A Chaud!!!!!

A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez

A Chaud!!! Du Mardi 26 Mars 2013: Chypre, le danger se précise…. pour les autres Européens par Bruno Bertez 

Nous avons expliqué que l’affaire chypriote pouvait être interprétée comme une répétition, un test, un rodage. Les responsables européens ont fait, en maquette ou modèle réduit une sorte d’exercice de pompier -pyromane. Fermeture des banques, le fameux bank holiday, blocage des comptes et transferts, limitation des retraits, contrôle des mouvements d’argent, usage de la force et des polices-anti-émeutes… Chypre est une ile, elle se prêtait bien à cet exercice, lequel est planifié de puis la restructuration de la dette grecque.  

Ceci a été confirmé ce jour par le président de l’Eurogroupe Jeroen Djisselbloem.

Il a  déclaré : « Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire » Voila ce qu’il a dit et qui a fait passer les marchés européens de +1,2% à -1,1% en quelques minutes. Le démenti est baliverne.

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Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a jugé que le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem avait "eu tort" de dire, avant de revenir sur ses propos, que le sauvetage des banques à Chypre pourrait servir de modèle en Europe.

Dans un entretien au Financial Times et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être appliquée à d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il revenait sur ses propos en affirmant que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.

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 BLACKSWAN DISSELBOOM!

   La place financière est aussi idiote que l’ami Jeroen, elle n’aurait jamais du monter sur le plan Chypriote qui est la plus belle tentative que l’on pouvait imaginer pour relancer le tail risk en Europe. Hélas les journaux sont nuls et  les commentateurs boursiers professionnels le sont encore plus: Il faut des bévues énormes pour leur faire comprendre le sens d’une décision Européenne. 

Nous avons expliqué ce week- end que l’Europe changeait de doctrine, elle essayait de limiter les bail out par les contribuables, en contrepartie elle cherchait le bail-in. 

Qu’est ce que le bail-in?

C’est le fait de faire payer le sauvetage des banques par tous ceux qui contribuent à son passif. En clair : les actionnaires, les obligataires, les déposants non garantis. 

Ceci peut être fait , on vient de la voir avec la supercherie vicieuse Chypriote sans vote démocratique , alors que la taxe initiale, elle nécessitait un vote. On a trouvé la parade. 

Nous sommes pour le bail-in, ceux qui ont pris des risques, actionnaires, obligataires juniors et seniors doivent payer. Nous sommes formellement contre le bail in par les dépôts qu’ils soient garantis ou non . 

 Pourquoi? Parce que les comptes des banques sont faux. Les comptes des banques sont faux, archi faux, on comptabilise les dettes  souveraines comme si elles valaient le pair, comme si elles étaient sans risque : Mieux même certaines banques les revalorisent.  

Ceci empêche les déposants de choisir leur banque en toute connaissance de cause. Les pouvoirs, la Banque Centrale, le gouvernement dissimulant les risques, ils n’ont pas le droit de dire : Vous saviez !!! 

Tous les dépôts sont sacrés dès lors que les comptes des banques sont frauduleux et que les institutions  de supervision et le pouvoir politique sont complices ET couvrent. 

En 1932 la Commission Pecora a ouvert une enquête sur les responsabilités et les causes de la crise. Il faut d’ores et déjà prendre date et constituer les dossiers, il y aura des commissions Pecora à la fin de la crise, tous comme il y a eu l’épuration à la fin de la guerre. Les ministres des finances, les banquiers centraux ont du souci à se faire.

Note : le terme de « bankster » que certains s’approprient sans vergogne a été précisément construit par Ferdinand Pecora. Rendons à César ….

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"Cela fait presque deux ans que l’on sait que Chypre se trouve dans une situation intenable. Malgré cela, la mise en œuvre du plan de sauvetage a été marquée par un extraordinaire degré d’improvisation. Les premières décisions ont été si manifestement inappropriées qu’il fallut immédiatement reprendre les discussions. Au passage, la crédibilité de la zone euro, déjà mal en point après tant d’erreurs précédentes, a encore baissé, au point que la survie de l’euro devient de plus en plus menacée.

Les banques chypriotes ont subi de lourdes pertes parce qu’elles avaient beaucoup prêté à la Grèce, à son gouvernement et à ses banques. Lorsque la Grèce est entrée en crise, les banques chypriotes n’ont pas liquidé leurs avoirs, sans doute pour des raisons politiques. De ce fait, elles ont été les premiers perdants lorsqu’une partie de la dette publique grecque a été annulée il y a environ un an. Depuis ce temps-là, il fallait faire quelque chose. Rien n’a été fait parce que l’on attendait l’élection d’un nouveau président. Trois semaines après l’élection, ce fut chose faite, mais de la plus mauvaise des manières possibles.

Techniquement, il n’y a pas de grande difficulté. Depuis longtemps on a acquis une grande expérience en matière de reconstruction d’un système bancaire qui s’est effondré. Le principe est le suivant. D’abord, on évalue les pertes. Ensuite, on détermine qui va les absorber. Les premiers perdants sont les actionnaires; si le trou dépasse le capital de la banque en faillite, les actionnaires perdent tout, comme c’est le cas pour chaque entreprise. Les seconds sont ceux qui ont fait des prêts dits juniors, sans priorité explicite. Si le montant de ces prêts ne suffit pas à boucher le trou qui reste, les investisseurs perdent tout et on passe à la troisième catégorie, celle des prêts dits seniors parce qu’ils ont été identifiés comme tels au moment où ils ont été mis en place. Là encore, les investisseurs perdent tout ce qui est nécessaire pour finir de couvrir les pertes. Si cela ne suffit toujours pas, il reste les dépôts bancaires. Ils devront être ponctionnés jusqu’à ce que les pertes aient été entièrement absorbées. A ce stade, il est bon de noter qu’un dépôt bancaire est techniquement un prêt.

C’est simple et logique, mais ça ne se passe pas toujours ainsi, pour beaucoup de mauvaises raisons et pour une bonne raison. Les mauvaises raisons sont toujours les mêmes: certains des perdants potentiels (actionnaires, investisseurs seniors ou juniors) trouvent des arguments pour convaincre les autorités que c’est une mauvaise idée de les «lessiver». Ils vont évoquer des risques de contagion, de récession, de fuite des capitaux, etc., mais ils utilisent toujours leur proximité avec les autorités, et des moyens de pression inavouables, pour obtenir que l’on fasse plutôt appel aux contribuables pour couvrir au moins une partie des pertes. C’est ce qui s’est passé en 1995 lorsque le Crédit Lyonnais s’est effondré: les contribuables français ont largement sauvé la mise des investisseurs jugés trop stratégiques pour subir des pertes importantes." Par Charles Wyplosz/Telos

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BRUNO BERTEZ Le Mardi 26Mars 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON:

POUR RAPPEL: Le secteur bancaire de Chypre en chiffres

Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros

La Bank of Cyprus et la Laïki Bank Group – qui sera fermée dans le cadre d’un plan de sauvetage européen de Chypre -sont les deux principales banques de l’île. Le secteur financier représente une part essentielle de l’activité économique du pays.

Le montant total des dépôts dans les banques à Chypre s’élève, selon des statistiques de la Banque centrale et des Coopératives bancaires citées par l’Association des banques de Chypre, à 70 milliards d’euros (85,6 milliards de francs), dont 15 milliards dans les très nombreuses agences coopératives qui émaillent tout le territoire. Les avoirs russes sur l’île sont estimés par l’agence Moody’s à 24 milliards d’euros, soit plus du tiers des dépôts.

Le secteur bancaire de Chypre emploie plus de 20 000 personnes, dont près de la moitié à Chypre, les autres travaillant dans les filiales à l’étranger, notamment en Russie, de la Bank of Cyprus et de la Laïki.

Le secteur bancaire de l’île et les services financiers qui y sont liés représentent environ 45% du produit intérieur brut (PIB) de Chypre (17,5 milliards d’euros) et le secteur bancaire seul environ 30%, d’après un haut responsable de la Bank of Cyprus.

Selon des données publiées en septembre par le Fonds monétaire international (FMI), Chypre abritait en 2011 la plus grande concentration de banques commerciales au monde.

Quelques chiffres

Voici quelques chiffres pour les trois principales banques, selon le rapport 2011-2012 de l’Association des banques de Chypre.

La Bank of Cyprus compte 583 agences, dont 137 à Chypre. Elle est fortement implantée en Russie avec 199 filiales, en Grèce (188) et en Ukraine (42). L’établissement emploie 11 326 personnes, dont 3239 à Chypre. En mars 2012, il représentait 36,7% (975 millions d’euros) de la capitalisation boursière de Chypre.

La Laïki Bank Group dispose de 116 agences. Elle est présente dans dix pays, dont la Russie, l’Ukraine, la Serbie, Guernesey et la Grèce. Elle compte 2362 collaborateurs à Chypre, plus quelque 8000 à l’étranger, selon un responsable. En mars 2012, l’institut représentait 17,3% (460 millions d’euros) de la capitalisation boursière à Chypre. D’après un haut responsable, à fin décembre 2012, le montant de ses dépôts atteignait 9,2 milliards d’euros, soit 13,2% de la totalité des dépôts à Chypre.

L’Hellenic Bank possède 88 agences, dont 67 à Chypre, 20 en Grèce et une à Moscou et dispose de 1976 employés, dont 1423 à Chypre. En mars 2012, la banque représentait 3,9% (103 millions d’euros) de la capitalisation boursière de l’île. L’Eglise orthodoxe de Chypre est son actionnaire principal avec 30% des parts, d’après le site de l’établissement.

Source ATS Mars 2013

14 replies »

  1. certes ,certes
    le pb est qui paye, car quelqu’un doit payer
    les contribuables? ou les banques coupables?des centaines de banques ont fermé aux USA..Peut être que si les banques européennes comprenaient que la planche à billets ne viendra pas à leur secours automatiquement elles seraient un peu moins spéculatives avec l’argent de leurs clients. Par ailleurs
    s’il y avait une solution au problème mondial de trop d’argent public dans les tuyaux favorisant la spéculation boursière sans aucun rapport avec les fondamentaux économiques ça se saurait
    je reste persuadé sans pouvoir le démontrer que la formation de bulles est le moyen structurel qui a été inventé pour faire disparaitre les excédents de monnaies des plans de relances artificielles
    combien de trillions se sont envolés en 2008 par rapport aux masses introduites dans le circuit ?
    la prochaine bulle est en formation tout le monde vous le dit à laTV ou ailleurs c’est le moment d’acheter des actions..hum quand tout les médias relayent ce genre d’infos il est temps d’être très prudent si mon intuition de l’effacement monétaire par la bulle boursière se confirme
    la seule question est quoi faire alors de son argent? je n’ai pas de réponse

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    • @konebien

      Je suis désolé de vous contredire, il y a une solution au problème mondial de trop d’argent public dans les tuyaux comme vous dites. Ne propagez pas cette idée qu’il n’y a rien à faire, cela entretient le défaitisme et le renoncement.

      Il faut savoir quelque fois abandonner le point de vue de financier ou de trader, ou mème d’épargnant et ètre capable de s’élever au niveau de la citoyenneté.
      Nous le devons à nos enfants et à ceux qui viendrons apres nous.
      Ce n’est pas vrai qu’il n’ y a rien à faire.

      Merci de votre fidelité

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      • désolé pouvez vous être explicite… moi honnêtement je ne sais plus quoi faire mais je vois des tas de petits malinsqui surfent sur la peur pour essayer d’en profiter.

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        • @konebien

          Oui, je peux ètre plus explicite, mais il y a un temps pour tout, y compris celui de la traversée du cerveau humain.
          La pensée est une sorte de reportage sur la situation qui nous occupe, la crise, et il ne faut pas ètre trop en avance.

          Nous avons développé dans ces colonnes à plusieurs reprises les risques de confiscation, amputation des comptes bancaires, tout le schéma de progression de la crise et des pseudo remèdes mais il a fallu l’étincelle de Chypre pour que les gens assimilent.

          Il faut laisser le temps au temps disait Mitterrand le mal pensant.

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  2. Bonjour Monsieur Bertez,
    A t’on une idée de ce que deviennent les compte titres (actions, obligations, sicav) dans une opération de ce genre?
    cdlt

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    • Bonjour Charles

      Tout dépendra de la forme que ces confiscations prendront.

      Un prélèvement sur le solde des comptes qui constituent le passif, les liabilities des banques n’est pas de mème nature qu’une taxe sur les avoirs bancaires.

      je pense qu’on en saura plus quand le projet espagnol de confiscation de 0,2% sera mis en place, si il l’est.

      Mon intuition est que dans la mesure ou on presente ces mesures comme des mesures de restructuration des banques en difficulté, seuls les dépots, les liabilities des banques seront visés.

      Les compte titres et autres vous appartiennent, ce ne sont pas des liabilities des banques. Elles sont censées les garder, les conserver pour vous. La relation juridique n’est pas la mème.

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      • Merci, c’est mon intuition aussi. Raison de plus d’éviter comptes à terme, dépots à terme, livrets bancaires qui sont comme les dépots une créance sur la banque.
        En tout cas, l’interet de la maquette chypriote n’a pas échappé aux américains. Krugman et Bernanke( très discretement) commencent à vanter les mérites du controle des mouvements de capitaux:
        ………….

        http://owenzidar.wordpress.com/2013/03/25/krugman-vs-bernanke-on-capital-flows/

        cdlt

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        • En septembre 1998 le sinistre krugman déjà défendait dans le FT le controle des changes, et la restriction à la libre circulation des capitaux, en liaison avec le faillite russe! Il ne se rendait pas compte du fait que cela etait incompatible avec son plaidoyer en faveur de la globalisation à outrance. Les pays pestiférés sont comme des guenons accrochés à un coffre fort dont elles cherchent la combinaison.

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  3. Mardi 26 mars 2013 :

    Le Cac 40 réduit ses gains, Bruxelles jette un froid.

    La Bourse de Paris réduit la voilure à la suite d’un projet de la Commission européenne évoquant la possible contribution des dépôts supérieurs à 100.000 euros en cas de sauvetage d’une banque.

    A l’instar des autres places européennes, la Bourse de Paris réduit sa progression à la suite d’informations évoquant une contribution des détenteurs de comptes dans le cadre du sauvetage d’une banque. La proposition de la Commission européenne, actuellement en discussion, n’exclut pas « que les dépôts de plus de 100.000 euros puissent être des instruments susceptibles d’être utilisés pour un sauvetage », a indiqué une porte-parole de Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur.

    Cette annonce a semé le trouble alors que Benoît Coeuré et Ewald Nowotny, respectivement membre du directoire de la BCE et du conseil des gouverneurs, ont insisté ce matin sur le fait que Chypre est un cas particulier et que son plan de sauvetage n’est pas un modèle pour les autres pays fragilisés.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-cac-40-reduit-ses-gains-bruxelles-jette-un-froid-865826.php

    Bruxelles veut que les contribuables arrêtent de payer pour les banques.

    La Commission européenne a rappelé mardi que son ambition est à terme que le contribuable arrête de payer pour les banques en difficulté au sein de la zone euro grâce à sa proposition de résolution bancaire, une mise au point qui intervient au moment où les termes du sauvetage de Chypre inquiètent.

    "Nous voulons nous retrouver dans une situation où le contribuable arrête de payer pour les erreurs des banques", a affirmé Chantal Hugues, la porte-parole du commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

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  4. Mardi 26 mars 2013 :

    1- D’abord, il y a eu la Grèce.
    2- Ensuite, l’Irlande.
    3- Ensuite, le Portugal.
    4- Ensuite, l’Espagne.
    5- Ensuite, Chypre.
    6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

    Slovénie : Moody’s abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

    L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l’économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

    La note à long-terme de la NKMB, détenue par l’Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody’s, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

    L’agence de notation a associé sa décision d’une perspective négative en raison des craintes d’un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

    Moody’s avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.

    La NKMB, détenue par l’Etat, pourrait avoir besoin d’une nouvelle injection de capital pour remplir les exigences de l’Autorité européenne des banques (EBA).

    En raison des problèmes de son secteur bancaire acculé par une montagne de mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

    En 2012, la NKMB a réalisé 205,5 millions d’euros de perte nette, contre 81,1 millions de perte en 2011.

    Les craintes d’une demande d’aide financière de la part de la Slovénie ont fait bondir les taux d’intérêt des emprunts slovènes à 10 ans sur le marché secondaire. Ils sont passé de 5,04% la semaine dernière à 6,10% mardi.

    En octobre 2012, ils avaient franchi la barre symbolique des 7%, alors que les syndicats menaçaient de bloquer par référendum les réformes du gouvernement de centre-droit du Premier ministre conservateur Janez Jansa.

    Le FMI et l’UE ont demandé au nouveau gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Alenka Bratusek de s’attaquer à la crise du secteur bancaire du pays.

    http://www.romandie.com/news/n/_Slovenie_Moody_s_abaisse_la_note_de_la_deuxieme_banque_du_pays_NKMB16260320131540.asp

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    • Je profite de votre post pour placer une petite remarque. Les prévisions et diagnostics en matière financière sont fondés sur les bilans, les statistiques fournies par les établissements ou les organes de contrôle. il faut s’en méfier car, comme nous l’avons dit, en dynamique, et non plus en statique, tout est faux archi faux. Pour deux raisons:

      La première est que la finance est une chaine et que les difficultés sont en boules de neige et cumulatives; L’interpénétration des systèmes fait que quand il y a une défaillance, cela touche tout le système de proche en proche …. Cela revient en boucle sur le premier défaillant dont la situation se réaggrave. On doit juger globalement de la force d’un système à celle de son maillon le plus faible sachant que quand il y aura défaillance, tout va se multiplier. La Grèce a commencé à 35 milliards … maintenant tout le système est en faillite, souverain, banques, assurances, fonds de pension, secteur public. L’insolvabilité est une chaine vicieuse.

      La seconde est que la ligne de partage entre crise de liquidité et crise de solvabilité est très mince, pour ne pas dire artificielle et virtuelle. Tant que le système tient on dit que c’est une crise de liquidité, quand il ne peut plus tenir on dit c’était une crise solvabilité.

      C’est ce qui s’est passé avec la crise Mexicaine en son temps. Les banques étaient en faillite, mais les banques américaines n’ont pas déprécié, elles ont menti envers et contre toute évidence. Puis 5 ans âpres quand elles ont eu reconstitué leurs fonds propres grâce aux cadeaux de la Fed, elles ont déprécié en bloc, extériorisé la faillite qu’elle aurait du faire !

      Moralité : on ne connaitra jamais la situation du système ou des banques ou on les connaitra quand cela ne servira plus à rien. C’est la raison pour laquelle les citoyens doivent d’ores et déjà se mobiliser contre la confiscation/amputation des dépôts qu’ils soient petits ou gros. En leur mentant on leur retire la possibilité du choix.

      La menace de confiscation des dépôts complète la répression financière , mais on joue avec le feu de la psychologie des foules . Quand la rumeur ou la peur se diffusent, bien malin celui qui peut les arrêter.

      La parade est de sortir son argent des banques, de prendre le cash , mais souvent les confiscations s’accompagnent de retrait de la circulation des gros billets avec échanges forcés comme en Russie à la fin des années 90. C’est un vol bien organisé et rodé. L’autre solution est d’acheter des valeurs réelles en espérant ne pas les surpayer. L’or sera certainement taxé, mais à notre avis modérément. Les pièces c’est peu probable, mais elles font prime, on les surpaie.

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  5. Crises. Les précédents, une occasion de faire des recherches.

    Il ne faut jamais rater une occasion de devenir plus cultivé et plus intelligent n’est ce pas?
    Pour que les gens fassent l’effort d’apprendre, il faut qu’il y ait comme on dit en publicité, un chèque au bout, un gain promis. Ici le gain, cela sera d’être moins laminé que les autres.

    Vous travaillez beaucoup pour gagner de l’argent pour les autres, travaillez donc un peu pour le garder pour vous.

    Replongez vous dans la période 1931 -1937, elle est riche, très riche de mesures qui rendent les gens plus pauvres. Les Etats Unis ont fait preuve d’un cynisme que l’on n’aurait jamais pu imaginer.

    La crise de 1997-1998 fournit également de bonnes pistes pour deviner et devancer les menaces qui pèsent sur vos biens.

    En particulier, tous les dispositifs pour brider les mouvements de capitaux ont été utilisés. Comme les élites au pouvoir sont les mêmes, en particulier celles du FMI, les répétitions et reproductions sont probables.

    Nous conseillons également la lecture de l’histoire du krach russe de 1998: il a déclenché la dévaluation, le moratoire unilatéral, le défaut sur la dette intérieure, les confiscations, l’échange des billets de banque. Le tout comme conséquence de la politique stupide du FMI et de la politique dite du rouble fort. Cela ne vous rappelle rien? La situation de la périphérie euro nous fait penser à la situation russe de 1997-1998.

    Nous signalons en outre cette particularité troublante: le Krach russe est intervenu alors que toute la communauté économique, financière et bancaire mondiale, FMI compris, saluait la sortie de crise et "l’amélioration de la situation".

    Méfiez vous quand, en période de crise générationnelle, vous entendez parler d’amélioration.

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  6. Mercredi 27 mars 2013 :

    Le mois de mars a été apocalyptique pour la Slovénie.

    La banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB) est en faillite totale. Moody’s a dégradé le 13 mars la note de la banque Nova Ljubljanska Banka de B2 à Caa2, au rang de valeur ultra-spéculative.

    Les taux d’intérêt des emprunts slovènes à dix ans ont continué à augmenter mercredi, face aux craintes d’une demande d’aide européenne de la Slovénie. Ils ont frôlé la barre symbolique de 7%, jugée intenable à long terme pour un pays, contre un peu plus de 6% mardi et seulement 5% la semaine dernière.

    Ces deux informations sont décisives pour la Slovénie.

    Et aujourd’hui, qu’avons-nous appris comme nouvelle en provenance de la Slovénie ?

    Nous avons appris que le Premier ministre Alenka Bratusek a répondu des phrases surréalistes devant les députés de la Slovénie.

    Lisez cet article hilarant !

    Vous allez voir, c’est à mourir de rire !

    C’est ici :

    La Slovénie n’a pas besoin de demander une aide internationale après Chypre, a estimé mercredi le nouveau Premier ministre de centre-gauche Alenka Bratusek, affirmant que la priorité de son gouvernement sera de réformer le système bancaire slovène.

    "La Slovénie est capable de s’en sortir toute seule", a clamé Alenka Bratusek au Parlement, lors d’une session de questions au gouvernement.

    "Le redressement de notre système bancaire est notre principale priorité, et le ministre des Finances y travaille jour et nuit", a-t-elle ajouté.

    Le ministre Uros Cufer, ancien analyste du principal institut bancaire du pays Nova Ljubljanska Banka (NLB), dispose "de bonnes connaissances en la matière".

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00510106-slovenie-le-premier-ministre-exclut-une-demande-d-aide-internationale-553120.php

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