Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Le Sapeur Camembert, grand précurseur de Keynes par Charles Gave

Le Sapeur Camembert, grand précurseur de Keynes par Charles Gave 

Apparemment notre nouveau Président a trouvé la solution à la crise Européenne, solution qui jusque là avait échappé à tout le monde et surtout aux Allemands. Il  nous faut emprunter plus par l’intermédiaire d’organisations qui pour l’instant ont encore des bilans relativement sains du style de la Banque Européenne d’Investissements et se lancer avec cet argent dans des investissements massifs, du  type, toutes qui ne mènent nulle part ou ponts qui ne servent à rien. 

Notre Président veut réinventer les ateliers nationaux qui avaient piteusement échoué en…1848, ce qui donne une idée de la modernité de sa pensée  et cela  à l’époque de l’économie de la connaissance. 

On est émerveillés… 

C’est bien entendu ce que font les Japonais depuis vingt ans et les Américains depuis l’arrivée de monsieur Obama, avec les succès que chacun peut constater.Nos élites ne se rendent pas compte que la crise actuelle n’est pas une crise de sous consommation comme ils le pensent, mais une crise de la surconsommation étatique financée par un excès de dette.  Nous souffrons d’avoir un Etat dont le poids est trop lourd et qui pour se financer emprunte de l’argent que nos enfants devront rembourser. 

Chacun sait que la dette n’est que de l’impôt différé et que la marque d’une Démocratie est que l’impôt est voté par ceux qui vont devoir le payer. Nous collons cependant des impôts énormes (par l’intermédiaire de la dette que nous allons leur laisser) sur nos enfants ou nos petits enfants sans qu’ils aient pu les voter, ce qui est la marque non pas d’une Démocratie, mais d’une démagogie dont le seul but est que la génération actuelle, celle qui vote, ne souffre en aucun cas de ses incontinences. 

Voila qui est déjà insupportable.

PLUS DE GAVE EN SUIVANT :  

 Mais il y a pire : nos dirigeants font cela en prétendant qu’ils sont compétents et qu’ils savent ce qu’ils font parce qu’ils ont été dans des écoles où on leur a enseigné le Keynésianisme, merveilleuse doctrine économique qui soutient que pour faire de bonnes récoltes, il est nécessaire de bouffer les semences avant même de les avoir mis en terre et qu’il suffit ensuite d’emprunter à son voisin qui lui a semé en temps et en heure de quoi se nourrir et que ce faisant ils font le bonheur du voisin qui sans cela n’aurait eu personne  à qui vendre sa récolte. Ici je suis injuste (ce qui est le crime suprême d’après notre Président) : On peut aussi non pas lui emprunter de l’argent, mais simplement le lui voler en le taxant a mort, ce qui est une solution qui permet à la justice fiscale de s’exercer pleinement.

On voit la profondeur de l’analyse et à quel point la fourmi avait tort et la Cigale raison. 

Mais enfin, voila ce que l’on enseigne dans nos grandes écoles, ce qui suffit sans doute à expliquer le marasme invraisemblable dans lequel se trouve notre pays qui a à peu prés tout pour réussir, sauf bien entendu des gens compétents et courageux à sa tête. 

Mais pour rétablir la vérité historique il faut rappeler ici un point important : cette théorie développée par Lord Keynes dans les années trente avait déjà été mis en lumière par le Sapeur Camembert, célèbre économiste Français de la fin du XIX siècle et à qui Keynes a beaucoup emprunté sans jamais cependant reconnaître sa dette intellectuelle. 

Ce grand homme, fort modeste, avait été chargé par son caporal de creuser un trou pour y enfouir des ordures. Ayant creusé son trou et y ayant mis les déchets, notre économiste déjà socialiste (sans le savoir) se retrouva devant un nouveau problème : que faire du tas de terre, conséquence logique du trou maintenant comblé ?Comme son caporal passait par là, la question fut posée. La réponse, fort simple fut bien sur de creuser un autre trou pour y déposer la terre et d’aller passer quatre jours au poste de police pour avoir importuné son Caporal avec des questions stupides. 

La solution au problème de la dette nous dit le caporal Moscovici est de creuser un autre trou. Il fallait y penser ! 

Chacun peut  donc voir que les nouvelles équipes qui viennent d’arriver au pouvoir ont parfaitement intégré les théories économiques du sapeur Camembert, revues et améliorées par Keynes, ce qui j’en suis sûr va pleinement rassurer le lecteur… 

Le même lecteur sera d’autant plus confiant si je lui dis que je n’ai jamais pu trouver la moindre trace d’une politique Keynésienne qui ait marché dans la réalité, jamais, nulle part et ce pour toutes les raisons que j’ai longuement expliqué dans « l’Etat est mort ,vive l’état… » 

Je ne doute pas que notre Président ne soit un homme aussi un homme modeste, mais comme avait lancé  Churchill a qui quelqu’un avait dit qu’Attlee (son rival en politique) était un homme modeste: « Il a d’excellentes raisons d’être modeste» 

Bref, compte tenu du niveau Camembérien de ce qui passe pour un  raisonnement économique  en France, il va me falloir essayer d’expliquer en termes suffisamment simples ce dont nous souffrons pour que même nos élites puissent comprendre, au cas fort improbable  ou elles se poseraient des questions sur leur compétences et chercheraient des avis à l’extérieur (on peut toujours rêver) ou tomberaient par hasard sur ces lignes (re-on peut toujours rêver) 

Je vais devoir procéder tout doucement pour ne pas les perdre en route, que le lecteur normal m’en excuse. 

1.Le poids de l’Etat Français dans l’économie ne cesse de monter depuis 1970 au point aujourd’hui ‘hui ce poids représente 56 % du PNB.

2.Toute hausse du poids de l’Etat dans l’économie déclenche un ralentissement du taux de croissance structurel de cette économie, ce qui fait baisser les recettes fiscales.

3.Hausse des dépenses, +baisse des recettes = déficit budgétaire en hausse perpétuelle, lequel ne peut donc être financé que par l’émission de dettes.

4.Quand la dette atteint à peu prés 100%  du PNB, si les taux d’intérêts sont à 3 %, cela veut dire que le service de la dette consomme à peu prés l’accroissement de richesse attendu (3 % par an, si on est socialiste, 1.5 % par an dans la réalité)

5.A ce point du processus, (je dois demander au lecteur de se concentrer car c’est la ou nos élites cessent de comprendre), il se passe un phénomène curieux : Toute la croissance du PNB va au service de la dette passée et si cette dette passée est détenue par des étrangers, cela veut dire que le pouvoir d’achat du travailleur Français de base ne peut que stagner ou baisser.

6.Si par hasard et par malheur nos élites continuent à distribuer des prébendes non gagnées du style réduction de l’âge de la retraite, alors nos taux d’intérêts peuvent monter brutalement comme l’ont montré les exemples Grecs , Espagnols ou Italien, et nous rentrons alors dans une trappe  à dettes. Si ces taux doublent en raison de la défiance qui s’installe,  cela veut dire que le pouvoir d’achat du Français moyen devra baisser d’environ 3 % par an jusqu’ à ce que la dette soit remboursée ou à tout le moins stabilisée.

7.L’économie rentre alors en dépression.

8.C’est en général à ce moment la que le FMI prend ses billets pour le pays en question et loue des bureaux sur place.

Nous sommes en train d’arriver au point numéro 6, en route vers le 7 ou l’Espagne et l’Italie nous ont déjà précédés  … 

Pour nous sortir du guêpier dans lequel nous nous sommes fourrés tous seuls, il y a en général deux stratégies et deux seulement. 

•Celle du FMI, basée sur une vision comptable des choses, qui a toujours et partout échoué.

•Celle de l’économie de l’offre, qui a toujours et partout réussi.

Commençons par le FMI : Les recommandations sont toujours les mêmes : il faut augmenter les impôts sur le secteur privé et mettre des fonctionnaires  à la porte tout en diminuant le salaire de ceux qui restent, en maintenant des taux d’intérêts élevés pour tenir le taux de change. Ce « policy mix » de politiques budgétaires et monétaires restrictives  accompagnées par un taux de change surévalué a été essayé souvent dans l’histoire et a toujours conduit à une dépression (voir la Grèce, l’Espagne ou l’Italie en ce moment, ou la France  et l’Allemagne en 1934 ) 

Continuons avec la politique de l’offre. Comme la croissance ne vient que de l’action des entrepreneurs, il faut leur redonner des espaces de liberté pour renouer avec cette croissance qui avait disparue. Cela se fait d’habitude en laissant les taux de change et d’intérêts  trouver leurs  niveaux d’équilibre (ce qui rend nos entrepreneurs compétitifs vis-à-vis du reste du monde), tout en déréglementant les secteurs ou l’Etat est et n’a pas grand-chose à faire. 

L’exemple  type d’une politique de l’offre qui a réussi est celui de la Suède (pays représentatif de l’ultra libéralisme comme chacun le sait)  après sa faillite en 1992, qui a déréglementé et privatisé son système éducatif, l’hôtellerie dans les hôpitaux, ses systèmes de retraite et tous ses transports en commun. Moyennant quoi la Suède vingt ans après est en excédent des comptes courants, a des excédents budgétaires et a réduit sa dette en 20 ans de 90 % a 30 % du PNB tout en connaissant un quasi plein emploi  et en empruntant à des taux inférieurs à ceux de l’Allemagne. 

Comme l’Euro nous interdit de trouver notre niveau d’équilibre sur le taux de change, il nous sera à l’évidence impossible d’avoir des taux d’intérêts bas, qui ne sont que la conséquence d’une monnaie sous évaluée, ce qui ne peut arriver avec une monnaie surévaluée. 

Cela veut dire que notre pays va rentrer dans une trappe à dettes et de là en dépression, à moins bien sur que le Frankenstein qu’est l’Euro ne disparaisse dans les mois qui viennent et que le marché ne triomphe  à nouveau, ce qui finira bien par arriver. 

Mon message pour nos chères élites est donc tout simple . 

1.Nous sommes dans le long terme et Keynes est mort il y a bien longtemps.

2.Ce que vous avez appris à l’école n’a jamais marché.

3.Embaucher des fonctionnaires ne crée aucune croissance.

La seule chance pour notre pays est que vous réduisiez les coûts de fonctionnement de notre Etat, tout en laissant ceux qui savent créer de la valeur (les entrepreneurs) agir. 

Ce qui veut dire qu’il faudrait songer à faire rentrer tous les entrepreneurs qui ont fui à l’étranger pour exercer leurs talents , par exemple en supprimant l’impôt sur la fortune tout en taxant lourdement ceux qui ne prennent pas de risques (les fonctionnaires) et en détaxant massivement ceux qui en prennent (les entrepreneurs). 

C’est la ou je mesure mon optimisme permanent. 

Pas une seule personne raisonnable ne pense que ce scénario a la moindre chance de se produire et pourtant il est inévitable. 

Les trimestres qui viennent vont être passionnants et je souhaite beaucoup de réussite au Parti qui va être directement et totalement responsable de ce qui va se passer en France dans les années qui viennent, c’est-à-dire au Parti Socialiste. Il va devoir faire exactement le contraire de ce que pourquoi il a été élu. 

Voila qui va être passionnant à observer.

Posté par Charles Gave  juin 18, 2012 

SOURCE ET REMERCIEMENTS : INSTITUT DES LIBERTES

http://institutdeslibertes.org/2012/06/18/le-sapeur-camembert-grand-precurseur-de-keynes/

15 replies »

  1. bravo ;il y a juste un point qui me parait être contrariant pour la démonstration

    Comme l’Euro nous interdit de trouver notre niveau d’équilibre sur le taux de change, il nous sera à l’évidence impossible d’avoir des taux d’intérêts bas, qui ne sont que la conséquence d’une monnaie sous évaluée, ce qui ne peut arriver avec une monnaie surévalué »

    ce n’est pas ce que nous avons vécu..l’inverse s’est produit et c’est bien la faiblesse des taux dans l’UE qui a provoqué la bulle spéculative .ensuite l’euro a valu aux environs de 1,60 us dol il a perdu environ 27% Ou est la valeur d’équilibre quand la monnaie américaine est imprimée au fur et à mesure des besoins?
    la monnaie unique ne pouvait fonctionner que si les membres de l’union monétaire rapprochaient leurs politiques économiques fiscales et sociales ce qui n’ a pas été fait et semble impossible à faire..

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  2. Sapeur ? Certes, mais sans reproche ?

    De Camenbert à Bayard, il n’y avait qu’un seul pas … ou presque.
    Franchissons le rubicond (sic) et en voiture Simone ! Pfiouuuuu !!!

    Merci à monsieur Gave pour ce rappel … savoureux.

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  3. M.Gave fait partie des gens de droite qui ont toujours approuvé la politique de la droite et qui se réjouisse que le parti socialiste soit dans l’obligation de nettoyer les écuries d’augias de la droite surtout( au moins 550 milliards pour les cinq derniéres années) et de gouvernements de gauche également avec le secret espoir de le voir échouer.
    Se réjouir de voir le malheur arriver en France, est-ce vraiment digne ?.
    Je précise que je partage les propositions de Wolf pour régler les problémes actuels de dette.Je ne me réjouis pas du malheur à venir des classes moyennes par pure idéologie

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    • Oh tiens, un socialo! Ici? Bienvenu: y a du boulot! :-)

      Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais mon sentiment, c’est que par ici, personne ne se réjouit de la crise comme telle, effarés devant les conséquences, mais impuissants à imaginer une autre sortie de crise. Un lieu de justesse, où les vraies choses sont dites, les vraies affaires dévoilées.

      Vous savez, quand on entend les conneries à répétition vociférées sur tous les médias, et que ces niaiseries sont complètement déconnectées de votre propre lecture et que vous trouvez un endroit où des hommes comme Messieurs Bertez ou Gave partagent leurs lectures de la situation et que leurs écrits « sonnent » juste, étayés, argumentés, qu’ils permettent de faire avancer votre propre réflexion, aussi horrifiante soit-elle, qu’ils vous donnent des informations pertinentes, autrement dispersées, ça fait du bien.

      Quand les murs d’une maison sont lézardés et menacent de s’effondrer, et que les fondations sont pourries, et que l’on est arrivé au bout de tous les caches-misères et solutions palliatives, que reste-t-il à faire?

      Il me semble que le problème principal de la France est une espèce d’hypnose collective, de refus de voir les choses en face, de se retrousser les manches et de se remettre à bosser comme nos pères et grand-pères ont fait pour en faire ce magnifique pays. Je ne connais pas la nationalité de Mr Bertez, mais je sais Mr Gave Francais, et je crois comprendre à travers ses écrits, sa désolation devant ce mensonge et de ces spoliations ridicules, de ce refus de vertu qui se déploit devant nous, IMPLACABLEMENT. J’ai un peu la même. Alors comme c’est un indécrottable optimiste, il se réjouit peut-être de la fin de ce système gangréné, certain que ce qui lui succèdera sera bien plus sain. Je ne partage malheureusement le même optimisme, mais j’espère (tellement) me tromper. Et à le lire, et l’écouter, j’ai plus le sentiment qu’il soit davantage de tendance libertaire que de droite, mais je peux me tromper.

      De grâce, ôtez vos lunettes roses, et allez faire un tour dans les archives, dans les chroniques et réflexions. Regardez, lisez, apprenez, réfléchissez. Ce qui nous attends, et les raisons pour lesquelles nous en sommes là ne sont pas simplistes et ne sont pas plus de droites ou que de gauches: les deux sont composés d’infâmes manipulateurs prêts à dire et faire n’importe quoi pour arriver ou se maintenir au pouvoir, au détriment du bien public, du bien de ceux qu’ils sont supposés servir.

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      • Bonjour Lautre.

        Je suis d’accord avec vous avec la nuance suivante : Le refus de retrousser les manches et de bosser vient également à mon sens du manque de confiance des gens (= entrepreneurs, salariés, chômeurs.. ) dans le système. Pourquoi se retrousser les manches pour créer de la croissance qui sera spoliée par l’état, les banques, la gabegie de certains investisseurs, ou d’autres divers spoliateurs qui ont plus intérêts à ce que les autres bossent mais pas eux.

        On se retrouve malheureusement dans une situation où les efforts ne sont pas récompensés (et pas seulement à cause des impôts, de l’état ou du système social) avec la constante impression que l’on est pas tous dans le même bâteau. Nos oligarques nous demandes de suer sans se sentir concernés par les efforts à entreprendres.

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    • Se réjouir ? Non. Mais se dire que parfois il faut une bonne claque pour remettre les idées d’une personne en place, oui, et ce n’est pas se réjouir pour autant.

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  4. Bien que je partage son diagnostique, Mr Gave est quand même agaçant par son entêtement à ne considérer que l’état comme origine de la crise actuelle.

    Dans son analyse, aucune mention des excès de la financiarisation, des déséquilibres dans la répartition des richesses, du clientélisme des entreprises auprès de l’état voire de la malhonnêteté de certains grands groupes (j’en oublie encore beaucoup de causes de la crise)

    Au delà de Mr Gave, j’ai bien peur que tant qu’il n’y aura pas une analyse globale des dysfonctionnements et une remise en cause de tous les composants du système, alors, aucune solution n’émergera. On voit notemment au G20 ou au Rio-je ne-sais-quoi- que même au bord du gouffre, chaque négociateur veut encore protéger ses intérêts ou n’a pas l’honnêteté de remettre ses dogmes en question.

    Plus que j’amais, je suis déprimé par la situation actuelle et par l’entêtement des puissants à ne pas vouloir trouver de solution perenne.

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  5. Toujours la même chanson sur les fonctionnaires! Stop c’est bon , sincèrement il faut être vraiment obtus pour croire un seul instant que supprimer les fonctionnaires règlera quoique ce soit dans la perversion du système capitaliste et j’aimerais ajouter en dépit de mes propos qui vont faire tâche dans les discours ambiants du blog et des commentaires qui se succèdent que je ne suis ni ignorant ni encarté à gôooche….merci à M Bertez car je reconnais l’info « juste » qui dérange certes mais indispensable pour ne pas mourir idiot!

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    • Le problème n’est probablement pas tant au niveau des fonctionnaires qu’au niveau de la part de l’État dans l’économie. À 56%, on donne dans le considérable, puisqu’il faut alors ponctionner le privé d’autant, ce qui alourdi le coût du travail, étouffe l’entrepreunariat et la création de richesse (les fonctions publiques, pour utiles qu’elles soient ne contribuant pas réellement et directement à la création de richesse).

      Le discours disant que les déficits de 3% ne sont pas graves sont basés sur des prévisions de taux de croissance de 2-3%.Ce qui veut dire qu’il faut 4-5% de croissance dans le privé pour payer pour ça (là encore je simplifie). Ce qui est là encore considérable, et probablement inenvisageable pour la décennie à venir.

      Bref, dit autrement: ce pays vit au dessus de ses moyens. Et le refus de ce fait, la poursuite dans le délire du « tout état » empire la situation chaque semaine. Où commencer? Je dirais par une augmentation de la productivité de nos fonctionnaires, par une redéfinition des fonctions essentielles, des fonctions accessoires et fonctions contre-productives, une révision importante des programmes sociaux, avec comme objectif ultime de baisser SENSIBLEMENT le coût du travail, un allègement des contraintes liées au marché du travail (absolument hallucinantes pour qui ne vit pas en France). Sans compter une diminution conséquente du train de vie de nos élus, pour envoyer un signal fort : il faut se serrer la ceinture et dépenser chaque centime comme si nous l’avions gagné personnellement. (Les analyses de Mr Bertez sur le Tiers Payant étant lumineuses).

      Mais je ne me fais pas d’illusion: rien de tout cela ne se fera avant une crise majeure. Et nos dirigeants lutteront jusqu’à leur dernier souffle, trainants leurs dernières savates pour ne pas perdre leurs pouvoirs et privilèges…

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    • Personne ici ne parle de « supprimer les fonctionnaires » (je note que tu as utilisé « les » et non « des », belle tentative d’essayer de faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit. Et tu veux donner des leçons ? Ok.), mais que oui, il faudrait quand même réformer leur statut (par exemple, traiter un conducteur de TGV comme un conducteur de train à charbon, ça commence à se voir au 21ème siècle) Et deux, qu’on arrête de nous faire croire qu’il en faut des tonnes et des tonnes pour bien faire marcher un pays.

      C’est comme dans l’éducation, augmenter le nombre ne changera pas grand chose. Du temps de mon grand père, ils étaient 40 par classe là où il vivait. Et tout le monde se tenait bien.

      Les problèmes sont ailleurs, mais il est plus facile de se bander les yeux et dire que tous les problèmes sont dus au « nombre de fonctionnaires qu’il faut augmenter encore et toujours ».

      La droite était déjà forte dans l’aveuglement, mais la gauche dépasse tout.

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  6. Ce qui fait plaisir, c’est de voir que l’esprit de Frédéric Bastiat perdure même si le bon sens a disparu de chez nos « élites » consanguines en provenance directe de l’Education Nationale et/ou de l’ENA …

    N’en déplaise aux esprits chagrin, la parabole du trou n’est ni de droite, ni de gauche ; c’est bien un non sens absolu.

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  7. N’est-ce pas un cancer budgétaire, d’attribuer une partie du PIB à la fonction publique qui ne produit rien, en termes de richesse nationale ?

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