Crony Capitalism

Politique Friction du Vendredi 1er Novembre 2013 : Le Bien, c’est Nous; le Mal, c’est Eux Par Bruno Bertez

Politique Friction du Vendredi 1er Novembre 2013  : Le Bien, c’est Nous; le Mal, c’est Eux Par Bruno Bertez

L’histoire est l’histoire d’un long cheminement vers l’étatisme, le Pouvoir donné, abandonné à l’Etat.

Et ce qui n’a pas été donné a été confisqué.

 L’idéologie dominante veut que le peuple soit mauvais. Il incarne les forces du mal,  la violence, le pillage. Et c’est cette idéologie qui sert à justifier la montée continuelle des pouvoirs de l’Etat, des gouvernements, des gouvernants, de la classe politique, des fonctionnaires, des médias aux ordres, des contrôleurs et rectificateurs de comportement.

Par un mouvement dialectique incontournable,  le bien se transforme en mal et le mal mute en bien.

Ce qui, dans certaines proportions, est positif, se retourne, dans ses excès mêmes, en négatif.

L’Etat, le gouvernement, les gouvernants, la classe politique, les fonctionnaires, les médias aux ordres, les contrôleurs et rectificateurs ont cessé d’être la solution, ils sont devenus le problème de nos sociétés.

Tous les aspects de la vie, aspects économiques, financiers, sociaux, privés, intimes, sont envahis.

Même en supposant que nul n’est méchant volontairement, statistiquement, comme ils se mêlent de tout, comme ils interviennent dans tous les domaines, comme ils sont de plus en plus nombreux, par simple règle mathématique, ils représentent maintenant la majorité, donc, à moins qu’ils soient différents des autres humains, touchés par la grâce, ils sont responsables de la majeure partie des dysfonctionnements, des erreurs, des fautes.

Au plan économique, par exemple, quand l’Etat représente 58% de la dépense nationale, forcément il devient responsable de ce qui ne va pas. Ce que nous voulons souligner, c’est que, même à supposer que ces gens soient exactement comme les autres citoyens, ni meilleurs ni pires, alors statistiquement, en raison de leur nombre, c’est chez eux que l’on trouve le plus de nuisibles.

Encore faut-il tenir compte de certains éléments qui renforcent leur capacité de nuisance au-delà de leur nombre.

  • -ils contrôlent tous les domaines clefs, vitaux
  • -ils ont des ressources infinies, il leur suffit de prélever, d’imposer les prélèvements
  • -ils dépensent l’argent des autres, donc ne se privent jamais, rien n’est trop cher, ils pillent
  • -ils font des guerres avec la vie des autres, rien ne leur fait de la peine
  • -ils ne produisent rien, ils ne sont jamais confrontés à la concurrence et au chômage

Quand on a plus de moyens, moins de sanctions, et que l’on est planqué, la capacité de nuisance est décuplée.

  • Ainsi, on voit fleurir la corruption, les détournements.
  • Ainsi, on voit se multiplier les actes et comportements qui transgressent les lois.
  • Ainsi, on ment, dissimule,  on truque, on s’exonère de rendre compte honnêtement.
  • Ainsi, on multiplie les violences d’Etat et l’arbitraire.
  • Ainsi, on accumule les lois scélérates qui permettent de transforment les citoyens en délinquants.

Les citoyens veulent vivre en paix, produire, prospérer, élever leurs enfants comme ils l’entendent, être en sureté.

Les forces productives, les privations, les innovations, les prises de risque, où sont-elles? Chez les citoyens bien sûr.

La crise financière, qui est-ce, si ce n’est l’Etat et ses politiciens et ses banques qui se sont trop endettés, ses fonctionnaires qui veulent toujours plus?

La destruction des richesses, la mise au rebut des hommes et des machines, qui est-ce, si ce n’est eux, par leur politique dite d’austérité; les gaspillages des ressources productives par la mise au rencart étant maintenant considérées comme le signe de la compétence, voire de la bonne gestion.

Les ambitions internationales démesurées, l’activisme, l’interventionnisme, qui est-ce, si ce n’est une bande d’irresponsables que l’on ne trouve que dans les allées du pouvoir, les avions d’Etat  et les restaurants chics?

Ils font des lois qui divisent, qui froissent, et ensuite utilisent la peur tous azimuts, n’est-ce pas Monsieur Valls? Pour mieux dominer, contrôler, terroriser, monter les gens les uns contre les autres.

Les vrais terroristes, ceux qui terrorisent les citoyens, les font vivre dans la crainte, la menace, la précarité, c’est eux.

L’ironie de l’histoire a produit cet incroyable, mais logique renversement: le Bien, c’est Nous ; le Mal, c’est Eux.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 1er Novembre 2013

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