A Chaud!!!!!

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 21 Octobre 2013: L’ennemi, c’est la nuance! La nuance est l’arme des enfumeurs! Par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 21 Octobre 2013:  L’ennemi, c’est la nuance!  La nuance est l’arme des enfumeurs! Par Bruno Bertez

Beaucoup d’amis lecteurs me font remarquer que mes propos ne sont  pas nuancés. C’est vrai, je ne pratique pas l’Enanisme.  L’Enanisme c’est : « d’un côté il y a ceci, d’un autre il y a cela. Il y a toujours du pour et du contre. Il est difficile de trancher; conclusion, moi énarque, compte tenu de la mission de dépassement des contradictions au service de l’Etat qui m’a été confiée, je considère que c’est moi qui décide ». Roosevelt disait : « Donnez-moi des conseillers manchots, j’en ai marre des conseillers qui disent d’un côté, il y a ceci et de l’autre il y a cela! La vie est une lutte, pas un jeu de devinettes »

EN LIEN: Petite réflexion sur une religion non orthodoxe:  Le keynésianisme, une idéologie conservatrice au service des ultra-riches et des inégalités Par Bruno Bertez

 La vérité n’est pas nuancée. On n’est pas un peu vierge ou enceinte… encore que par les temps qui courent …Au contraire, elle est caricature, réduction à l’essentiel, passage à la limite. Les tableaux de Goya donnent mieux à voir la réalité des grands de son époque que ne le font les hyperréalistes actuels. En peinture, comme en écriture, je suis expressionniste, je force le trait pour frapper, impressionner, choquer. Et motiver. 

Ce qui est nuancé, c’est le jugement que l’on peut porter non pas sur la vérité, elle est ce qu’elle est, mais sur la réalité. La loi de la gravitation est ce qu’elle est, mais vous avez le droit de la déplorer. Elle vous empêche de voler. Ne voyez aucune allusion aux vols dont sont victimes les citoyens. 

Nous exposons la vérité d’un mode de gouvernement. A vous d’être pour ou contre. Ils dépensent, ils creusent les déficits et les dettes. Les dettes  s’accumulent, ont des effets non voulus comme  le surendettement, l’accroissement des inégalités, les pertes de libertés et de souveraineté, les déstructurations sociales, la destruction  de l’avenir des jeunes, la montée en puissance de la finance au détriment de l’économie réelle productive, le dépérissement de la démocratie réelle au profit de la démocratie du spectacle. 

La fonction des idéologies économiques est, à un moment donné, de fournir des justifications à une forme d’exercice du pouvoir des classes dominantes. Il y a forcément dans chacune des idéologies une part de vérité, sinon d’évidence, sinon comme on dit «  cela ne marcherait pas ». Une partie de l’idéologie est mise en avant, c’est ce que l’on fait  en rappelant les « succès » historiques, les « bienfaits » de l’idéologie keynésienne; une autre partie de l’idéologie est escamotée, généralement son coût et ses inconvénients. On peut le faire,  tant que les bénéfices sont supérieurs aux pertes. 

Le libéralisme, en tant qu’idéologie libère les forces productives, grâce à la sélection des meilleurs et grâce à un système incitatif, motivant. 

Le keynésianisme tente de corriger les déséquilibres produits par la croissance et l’accumulation,  en accentuant le coté répartition et en mettant l’accent sur le maintien d’un demande suffisante pour limiter le sous emploi. 

Le marxisme économique prétend dépasser les contradictions que rencontre le système du capital en  socialisant les moyens de production. 

Les vrais libéraux, libertariens, les Autrichiens, disent : les contradictions du capital disparaissent si on laisse la destruction de ce qui est inefficace faire son œuvre. 

Bien entendu, je caricature. 

Je signale que libéralisme et keynésianisme sont les deux faces d’un même système, le système capitaliste, « le travailleur reste exploité », mais qu’ils diffèrent par le rôle et l’importance de l’Etat. 

Dans le système d’idéologie keynésienne, en gros, le système social-démo,  l’Etat et ses fonctionnaires/ponctionnaires  jouent un rôle prépondérant. Ce qui fait émerger une classe dominante qui exerce  un  pouvoir de plus en plus envahissant. Quasi autistique puisque coupée des réalités, autre que celle des jeux de pouvoirs,  de carrière et d’alliance. 

Je soutiens que le Keynésianisme, la social-démo, ont des conséquences systémiques terribles: 

-Gonflement des stocks de dettes publiques et privées, qui débouchent sur le surendettement et l’instabilité financière à la Minsky, développement exponentiel de la spéculation. 

-Montée, hypertrophie de la fonction bancaire puisqu’il faut créer, gérer, mettre en valeur de plus en plus de dettes, la fonction crée l’organe et produit les théories nécessaires au fonctionnement. 

-Constitution d’un capital financier- somme des dettes qu’il faut honorer-  qui peu à peu prend le pas sur le capital productif, s’attribue une part croissante du surproduit. Ce capital financier, au fur et à mesure que le stock de dettes s’accumule devient de plus en plus fictif, on peut de moins en moins l’honorer par les cash-flows et revenus, on est condamné, comme maintenant, à tenter de le maintenir en vie en l’adossant à des assets et à faire monter le prix des assets, ce qui est la raison des bulles fabriquées par les banques centrales. 

-Production d’une classe sociale ultra-riche dont la fortune est fondée, non sur la production de richesses réelles , mais sur la manipulation et la science des mystères de l’argent , de la dette, des assets financiers et des quasi-assets. Ceux qui s’enrichissent non pas en dormant, comme le dit la tradition, mais qui s’enrichissent parce que ce sont les grands prêtres de la religion du fétichisme de la monnaie. Cette classe sociale détient l’argent et avec cet argent, elle achète le Pouvoir. Elle ouvre ou ferme les robinets du crédit aux gouvernements pour infléchir ou dicter sa politique, confère la ratification du traité européen Merkel-Sarkozy.  Elle impose la politique économique qui lui convient : maintien de l’euro pour sauver ses créances, austérité, hausse des impôts pour solvabiliser et soutenir la valeur de ses créances sur les marchés, elle impose aux banquiers centraux, chefs des Guelfes Noirs, l’avilissement programmé des monnaies pour passer le cap des besoins de liquidités. 

-Constitution d’une Grande Alliance politique qui regroupe : 

  • La classe financière et les ultra-riches. 
  • La classe politique, les apparatchicks -qui cornaquent les travailleurs- et la Haute Fonction Publique nationale et internationale. 
  • La classe de ceux qui sont les fous des nouveaux princes, médias, faux intellectuels, stars du show bizz, tous ces gens qui ne se coltinent pas le poids du réel productif mais servent à distraire ,  divertir, tromper , propagander, enfumer, pour endormir les masses et les faire se tenir tranquilles.
  •  La classe des déviants du système, des anti-héros, futurs nouveaux héros,  lesquels sont le fer de lance de la destruction du tissus social et de la société civile , progressistes du style Libération , sponsorisés par les ultra-riches et  la Haute finance. Dans le style « les banlieues sont l’avenir de la France »

 Je ne suis ni pour, ni contre le keynésianisme, ce que je me propose c’est de le donner  à voir, de le montrer d’une autre façon que celle que les classes dominantes et leurs alliés le mettent en scène. 

Je montre au fil de mes textes  que les théories économiques de  l’équilibre sont des idéologies du conservatisme; si on est en équilibre, on ne bouge pas. Le progrès est fait d’une succession de déséquilibres, de déséquilibres dépassés. Regardez comment vous marchez! Les théories de l’équilibre sont, comme toute théorie des constructions symboliques plus ou moins homogènes, plus ou moins complexes,  plus ou moins efficaces, pour justifier l’ordre existant , cet ordre que nous écrivons (des)ordre. 

Les théories de l’équilibre ont pour fonction systémique de nier qu’il existe une histoire, de nier qu’il y a des conflits, d’empêcher que ce qui est neuf, source de mieux être et de  progrès advienne. Ainsi on est en train de nier et de « ratiboiser » tous les progrès de niveaux de vie secrétés par les trente dernières années, on organise la négation de ces progrès, la régression. 

On arrive a vous persuader que l’allongement de la durée de la vie est un mal absolu, que le progrès technique, la productivité ne servent pas à cela, précisément, produire plus  pour vivre plus et plus longtemps. On arrive à vous faire croire que le progrès de la productivité, de l’efficacité sont un mal, qu’ils ne devraient pas faire baisser les prix, augmenter votre pouvoir d’achat.  On cache le choix essentiel, princeps des politiciens, le refus de la baisse des prix que produisent le progrès des techniques et la meilleure utilisation des hommes. Pourquoi refuser la naturelle baisse des prix qui augmenterait le pouvoir d’achat ? Ben voyons, tout simplement parce que cela ruinerait les kleptos, ceux qui sont en levier, ceux qui s’enrichissent en faisant des matelas de dettes. Leurs dettes vaudraient plus cher! La mécanique infernale qui consiste à acheter des biens dont le prix monte avec des dettes dont la valeur baisse volerait en éclats. L a mécanique infernale de la concentration des patrimoines dans les mains des ultra-riches exploserait. 

Je montre que ces tentatives keynésiennes de reproduire et de faire durer le système fondé sur le délire financier, la toute puissance du capital fictif, l’euthanasie  du capitalisme de production et d’entrepreneurs, la destruction des classes moyennes , tout cela nous fait glisser vers un univers concentrationnaire, Orwellien, d’ou les libertés et le sens de la vie disparaissent peu à peu. 

Je soutiens que la crise qui a commencé en 2006, avec le top des prix de l’immobilier américain était une opportunité pour changer de système, pour sortir de la Financiarisation et que les Grandes Alliances , de droite comme de gauche , les banques centrales se sont arque-boutées pour que surtout rien ne change, et je soutiens que l’idéologie keynésienne a fourni la panoplie de ce status quo dont le prix à payer est la perte de liberté et de dignité.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 21 Octobre 2013

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6 replies »

  1. La France,,,, dernier pays post-soviétique d’Europe, appelez-le pseudo, klepto, crypto, socialo ou les 3 à la fois, comme son ectoplasme de prezzzzident, qui réunit aussi en lui le courage des 3 petits cochons,,,,
    sauf que dans un monde transformé, et toujours se transformant, il n’y pas de place pour les pages usées de la dominanzzzzz de l’énarchie/départementalisme/mon clocher, le mariage constant de la carpe et du lapin . Avec le mariage homo, on n’a rien inventé, puisque ce couchage institutionnel existe depuis la 3ème rép ! Quand on fera les comptes, en 2017, on aura la dette du Japon, détenue par « l’étranger », et la perspective de se faire acheter par les Chinois, les champions de l’état tout administratif, bien plus proche de la nomenklaruraàlafranchouilla, avec slogan comme hymne national « allez vous faire mettre chez les grecs »….C’est ce que ce gouvernement va appeler à chanter dans les écoles pour préparer le futur des jeunes générations couvertes de dettes ….Keynes est un prestidigitateur, il a sorti le lapin de son chapeau, la carpe française mouille déjà à l’idée de cette union hors-norme !

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  2. Vendredi 18 octobre 2013 :

    La dette publique des Etats-Unis s’est alourdie de 328 milliards de dollars en une seule journée : record historique battu.

    Dette publique des Etats-Unis : 17 075 milliards de dollars. Record historique battu.

    http://www.washingtontimes.com/news/2013/oct/18/us-debt-jumps-400-billion-tops-17-trillion-first-t/#ixzz2iC91FmNl

    Aux Etats-Unis, l’Etat fédéral va se déclarer en défaut de paiement.

    Et en Europe ?

    En Europe, l’Union Européenne sera en cessation de paiement à la mi-novembre.

    Lisez cet article :

    UE/Le budget européen menacé de cessation de paiement à la mi-novembre.

    La Commission européenne a demandé lundi au Parlement européen d’approuver en urgence un versement de 2,7 milliards d’euros supplémentaires pour le budget 2013 afin d’éviter à l’Union européenne de se retrouver en cessation de paiement à la mi-novembre.

    http://www.romandie.com/news/n/UELe_budget_europeen_menace_de_cessation_de_paiement_a_la_mi_novembre32211020131930.asp

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  3. C’est effectivement un des intérêts de ce blog d’osé afficher ses idées, ses parti-pris. Notre président actuel est tout en nuances et on voit le résultat. Regardez l’affaire Leonarda, je veux être ferme puis je veux nuancer ma fermeté… un fiasco.

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  4. La France a voulu imiter l’ex-URSS depuis plus de 30 ans..! Elle a complètement réussi. L’escroquerie, le vol organisé par l’état des contribuables s’amplifient de jour en jour (voir prélèvements rétroactifs à 15,5 % en remontant 15 ans en arrière sur les produits d’épargne…!) Sous POMPIDOU, lorsque vous gagniez 100 Francs il vous restait 70 Francs après fiscalité, la France se développait et vivait bien. A ce jour sur 100 €, il vous reste 20 € après fiscalité. Il faut vraiment trimbaler une remorque de connerie pour espérer voir la France repartir dans ces conditions. Il n’y aura aucune croissance pendant des années, le chômage explosera jusqu’à ce que les Français réfléchissent et mettent enfin au pouvoir des gestionnaires LIBÉRAUX APOLITIQUES qui baisseront massivement les dépenses publiques donc le prélèvements obligatoires à 30% maximum. Que de temps perdu…!

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  5. Sur le fond de votre article, vous traitez du discernement; vous avez remarqué combien de commentaires s’écartent du fond du propos. Nous sommes en plein dans le sujet: le discernement, qui englobe la nuance.
    Discerner, c’est savoir l’enjeu.
    L’enjeu est prioritaire, pas les circonstances dans lesquelles il se joue.
    Un mauvais gouvernement est plein de gens qui parlent des circonstances (coût, application, réactions, risques etc.) Ce sont les critiques (souvent grégaires) qui pensent « sécurité personnelle »: je n’avance pas une idée qui puisse me coûter mais ce sont aussi les critiques sérieux et les planificateurs qui sont capables de mettre au point l’idée originelle.
    L’homme d’Etat, lui, tranche. C’est Alexandre à Gordion. Parménion dissèque sans cesse, Alexandre va droit au but. S’il a emmené Parménion, c’est justement parce qu’il pense comme les anciens stratèges et fait dans la nuance: Alexandre fera constamment le contraire de ce que proposera Parménion.
    Discerner, c’est être capable de dire la grande masse (« Par définition, un gouvernement de gauche n’a pas les bonnes valeurs ») et de la détacher de considérations qui conduisent relativement à cette conclusion (« Pourtant, la Gauche revendique les valeurs »).
    En coaching, nous distinguons les questions par ordre d’importance : que veux-tu (le plus important) et comment vas-tu t’y prendre ? Puis: quelles seront les conséquences ?
    Nous discernons également 3 personnages: le visionnaire, le planificateur et le critique. Comme vous le verrez sur notre article ici (http://l-ecole-a-la-maison.com/planificateur-critique-et-visionnaire), deux de ces personnages ne doivent jamais être confrontés.
    Un grand homme politique est avant tout quelqu’un qui distingue la grande masse, la grande orientation, la perspective, et de prendre la décision qui convient.
    Toute décision appelle des contradictions et des effets néfastes, mais il sait, lui, que dans la balance, sa décision fait plus de bien que de mal.
    La difficulté de notre société, c’est qu’elle se spécialise. On n’a plus que des vues partielles et chacun défend son pré carré: l’un dira que tout est question d’énergie, l’autre de santé, un autre encore de progrès sociaux ou de taux de chômage. Tout cela se considère froidement et se mesure dans un esprit sain; mais la décision doit arriver finalement.
    Dans le système révolutionnaire hérité de 1792, on n’a plus de transcendance, on n’a que des considérations vulgaires, on n’a donc plus, progressivement, de grand élan, de grande aspiration: Bonaparte a des aspirations d’anciens régimes avec des opinions révolutionnaires. Monet est encore un grand homme d’ancien régime. Il y a disparition inéluctable au fur et à mesure que s’écoulent deux siècles.
    Cette grandeur n’appartient qu’aux gens qui ont une âme, une ambition supérieure et dont le nombre est plus grand dans un régime politique supérieur, transcendant. Ce n’est pas conciliable avec le matérialisme, l’hédonisme, le consumérisme qui découlent de la Révolution. On y manque à la fois de discernement et de décision. C’est alors que la porte est ouverte aux chutes civilisationnelles.

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