Commentaire de Marché

Le Chiffre du Jour du Mercredi 26 Septembre 2012 : 29 Trillions de Dollars/ La manne aux kleptos par Bruno Bertez

Le Chiffre du Jour du Mercredi  26 Septembre 2012 : 29 Trillions de Dollars/  La manne aux kleptos par Bruno Bertez

 

    La présente note s’adresse aux Etudiants, Economistes, surtout ceux des Banques, aux Citoyens qui en ont assez qu’on leur fasse prendre des vessies pour des lanternes.

Le débat sur le cout des bails out de la finance n’a jamais été ouvert. Et pour cause, personne ne veut que les données deviennent publiques. 

Nous pensons que c’est un débat essentiel, sauf à admettre, comme nous en avons émis la thèse, qu’il existe  un quatrième pouvoir indépendant, autoproclamé, qui n’a de comptes a rendre à personne : le Pouvoir monétaire. Dictature, tyrannie, irresponsabilité, tout ensemble. 

Le cout des bails out permet : 

1 De mesurer l’ampleur réelle de la crise de 2008.

2 De voir ce qui a été fait, à quel prix, avec quels risques.

3 De voir ce qui reste à faire alors que la crise n’est pas terminée.

4 De mesurer ce que cela va couter la prochaine fois puisque rien n’a été fait, au contraire, pour que plus jamais cela ne se reproduise. 

Le chiffrage honnête inclut les prêts, les achats d’assets pour soutenir les cours, les aides aux banques commerciales, les aides aux banques d’investissement, les aides aux banques étrangères, les soutiens au shadow banking system, les aides aux banques centrales étrangères, les soutiens  aux entreprises industrielles et conglomérats et il comprend les aides à certains individus.

 La FED, comme on peut s’y attendre donne un chiffre dérisoire : 1,2 trillion. 

Bloomberg qui a exigé d’avoir tous les documents secrets dissimulés dit : 7,7 trillions. 

Le GAO , Governement Accountibility Office arrive à 16 trillions. 

Le Levy Institute produit un chiffre de  29 trillions. 

 C’est l’étude du Levy Institute qui est la plus récente et la plus complète, la recherche à été financée par la Fondation Ford. Les auteurs sont Nicolas Matthews et James Felkerson. 

Le Levy Institute est l’un des think -tanks les plus réputés aux Etats Unis, ses travaux font autorité, ses publications sont d’une qualité exceptionnelle. Son cadre de travail est keynésien, néo- keynésien. 

Vous pouvez consulter les travaux sur le site Levyinstitute.org.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 26 Septembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

4 replies »

  1. Septembre

    La France est certainement le pays le plus mal loti en matière d’information européennes. A la fois par incompétence, par docilité à l’égard des sources et biais idéologique, les médias français laissent passer de nombreuses informations importantes, Et il ne faut pas compter sur les TV et radios pour combler les manques.
    Un opérateur boursier qui voudrait gérer ses affaires avec les seules informations disponibles en France serait systématiquement à contretemps.
    C’est la raison pour laquelle nous signalons de temps a autre des nouvelles ou développements qui n’ont pas la place qu’ils méritent dans les MSM.

    La Finlande, les Pays Bas, l’Allemagne se sont réunis Mardi à Helsinki. Un communiqué commun lâche une bombe.: l’ESM peut prendre en charge les problèmes qui interviennent sous la nouvelle supervision prévue par la BCE, mais les situations héritées du passé restent sous la responsabilité des souverains nationaux. Selon ce communique l’Espagne ne peut pas coller le cout du bailout de ses banques à l’ESM.

    Attendons la suite, en matière européenne rien n’est sur ou définitif.

    En revanche, ce qui est sur c’est qu’une concertation régulière s’instaure entre les pays excédentaires, partisans de monnaies saines. On remarque aussi que ceci ne recouvre pas les pays encore triple A comme si une nouvelle ligne de partage se faisait.

    Il est compréhensible en particulier que la France qui, en vertu de ses choix et de son comportement anti monnaie saine, n’est plus personna grata dans le camp de la vraie zone A , ne soit pas invitée. Les Allemands sont ulcérés de l’audace et du culot des Français à vouloir dicter leurs volontés en Europe, et imprimer seuls à la BCE les orientations qui leur conviennent.

    Le mouvement anti français gagne de l’ampleur en particulier dans des journaux comme DIE ZEIT.

    Les travaux sur les moyens de conserver l’euro comme monnaie commune, mais plus unique, tout en créant une autre monnaie réservée aux pays dits A avancent. Sans la France précise- t on, mais tout en faisant semblant de l’inviter à participer. On ne veut pas qu’en cas de réalisation du projet, la seconde monnaie européenne soit trop forte dès le début et on ferait semblant d’inviter la France à rejoindre ce camp, pour peser, pour obtenir au départ un change moins élevé. La France servirait en quelque sorte de repoussoir pour que la nouvelle monnaie ne se situe pas trop haut.

    De même les travaux sur les moyens pour l’Allemagne de sortir du piège des balances Target 2 commencent à voir le jour.

    L’une des idées pour éviter à l’Allemagne de perdre de l’argent sur ses crédits aux banques nationales est de réserver le bénéfice des éventuelles conversions monétaires, aux seuls résidents. En clair les Espagnols, Grecs et autres, qui mettent leur argent soi disant à l’abri dans des banques et des comptes allemands ou néerlandais ne bénéficieraient pas de la conversion en monnaie forte, ils se retrouveraient avec leur monnaie faible d’origine, c’est à dire dévaluée.

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  2. Selon le Bureau of Engraving and printing, la taille d’un billet est 6.14 X 2.61 X .0043 (pouces). Donc un milliards de dollars, occupe environ 400 pieds cubes, en billets de 100$.

    Pour 29 trillions, on donc parle d’environ 330,000 mètres cubes de billets de 100$, ce qui représente un hectare de billets empilés sur 33 mètres de haut.

    Ça fait du bifton ça!

    Une autre manière de regarder ça : 29,000 milliards et 7 milliards d’individus, ça nous donne 4,140$ par humain.

    Comme un bon 2.7 milliards d’humains gagnent 2$ ou moins par jour, la seule Fed aura prêté l’équivalent de 5 ans et demi de revenus à chacun d’entre eux.

    Ou si on estime le PIB mondial à 60 trilliards, on arrive à peu près à 6 mois d’activités mondiales injectées. Ou près de 2 ans du PNB américain.

    Est-ce bien raisonnable?

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    • Non c’est Anne Roumanoff , la meilleure économiste de France qui le dit :
      si on avait donné tout ce pognon aux gens, il y a longtemps que la crise serait finie.

      Plus sérieusement si on avait compris tout de suite l’effet en chaine de la crise subprime cela aurait couté 300 milliards

      Plus serieusement ceux que je considere comme vraiment les meilleurs comme Steve Keen affirment que l’argent que l’on donne à la sphère fiancière est du gaspillage sans résultat et que si on utilisait ces ressources pour restructurer les dettes et aider les agents économiques à se désendetter tout en faisant une opération vérité chez les banquiers, les résultats seraient bien meilleurs.

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