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Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe

Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe

EN LIEN: Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

   Le problème des banques Euro est la montée des NPL, crédits non performants. Cette montée est une vague de fond, aggravée par les politiques d’austérité mal pensées. Le taux des NPL de la périphérie est passé de 3% à 12% en l’espace de 6 ans et il accélère. Le taux de NPL core hors Allemagne est de 4% environ, il monte depuis 2 ans. Le taux des NPL du core allemand est de moins de 3 % et est déclinant. (Sources BCE, BRI, JP Morgan).

On a dit que la BCE pourrait racheter des créances douteuses et ainsi pourrir son bilan, c’est très improbable et quasi exclu.  Draghi a dit il ya 2 semaines« ce n’est pas à la BCE de nettoyer le bilan des banques ».

Les taux de NPL sont : – Grèce 25% – Irlande 19% – Espagne et Italie 10%.

Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL : – dont 500 pour la périphérie – 150 pour le core ex-Allemagne – 60/70 pour l’Allemagne

L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.

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La masse des prêts défaillants en Europe est tellement importante que la Banque Centrale Européenne a envisagé comme option possible de les reprendre dans son bilan (option au final non retenue). En effet, ces prêts « non performants » réduisent la capacité des banques à octroyer des prêts, et de ce fait elles sapent les effets de la politique monétaire de la BCE sur la croissance. Ces créances douteuses consomment du capital et elles accroissent le risque dans les bilans des banques, réduisant leur capacité à prendre davantage de risque sur de nouveaux dossiers ou à préter aux PME

Le taux de chômage dans les pays de la zone euro

La proportion de ces créances douteuses augmente au rythme de 2,5% par an, mais au sein des pays de la périphérie cette croissance peut être encore plus rapide. Plus d’un tiers de ces prêts « non performants » sont ainsi concentrés en Espagne (10%), en Italie (13%) et en Irlande (19%) (voir graphique 1). En Grèce, on estime que les prêts défaillants représentent plus de 25% des prêts du secteur privé. Au total, au sein de la périphérie, ces créances douteuses se monteraient à 720 milliards d’euros, dont 500 milliards enregistrés dans les banques de ces pays.

Lle fort taux de chômage dans les pays européens compromet la capacité des banques à compenser le déficit des capitaux provenant de cette accumulation de créances douteuses, et le site américain prédit que cela devrait se solder par des ponctions sur les comptes des épargnants selon le modèle chypriote.

Source Zerohedge 17/5/2013

http://www.zerohedge.com/news/2013-05-17/europes-eur-500-billion-ticking-npltime-bomb

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