A Chaud!!!!!

L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013 : « Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets!  » Par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 24 Janvier 2013  : « Comme à Davos, la résilience dynamique des marchés vers les sommets!  » Par Bruno Bertez

Le présent texte s’inscrit  dans le droit fil de celui publié récemment sur la bipolarité. Dans cet article, nous présentions l’idée que les marchés pouvaient être considérés comme la manifestation symptomatique d’une réalité qui, en fait, leur échappait. Les marchés constituent une sorte de discours, sur la politique, l’économie et la finance, ce discours traduit, tout en le déformant, le Réel.

   La logique du réel n’est pas connue des participants, ils l’appréhendent avec des théories fausses qui, elles, sont produites par la conjonction du Réel, de l’histoire et le poids des intérêts en place. Ainsi on interprète la crise de 2008, comme une crise du type 1930 puisque l’apprenti pas si sorcier que cela, Bernanke,  qui est aux manettes est un autoproclamé spécialiste de cette période. Il vient d’ailleurs de le rappeler cette semaine passée dans son intervention devant l’université  du Michigan. Bernanke a rappelé ses lettres de noblesse et résumé sa conception de la lutte contre la crise, éviter la contraction des agrégats monétaires et venir en aide au système bancaire.

Du réel, pas un mot. Enfin la connaissance de cette crise, les perceptions, sont régies par les pouvoirs en place constitués de l’alliance gouvernements/banques, ce qui, bien entendu, escamote et déforme le savoir qui est produit. Bref, le réel ne se manifeste qu’au travers d’un prisme et ce que l’on voit est déformé.

L’ensemble constitué par le Réel, les prismes déformants, les marchés/symptômes constituent un système névrotique dans lequel nous reconnaissons les symptômes de la bipolarité. Etant entendu que le malade bipolaire passe de la morosité dépressive à l’excitation euphorique, rapidement, sans que rien ne vienne le justifier; le malade est maniaco-dépressif. Nous ajoutons, pour être clairs, que le trouble consiste à passer de périodes d’exaltation euphorique où tout va bien, à des phases  mélancoliques, voire suicidaires.

Ce qui favorise le symptôme bipolaire, c’est la disjonction, la coupure entre les perceptions et la réalité, la coupure entre le discours et le réel sous jacent. Dégagée du poids du réel, la pensée et les perceptions peuvent s’adonner librement aux égarements bipolaires. Le monde actuel est coupé en deux, disjoint entre la sphère financière et la sphère réelle, il est encore recoupé en deux entre les peuples et les ultra-riches kleptocrates.

Les bipolaires prennent des drogues qui, en fait, favorisent la coupure d’avec le réel .Il vit dans son monde. De même, les marchés prennent des drogues monétaires qui produisent  le même effet. Les drogues ne guérissent pas, mais produisent des répits et de temps à autres, elles ont une effet transitif passager sur le réel, non seulement cela va mieux dans la tête, mais cela va un peu mieux dans le monde extérieur. Normal, puisque le monde est influencé par les comportements et les croyances humaines, dans certaines limites. Normal, puisque les psychiatres des Banques Centrales et des gouvernements sont aussi fous que leurs patients et qu’ils ne sortent jamais de leur asile d’aliénés.

Tout ce monde vit dans une bulle, presque sans authentique contact avec le monde extérieur. Du réel , ces gens ne connaissent que les écrits des autres.

Venons au fait, venons-en à ce qui motive notre article de ce jour. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT:  

Nous pensons que nous sommes dans une nouvelle phase de la crise, une phase où les maniaques tentent de prendre le contrôle de la situation. Nous en voyons les symptomes, nous relevons les discours, nous notons aussi un début de transitivité, l’imaginaire entraine une relative transitivité qui valide, par les nouvelles, la bouffée d’optimisme. Il se pourrait bien que nous soyons en train de favoriser le gonflement d’une resucée de bulles. Pas une bulle, mais une multitude de bulles en différents endroits et secteurs.

Nous notons pour l’écarter  que les marchés grimpent malgré la menace (fausse selon nous) que constitue le fiscal cliff. Le fiscal cliff est un leurre, nous n’en parlerons pas.

Notons aussi, c’est important, que la situation européenne constitue un prisme spécifique qui empêche les Européens de percevoir ce qui se passe ailleurs et singulièrement aux Etats Unis; pessimistes, noirs en Europe, on passe à côté de la bouffée maniaque qui se développe ailleurs. Mais attention, cela n’empêche pas, par la magie de la contagion moutonnière, les marchés de monter.

Le « la » financier est toujours américain, pas besoin de comprendre pour spéculer.

Nous notons aussi que les fondamentalistes de long terme  du type Shiller ou coefficient Tobin, tentent de rester calmes, malgré les pertes et les absences de performances qu’ils doivent subir. Ceci constitue une réserve de participants à la ruée maniaque.

Nous reprécisons que ce que nous suivons, c’est le marché directeur mondial, le S&P 500. Celui-ci vient de terminer la semaine au 18 Janvier au plus haut de 5 ans. On a franchi le signal technique haussier des 1475, la route est libre. On est à 5% seulement des records historiques.

Les gains enregistrés depuis le début de l’année sont diversifiés et spectaculaires. C’est cela qui est frappant, c’est le fait que la hausse est généralisée, on avance sur un large front. Or, quand la hausse est générale, quasi unanime, bien souvent, la fermeté se renforce et s’amplifie.

WIR_Equity_YTDETF_YTD

En 13 séances, selon les secteurs, les cours ont progressé de 5,3% pour les indices les plus lourds (1650 valeurs), comme le Value Line, à 10,2% pour l’indice des home builders. Le S&P midcap a gagné 5,3%,  le Russell 5,1%, le DJ Transport a fait un bond de 7,3%, les cycliques de 6,2%, les bancaires de 5%, les télécoms de 5,6% etc. C’est dire si l’avancée se fait sur un très large front, elle est puissante. Signe de l’optimisme, le VIX , mesure du risk selon les financiers, est au plus bas depuis avril 2007!

Les indicateurs de sentiment sont bullish, archi-bullish; peu importe pour le raisonnement que ce soit des indicateurs généralement « contrarians » puisque ce que nous voulons souligner, c’est le délire maniaque.

Le public mord à l’hameçon, les entrées de capitaux dans les mutual funds sont à des niveaux pas vus depuis longtemps.

Le grand thème popularisé par les médias c’est la « Grande rotation », la vente des bonds et obligations pour remploi en actions.

Sur CNBC, un gourou est venu dire la semaine dernière que les obligations étaient « l’actif le plus dangereux au monde », il anticipe une forte chute des cours en 2013. Un autre est venu réaffirmer que sur le long terme, les actions finissent toujours par être le meilleur placement. Un autre encore « les gens vont perdre sur les obligations, cela va les faire revenir sur les actions ».

Tout est fait pour influencer les particuliers et faire en sorte, que cette fois soit la bonne, qu’ils se séparent de leur argent. Que le grand transfert, particuliers vers le système, continue. Les investisseurs ont acheté des quantités records de valeurs à revenus fixes au plus haut des cours et au plus bas  des taux, voici le moment passer à la caisse, les taux longs frémissent, les cours commencent à baisser, donc  il faut  prendre ses pertes sur les obligations et … les remployer sur les actions, le manège doit tourner, tourner.

N’oubliez jamais ce que nous répétons depuis 2008: une partie de la société va se retrouver devoir supporter le coût des déficits budgétaires et des politiques monétaires non conventionnelles et une autre partie va se retrouver en récolter les bénéfices. Vous devinez lesquelles!

L’économie confirme une amélioration, en particulier dans le secteur manufacturier, cependant nous ne nous attarderons pas.

 

Les inscriptions au chômage sont bonnes, meilleures que prévues, les ventes au détail et la production industrielle ont surpris dans le bon sens, les résultats publiés sont, dit-on, encourageants. Bien entendu,  on néglige les mauvaises nouvelles comme l’indice de la Fed de Philadelphie et la confiance de l’université du Michigan, détestables .

Kansas City Fed Employment Subindex…

Les ménages recommencent à s’endetter sans retenue, peu importe que ce soit du crédit de mauvaise qualité et fédéral. Pour 2013, on est reparti pour passer au-dessus des records de la création de crédit enregistrée en 2008 avec 1,9 trillion. Les deux trillions ne sont pas exclus.  Aux dernières nouvelles, 52% des ménages dépensaient plus que leurs revenus! Les chiffres de l’inflation sont maitrisés aussi bien au niveau du CPI que du PPI. Le SLFSI, l’indice de stress de la Fed de St. Louis est au plus bas, le risque a disparu. Tout le monde y va gaiement, les dettes de leverage des hedge funds ont rejoint les records de 2004, la dette sur marge des positions boursières est supérieure à 2% du GDP. On spécule dans des proportions jamais vues sur la dette municipale, sur le High Yield, sur la dette du real estate commercial , même si les centres commerciaux sont vides, peu importe.

Il y a de l’argent pour tout et pour tout le monde. La masse monétaire étroite, M2,  est en hausse de 7,4% sur 1 an. Les conditions bancaires se libéralisent. Les money markets funds se vident ; sur un an, on est maintenant stagnant. L’argent repart.

Les housing starts bondissent de 12% en décembre, la spéculation sur le logement en Californie repart, débridée. Le prix médian en Californie du Sud a explosé en fin d’année, on est en hausse de près de 20%, 19,6% exactement sur un an. On achète cash dans la plupart des cas, signe que c’est un remploi d’argent venu d’ailleurs. Les prix dans la baie de San Francisco ont rejoint le top de 2008 avec un bond de 32% sur un an.

En fait, tout explose, tout ce qui a valeur d’investissement, pas d’usage, tout ce qui recherche rendement et performance. Le grand entonnoir s’est élargi. On se rue sur la terre agricole, les objets d’art, les propriétés de rapport etc. etc. Plus c’est spéculatif, plus cela peut « galoper » et plus c’est intéressant.

La spéculation sur le logement est de notoriété publique. Même les chiens avec un chapeau reviennent sur les marchés du logement et trouvent du crédit. Nous vous rappelons que, sur un an, les cours des affaires de construction ont progressé de… 91%.

http://si.wsj.net/public/resources/images/MN-AB237A_MILLI_D_20121226095712.jpg * http://si.wsj.net/public/resources/images/MN-AB236_MILLIO_D_20121226095707.jpg

Nous pensons que tout cela peut se développer, tout cela se fait sous la conduite sans scrupules  des banques. Elles ont intérêt à pousser à la hausse de tout  et rien à perdre. A notre avis, nous sommes en présence d’une grande tentative… qui est parallèle à celle qui est menée par tous les grands pays, nous disons bien tous et de façon tacitement concertée, on joue le tout pour le tout.

On veut créer le momentum, à la fois pour le grand ratissage, à la fois pour embarquer l’inflation au dessus des 2%, à la fois pour accélérer la vitesse de rotation de la monnaie dans le monde, à la fois pour débloquer la croissance par la fuite devant la monnaie.

Vous remarquerez le cynisme de ces gens qui ne se soucient absolument pas des conséquences de leurs actes, pas plus sur la mise en danger de la stabilité du système que sur le re-creusement des inégalités! Pour copier  un slogan français qui marche en ce moment: vive l’inégalité pour tous!  Seuls bénéficient des largesses et des dispositifs ceux qui sont proches de la manne et des canalisations qui déversent l’argent gratuit et les assurances.

Tout ce qui est fait va dans le même sens, déclencher une vague de spéculation sur les assets dans l’espoir que cela aura un effet sur le comportement de l’économie réelle. On ne cherche plus à soutenir, non, on veut embarquer, déclencher l’excès financier dans l’espoir criminel selon nous, de forcer le destin et de réussir à enclencher quelque chose dans l’économie réelle. Ce  n’est pas l’effet de richesse réel en tant que tel que l’on cherche ; non, c’est la création d’une psychologie. L’effet de richesse réel est bien connu et mesuré, il est négligeable: une hausse de 1% du marché des actions produit un effet dopant passager de 0,03% sur le GDP. Autant dire, quasi rien.

 Avec le maintien des politiques de gonflement des bilans des Banques Centrales, l’abandon de la priorité à l’austérité comme moyen de rééquilibrer les budgets en Europe, l’acceptation du regain de dérive des surendettés, l’abandon de toute discipline dans les collatéraux utilisés pour les refinancements, le regain de pression pour faire baisser les monnaies, les promesses de mutualisation du système bancaire  européen, l’abandon/report des règles de Bale 3 a été la cerise sur le gâteau. Le cynisme et l’irresponsabilité sont à leur comble.

Fed’s balance sheet as of 1/16/13 (source: FRB)

 

Nous avons eu raison dès le début, il n’y a jamais eu de deleveraging, les peuples et les systèmes pseudo-démocratiques ne le supporteraient pas, ils tiennent par le crédit. Et il n’y en aura jamais.

Le débat sur la formation généralisée de bulles aux Etats Unis est en train de se développer, d’enfler. C’est bon pour Bernanke et les inflationnistes car cela fait la publicité des hausses en cours. C’est la publicité télévisée où l’on montre le gagnant du Loto, cela ne décourage pas les gogos, cela les attire.

Quelques citations viendront compléter ce tableau:

1       Forbes la semaine dernière: « La bulle l’économie mondiale devient de plus en plus grosse » que l’on peut traduire plus exactement par : l’économie bullaire mondiale devient de plus en plus bullaire.

1       Bloomberg: « La Fed s’inquiète de la surchauffe des marchés et des achats records de bonds ». Hommage du vice à la vertu, ne vous en faites pas, c’est le double langage habituel.

2       Rosengreen, Fed de Boston: « Je ne vois aucun indice de bulle dans aucun marché »

3       Bernanke cette semaine dans le Michigan: « Les bulles d’assets sont très difficiles à anticiper… on peut traiter ces problèmes par les pouvoirs régulateurs et la supervision,… la politique monétaire ne doit venir qu’en dernier lieu, c’est la dernière ligne de défense ». Traduction: ne craignez rien, on fait confiance à la surveillance et à la supervision, on n’interviendra pas s’il y a des bulles, allez-y, spéculez!

4       Esther George, Fed Kansas City : « Nous ne devons pas nier la possibilité qu’une politique de taux bas puisse créer des incitations qui déboucheront sur les déséquilibres financiers futurs ».

5       Richard Fisher, Dallas Fed: « Les achats de titres du Trésor et de MBS peuvent créer une bulle dans le marche obligataire ».

6       Jens Weidman, du conseil de la BCE: « Il est vrai que quand la maison brûle, éteindre le feu est la priorité… mais nous devons aussi être sûrs que les mesures pour combattre l’incendie et les assurances souscrites ne sont pas en train de préparer le terrain pour le prochain incendie ».

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 24 Janvier 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EDITO PRECEDENT: http://leblogalupus.com/2013/01/13/ledito-du-dimanche-13-janvier-2013-le-monde-est-bipolaire-par-bruno-bertez/

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17 replies »

  1. Le problème est de savoir où nous nous situons dans la chronologie de la bulle et on peut effectivement considérer que celle-ci a débuté suite au discours de Draghi a l’été 2012. Le « processus bullaire » a donc encore de beaux mois devant lui si on se réfère à l’histoire mais attention car tout s’accélère et nous sommes dans une situation inédite. La phase dépressive est comme une épée de Damocles qui peut tomber a tout moment du fait d’un facteur imprévu ou exogène (géopolitique par exemple).

    « Nous notons pour l’écarter que les marchés grimpent malgré la menace (fausse selon nous) que constitue le fiscal cliff. Le fiscal cliff est un leurre, nous n’en parlerons pas. »

    Les marchés n’y croient pas non plus en tout cas pas les mains majoritaires qui ramassent. Il est en revanche certains que des opérateurs vendent le marché sur cette menace et se couperont sur sa caducité… tels des gogos permettant a ceux qui achètent de sortir à bon compte. C ‘est un classique des marchés qui est en train de se produire.

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    • @seb

      Oui la nouvelle phase a débuté à la mi 2012, tout concorde et je suis persuadé qu’il y eu concertation globale. Ainsi c’est au même moment que la Chine a inversé son réglage et que la politique monétaire est redevenue expansionniste. Un rapide check-up confirme cette datation. Cela coïncide aussi avec le changement d’allure du marché du 10ans américain.

      S’agissant de la fin de l’épisode maniaque, vous avez raison de faire remarquer les deux éléments clefs de la modernité:
      -Tout est amplifié
      -Tout est sur réagi
      On jouit vite et fort!

      Je pense qu’il faut suivre de près les anticipations inflationnistes mesurées par l’écart entre le rendement des treasuries indexées- les TIPS et celui des treasuries ordinaires .
      Il faut aussi suivre la comparaison entre les anticipations à deux ans et celles a dix ans .
      A mon avis ,il est difficile de les manipuler.

      Ce qui est encore le mieux c’est d’établir une batterie d’indicateurs sur le même thème , les anticipations inflationnistes courtes et longues et de le surveiller.
      Déjà les anticipations a 10 ans flirtent, en dessus, en dessous de la zone des 2,5%, l’allure a changé depuis quelques mois.

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  2. Vous avez parfaitement raison : il n’y a jamais eu de « vrai » deleveraging » ni de « vraie » politique d’austérité. Un enfummage absolu depuis 2008.

    Toutefois, à force de parler (et superbement bien) de bulles, vous perdez peut-être contact avec le terrain.

    Un mot sur la situation française.

    Le coup d’accélérateur US n’a aucun effet chez nous (à part le CAC qui monte, mais aucun intérêt).

    Si les US ont une bulle de pognon, nous nous avons une bulle réglementaire.

    Si vous donnez de l’argent gratuit à un patron de PME… croyez vous qu’il se risque à investir, et surtout à embaucher ?

    Non.

    Et c’est paradoxalement une bonne nouvelle.

    Car cette économie réelle, ces bataillons de chômeurs supplémentaires chaque mois, constituent le mur de la réalité, sur lequel les crapules vont s’écraser.

    C’est pourquoi je suis moins pessismiste que vous (quand vous écrivez « il n’y en aura jamais »). Chaque chômeur supplémentaire c’est finalement une dose d’antidote contre les bulles et les crapules.

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    • @Christo

      Merci de votre intérêt; Non je ne perds pas contact avec le terrain, car c’est le terrain qui m’inspire , pas la théorie. En plus le terrain je l’ai en différents lieux puisque je suis ce que l’on peut appeler SDF.

      Vous avez raison d’insister, le mur c’est le chômage et la peur qu’il inspire aux socialo-kleptos. Ils savent, car ils ont les infos directement ce qui se passe en Grèce, en Espagne et en Italie . Eux ne subissent pas le black out.

      Je peux vous dire que c’est effrayant, bien pire même que ce que les comptes rendus rapportent. Dans ces pays on commence les grands règlements de comptes!

      Par ailleurs pour suivre la déliquescence en France et le creusement du fossé avec le peuple il faut lire le blog de Mélenchon et les blogs régionaux du PC.

      Le virage non pas libéral , mais paniquard du gouvernement , avec la contestation des indemnités chômage est une erreur politique.

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      • « Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : “le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent” ».
        Les grecs commencent à piger, les autres je ne sais pas.

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        • @lucapiccin

          Ce que vous dites est de plus en plus faux. Dans nos systèmes depuis la dérégulation, les innovations financières et l’ingénierie, le capital dans les pays développés est de moins en moins du travail accumulé et cristallisé et de plus en plus de la dette transformée. C’est aussi de moins en moins de l’épargne.

          En fait l’une des innovations majeures des trente dernières années est la fabrication de capital à partir de dettes et de dettes à partir de printing.

          On fabrique des capitaux apparemment, propres, à risque avec des fonds d’emprunt.

          Je ferais un jour un article un peu théorique sur ce point. Greenspan en était d’ailleurs conscient, il l’ reconnu en 2009.

          Le cas le plus typique est Facebook, cette firme a fabriqué son capital non pas avec du travail accumulé, mais avec des capitaux fournis par les entreprises de venture capital et les banques d’investissement (GS et MS), lesquels venaient en grande partie de la dette.

          Une double alchimie permet maintenant de produire des fonds propres avec de la dette

          1 le leverage, cela est classique et connu, il suffit de souscrire à du capital avec du crédit par exemple
          2 l’alchimie du price earning ratio qui transforme le bénéfice à venir, non encore réalisé en capitalisation boursière laquelle devient fonds propres. A partir du bénéfice d’une année auquel on applique un multiple, le marché produit un capital dont en plus la valeur est enflée par le Ponzi.

          Dans les pays développés, toute la théorie de l’exploitation et de l’extraction doit être revue.

          En revanche les analyses traditionnelles restent valables pour les émergents, là ou l’exploitation est de type minier, c’est à dire sans souci pour la reproduction de la force de travail.

          Ceci est un aspect peu connu des conséquences de l’explosion des dettes, la dette se transforme en capital. Le champ des actifs financiers s’est décloisonné. A l’inverse la dette peut aussi détruire du capital lorsque la société procède à des rachats d’actions ou à des distributions exceptionnelles comme cela vient d’être fait en fin 2012 aux USA pour anticiper le fiscal cliff.

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        • @Lucapiccin

          Complément: Twitter qui vent d’ètre valorisé à 9 milliards de dollar, voila une création de capital qui ne doit rien ou quasi rien au travail cristallisé et à l’extorsion de la plus value, et tout à l’alchimie des marchés et au crédit!
          La critique de la société, pour etre efficace doit procéder du réel vers l’idée et non de l’idée vers le réel. Le réel, dépouillé de tout ce qu’il a de contingent devient alors de la logique cristallisée. Introduction à la critique …

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  3. Non mais il faut bien que les TBTF banks puissent sortir leur papier acheté et mouliné entre eux depuis 2009 dans la marmite des BCs, vous croyez qu’il y en a un qui va accepter les pertes? Ils sont copains tant que c’est dans leur intérêt…

    Il leur faut de l’argent(-dette) frais, qui ne sorte pas de la FED ou autre, sinon c’est un système clos et ils y perdent tous.

    Non l’argent frais c’est celui des gogos… et puis faut bien recycler aussi les PVs des bulles immobilieres stockées un peu partout dans le monde…

    Comme vous l’avez très bien expliqué, c’est un tout simplement un recyclage de dettes en fait!

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    • @Johhold

      N’oubliez jamais une chose fondamentale, les évaluations d’inventaire ne signifient rien, ce n’est qu’un moyen de gagner du temps. La classe, je dis bien la classe des banques et des kleptos dans laquelle j’inclus les banques centrales n’aura gagné quelque chose que quand ils auront vidé les égouts sur les ménages et les institutions de prévoyance: Tant qu’ils font monter les inventaires entre eux ils ne font qu’augmenter les risques comme dans les années 30 quand JP Morgan a fait un cartle pour soutenir les cours.
      Ce qui compte ce n’est pas la hausse c’est le relais
      L’une des originalités de ma démarche est que je considère que les états sont des agents économiques comme les autres et les banques centrales des banques comme les autres. La seule différence étant la possibilité de tricher, ce qui n’a qu’un temps.

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  4. Zone euro : chiffres du troisième trimestre 2012 selon Eurostat :

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d’euros, soit 152,6 % du PIB. Le gouvernement grec a annoncé que la Grèce était incapable de rembourser comme prévu les 400 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d’euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d’euros, soit 120,3 % du PIB. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

    4- Dette publique de l’Irlande : 190,954 milliards d’euros, soit 117 % du PIB. Le gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».

    5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d’euros, soit 101,6 % du PIB.

    Et Chypre ?

    Le futur « plan de sauvetage » de Chypre va atteindre 92 % du PIB de Chypre !

    Jean-Claude Juncker a déclaré : Chypre est « un problème plus grave que la Grèce ».

    Lisez cet article :

    C’est Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, qui a mangé le morceau, peu avant Noël : ni les marchés ni la presse n’ont l’air de réaliser qu’un pays de la zone euro pose aujourd’hui «un problème plus grave que la Grèce», lâchait le Premier ministre luxembourgeois face à quelques journalistes. Ce problème, à son avis «sous-estimé», c’est Chypre, minuscule république comptant pour moins de 0,2% du PIB des Dix-Sept…

    Victime collatérale de la faillite de la Grèce, la petite île méditerranéenne appelle à l’aide depuis juin. Une affaire d’abord jugée bien anecdotique : qu’est-ce qu’une quinzaine de milliards d’euros face aux 400 milliards mobilisés pour le sauvetage grec ? «Chypre, ça n’a l’air de rien, et pourtant, c’est très compliqué», acquiesce à Berlin une source gouvernementale. D’ailleurs, sept mois après son appel au secours, aucun accord n’a pu être signé, jusqu’ici, entre le pays et la troïka des créanciers associant l’Europe, la BCE et le Fonds monétaire international.

    Le «cas Nicosie» est épineux à deux titres. Sur le plan économique, le sauvetage des banques chypriotes – évalué à environ 9 milliards d’euros, selon l’audit encore confidentiel qui sera soumis lundi à l’Eurogroupe – est déjà voué à entrer dans les annales. Rapporté à la taille du pays, ce serait le deuxième plus gros du monde (50% du PIB), après le renflouement du secteur bancaire indonésien en 1997. Et en ajoutant l’aide de 7,5 milliards dont l’Etat a besoin pour boucler son budget et honorer le service de sa dette jusqu’en 2015, la facture pourrait dépasser… 92% de son PIB !

    http://www.liberation.fr/economie/2013/01/18/chypre-le-moucheron-qui-agace-l-europe_875130

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  5. Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 ?

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses en 1992 pour nous inciter à voter « oui » à la monnaie unique, « oui » à l’euro ?

    - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    En réalité, nous avons eu exactement le contraire.

    En réalité, la construction européenne aboutit à un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre humain.

    Vendredi 25 janvier 2013 :
    France : chômage concernant les catégories A, B, C, D, E :
    5 560 100 demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle Emploi.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-VHP736-2.pdf

    Espagne :
    Les chiffres effarants du chômage de masse en Espagne.
    Le taux de chômage espagnol a terminé l’année 2012 sur un nouveau record historique à plus de 26% de la population active, tandis qu’il monte même à 55% chez les jeunes. Et la situation a toutes les chances de s’aggraver encore en 2013.

    Grèce :
    Avec 26,8%, le chômage en Grèce va de record en record.
    Le taux de chômage grec a atteint un nouveau record en octobre à 26,8%, contre 26,2% le mois précédent (chiffre révisé), a annoncé jeudi l’agence nationale des statistiques Elstat.
    L’économie grecque devrait subir une sixième année consécutive de récession en 2013.

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  6. Dimanche 27 janvier 2013 :

    Michel Sapin évoque « un État totalement en faillite. »

    « Il y a un État, mais c’est un État totalement en faillite. » Le diagnostic, dressé par le ministre du Travail, Michel Sapin, ce dimanche sur Radio J, n’est pas nouveau.

    Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, François Fillon, quelques mois après son arrivée à la tête du gouvernement, avait usé des mêmes mots lors d’une visite en Corse. Un même constat alarmant plaidant pour des mesures d’économies.

    «C’est la raison pour laquelle il a fallu mettre en place des programmes de réduction des déficits et aucune sirène ne doit nous détourner de cet objectif», s’est justifié Michel Sapin, répondant là aux critiques de la gauche qui s’élèvent contre l’objectif de ramener le déficit public sous les 3 % du PIB à la fin de l’année.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/27/20002-20130127ARTFIG00150-michel-sapin-evoque-un-etat-totalement-en-faillite.php

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  7. Je ne sais pas comment vous vous y retrouver dans votre réponse à Lupaccin , que je traduirai par facilité en Lapin . Vous avez raison sur le fond l’homme est un loup pour l’homme , c’est d’ailleurs notre point de ressemblance avec le rat , la seule espéce qui tue sa propre espéce , ce qui améne à conclure que le Loup est meilleur que nous . A moins que ce soit soit le contraire et que le rat est l’avenir de l’homme , ce qui aussi peut se concevoir . A moins que la rencontre de Tavernier et de Jean Valjean dans les égouts ne soit prophétique et il y a peut étre une confusion , entre l’accumulation de richesses-papiers , de droits sur les autres garanties par l’état , en monnaie fiduciaire , (faut avoir la foi) , et en richesses et valeurs réelles .
    Pour reprendre les images de Victor Hugo qui avait la foi , la différence entre l’imitation de la valeur par les Tenardiers , et sa réalité par Jean Valgean . Mais comment différencier Tartuffe d’un vrai Saint ?
    Quand on a autre chose à faire ? C’est pourquoi les Tartuffes et Tenardiers gouvernent , c’est parce qu’on a D’autres soucis , entr’autre la vraie production . C’est aussi pourquoi ces personnages négatifs deviennent objet de littérature . Malheureusement dans nos sociétés de spectacle , à majorité tertaires , ces personnages , deviennent les losers , il s’agit principalement d’apparaitre et de bien jouer son role .
    Patatra , la production réelle émigre dans les pays dits émergents , il nous reste donc à vivre de spectacle .
    Nous sommes , comme Figaro à l’égard de la séduction de Don Juan , mais cette fois à l’échelle de la Nation , le tiers-état n’est hélas plus chez nous mais ailleurs . Exit la notion de Nation . C’est dommage parce que la France est basée dessus depuis 1789 . Alors faut-il se mondialiser où s’internationaliser .
    Pour moi la réponse est claire , fuyons , c’est cuit .

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  8. Jeudi 31 janvier 2013 :

    Le scandale de la Monte dei Paschi en Italie sera-t-il le déclencheur d’une nouvelle crise grave de la zone euro ?

    La banque italienne Monte dei Paschi (MPS), la plus vieille banque du monde, fondée en 1472, se trouve actuellement au cœur d’un scandale dont les ramifications menacent les élections italiennesdu mois prochain, et le projet de l’UE de créer une union bancaire, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph.

    La banque est soupçonnée d’avoir dissimulé des pertes sur des produits dérivés non déclarés, et d’avoir payé un prix excessif pour le rachat de la banque Banca AntonVeneta en 2007, pour la somme de 9 milliards d’euros. Selon la presse italienne, l’enquête aurait révélé un réseau de corruption, ce que réfute la banque.

    Les pertes de la MPS s’élèvent à 6,4 milliards d’euros depuis début 2011 et il se pourrait qu’elle ait perdu une somme additionnelle de 500 millions d’euros dans une opération immobilière appelée « Chianti Classico ». La banque a donc émis un emprunt de 4,5 milliards d’euros pour faire face à ses pertes, et ses actions se sont effondrées de 95%. C’est la troisième fois qu’elle nécessite un plan de sauvetage.

    Mais ce qui fait la particularité de cette affaire, ce sont les liens très proches de la MPS avec le parti démocrate (PD) de Luigi Bersani. En Italie, ce scandale fait la une des journaux et il entame la crédibilité des deux candidats pro-européens et pro-austérité des élections du mois prochain, Luigi Bersani mais aussi Mario Monti. Il rend service à l’autre ex-Premier, Silvio Berlusconi, qui avait jusque-là les plus grandes peines à gagner les faveurs des électeurs, et dont la campagne a largement consisté à attaquer l’UE. La coalition qu’il mène, formée de son parti, le Parti des Libertés (PdL), et de celui de la Ligue du Nord, obtient actuellement 26% de votes.

    L’hypothèse que les eurosceptiques remportent assez de sièges aux élections pour bloquer les éventuelles réformes du nouveau gouvernement, est de plus en plus plausible. Or, les entraves à la nécessaire réforme du pays pourraient entamer la confiance des marchés à l’égard de l’Italie, et obliger la Banque Centrale Européenne à prendre le relai comme elle s’y était engagée en juillet dernier, et remettre en cause la relative accalmie que connait la zone euro actuellement.

    Le scandale touche également Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la BCE, qui a été gouverneur de la banque centrale italienne (BCI), en charge de la supervision de la MPS. Selon le Corriere Della Sera, des documents montrent que la BCI avait eu vent de ces irrégularités et qu’elle avait missionné 2 audits. Les juges italiens ont d’ailleurs ouvert une enquête la concernant.

    « Cela pourrait sérieusement entamer la crédibilité de Mario Draghi », estime Stephen Lewis de Monument Securities. « S’il ne savait pas ce qui se passait à la MPS, ils [les Allemands opposés à une union bancaire européenne placée sous la supervision de la BCE] vont dire qu’il n’est pas tout à fait l’homme idéal pour prendre en charge la supervision bancaire de la zone euro ».

    http://www.express.be/business/fr/economy/le-scandale-de-la-monte-dei-paschi-en-italie-sera-t-il-le-declencheur-dune-nouvelle-crise-grave-de-la-zone-euro2/185429.htm

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  9. Vendredi 1er février 2013 :

    Nous savions que les pays européens périphériques étaient en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre. Nous venons d’apprendre qu’un autre pays européen en faillite frappait à la porte de l’Union Européenne : la Croatie.

    Fin décembre 2012, le taux de chômage de la Croatie est de 21,1 %.

    Pays en faillite, 21,1 % de chômage, la Croatie remplit donc toutes les conditions pour rejoindre l’Union Européenne.

    Le 1er juillet 2013, la Croatie deviendra le 28ème Etat membre de l’Union Européenne.

    Je sens qu’on va bien rigoler !

    Lisez cet article :

    Moody’s abaisse la Croatie au rang d’investissement spéculatif.

    L’agence de notation financière Moody’s a abaissé jeudi la note de la Croatie à Ba1 contre Baa3, ce qui la place parmi les investissements spéculatifs, mais sa perspective est désormais stable contre négative auparavant.

    Moody’s justifie cette décision par « l’absence de reprise économique en Croatie » et n’attend pas « d’amélioration significative alors que la croissance est structurellement entravée ». L’agence déplore aussi « l’absence de consolidation budgétaire » dans un « contexte de difficultés économiques » ainsi que la « vulnérabilité » du pays aux chocs économiques extérieurs.

    « Après quatre années de croissance faible ou de récession l’économie de la Croatie manque toujours de nouvelles sources de croissance », détaille Moody’s. « Son modèle économique, qui a toujours reposé beaucoup sur la consommation interne et la construction (…) est en panne tandis que les blocages persistent pour l’investissement » et les exportations, ajoute-t-elle.

    L’économie croate n’a pas connu de croissance depuis 2009 et s’est de nouveau contractée d’environ 1,1 % en 2012, selon les estimations.

    Le gouvernement table sur une croissance de 1,8 % en 2013, mais la Banque mondiale anticipe à 0,8 % la hausse du Produit intérieur brut cette année.

    Le taux de chômage s’est établi en Croatie à 21,1 % fin décembre 2012, son plus haut niveau depuis près de dix ans.

    La Croatie doit devenir le 28e pays membre de l’Union européenne le 1er juillet.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/01/moody-s-abaisse-la-croatie-au-rang-d-investissement-speculatif_1825783_3234.html

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  10. Vendredi 1er février 2013 :

    ITALIE : PLUSIEURS BANQUES FONT L’OBJET D’UNE ENQUÊTE DANS UNE AFFAIRE DE DÉRIVÉS.

    Le parquet de la juridiction de Trani, en Italie, a ouvert une enquête sur plusieurs banques du pays, en relation avec des transactions concernant des produits dérivés, a déclaré vendredi une personne proche du dossier à Dow Jones Newswires.

    Cette enquête porte sur la vente de produits dérivés à des entreprises et des particuliers par certaines « grandes banques italiennes », a indiqué cette personne. Le parquet de Trani examine actuellement, dans le cadre de ces investigations, des allégations de fraude et d’usure, a-t-il ajouté. L’usure est l’octroi de prêts à des taux excessifs ou abusifs.

    Après l’annonce de cette enquête, relayée dans les médias italiens, les actions d’un certain nombre de banques italiennes ont cédé du terrain vendredi à Milan.

    Le quotidien italien Corriere della Sera a indiqué sur son site Internet que le parquet de Trani enquêtait sur les employés de cinq banques italiennes – UniCredit (UCG.MI), Intesa Sanpaolo (ISP.MI), Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS.MI), Banca Nazionale del Lavoro, filiale du groupe français BNP Paribas (BNP.FR), et Credito Emiliano (CE.MI) – dans le cadre de la vente de produits dérivés à des entrepreneurs de la ville de Bari.

    Une porte-parole d’UniCredit a déclaré que pour l’instant, la banque n’était pas au courant d’une enquête du parquet de Trani. Monte dei Paschi n’a pas souhaité commenter. Credito Emiliano, Intesa et Banca Nazionale del Lavoro n’étaient pas immédiatement disponibles.

    Contacté par Dow Jones Newswires, un porte-parole de BNP Paribas n’était pas en mesure de commenter ces informations.

    En Bourse, Monte dei Paschi a fini en baisse de 5,9% vendredi, tandis que UniCredit a cédé 2,6%, Intesa a perdu 2,9%, et Credito Emiliano 0,3%.

    http://www.bfmtv.com/economie/italie-plusieurs-banques-font-lobjet-dune-enquete-une-affaire-derives-source-438870.html

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