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textes, grogs et patates chaudes…

Nicolas Doze / BFM : Douce France -Travailler plus pour gagner moins ?

Nicolas Doze / BFM : Douce France -Travailler plus pour gagner moins ?

31/10/2012 Publié par | BFM, Commentaire de Marché, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire | , , | 2 Commentaires

Philippe Béchade/BFM, 31 Octobre 2012

Philippe Béchade/BFM, 31 Octobre 2012

 

Japon

Italie

Espagne

Spain retail sales and consumer confidence

31/10/2012 Publié par | Asie hors émergents, BFM, Chinamerica, Commentaire de Marché, Europe, Japon | | Un commentaire

Bulle Immobilière : Les prix en France arrivés au sommet

Bulle Immobilière : Les prix en France arrivés au sommet

Le volume de nouveaux crédits en forte baisse par rapport à 2011.

L’argument le plus surprenant de Standard & Poor’s pour dégrader les perspectives de dix banques françaises est celui d’une surchauffe du marché immobilier de la Grande Nation. Comme sa consœur Moody’s l’avait déjà fait l’année précédente. Notre voisin se trouverait donc dans une situation similaire, voire encore plus préoccupante que celle de la Suisse. Les critères qu’utilise The Economist pour son classement trimestriel des marchés immobiliers les plus surévalués au monde favorisent la deuxième option, largement répercutée notamment dans d’autres médias anglo-saxons. Les prix des maisons résidentielles sont 49% trop chers par rapport à la moyenne pluriannuelle des loyers, et encore 38% par rapport aux revenus disponibles par habitant. Les chiffres respectifs pour la Suisse ne se montent qu’à 0%, et même -7%! Du point de vue de la croissance des prix sans hausse de revenus correspondante, la France paraît encore plus menacée de bulle, puisque sur ce critère, elle occupe la première place mondiale! 

Cependant, la France a déjà connu une bulle immobilière dans les années 1980, qui était restée fortement concentrée sur la région parisienne. Et cette dernière enregistre à nouveau le plus d’exagérations, puisque les prix y ont bondi de plus de 40% depuis 2005. De manière plus globale, la majeure partie de la dernière hausse de prix a eu lieu au début des années 2000 (avec la sortie des prix des logements comparé au revenu annuel des ménages du «tunnel historique» entre 90 et 110 par rapport au niveau de 1965 pour se rapprocher de 190), la forte césure provoquée par la crise financière en 2008 ayant été résorbée. Même l’OCDE, basée à Paris, a remarqué qu’une «période prolongée de financement facilité pourrait déboucher sur une bulle de prix pouvant mettre en danger les banques françaises». Ce qui se vérifie notamment avec la situation très délicate de Crédit Immobilier de France (CIF), dont la viabilité est notée un cran au-dessus de la faillite par Moody’s depuis le 28 août, qui a obtenu au début de ce mois une garantie sur les dépôts plafonnée à 12 milliards d’euros, ainsi qu’une garantie sur les nouvelles émissions de 16 milliards d’euros maximum. La forte concurrence entre prêteurs hypothécaires à conduit à une érosion des marges, qui ne peut que difficilement être corrigée dans le scénario d’une hausse des pertes liés à des cas de défaut. 

Cette année, le marché affiche quelques signes de détente, puisque les prix au troisième trimestre se sont inscrit en légère baisse sur un an de 0,6%, un peu plus forte dans la région parisienne  (-1,1%) que dans le reste du pays (-0,4%), poursuivant ainsi la tendance de 2012, incluant également une diminution parfois très marquée des volumes de ventes. Le changement de paradigme est encore plus net au niveau des nouveaux crédits immobiliers accordés, qui ont baissé de plus d’un tiers par rapport à l’année précédente. Un signe très manifeste que les banques sont forcées à devenir plus restrictives, non seulement en raison du scepticisme exprimé par les agences Standard & Poor’s et Moody’s, mais aussi des exigences en capital propre de Bâle III.

Selon les prévisions du cabinet indépendant de recherche économique et financière PrimeView, particulièrement pessimistes, l’impact négatif sur la capacité d’emprunt ainsi que «la disparition progressive du soutien inconditionnel que l’Etat portait au secteur depuis plus de 15 ans» (le programme Scelliers, le dernier en date de grande importance, arrive à échéance fin 2012), devraient provoquer une baisse de 30% à 40% des prix immobiliers sur les 5 à dix prochaines années.n

Christian Affolter/Agefi oct12

31/10/2012 Publié par | Agefi Suisse, Behaviorisme et Finance Comportementale, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Suisse, The Economist | 9 Commentaires

Les chemins de la désunion européenne programmée par Hans Werner Sinn

Les chemins de la désunion européenne programmée par Hans Werner Sinn

La voie vers la solidarisation des responsabilités entraînera probablement une profonde fracture au sein de l’Europe.  

«E pluribus unum» (De plusieurs, Un) est la devise des Etats-Unis d’Amérique. Celle de l’Union Européenne est «In varietate concordia», ce qui se traduit officiellement par «Unis dans la diversité». On ne peut mieux résumer les différences entre les modèles américain et européen. Les Etats-Unis sont un creuset, tandis que l’Europe est une mosaïque de peuples et de cultures différents, qui s’est développée au cours de sa longue histoire.

 

Cette différence soulève une question, celle de savoir si cela mérite de lutter pour des Etats-Unis d’Europe – un concept que beaucoup refusent d’accepter parce qu’ils ne croient pas à la possibilité d’une identité européenne unifiée, insistant sur le fait qu’un système politique unique comme celui des Etats-Unis présuppose une langue commune et une nationalité unique.  

Les Etats-Unis d’Europe, le rêve des enfants de l’après-guerre tels que moi, sont une idée qui ne verra peut-être jamais le jour. Mais je n’en suis pas si certain. Après tout, une plus grande intégration européenne et la création d’un système politique unique pourraient offrir des avantages solides et pratiques ne requérant pas forcément une identité ou une langue commune. Ces avantages comprennent le libre franchissement des frontières, la libre circulation des biens et des services, des infrastructures de transport d’échelle européenne, sans oublier des arrangements de sécurité communs.  

La régulation des banques est le domaine dans lequel l’action collective s’impose. Si les banques sont régulées au niveau national, mais font des affaires à l’international, les autorités de régulation nationales sont incitées en permanence à établir des standards laxistes pour détourner les opportunités afin qu’elles ne se déplacent pas vers d’autres pays. La concurrence règlementaire dégénère, nivelée par le bas, puisque les bénéfices d’une régulation laxiste se traduisent par des profits à domicile, tandis que les pertes sont supportées par les créanciers des banques à l’étranger.  

S’appliquent ici de nombreux exemples similaires, dans les domaines des standards, de la politique de la concurrence, et de la fiscalité. 

Les considérations fondamentales en appellent donc à une intégration plus profonde, étendue même à la création d’un unique état européen.  

Le danger d’un tel choix repose toujours sur le fait que les organes de décision collectifs ne fournissent pas uniquement des services utiles à chacun, mais peuvent aussi abuser de leur pouvoir pour redistribuer les ressources entre les pays participants. Les organes démocratiques ne sont pas non plus immunisés contre ce risque. Au contraire, ils rendent possible le fait que les majorités exploitent les minorités. Pour contrecarrer cette menace, les organes démocratiques ont invariablement besoin de réglementations spéciales pour protéger les minorités, telles que l’obligation du vote à la majorité qualifiée ou un système décisionnel à l’unanimité.  

Les décisions prises par la Banque Centrale Européenne constituent un exemple particulièrement frappant de ce problème, car elles sont adoptées par un organe qui n’est même pas démocratiquement élu, à la majorité simple. Les décisions de la BCE entrainent une redistribution massive de la richesse et du risque parmi les états membres de la zone euro, des contribuables des pays stables, qui ont peu d’enjeux dans la crise, aux investisseurs internationaux, directement affectés par celle-ci.  

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31/10/2012 Publié par | Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, La Chanson du Dimanche, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Project Syndicate, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | 6 Commentaires

Le sulfureux rapport de la BRI : Trop de finance tuerait la croissance

Le sulfureux rapport de la BRI : Trop de finance tuerait la croissance

 BRI. Trop de finance tuerait la croissance selon une étude qui fait la part belle aux a priori et qui n’a pas peur des raccourcis

La finance contribue certes à la croissance, mais son abus nuit gravement à l’économie, soudainement privée des meilleurs cerveaux et des idées les plus fortes en matière de prospérité économique, mettent en garde des experts de la Banque des règlements internationaux (BRI).

Dans des conclusions qu’ils qualifient eux-mêmes de «saisissantes», ces économistes la banque centrale des banques centrales, relève que «plus le secteur financier grandit, plus la croissance de l’économie ralentit».

Or, les économies avancées ont laissé grossir ce secteur financier (banques, fonds d’investissement…) bien au delà de la taille au-dessus de laquelle il devient nocif pour l’économie dite «réelle», soulignent ces experts, qui s’expriment en leur nom bien que leur rapport soit publié par la BRI.

«La finance ponctionne littéralement les scientifiques spécialistes de l’espace au détriment de l’industrie des satellites», affirment-ils par exemple, expliquant que ce secteur attirent les meilleurs grâce à de fortes rémunérations. «Le résultat c’est que des gens qui auraient pu devenir scientifiques, qui dans une autre époque auraient rêvé de trouver un remède au cancer ou de voler vers Mars, rêvent aujourd’hui de devenir directeurs de fonds spéculatifs», déplore ce rapport.

Ces deux économistes de la BRI, Stephen Cecchetti et Enisse Kharroubi, sont partis de l’idée communément avancée que «la finance est bonne pour la croissance», base de la dérégulation financière massive entamée dans les années 80. Le problème, affirment-ils après avoir étudié l’histoire financière récente, c’est que le secteur financier, devenu obèse, est aussi devenu un «poids pour le reste de l’économie».

Deux conclusions «frappantes» ont été tirées par ces économistes:

Premièrement, «à un niveau raisonnable, la croissance du secteur financier apporte certes des gains de productivité».

Mais, «à partir d’un certain point, que les économies avancées ont dépassé depuis longtemps, plus de banques et de crédit sont associées à une croissance plus faible».

L’analyse démontre, selon ces économistes, que lorsque la masse des crédits dépasse le Produit intérieur brut, «elle devient un poids pour la croissance de la productivité». Ou bien, lorsque le secteur financier accapare plus de 3,5% de la force de travail total dans un pays, toute augmentation supplémentaire affecte négativement la croissance économique. Le seuil a même été calculé et fixé à 3,9%. Or, plusieurs pays sont bien au-delà, dont le Canada avec 5,5%, la Suisse (5,1%), l’Irlande (4,6%) et «dans une moindre mesure» les Etats-Unis avec 4,2%.

Pire, le seuil pourrait même être dans certains cas autour de 1,3%, largement dépassé par les 21 pays étudiés par ces experts (Australie, Autriche, Belgique, Royaume uni, Canada, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Japon, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Corée du Sud, Espagne, Suède, Suisse et Etats-Unis).

En Irlande, par exemple, le seuil de l’emploi dans le secteur de la finance est resté proche des 3,9% entre 1995 et 1999. mais après cette date, il a dépassé les 5%, ce qui signifie que s’il était resté au même niveau, la croissance de la productivité par personne employée aurait été supérieure de 0,4%, affirment ces économistes.

Ces derniers sont parvenus à une deuxième conclusion: «plus le secteur financier grandit, plus la croissance ralentit», comme ils ont pu le mesurer en Espagne ou en Irlande.

De 2005 à 2010, l’emploi dans les secteurs financiers espagnol et irlandais a augmenté respectivement de 1,4% et de 4,1% tandis que la productivité par personne employée diminuait dans le même temps de 1,4% et 2,7%.

«Nos estimations impliquent que si l’emploi dans le secteur financier était resté constant dans ces deux pays, cette diminution aurait été moins important de 1,4 point de pourcentage en Espagne et de 0,6 point en Espagne».

«La leçon à tirer, c’est que des secteurs financiers importants et à forte croissance peuvent être très dommageables pour le reste de l’économie», conclut les auteurs.

Le rapport est accessible à www.bis.org/publ/work381.htm

Source Agefi oct12

30/10/2012 Publié par | Agefi Suisse, Analyse d'un secteur économique particulier, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Emploi, formation, qualification, salaire, Idées Courtes, Idées Fausses, Mon Banquier est Central, Regulation des Marchés | 6 Commentaires

DEXIA le retour, toujours et encore….

DEXIA le retour, toujours et encore….

POUR RAPPEL :

30/10/2012 Publié par | Douce France, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | 2 Commentaires

Le modèle Norvégien.

Reblogué depuis Le Minarchiste:

 J’ai analysé le modèle Scandinave et plus précisément celui de la Suède dans des billets passés (ici et ici). Je prends ici le temps de m’attarder à celui de la Norvège, qui selon moi est mal compris des médias et des gauchistes qui en font la promotion.

La Norvège est un pays pétrolier, c’est d’ailleurs l’un des plus grands exportateurs du monde.

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30/10/2012 Publié par | Non classé | Un commentaire

Ouragan Sandy: le retour du sophisme de la vitre cassée

Reblogué depuis "La Vitre Cassée":

Cliquer pour accéder à l'original

Au-delà de la tragédie humaine que génère n’importe quel acte de destruction ou catastrophe naturelle, certains y voient une bénédiction pour l’économie et un remède miracle à une croissance anémique.  Au fils des ans, ce principe a été érigé en principe inaliénable.  Nous en avons encore la preuve avec le passage de Sandy (ici).

Le raisonnement qui permet de dire que la destruction engendrée par Sandy relancera l'économie est en apparence tout à fait logique, car après la destruction s’impose la reconstruction et les efforts qu’elle implique.

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30/10/2012 Publié par | Non classé | Poster un commentaire

Olivier Delamarche/BFM, 30 Octobre 2012

Olivier Delamarche/BFM, 30 Octobre 2012

30/10/2012 Publié par | BFM, Commentaire de Marché | | 6 Commentaires

A Chaud!!!! du Mardi 30 octobre 2012 : Craquements dans l’édifice, compléments par Bruno Bertez

 A Chaud!!!!  du Mardi 30 octobre 2012 : Craquements dans l’édifice, compléments par Bruno Bertez

 Nous avons expliqué que l’existence d’un écart considérable entre la situation fondamentale des économies réelles et le comportement des marchés pouvait finir par faire mal, très mal. 

Nous avons expliqué que la conjoncture continuait de se détériorer, que l’accalmie en Europe n’était que temporaire et que, finalement, tout reposait sur la croyance en le gros bazooka de Draghi. 

Nous avons noté que les effets dopant de ce gros bazooka sur les marchés des bonds des pestiférés s’estompaient et que les achats de protection sur le Bund allemand avaient repris. 

Les déclarations du week-end nous intriguent.

 Schauble, le ministre des Finances allemand est venu, dans une interview, demander que les gouvernements européens abandonnent de façon permanente leur souveraineté sur leurs propres budgets nationaux. C’est choquant, mais pas anormal, on connait les positions allemandes, même si, de temps à autres, on a l’impression qu’elles deviennent plus souples. 

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La proposition du ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble est de créer un poste de "commissaire aux Affaires monétaires" pour la zone euro, doté de larges prérogatives.

Wolfgang Schäuble s’est prononcé au milieu du mois pour que ce commissaire ait le pouvoir de rejeter les budgets nationaux qui ne sont pas conformes aux critères de l’union monétaire. Le modèle pour ce nouveau poste serait le commissaire européen à la Concurrence, qui est "craint dans le monde entier", selon le ministre.

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Plus étonnant est que Draghi, ce week-end également, a donné une interview au Spiegel dans laquelle il déclare, je cite: « je soutiens explicitement cette proposition ». Il a ajouté: « si nous voulons rétablir la confiance dans la zone euro, les pays doivent accepter de transférer une partie de leur souveraineté au niveau européen». 

L’Allemagne semble revenir à son exigence de « fiscal union » avant d’accepter d’aller plus loin dans l’aide à ses voisins, avant de s’engager plus qu’elle ne l’a déjà fait. 

Déjà, l’Allemagne a durci sa position vis à vis de l’Espagne et refuse d’absorber le coût d’un bail-out des banques, elle insiste sur le fait que les fonds devront être remboursés et que les fonds attribués par l’ESM devront venir s’ajouter à la masse de dettes du gouvernement espagnol. Ceci fait suite au fiasco des discussions sur l’union bancaire lors du dernier sommet. 

Ce n’est pas ce que les Espagnols espéraient, ce n’est pas ce que les marchés jouaient. 

Non seulement, il est improbable que les gouvernements de la zone euro abandonnent ne fut-ce qu’une partie de leur souveraineté fiscale, mais il est encore plus improbable que l’Allemagne cède sur ce point alors qu’il vient d’être réaffirmé. 

Le fait que Draghi soutienne explicitement la demande allemande et la pose comme quelque chose qui s’impose objectivement, en soi, est perturbant. 

On a comme l’impression qu’il y a une sorte de machine arrière et que le gros bazooka n’est plus aussi gros que cela, et même qu’il n’est pas encore bien assuré. 

La situation des banques espagnoles est de plus en plus critique malgré les subterfuges, les ratios de « bad loans » viennent de bondir à plus de 10,5% des actifs, ce qui est considérable. On est déjà dans la situation la pire prévue par les stress-tests bidons.

 

 BRUNO BERTEZ Le Mardi 30 Octobre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

30/10/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Commentaire de Marché, Der Spiegel, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | , | 2 Commentaires

Entretien autour de l’euro avec Bruno Bertez, Nicolas Goetzmann et Jean-Paul Betbèze

Entretien autour de l’euro  avec Bruno Bertez,  Nicolas Goetzmann et Jean-Paul Betbèze 

Nicolas Goetzmann est gérant de fortune privée, ancien gérant de portefeuilles. Jean-Paul Betbèze est Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA.

 

-Altantico : L’euro vacille actuellement autour des 1,29 dollars, un niveau élevé qui privilégie l’économie allemande qui fait office de référence en termes de stabilité, de confiance et de taux obligataires (taux d’intérêt auxquels s’endettent un pays sur les marchés, ndlr). La stabilisation de la zone euro pénalise-t-elle, paradoxalement, les économies du sud de l’Europe en tirant l’euro à la hausse ?

Nicolas Goetzmann : La valorisation de l’euro dépend essentiellement de la politique monétaire, et cette politique est stricte en Europe. Une politique stricte entraîne un euro élevé qui empêche effectivement les économies du sud d’ajuster leurs économies. De la même façon, le Japon applique une politique monétaire ultra stricte depuis 20 ans, et possède ainsi la monnaie la plus forte au monde. Cela ne leur a pas permis de relancer leur économie, mais nous avons décidé de suivre le même chemin. La stabilisation de la zone Euro est en effet un mécanisme qui sauve les économies au bord de la rupture, mais qui ne leur permet pas de croître. Il s’agit de permettre à ces états de rester dans un régime qui les étouffe, ce qui est absurde. 

Jean-Paul Betbèze : Le taux de change de l’euro est globalement trop fort pour la zone euro, du fait de la bataille qui se joue entre les USA, qui veulent faire baisser le dollar pour faire monter le Yuan, la monnaie chinoise, et les autorités de Pékin qui refusent une appréciation trop forte de leur monnaie. Cette appréciation les handicaperait dans la situation actuelle, et plus encore dans leur propre zone. Donc, l’euro résiste ! Cet euro fort par procuration n’aide personne, car si l’Allemagne résiste, les pays du Sud souffrent plus encore, leurs salaires baissent pour exporter chez leurs voisins, ce qui atténue partout la croissance.

Bruno Bertez :L’euro n’est pas cher. On est autour des 1,30, légèrement en dessous, contre dollar.

Au plus haut en 2008 la monnaie européenne flirtait avec les 1,60 ; au plus bas on est descendu à deux reprises lors des crises aigues, dans la zone des 1,20. A 1,30 contre dollar, on est donc dans la partie  basse de la zone de fluctuation. En septembre, sur les rachats du découvert provoqués par les annonces spectaculaires de Draghi, on est allé titiller les 1,32 sans jamais pouvoir franchement les dépasser.

La première observation que l’on doit faire lorsque l’on parle des changes est que le change ne se décrète pas. Il s’établit sur un marché dont le volume de transactions est considérable que personne ne contrôle. 

Il est vrai cependant que ce marché peut etre influencé de differentes facons: 

-Par des interventions comme le font les suisses , japonais, bresiliens , chinois 

-Par les paroles et déclarations , ce que l’on appelle le jawboning.

Mais le fond reste que les changes ne se fixent pas, ils se constatent.

Les parités s’établissent de façon complexe et aucune théorie n’est satisfaisante, ce qui explique que les professionnels recourent à des modèles, qui sont en quelque sorte le refuge de leur ignorance. Parmi les facteurs qui expliquent en partie les parités, il y a les flux commerciaux et les soldes des balances de paiement, les parités de pouvoir d’achat, les différentiels de taux d’intérêt nominaux et réels, les rythmes de création monétaire et de crédit. La théorie la plus en vue est celle de l’équilibre de Rudi Dornbusch

Les observateurs s’étonnent du fait que la zone euro soit en crise mais que l’euro reste relativement apprécié, sinon ferme. Il y a plusieurs raisons à cette relative fermeté. L’euro est considéré comme ancré à l’Allemagne et subsidiairement à la France et autres pays encore triple A. La BCE est, malgré les dérives, encore moins inflationniste que la FED. Le monde est engagé dans une guerre monétaire qui, bien sûr,  ne dit pas son nom. 

C’est a qui printera le plus. 

 La création monétaire, nous le rappelons porte maintenant les nom inoffensifs de quantitative easing, de OMT , de politiques non conventionnnelles et autres caches sexe.  Malgré ces noms pudiques on ne peu oublier que depuis le debut de la crise le total de bilan des banques centrales est passé de 6 trillions à 18 trillions!  Le but est de devaluer pour ameliorer ses exportations, reduire ses importations et limiter son chomage , et tout le monde a le meme objectif.

Le but est de dévaluer pour améliorer ses exportations, réduire ses importations et limiter son chômage, et tout le monde a le même objectif. Nous sommes en guerre et l’arme est la dévaluation, donc il ne faut pas s’étonner si l’euro ne réussit pas à baisser autant que les pays faibles, keynésiens et inflationnistes le souhaiteraient. 

Tout le monde se dope à l’héroïne monétaire, toutes les monnaies s’avilissent en même temps ou presque puisque, faute d’ancrage la valeur des monnaies n’est que relative. C’est la raison pour laquelle on a l’illusion que l’euro est fort, voire trop fort. La force de l’euro est une illusion, il suffit de regarder le cours de l’or et du pétrole exprimé en euros. 

L’euro a été attaqué jusqu’en septembre non pour ses qualités fondamentales, intrinsèques, mais parce que certains croyaient à une possibilité d’éclatement de la zone euro et donc au chaos. La détermination des Européens à préserver la monnaie commune et le plan OMT de Draghi  ont convaincu les marchés que cette attaque était sinon injustifiée, du moins prématurée. 

En contrepartie de l’assurance sur le maintien de l’intégrité de l’euro, il est évident que la monnaie commune a remonté et que ce faisant, les pays faibles, déficitaires en balance de paiement, les pays non compétitifs ont perdu un atout possible. Faute de dévaluation externe, on peut penser que les besoins de dévaluation interne, donc d’austérité, sont renforcés. La fermeté du change oblige à plus de sacrifices dans le court terme, c’est évident.

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29/10/2012 Publié par | Atlantico, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Reuters | | 3 Commentaires

A Chaud!!!! du Lundi 29 Octobre 2012 : Le grand écart, cela peut faire mal! par Bruno Bertez

A Chaud!!!! du Lundi 29  Octobre 2012  : Le grand écart, cela peut faire mal! par Bruno Bertez

 Nous avons dans l’éditorial boursier livré ci dessus attiré l’attention sur le comportement décevant des marchés de risk-on, post-QE. 

Nous aurions du ajouter également post-OMT. Post OMT car c’est l’annonce par Draghi de l’utilisation de son gros bazooka qui a, comme celle de QE, favorisé le rally précédent.

 

   Nous avons donc deux raisons d’être étonné et déçu. 

L’examen des marchés de la dette souveraine en Europe en fin de semaine dernière laisse une impression de malaise. Les bonds souverains espagnols ont enregistré leurs plus mauvaise semaine depuis Aout , le 10  ans a été particulièrement étrillé , avec des rendements en hausse de 22 points de base à 5,59%. Le spread a fait un bond de 28 pts de base à 405. Le rendement du Bund allemand pour sa part a chuté de 6 pts de base à 1,51%, signe d’un retour des achats de protection.

 WEZW_Spread_Week

Le coup de force de Draghi a obligé les vendeurs short à se racheter tout en suscitant des achats spéculatifs de prédateurs type Pimco ou Blackrock sur la dette des pestiférés. Ceci a permis aux dernières levées de fond de bien se passer. 

Il semblerait que le mouvement ait fait long feu, et que déjà les plus prudents reprennent leur bénéfice ou réduisent leur exposition. 

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29/10/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Atlantico, Commentaire de Marché, crédit crunch, Cycle Economique et Financier, Déflation, Douce France, Europe, Indicateur des Marchés, Inflation, inflation importée, monétarisation de la dette, l'hérésie keynésienne, Le Figaro, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, S&P | | Poster un commentaire

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