Le Chiffre du Jour : La zone euro assommée par le chômage qui n’en finit pas de grimper
Le Chiffre du Jour : La zone euro assommée par le chômage qui n’en finit pas de grimper
Les conséquences de la crise se font lourdement sentir au sein de la zone euro, où le chômage a atteint un niveau record et devrait poursuivre son ascension, dans une conjoncture dégradée. Le chômage de la zone euro a atteint en juin 11,2%, du jamais vu. Il touche désormais 17,80 millions de personnes en âge de travailler, selon les estimations mardi de l’office européen de statistiques Eurostat. En un mois, 123.000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs au sein de l’Union monétaire, révèle Eurostat. Sur les 12 derniers mois, 2,02 millions de personnes se sont retrouvées au chômage.
Evolution mensuelle du taux de chômage dans la zone euro de juin 2011 à juin 2012
Première victime, l’Espagne s’affiche de très loin comme le mauvais élève de la zone euro en matière d’emploi. Le chômage touche une personne sur quatre (24,8% de la population active) et un jeune sur deux (52,8%), et la récession dans laquelle s’enfonce la quatrième économie de la zone euro n’offre pas de perspectives rassurantes.La situation est également préoccupante dans les autres pays faibles de la zone, notamment ceux qui ont bénéficié d’une assistance financière.
Le taux de chômage a atteint 15,4% en juin au Portugal, 14,8% en Irlande et 22,5% en Grèce, où les dernières données disponibles datent d’avril. Le chômage a également crû en France, à 10,2% en juin. En Allemagne, des données publiées ce matin ont mis en évidence une hausse pour le quatrième mois de suite du nombre de sans emploi en juillet. Malgré cela, Berlin fait toujours partie des pays avec les taux de chômage les plus faibles comme l’Autriche (4,5%), les Pays-Bas (5,1%) et le Luxembourg (5,4%).
Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage a atteint en juin 10,4%, comme en mai. Il s’agit là encore d’un niveau record.
Conséquence: la consommation risque d’être lourdement pénalisée, d’autant plus que les revenus des ménages sont sous pression avec une inflation qui reste élevée. Elle s’est inscrite en juillet à 2,4%, comme le mois précédent, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat. Même si elle a beaucoup ralenti depuis le début de l’année, l’inflation dépasse pour le 20e mois consécutif le seuil de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE), chargée de veiller à la stabilité des prix.
Source AFP juil12
Reprise en trompe l’œil sur l’immobilier US : Ce qui dope l’immobilier ce sont les Hedge Funds !!!!
Reprise en trompe l’œil sur l’immobilier US : Ce qui dope l’immobilier ce sont les Hedge Funds !!!!
Placements alternatifs. Les hedge funds font l’inverse de 2007 en étant globalement long sur la pierre.
Les signes de reprise immobilière aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure en Europe, pourrait bien être le fait des hedge funds. D’après le sondage publié par Towers Watson/Financial Times Global Alternative Survey 2012, il ressort que des 3136 milliards de dollars d’actifs sous gestion (AuM) alternatifs gérés pour le compte de clients à travers le monde en 2011, le gros de l’allocation a résidé dans l’immobilier. Avec une part de 35% des capitaux investis.Ce groupe est suivi par le private equity, qui recueille 22% des fonds, puis les hedge funds (21%). Seulement 3% des capitaux alloués aux stratégies alternatives se sont dirigés l’an dernier vers les matières premières et 6% vers les fonds de hegde funds (FoHF). Cette année Towers Watson a intégré les investisseurs institutionnels n’étant pas nécessairement des fonds de pension ou tout institut de prévoyance. Pour la première fois, les investisseurs dits «directs» tels que les hedge funds et les fonds de private equity (fonds de participations) figurent parmi le panel.
De fait, d’aucuns associent la lente mais palpable reprise de l’immobilier aux Etats-Unis et en Europe aux investissements alternatifs. Sur la base des dernières statistiques, notamment l’indice S&P 500 Case Schiller Real Estate Index (qui suit les variations de valeur/prix des actifs immobiliers), l’on constate que le neuf est toujours à l’agonie. Le taux d’annulation d’achat d’objets neufs est de 30%, un niveau record qui tarde à se stabiliser. Une situation qui s’explique notamment par le fait que de nombreux jeunes couples, autrefois automatiquement éligibles à l’accès à la propriété, peinent à trouver le financement suffisant et adéquat (les bonnes garanties) sous le nouveau régime prudentiel d’octroi de crédit.
Cela dit, le segment de l’ancien se redresse nettement. Précisément grâce à la manne financière des fonds alternatifs, qui investissent massivement dans les objets décotés. 25% minimum de décote, pour être précis, d’après l’expert américain John Thomas, qui dirige le site de veille des stratégies alternatives, le Hedge Fund Trader. John Thomas était en Suisse, à Zermatt, le 27 juillet prochain, pour animer un débat sur les défis actuels posés aux investisseurs.

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Les Jeux fastes de la crise
Les Jeux fastes de la crise
Avec Pékin 2008 et les Jeux de la toute-puissance, on pensait avoir atteint les sommets en termes de faste. Avec Londres, la facture explose
Les 30es Jeux d’été s’ouvrent dans la magnificence. L’euphorie planétaire suscitée par l’événement sportif le plus rassembleur ne doit pas occulter des réalités plus terre à terre. Depuis plusieurs années, le Comité international olympique (CIO) prône le raisonnable et la maîtrise des coûts, arguant privilégier les villes aux dossiers les mieux ficelés d’un point de vue comptable. Or la vérité, c’est que, tous les quatre ans, on gravit un échelon dans l’escalade financière, dans la surenchère olympique. La faute à un monde aux prises avec des menaces terroristes générant une paranoïa sécuritaire rampante. La faute à l’inflation médiatique et à une sophistication technologique croissante. La faute surtout à une sous-estimation récurrente des dépenses et à une gourmandise irrépressible des comités d’organisation, séduits par les sirènes de la splendeur, désireux de faire mieux et plus grand que les prédécesseurs.
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Histoire et Dette Publique : La Révolution française, fille de l’emprunt
Histoire et Dette Publique : La Révolution française, fille de l’emprunt
Réduire une dette abyssale est l’obsession de la monarchie pendant tout le XVIIIe siècle. Finalement, acculé à la banqueroute, Louis XVI convoque les Etats généraux. Qui décident de changer les règles du jeu…

Le roi «ne payait ni les financiers, ni les négocians, desquels Il avoit emprunté des sommes considérables; Il leur accordoit des surséances, ou des sauf-conduits contre leurs créanciers autre désordre qui dérangeoit et troubloit encore extremement le commerce, dans lequel on ne voyait presque plus d’argent. Le crédit […] étoit entièrement évanoui. Le discrédit étoit universel, le commerce anéanti, la consommation affaiblie de moitié, la culture des terres négligées; les ouvriers passoient chez l’étranger. Enfin, le peuple étoit désolé, le paysan mal nourri et mal habillé.»
Ce tableau saisissant, qui pourrait, à quelques modifications près, s’appliquer à la Grèce ou à l’Espagne contemporaines, est dû à l’économiste Nicolas Dutot et brosse l’état de la France à la fin du règne de Louis XIV. S’il a su s’entourer de grands commis de talent, comme Colbert, auteur d’une reprise en main des finances publiques, le Roi-Soleil a énormément guerroyé, épuisant le trésor royal. La dette a explosé, atteignant un niveau proche de l’ensemble des revenus du royaume et les recettes sont en permanence hypothéquées pour les trois à quatre années à venir. Le crédit coûte toujours plus cher – quand il est possible d’en obtenir.
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Gestion de portefeuille /Allocation d’actifs : Le cash une valeur sure ?
Gestion de portefeuille /Allocation d’actifs : Le cash une valeur sure ?
Classe d’actifs sous surveillance. L’environnement actuel plaide pour un poids significatif du cash dans les portefeuilles. Son attractivité se renforce face aux obligations d’Etat.
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Il y a une vingtaine de pays qui ont des taux d’intérêt à 2 ans sous le seuil de 1%, dont six qui affichent des taux d’intérêt négatifs (Suisse, Danemark, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande).
Cette configuration atypique sur la partie courte de la courbe des taux d’intérêt traduit à la fois une stabilisation des anticipations menée par les banques centrales (la reflation) et un phénomène de trappe à liquidité accentué par une raréfaction des actifs sans risque. Il est vrai que l’environnement actuel plaide pour un poids significatif du cash dans les portefeuilles. C’est d’ailleurs ce qu’indique la dernière livraison de la Fund Manager Survey de BofA/Merrill Lynch, avec un niveau proche des plus hauts historiques, contre un point bas début 2011.
Son attractivité relative se renforce, en particulier face aux obligations d’Etat. L’environnement macro-financier est incertain pour les prochaines années, avec le retour des «quatre cavaliers de l’apocalypse»:
1. Le désendettement forcé des Etats et des banques avec pour contrepartie une contraction de la valeur des actifs et une croissance économique affaiblie (risque déflationniste);
2. la menace d’une remontée inéluctable de l’inflation (transfert de richessse entre les créanciers et les débiteurs);
3. un débasement monétaire du dollar et de l’euro;
4. un marché séculaire baissier pour les actions (poursuite de la compression des multiples de valorisation), qui connaîtra une intensification lorsque la correction obligataire – sans cesse repoussée par l’action des banques centrales – viendra.
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A l’Espagne qui cherche à comprendre la faillite de ses banques Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia répond : «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.»
A l’Espagne qui cherche à comprendre la faillite de ses banques Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia répond : «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.»
A PROPOS : Rato idiot ou menteur ? par Bruno Bertez
Ces gens sont incorrigibles. On hésite à les qualifier . Sont-ce des idiots ou bien de menteurs ?
Ancien ministre de l’economie d’ Aznar, ancien du FMI, Rato devrait pourtant ètre compétent en matière économique: Ne s’est il pas vanté en son temps de ses mesures qui ont liberalisées l’économie espagnole, ne s’est il pas gargarisé d’ètre l’un des pères du fameux miracle espagnol?
Miracle qui a consisté à détourner et prébender la manne fournie par l’Europe à la fois sous forme de fonds, de taux bas et de subventions¨!
C’est le mème Rato qui a liberalisé le marché immobilier, fait sauter les obstacles règlementaires à la spéculation de la construction, semant ainsi les graines de la gigantesque crise immobilière d’abord et de la crise des banques ensuite.
S’il y a bien quelqu’un qui mérite d’ètre jugé , car fondamentalement responsable, c’est bien lui.
Rato est l’un des responsables non seulement de la crise immobilière, mais de la crise du crédit bancaire, de la crise du crédit souverain de son pays
Sa nomination à la tète de Bankia était une erreur incroyable, mais il est vrai que Rajoy n’est pas une lumière, on a nommé à la tète de Bankia un Rato déguisé en pompier alors qu’il était en réaliité l’incendiaire initial..


L’Espagne cherche à comprendre la faillite de ses banques Une commission a auditionné trois anciens banquiers. Le «grand oral» de Rodrigo Rato, ancien président de Bankia, était le plus attendu. Outré, un député se lève: «Comment se fait-il que votre banque ait pu, en un bref laps de temps, déclarer des gains de 300 millions d’euros puis reconnaître des pertes de l’ordre de 3,7 milliards d’euros?» «Cette différence s’explique par un changement des critères comptables», répond, impavide, Rodrigo Rato, ancien directeur du FMI et président de la quatrième banque espagnole, Bankia, dont il fut forcé à démissionner en mai. Le député en question et le parterre de parlementaires qui l’entourent demeurent interloqués.
L’élégant et flegmatique Rodrigo Rato n’expliquera pas davantage cet édifiant «trou financier».
Durant son intervention de près d’une heure, il répétera à l’envi: «Nous avons agi de manière adéquate… Les coupables ne sont pas les gestionnaires, mais la volatilité des marchés.»
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Histoire de la Dette Publique : La Banque d’Angleterre, créancière perpétuelle
Histoire de la Dette Publique : La Banque d’Angleterre, créancière perpétuelle
Né pour prêter 1,2 millions de livres à la couronne après la glorieuse Révolution, l’établissement deviendra un élément clé de la prospérité britannique. Son avènement a pourtant reposé sur une multiplication monétaire assez osée
L’acte de naissance porte le nom trompeur de Tonnage Act – référence à un nouvel impôt sur les navires qui, avec une taxe sur la bière et les alcools, doit financer les intérêts d’un prêt à la couronne. La société par actions Governor and Company of the Bank of England qui voit le jour en avril 1694 n’est qu’une réponse pragmatique à la question lancinante du financement de la guerre. Et nul ne sait sur le moment qu’elle est appelée à devenir une des principales banques centrales du monde, la première à mériter entièrement ce titre. Même si son avènement à ce moment et à cet endroit n’est sans doute pas le seul fait du hasard.
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L’arme du bazooka va être utilisée par l’Europe et la BCE
Reblogué depuis Institut des Libertés:
Malgré les résolutions du dernier sommet, le coût de refinancement de l’Espagne et de l’Italie est devenu intenable. C’est pourquoi, Mario Draghi, patron de la BCE, s’apprête à violer une nouvelle fois les traités européens, en achetant des obligations d’état sur le marché secondaire, par l’intermédiaire du fonds de sauvetage. Il a suffit que le pompier de la zone Euro annonce qu’il ferait tout pour sauver la monnaie européenne pour que les marchés s’envolent.
"On vit très bien en France" ?
Reblogué depuis Institut des Libertés:
Les Français – au moins ceux qui vivent en France – me disent souvent que je suis trop sévère et que l’on vit très bien dans notre pays. Ils ont, bien sûr, tout à fait raison. On vit très bien en France, où la génération la plus stupide de l’Histoire, celle de Mai-68 (dont je fais partie), a déjà dépensé toute l’épargne accumulée par les générations précédentes, pour ensuite emprunter l’épargne future de leurs enfants et main- tenant de leurs petits-enfants.
L’ Edito du Dimanche du 29 Juillet 2012 : Le risque d’engrenage infernal suivi de Chassez le politique, il revient au galop par Bruno Bertez (actualisé le 30/07/2012 à 19H15)
L’ Edito du Dimanche du 29 Juillet 2012 : Le risque d’engrenage infernal suivi de Chassez le politique, il revient au galop par Bruno Bertez (actualisé le 30/07/2012 à 19H15)
Les pays du «core» européen perdent la pureté de leur rating. L’EFSF est menacée. L’activité économique chute et les marchés succombent


Nous n’avons cessé de le répéter, avant même le début des premières manifestations de la crise du crédit, «in fine», le combat sera un combat politique. Le recours excessif, démesuré à l’endettement était d’origine politique, le dénouement sera lui aussi politique.
Le crédit a été gonflé de façon exponentielle pour fuir les contradictions du système, l’impossible financement du beurre, des canons, des drones et des dépenses du Nanny State. Les promesses ont été faites et émises sans considération de remboursement et de solvabilité, maintenant qu’elles ne peuvent plus être «roulées» au sens anglais de «rolled», il faut rouler les gens, les spolier.

Les crises économiques et financières sont comme les guerres, ce sont des occasions fantastiques pour les constructivistes, dirigistes, socialistes, de prendre le pouvoir. Des occasions uniques de renforcer leur contrôle sur les citoyens, de les mater. Il n’y a jamais de retour en arrière, on ne rend jamais les libertés que l’on a prises, pas plus que l’argent d’ailleurs. Ce qui est acquis pour les socialistes est définitivement perdu pour les citoyens. Nous précisons que notre définition du socialisme ne recouvre pas le découpage politique communément admis.

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Olivier Delamarche/BFM 31 juillet 2012
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31/07/2012 Publié par The Wolf | BFM, Commentaire de Marché | Olivier Delamarche | 4 Commentaires