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A Chaud!!!!! Marchés/Lost in the Supermarket : Vers un clash ? par The Wolf

 A Chaud!!!!! Marchés/Lost in the Supermarket : Vers un clash ? par The Wolf

RUNNING WITH THE BULLS

 Les indices ont terminé en forte baisse ce mardi, plombés par les craintes de plus en plus importantes sur la situation en Espagne et en Grèce. En effet, après Valence et Murcie, la région de Catalognequi représente 20% du PIB espagnol pourrait demander l’aide de l’état central. Certes, le gouverneur de Catalogne a précisé que rien n’était pas encore décidé, mais il a admis que «c’est une option qui sera étudiée». Dans ce contexte le taux obligataire espagnol à dix ans a battu un nouveau record historique, à 7,6%. Pire, le taux à cinq ans a pour la première fois dépassé celui à dix ans.

  Le gouvernement italien a exprimé mardi soir «sa stupeur» à propos d’un «prétendu» communiqué commun signé par l’Espagne, l’Italie et la France, exigeant l’application immédiate des accords du sommet européen de fin juin. La France a, elle aussi, affirmé ne pas l’avoir signé. L’initiative prise par Madrid, après l’évocation plus tôt d’un plan de sauvetage global «assoupli», prouve que la crise espagnole est à un tournant.

Quatrième économie de la zone euro, l’Espagne est le dernier domino avant l’Italie, dont tout le monde estime qu’une défaillance éventuelle pourrait conduire la monnaie unique à l’implosion. Le cas de Madrid, toutefois, est loin, très loin d’être facile à régler si les autorités ibériques devaient, au final, se résoudre à un sauvetage sur plusieurs années, destiné, comme pour la Grèce, l’Irlande ou le Portugal, à leur permettre d’emprunter sans passer par la case marchés, grâce au financement des fonds de secours européens.La première difficulté est le montant. Au bas mot, l’Espagne aurait besoin de 350 à 500 milliards d’euros pour éviter d’emprunter à des taux prohibitifs jusqu’en 2015. Or cette somme excède les capacités de l’actuel FESF, et compliquerait fortement la tâche du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) qui n’entrera pas en vigueur avant septembre, si la Cour constitutionnelle allemande donne son aval.La seconde difficulté est politique. Qui dit sauvetage global dit mise sous supervision financière du pays et participation probable du Fonds monétaire international. Or Madrid s’y refuse obstinément. La négociation s’annonce donc ardue.

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Les inquiétudes des investisseurs sont d’autant plus fortes que Moody’s avait annoncé lundi soir avoir abaissé de stable à négative la perspective sur les notes « Aaa » de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, évoquant la possibilité de voir ces pays supporter l’essentiel du poids d’une éventuelle aide à d’autres Etats tels que l’Italie et l’Espagne. En revanche, Standard & Poor’s et Fitch maintiennent leur triple A en faveur de ces pays.

«Même si ces scénarios ne se matérialisent pas, l’Allemagne sera fragilisée par les grands moyens qu’elle devra investir pour sauver les pays exsangues», explique Jan Amrit Poser, économiste à la Banque Sarasin.

L’avertissement de Moody’s n’a pratiquement pas eu d’impact à la bourse de Francfort hier et le taux de rendement sur les obligations souveraines n’a augmenté que faiblement. Il indique néanmoins que la crise de la dette européenne n’est toujours pas sous contrôle. «Moody’s met aussi en garde contre les finances publiques allemandes qui ne respectent pas les critères de Maastricht, poursuit Jan Amrit Poser. En période de basse conjoncture, le redressement sera encore difficile.» Par ailleurs, Moody’s met le doigt sur les banques allemandes tant au niveau des Länder dont la solvabilité reste fragile que de l’exposition à la dette espagnole et italienne. Dans une étude publiée au début de l’année, Moody’s avait évalué les expositions à risque de six banques à 280 milliards d’euros à fin 2011. Dans son dernier rapport sur les risques pays, Coface, l’agence française spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation, avait mis en exergue plusieurs faiblesses de l’économie allemande, dont un secteur bancaire fragilisé.

 L’agence de notation mentionne également la probabilité accrue de voir la Grèce quitter la zone euro. Moody’s évaluera donc les implications de ces développements sur les notes « Aaa » de la France et de l’Autriche, dont la perspective avait été abaissée en février.

EURO FX PUMP

Jul24_FranceOats

Ce mardi Reuters a cité trois responsables de l’UE sous couvert d’anonymat qui trouvent que la Grèce sera incapable d’honorer ses engagements budgétaires et financiers et une nouvelle restructuration de sa dette sera nécessaire. Un responsable a mis en avant les nouvelles prévisions avancées par Athènes, selon lesquelles le PIB pourrait chuter de 7% cette année contre 5% attendu jusqu’à présent.

En outre, les résultats trimestriels des entreprises américaines dévoilés ce mardi n’ont pas réussi à encourager les investisseurs. Souvent ces résultats ont été au-dessus des attentes, mais presque toutes les entreprises revoient à la baisse leurs prévisions des bénéfices et/ou du chiffre d’affaires pour toute l’année. Il faut remarquer qu’environ 30% des entreprises qui composent l’indice S&P500 ont déjà publié leurs résultats. 67% d’elles ont fait état des résultats trimestriels supérieurs aux attentes tandis que 21% d’elles ont affiché des résultats inférieurs au consensus. 60% d’entreprises ayant déjà présenté leurs résultats ont annoncé le chiffre d’affaires au-dessous des prévisions des analystes. Ainsi, tandis que la saison des résultats trimestriels n’est pas encore finie et qu’elle n’est pas désastreuse, elle est pire que certaines saisons de résultats en 2009.

BEING BEN BERNANKE

Synthèse réalisée par The Wolf Le 25 Juillet 2012

EN BANDE SON :

3 replies »

  1. peut on encore parler de défaillance « eventuelle  » de l’espagne?il faut etre lucide,ils n’ont aucune chance,comme la grèce…..

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    • En disant cela c’est vs qui n’ètes pas lucide!!!! comme si la logique européenne et constructiviste avait la moindre rationalité économique !!! c’est la politique qui mène le monde , alors si l’espagne doit ètre sauvé au regard de certains impératifs elle le sera ou….peut ètre pas …. :-)

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      • je ne pense pas qu’on aura les moyens de renflouer l’espagne,meme la bce.je pense que la construction européene obéit a une logique,mais que la très grande corruption fait pourrir tout le systéme.je ne pense pas qu’on puisse imprimer a l’infini de l’argent pour s’en sortir,on l’a déja fait,on en voit le résultat.il faudra bien un jour percer l’abcès des malversations de la finance.je ne suis pas spécialiste financier,j’observe juste ce qui se passe en lisant notamment votre excellent blog ainsi que les autres.bref ,c’est mon avis et je le partage…..

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