le monde ? demande t il. Il ajoute que les Anglo saxons qui la critiquent feraient mieux de s’interroger sur les résultats qu’ils ont obtenus chez eux avec leur keynesianisme à tout crin. Les deficits supérieurs à 10% et les trillions de de liquidités supplémentaires n’ont pas renversé la grande vague du chomage.
    En Allemagne , offensive très forte pour faire pression sur Merkel . Dans la FAZ , un groupe influent de leaders d’opinions, économistes, professeurs, responsables institutionnels demandent que l’on arrète de faire payer la crise de la dette par les contribuables. Ils réclament une discipline budgetaire stricte dans l’eurozone et suggèrent le retrait des pays qui ne peuvent s’y plier. La politique monétaire et la politique fiscale doivent à nouveau ètre disjointes . Etc etc .

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    • Les rumeurs de sources non identifiées se font déjà à l’échelle de la France où les journaux n’hésitent pas à écrire sur des propos tenus par des « sources qui veulent rester anonymes ». Lé déontologie voudraient que les journaux ne publient pas des faits invérifiables (car anonymes).

      Au sujet des anglo saxon, le patron de Die Zeit a raison. La pratique d’imprimer des billets ne marchent pas, ou du moins ne marchent plus, et ce cher Olivier Delarmarche aime nous le rappeler tous les mardi avec chiffres et études à l’appui.

      Mais le jour où des gens comme vous ou Delarmarche feront la une de nos journaux français, les poules auront des dents, voire des défenses d’éléphants.

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  13. Vendredi 22 juin 2012 :

    Merkel ne plie pas face aux demandes des pays du sud de la zone euro.

    Pour la chancelière allemande, la recapitalisation directe des banques par les fonds de secours « viole les traités ». La chancelière rejette aussi toute intervention de la Banque centrale européenne ou des fonds de secours pour racheter les obligations des Etats en difficultés, alors que Mariano Rajoy et Mario Monti sont pour. Elle ne veut pas, non plus, entendre parler des euro-obligations, dont François Hollande continue de demander la mise en place « avant dix ans ».

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/22/merkel-ne-plie-pas-face-aux-demandes-des-pays-du-sud-de-la-zone-euro_1723453_3214.html?google_editors_picks=true

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