Allemagne

Bréves de Trottoirs du Samedi 23 Novembre 2013: News d’Europe- austérité, splendeur et décadence!

Bréves de Trottoirs du Samedi 23 Novembre 2013: News d’Europe- austérité, splendeur et décadence!

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés…

« Pour résumer de façon non exaustive nous sommes contre une austérité qui se résume  à déflater uniquement « façon Laval »  les salaires, retraites..des classes productives  au profit des seuls politiciens, banquiers et autres ponctionnaires ! le tout dans le cadre d’une monnaie  non dévaluable  et  pour le plus grand bien  des seuls allemands et de leurs amis américains…Avec pour toile de fond et cerise sur le gateau une inflation alimentaire et énergétique plus une inflation immobilère qui paupérisent chaque jour davantage les classes moyennes! »The Wolf

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« Vous lirez bientôt un texte qui offrira une autre perspective que celle de l’austérité. Un texte inspiré par l’histoire de ce qui s’est fait durant des millénaires. Il vous permettra de comprendre que la régression n’est pas la seule solution. La régression est le prix que les élites font payer au peuple pour se maintenir en place, pour continuer le même désordre.

La régression actuellement tentée est une variante de ce qui a été tenté dans les années 30: le maintien d’un ordre qui avait touché ses limites ce qui a débouché sur l’affaissement des classes moyennes, la radicalisation des peuples, l’exacerbation des nationalismes, la tentation fasciste, le bouc émissaire et finalement la guerre. Dans mon analyse il est important, par dessus tout de ne pas recommencer et de ne pas détruire les classes moyennes.

Il faut cesser de voir l’histoire avec les yeux des Maitres, il faut remettre l’interprétation de l’histoire sur ses pieds et oser dire que Hitler, Mussolini, Franco, Pétain , tous ces gens n’ont pas fait l’histoire comme on voudrait le faire croire , ils sont le produit d’une situation , situation de crise qui a été mal gérée.

N’oubliez pas que les classes dominantes étaient tétanisées par ce qui s’était passé en 1917 en Russie et que la crise leur a fait craindre une évolution du même type . D’où , bien sur une attitude laxiste , voire complaisante à l’égard de Hitler au début des années 30 , car Hitler était le rempart contre le bolchevisme.

La crise devait produire des changements, un nouvel ordre social , spontanément , mais la réaction , c’est bien le mot et il faut le prendre au sens fort, la réaction a freiné des deux pieds , fourvoyé les peuples d’abord politiquement et ensuite militairement. » Bruno Bertez

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Et pan sur le bec dirait Le Canard enchainé.

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Les indices Markit de Novembre pour l’Europe viennent de sortir. Ces indices préfigurent à peu près correctement l’activité dans un perspective de court terme. Nous n’insisterons pas car ce serait de la répétition fastidieuse. Tout le monde sait que les choses ne vont pas bien. Pas vraiment besoin de Markit pour s’en apercevoir… encore que cela peut être utile pour des gens comme Hollande, Moscovici et autres.

En deux mots:

La petite amélioration constatée cet été en Europe semble perdre son momentum, on est en phase de ralentissement … déjà.

Si les chiffres restent positifs, on le doit à l’Allemagne qui fait preuve de tonus dans la plupart des secteurs. 

European manufacturing PMIs comparison European services PMIs comparison

Les services sont particulièrement médiocres et la dégradation se poursuit, le Markit reste légèrement positif cependant. 

La France retourne en enfer, on replonge dans les plus bas du mois de juin. Chute des embauches. 

France GDP vs PMI & jobless claims

France vs. Germany GDP growth and PMI

Moscovici ou es-tu ? 

L’économiste de Markit n’exclut pas un retour à une croissance négative pour la France au 4e trimestre. Il la qualifie de « sick man of Europe ». Encore du sexisme! Pourquoi pas «sick woman of Europe»? 

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Pour l’ensemble Européen il signale que les chiffres sont compatibles avec une croissance très modeste de 0,2% grâce à l’Allemagne.

German IFO and PMO

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Royaume-uni: Sans l’euro et malgré l’aide de la BOE le déficit commercial continue  de se creuser

Le déficit commercial du Royaume-Uni s’est légèrement creusé en septembre à 9,8 milliards de livres (11,7 milliards d’euros) contre 9,6 milliards en août, a annoncé l’Office des statistiques nationales (ONS). Ce léger creusement s’explique par une diminution de 0,7% des exportations tandis que les importations ont progressé de 0,2% dans le même temps. Dans le détail, les exportations vers les pays de l’UE ont accusé un repli de 2,5% tandis que les importations ont progressé de 2,3%, tirées par les voitures, amenant le déficit commercial avec l’UE au niveau «record» de 6 milliards de livres.

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Espagne: Fagor confirme son dépôt de bilan

Le groupe espagnol d’électroménager Fagor, lourdement endetté et confronté à une chute de ses ventes, a confirmé son dépôt de bilan, après celui de ses filiales française et polonaise, menaçant 5700 emplois dans le monde. Fagor, cinquième fabricant européen d’électroménager avec des marques comme Brandt ou De Dietrich. Les branches françaises et portugaises avaient été les premières à tomber de l’empire Fagor, vieux de près de 60 ans: en Pologne, Fagor Mastercook (1.400 salariés) avait déposé le bilan le 31 octobre, suivie le 6 novembre par la filiale française FagorBrandt (1.800 salariés).

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En Allemagne, l’annonce de la baisse du taux d’intérêt a été suivie d’une volée de commentaires réprobateurs de la part de plusieurs grands médias, mais aussi de la part de l’influent économiste Hans-Werner Sinn. « Draghi a abusé du système de l’euro en accordant des prêts bon marché aux pays du Sud, le genre de prêts qu’ils ne pourraient pas obtenir sur les marchés de capitaux », a-t-il déclaré dans le journal Bild. Dans l’hebdomadaire économique Wirtschaftswoche, il a même qualifié cette décision de « Diktat venu d’une nouvelle Banca d’Italia, basée à Francfort », faisant ainsi allusion au fait que Draghi avait été président de la Banque Centrale d’Italie, et insinuant qu’il pouvait être tenté de tendre la main à son propre pays. Cette année, l’Italie devrait être le pays qui devrait connaitre la pire récession parmi les 5 plus grandes économies de la zone euro.

http://www.reuters.com/article/2013/11/19/italy-banks-loans-idUSL5N0J334P20131119

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Euro. Même parmi les économistes allemands, il y a un débat pour savoir si la politique de la BCE est celle qui sauvera la zone euro ou la coulera. Comme on peut le voir dans cet échange , les vues sont totalement opposées : excès de pouvoir d’un coté, indispensable soutien à l’activité de l’autre, taux d’intérêt trop bas ou juste comme il faut, bulles inflationnistes, risques de déflation…

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Le ratio d’endettement, nouveau casse-tête pour les grandes banques

Censé simplifier les comparaisons des risques entre établissements, le leverage ratio varie aussi selon les définitions.

Le ratio d’endettement, ou leverage ratio, en anglais, compare les fonds propres détenus par une banque par rapport au total de son bilan. Si le ratio d’endettement exigé est de 3%, une banque doit détenir 3 milliards de fonds propres pour un bilan de 100 milliards. Cette mesure complète d’autres ratios comme la quote-part des fonds propres pondérés des risques.

Sa simplicité est son principal atout, tout comme le fait d’être ­difficile à contourner. Les ratios de fonds propres pondérés des risques dépendent, eux, davantage des ­modèles internes des banques.

Voilà pour le principe. Le hic est qu’il existe aussi un certain flou à la fois sur les éléments qui entrent dans la composition du ratio d’endettement et à propos des seuils minimaux requis. A l’international, le Comité de Bâle rattaché à la Banque des règlements internationaux (BRI) ne prévoit qu’un ratio d’endettement de 3%, moins qu’en Suisse. Aux Etats-Unis, un niveau de 5 à 6% est envisagé. Si les exigences helvétiques sont en apparence plus strictes que celles de la BRI, la Suisse permet en revanche de recourir aux obligations convertibles de type «cocos».

Même en prenant le bas de la fourchette , soit 6%, la part des fonds propres hors «cocos» exigée s’établirait alors à 3,4%, a calculé la banque Barclays. Pour atteindre ce seuil, UBS aurait besoin de 1 milliard de francs supplémentaires, un montant «tout à fait gé­rable», selon Barclays. Par contre, Credit Suisse devrait renforcer ses fonds propres à hauteur de 9,4 milliards, soit le quart de sa capitalisation boursière.

La BNS ne minimise pas les problèmes de définition de ce ratio. Dans son rapport sur la stabilité financière, l’institut juge que le ratio d’endettement reste «faible» pour les deux grandes banques, comme l’indiquent des études internationales. Mais la BNS admet que ces études «partent de définitions différentes du leverage ratio». Récemment, Thomas Jordan, son président, a souligné à Schweiz am Sonntag que des différences peuvent apparaître concernant la définition des fonds propres et de la taille du bilan, à quoi s’ajoute l’influence de normes comptables différentes d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.

Les experts doutent d’une définition commune à l’international. Le niveau de 6% évoqué par Eveline Widmer-Schlumpf n’est toutefois pas jugé irréaliste. Alfred Mettler, professeur d’économie à la Georgia University, déclarait mercredi à Cash qu’un taux de 6% est un ordre de grandeur «possible et ­raisonnable», qui correspond à ce qui est exigé aux Etats-Unis. Chercheur à l’institut Bruegel à Bruxelles, Nicolas Véron s’attend à une application «minimaliste» du ratio d’endettement en Europe, au contraire des Etats-Unis, qui insistent plus sur ce critère. «Les Etats membres de l’Union européenne vont se limiter à appliquer les normes du Comité de Bâle avec un taux de 3%, sans plus», prévoit-il. Certes, les normes comptables américaines sont plus favorables en ce qui concerne le leverage ratio que celles d’Europe. Par exemple, la manière de comptabiliser les contrats dérivés outre-Atlantique leur donne un poids plus faible. Cela réduit la taille du bilan. Du coup, le dénominateur diminue, ce qui accroît le ratio d’endettement. Toutefois, note le chercheur, «le Comité de Bâle est conscient de ces différences de calcul». Selon lui, cela ne doit pas être utilisé comme une justification par les banques européennes pour ne rien faire. Le Temps

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DEXIA: perte nette de 83 millions d’euros

La banque franco-belge Dexia a annoncé avoir enregistré une perte nette de 83 millions d’euros au troisième trimestre, malgré une plus-value de cession de 66 millions d’euros. La perte nette sur les neuf premiers mois de l’année atteint 988 millions d’euros pour cette banque, principal acteur du financement des collectivités locales, qui a été sauvée de la faillite à l’automne 2008 puis en 2011 et qui est en cours de démantèlement. Le résultat net récurrent a été négatif d<e 145 millions d’euros sur le trimestre, tandis que les éléments exceptionnels sont ressortis à +76 millions d’euros dont 66 millions provenant de la cession de Sofaxis, a détaillé la banque dans un communiqué de déclaration intermédiaire de ses performances trimestrielles.

FRANCE:..1,5 milliards aux collectivités pour renoncer à attaquer Dexia (ou comment l’argent du contribuable rembourse les erreurs d’une banque)

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20131115trib000795932/emprunts-toxiques-une-rallonge-de-15-milliard-d-euros-pour-certaines-collectivites.html

DEXIA Recapitalisation

Les Etats belge et français ont participé à une augmentation de capital de 5,5 Md€ dont 2,6 Md€ pour l’État français

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EBA: trop de banques ont survécu selon le régulateur

Trop de banques européennes ont survécu à la crise financière, affirme dans un entretien le président du régulateur européen du secteur EBA, Andrea Enria. «Je suis convaincu que trop peu de banques européennes ont été démantelées et ont disparu du marché», déclare l’Italien dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. «Il y en a eu à peine 40 (qui ont disparu), et aux États-Unis par comparaison environ 500», poursuit-il. «Les gouvernements ont voulu maintenir en vie leurs banques, et cela a freiné le processus de convalescence» du système financier européen, critique M. Enria, dont l’institution a organisé une série de tests (bidons!)de résistance sur les banques européennes ces dernières années.

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ESPAGNE: Les créances douteuses au plus haut historique

Les actifs toxiques ont atteint 12,68% du total des crédits en septembre.

Spanish & Italian banks' bad loans

Les créances douteuses des banques espagnoles ont atteint un nouveau record historique en septembre, à 12,68% du total des crédits, signe de la fragilité persistante du secteur malgré le sauvetage européen, selon les chiffres officiels publiés.

Ces créances, surtout présentes dans l’immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s’élevaient à 187,83 milliards d’euros en septembre, soit sept milliards de plus qu’en août, selon les chiffres de la Banque d’Espagne.  En août, ce taux avait atteint 12,14%, selon les chiffres révisés publiés hier.

Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l’éclatement de la bulle immobilière en 2008. Fortement fragilisé par la fin de cette bulle, le secteur bancaire a bénéficié en juin 2012 d’un plan d’aide européen de 41,3 milliards d’euros. Dans le cadre de ce sauvetage, l’Espagne a créé une structure de défaisance, ou «bad bank», baptisée «Sareb».

Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre après le transfert des actifs toxiques des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il est depuis reparti à la hausse et se maintient à un niveau record depuis le début de la série statistique, en 1962. Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15%, en février 1994, désormais largement dépassé.

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BCE l’évaluation de dette publique toujours débattue

La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas encore pris de décision sur la manière dont la dette publique détenue par les banques sera évaluée lors des futures stress tests, a déclaréYves Mersch, membre de son directoire. «Aucune décision n’a été prise concernant la façon dont les emprunts d’Etat (détenus par les banques) seront évalués lors des tests de résistance», a déclaré M. Mersch, à l’occasion de la première journée de la Semaine européenne de la finance de Francfort (ouest de l’Allemagne).

EN LIEN:   Entretien avec  Jens Weidmann(Buba) l’hebdomadaire Die Zeit à paraître ce jeudi.

 La banque centrale allemande s’inquiète d’une modification trop rapide des règles liées à la détention par les banques de dette publique, après que plusieurs voix se sont prononcées en faveur d’une meilleure prise en compte de leur risque.

«Si l’on impose du jour au lendemain une contrepartie financière à la détention d’emprunts d’Etats, cela pourrait conduire une fois de plus à des conséquences indésirables», a déclaré Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank, à l’occasion de la deuxième journée de la Semaine européenne de la finance de Francfort,  selon le texte de son discours. 

«Cela ne change pas le fait qu’une modification des règles actuelles est nécessaire, afin de rompre l’interdépendance entre Etats et banques», a-t-il toutefois ajouté.

Selon lui, «une telle modification ne sera jamais populaire et il est clair que nous avons besoin d’une phase d’adaptation raisonnable». 

Les titres de dette émis par les Etats ne requièrent aucune réserve financière supplémentaire de la part des banques en échange de leur détention, ce qui revient à considérer que leur risque de défaut est nul.  Mais dans le sillage de la crise des dettes souveraines en zone euro, qui s’est traduite par l’asphyxie d’un grand nombre de banques, le président de la Banque centrale allemande Jens Weidmann avait appelé début octobre à un changement de prise en compte des obligations publiques dans le bilan des instituts de crédit, afin de mieux refléter leur risque. 

M. Dombret a également défendu la mise en oeuvre à l’échelon européen d’un mécanisme unique de démantèlement des banques, un projet qui bute toutefois sur les réticences de Berlin, qui craint entre autres d’être mis à contribution à l’avenir pour sauver des banques étrangères.

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La BCE a présenté les grandes lignes de son exercice d’examen approfondi des bilans des banques qu’elle sera amenée à superviser à compter de la fin de l’année prochaine.

Cet examen comprend 3 piliers :

 1) Une analyse qualitative et quantitative des principaux facteurs de risque des bilans bancaires (liquidité, dépendance aux financements de marché, levier, capital…).

2) L’examen de la qualité des actifs (« Asset Quality Review » ou AQR).  

3) Un stress-test mené conjointement avec l’EBA. L’examen des bilans se fera sur la base des comptes publiés à fin 2013. La BCE exigera un ratio CET1 minimum Bâle 3 en mode transitoire de 7% et de 8% pour les banques à caractère systémique. L’ensemble des résultats sera publié en octobre 2014. Nous nous attendons à un effort de provisionnement supplémentaire durant les prochains trimestres, encouragé par les superviseurs nationaux, ainsi qu’à un renforcement des fonds propres durs au travers d’augmentations de capital réalisées par les banques.

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Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’Etat pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats.

Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit « d’une tendance à la baisse sur le long terme », a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980.Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.

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Hypo met en danger la solvabilité de l’Autriche”

Les agences de notations Standard &Poors et Moody’s menacent de baisser la note de l’Autriche, « si l’endettement de l’Etat autrichien dépasse le taux record de 80% du PIB », annonce Die Presse.

Ce seuil pourrait être dépassé à cause des problèmes de la banque Hypo Alpe Adria, « qui est assise sur des actifs présentant un risque de 18 milliards d’euros » pour l’Etat, dont seule une petite partie est actuellement intégrée dans le calcul de la dette du pays, explique le quotidien. Plus les politiques tardent à trouver une solution pour la dissolution de la banque, « plus le scénario [d’une baisse de la note autrichienne] devient probable », s’inquiète Die Presse qui rappelle qu’ il y a 5 ans, l’ancienne banque régionale de Carinthie a bénéficié pour la première fois de l’argent du contribuable. Mais jusqu’ici, aucune stratégie de redressement n’a été établie. [...] L’agence européenne des statistiques Eurostat suit très attentivement tout ce processus.

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La Banque cantonale de Zurich pourrait mettre en péril le système financier

La BCZ le plus grand établissement cantonal de Suisse, fait courir autant de risques au système financier suisse qu’UBS et Crédit suisse en raison de sa taille, estime la Banque nationale suisse. Cela signifie qu’elle pourrait mettre en danger la survie du système financier suisse. Jusqu’ici, seuls UBS et Credit Suisse faisaient partie de cette catégorie. La BNS a promulgué cette décision le 1er novembre après avoir consulté la BCZ et l’Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA)

Après l’annonce de cette décision de la BNS, la banque cantonale zurichoise a indiqué l dans un communiqué que les exigences en matière de fonds propres n’augmenteraient que « modérément ». La BCZ juge en effet qu’elle répond déjà aux exigences des banques présentant un risque systémique, soit les banques « too big to fail ».  La BCZ s’attend en revanche à un sérieux relèvement des exigences au niveau des liquidités mais, là aussi, elle considère qu’elle satisfait aux futures exigences de Bâle III.

Les banques qui peuvent entraîner par des effets négatifs en chaîne à une crise du fonctionnement financier, sont soumises à certaines exigences en matière de fonds propres, de liquidités ou de structure organisationnelle.Pour rappel, la BCZ fait partie des banques suisses faisant l’objet d’une enquête pénale dans le cadre du conflit fiscal avec les Etats-Unis.

Le groupe de services financiers SIX, qui chapeaute notamment la Bourse suisse, est également considéré d’importance systémique. Son cas est actuellement en discussion avec l’Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA).  Contrairement à UBS, CreditSuisse et la BCZ, la pierre d’achoppement n’est ici pas le capital propre, mais l’intensité de la régulation et les standards de contrôle.

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FRANCE:  Les impayés de salaires en hausse

Le nombre de dossiers ouverts par le régime de garantie des salaires AGS, qui intervient pour payer les salariés en cas de défaillance des entreprises, a augmenté fin septembre de 5,7% sur un an et les montants versés de près de 7%, selon les données provisoires de l’organisme transmises mardi à l’AFP. Sur douze mois, 22.108 demandes d’avances ont ainsi été effectuées (+5,7% contre +3,9% fin juin). Dans plus de 13.300 cas, il s’agissait d’entreprises mises d’office en liquidation. Les autres demandes concernent des entreprises en procédure de redressement. Près de la moitié (47,9%) des entreprises avaient moins de cinq ans d’existence et 27,8% plus de dix ans.

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FRANCE:  17.000 postes détruits au 3ème trimestre par le secteur marchand , un chiffre un peu moins élevé que celui attendu par l’Insee.

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FRANCE: Recul de 0,7% des créations d’entreprises en France en octobre  par rapport au mois de septembre. Les créations sont atones dans la construction et les services aux ménages.

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FRANCE: L’établissement d’assurance-crédit Coface a estimé jeudi à 62.500 le nombre de défaillances d’entreprises en France en 2013, un niveau « historiquement élevé » pour une année calendaire, contre 60.500 en 2012.

Coface, qui juge que le troisième trimestre 2013 « ressemble de manière préoccupante » à la même période en 2009, qui avait marqué le pic de la crise pour les entreprises françaises, a prévenu qu’en 2014, le chiffre devrait « se stabiliser » au niveau « très élevé » de 62.000 défaillances.

L’assureur fait remonter ses séries statistiques à décembre 2006.

Coface précise dans son communiqué qu’entre novembre 2012 et octobre 2013, sur douze mois cumulés, le nombre de défaillances recensé a été de 62.431, soit une hausse de 4,3%, et un chiffre qui correspond à 196.564 emplois menacés.

La société explique que les PME sont en première ligne face au phénomène, constatant « un retour à une situation plus traditionnelle des défaillances françaises », avec un plus grand nombre d’entreprises touchées, mais un coût financier ainsi qu’un impact en termes d’emploi orientés plutôt à la baisse.

Derrière ces tendances générales, Coface discerne toutefois des différences selon les secteurs.

Ainsi, « la construction, la distribution et le textile-habillement continuent d’être porteurs de risques » et pèsent pour la moitié environ des défaillances. Coface constate en particulier une explosion « en nombre et en coût » des défaillances dans le textile-habillement et la distribution, à cause de la consommation déprimée.

Au contraire, la situation s’améliore un peu pour quelques secteurs industriels, dont la chimie, qui n’a pas connu de nouvelle défaillance majeure majeure comme celle de Petroplus, ou le papier-bois

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On s’en doutait, l’étude « Paying taxes 2014″, réalisée par la Banque mondiale et le cabinet PwC, l’affirme sans ambages

Sur les 189 pays dont les taux d’imposition des entreprises ont été comparés, la France arrive en deuxième position du classement des pays d’Europe. Une entreprise française est taxée en moyenne à 65%

europe impot societe

L’étude s’est penchée sur le montant total d’impôts payés par les sociétés, le nombre de paiements effectués par an mais aussi sur la facilité, ou la difficulté dans le cas français, pour une entreprise à payer ses impôts et à ne pas se perdre dans le mille-feuille fiscal.

En France, une entreprise est imposable à hauteur de 64,7% de son résultat commercial, soit beaucoup plus que la moyenne mondiale, de 43,1%, et encore plus que le moyenne européenne de 41,1% ! Elle est à ce titre 53ème sur 189, mais 2ème en Europe, juste derrière l’Italie (65,8%). L’Allemagne arrive en 8ème position, avec un taux d’impôts des sociétés de 49,4%.

Autre mauvaise nouvelle : en termes de charges sociales, la France dispose d’un taux de 51,7%, soit le plus élevé d’Europe.

En revanche, surprise : en France, le versement est effectué en seulement 7 paiements et 132 heures sont nécessaires pour remplir les déclarations, contre 26,7 paiements en moyenne dans le monde et 268 heures requises pour s’acquitter de son dû.

A l’aune de ces deux critères (le nombre de paiements et le temps passé), l’Hexagone remonte respectivement à la 4ème et à la 12ème place du classement mondial, loin devant l’Allemagne, l’Italie et le Portugal.

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Les Grecs ont entamé leur 6ème année de récession, et depuis le début de celle-ci, leur revenu disponible a chuté de plus de 30%, avec toutes les conséquences pour leur niveau de vie que cela implique. Au cours des deux dernières années, les salaires ont baissé d’environ 12%.

Les Universités grecques sont en pleine banqueroute

Deux des plus grosses universités d’Athènes, en quasi-faillite, n’ont pas ouvert depuis la rentrée universitaire. Des milliers de licenciements sont en cours dans les établissements alors que les salaires des enseignants-chercheurs ont baissé de près de 40 % depuis 2010. La recherche est elle aussi mise au pain sec et le pays est confronté à une vaste fuite de ses cerveaux.

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Allemagne : Record de pauvreté et de surendettement

L’Agence fédérale des statistiques vient ainsi de publier les derniers chiffres (2011) sur la pauvreté. En 2011, 1 allemand sur 6, soit 13 millions de personnes, vit sous le seuil de pauvreté (revenu inférieur à 60 % du revenu national médian, soit environ 980 euros brut par mois pour un célibataire). La proportion passe ainsi de 15,8 % de la population en 2010 à 16,1 % en 2011.

Par ailleurs, le principal groupe de sociétés de recouvrement de créances allemand Creditreform, qui publie régulièrement des statistiques sur l’endettement des Allemands, précise dans son Atlas de l’endettement 2013 que 9,81 % des Allemands adultes sont surendettés, ce qui représente 6,58 millions de personnes (6,59 millions en 2012). »

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Portugal : Le Fonds monétaire international pense que les mesures d’austérité prises jusqu’à présent sont suffisantes pour atteindre les objectifs budgétaires pour cette année et la prochaine, mais anticipe pourtant des coupes supplémentaires pour 2015, écrit Diário de Notícias.

Dans un rapport rendu public le 13 novembre, le FMI souligne qu’en 2015, le Portugal devra réduire encore les salaires et les retraites pour établir une balance des paiements des comptes publics durable. L’institution de Washington croit que l’activité portugaise restera stable jusqu’à la fin de cette année, commençant progressivement à repartir en 2014, mais elle met aussi en garde contre « des risques significatifs » auxquels il faudra faire face dont, notamment, celui du rejet par la Cour constitutionnelle de certains éléments du budget présenté par le gouvernement pour 2014.

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Allemagne :  Exportations d’armes en nette baisse

Allemagne. 4,7 milliards d’euros l’an dernier. Soit un recul de 13% par rapport à l’année précédente.

Les exportations d’armements de l’Allemagne ont enregistré une «nette baisse» en 2012, selon un rapport gouvernemental publié hier. Les «autorisations d’exportation» de matériels de défense ont baissé de 13% par rapport à 2011 à 4,7 milliards d’euros, affirme ce rapport rédigé par le ministère de l’Economie. Moins de la moitié du total (2,1 milliards d’euros) concernait des ventes à des pays de l’Union européenne ainsi qu’à des pays de l’Otan ou affiliés. Quelque 2,6 milliards d’autorisations d’exportations concernaient des pays tiers.

Le premier client des systèmes d’armements allemands était en 2012 l’Arabie Saoudite (1,24 milliard à lui seul), grâce notamment à un gros contrat pour la sécurisation des frontières du pays. Elle devançait les Etats-Unis (596 millions), l’Algérie (286,7), le Royaume-Uni (234,4), le Canada (208,3) et la France (168,9).

Dans le détail, l’Allemagne a surtout vendu des «systèmes de guidage» (1,06 milliard d’euros) et des véhicules terrestres à roues ou à chaînes (1 milliard d’euros). Suivent de l’électronique militaire (354,7 millions d’euros), des munitions (297,7) et des matériels aéronautiques, dont des avions, pour 271,7 millions d’euros. Le ministère de l’Economie a souligné que «les exportations réelles d’armes de guerre» avaient baissé de 26% en 2012 à 946 millions d’euros, passant sous la barre du milliard d’euros pour la première fois en dix ans.

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EUROPE DE L’EST: La mise en garde contre la stagnation des réformes

 La Berd craint que certains pays n’atteignent jamais le niveau de revenus de l’Occident.

Les réformes engagées après la chute du communisme dans les pays de l’est de l’Europe sont aujourd’hui au point mort, ce qui pèse sur leur développement économique, a mis en garde  la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). «Quand l’on regarde ce qui s’est passé dans ces pays au cours de la dernière décennie, on constate qu’il n’y a pas eu beaucoup de changement en terme de réformes», a déclaré son économiste en chef Erik Berglof en présentant son rapport annuel sur la transition.

La Berd a été fondée en 1991 pour favoriser le passage des pays de l’ex-bloc soviétique à l’économie de marché et intervenait ainsi à l’origine dans les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, avant d’étendre récemment ses interventions au sud de la Méditerranée. «S’il n’y a pas plus de réformes, certains pays risquent d’avoir à attendre encore des décennies supplémentaires avant de converger avec l’Occident, et dans certains cas ils risquent de ne jamais atteindre le niveau de revenus de l’Occident», a estimé M. Berglof.

Seuls les pays d’Europe centrale et de la Baltique sont en voie de tirer leur épingle du jeu et d’atteindre ou de dépasser les 60% du revenu moyen par habitant du l’Union européenne à 15 dans les 20 prochaines années, selon le rapport. La plupart des autres pays de l’est risquent de rester loin de ce seuil. Cette mise en garde intervient alors que la Berd a récemment revu à la baisse ses prévisions de croissance dans sa région d’intervention en raison notamment de la faiblesse de l’économie russe.

Dans l’ensemble des pays d’Europe de l’Est, d’Asie centrale et du sud de la Méditerranée dont elle s’occupe, la Berd prévoit désormais une croissance économique de 2,0% cette année, contre une prévision de 2,2% établie en mai et de 3,1% en janvier. Pour l’année prochaine, les prévisions ont également été abaissées à 2,8%, contre 3,2% attendus en mai. «L’ouverture semble être le facteur le plus décisif pour sortir de ce cercle vicieux de réformes et de croissance économique lentes», a indiqué M. Berglof.

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La folie monétaire s’est propagée jusqu’en République Tchèque, où les interventions de la banque centrale ont entraîné une baisse record de la Couronne face à l’Euro.

Voici l’extrait d’un article de Bloomberg intitulé Czechs Play Koruna Hardball as Intervention Triggers Record Drop:

Après onze années, le retour de la banque centrale Tchèque à des politiques d’intervention monétaire vise à l’affaiblissement de la Couronne dans l’objectif de contrer la déflation et de relancer l’économie.

La Couronne a perdu 4,4% pour passer à 26,982 Couronnes pour un Euro dans la journée d’hier, son plus gros déclin jamais enregistré en une seule journée, suite à la vente de sa devise par la banque centrale sur le marché des changes. Le gouverneur de la banque Miroslav Singer a décrété que la politique d’intervention durerait tant que nécessaire et ne prendrait pas fin avant d’avoir stimulé l’inflation. Une cible de 27 Couronnes pour un Euro a été fixée, qui correspond à son niveau de 2009.

‘La banque centrale a fait part de son désir de la jouer dure avec ses politiques monétaires’, a expliqué Luis Costa, un spécialiste des marchés émergeants chez Citigroup Inc, dans un email envoyé depuis Londres. ‘Pour le moment, je suppose que la cible de la banque centrale Tchèque peut être atteinte’.

Contrairement aux interventions qui visent à stabiliser le taux de change et qui requièrent la vente de devises étrangères, la banque Tchèque imprime plus de Couronnes pour en faire chuter la valeur. La masse monétaire augmente et pourrait entraîner une inflation supérieure à celle recherchée par Singer.

‘Leur pouvoir est illimité’, a expliqué Guillaume Tresca, spécialiste chez Crédit Agricole à Paris. ‘Ils peuvent imprimer autant de Couronnes qu’ils veulent’.

La Couronne contre l’Euro

Il semblerait que le niveau ‘idéal’ de 27 Couronnes pour un Euro ait été atteint en une journée, si tant est que les banques centrales soient capables de déterminer quel niveau peut être considéré idéal.

Du point de vue du consommateur, plus les citoyens Tchèques achètent de produits Européens avec des Couronnes, mieux c’est. Mais les banques centrales ne le comprennent pas.

Qu’en est-il de l’entrée du pays dans la zone Euro ?

Voici ce qu’en dit Wikipédia :

La République Tchèque prévoyait d’adopter l’Euro en 2012, mais le gouvernement du pays a suspendu le projet en 2007. Bien que le pays soit bien placé économiquement pour adopter l’Euro, beaucoup s’y opposent au sein même de la République Tchèque. Selon une étude menée en janvier 2011, seuls 22% des Tchèques seraient en faveur d’un remplacement de la Couronne par l’Euro. L’un des désavantages cités de ce projet est l’abandon par la République Tchèque de la possibilité de faire ce que vient tout juste de faire sa banque centrale.

Et la BCE suit son propre projet de dévaluation de l’Euro contre le Dollar et le Yen, comme l’explique cet article : ECB Unexpectedly Cuts Rate to .25%; Draghi Promises Loose Policy for « Extended Period », « Ready to Consider All Instruments »; What Debasement is Next?

Jusqu’où cela pourra bien aller ?

Des années durant, j’ai demandé aux avocats de ces dévaluations compétitives de devises où leur jeu s’arrêterait.

Les monétaristes Européens veulent un Euro plus faible face au Dollar, au Yen et à la Couronne.

Les monétaristes Tchèques veulent une Couronne plus faible que l’Euro, le Dollar et le Yen.

Les monétaristes Américains se moquent de la Couronne, mais veulent un Dollar plus faible que l’Euro et le Yen.

Très récemment, Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph, proposait la dévaluation de l’Euro par la BCE pour supporter la croissance et mettre fin à la déflation.

Pour plus de détails, je vous conseille de lire Lunatic Howls for Competitive QE Debasement; Another Swan Dive Into Cesspool of Economic Silliness; Following Lemmings Over The Cliff; It’s Madness!

Comment la dévaluation compétitive peut-elle fonctionner si tous les pays peuvent ‘imprimer autant qu’ils veulent’ et qu’ils veulent constamment une devise plus faible que celle des autres pour supporter la croissance ?

Ambrose, j’attends toujours la réponse à cette question. 

Puisqu’Ambrose (et tous les autres monétaristes de la planète) propose une impossibilité mathématique, il se peut que j’attende encore longtemps. MISH

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En 2025, si rien n’est fait, l’UE perdra un sixième de sa population active jeune (les actifs âgés d’entre 15 et 45 ans), affirme le Financial Times.

En Espagne et en Italie, la réduction de cette population pourrait même être de l’ordre de 30%. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le European University Institute, « Ageing of skills and complementary immigration in the U, 2010-2025 ».

 Elle explique le déclin de cette population par le rallongement de l’espérance de vie et la chute combinée de la fertilité. Au total, le nombre de personnes de moins de 45 ans, qui était de 131 millions en 2010, pourrait tomber à 110 millions en 2025.

 En Belgique, la baisse projetée est de l’ordre de 11%. En d’autres termes, chaque groupe de 100 personnes âgées d’entre 15 et 45 ans en 2010 n’en comptera plus que 89 en 2025. Parmi les pays du nord, l’Allemagne est le pays dont les difficultés sont les plus manifestes, avec un recul de 18% de sa population active jeune.

En outre, l’étude mentionne que dans l’UE, les compétences « vieillissent », ce qui signifie que la partie de la population active qui est âgée de 45 ans, et pour qui l’apprentissage des compétences est bien plus ancien, va augmenter considérablement. EXPRESS.BE

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D’après le Financial Times : 

✔ Depuis la crise financière, les salaires offerts aux jeunes diplômés britanniques se sont effondrés de 12% par rapport à leurs collègues qui ont obtenu leur diplôme avant 2008. 

✔  En termes réels, cette baisse est trois fois plus importante que la baisse de salaire moyen que les salariés à plein temps ont subie au cours de la même période. 

✔ La dette des jeunes diplômés britanniques liée à leur prêt étudiant est 60% plus importante que celle de leurs aînés qui ont obtenu leur diplôme avant le début de la crise financière. 

✔  Les frais d’inscription à l’université en Angleterre ont triplé l’année dernière et ils peuvent désormais atteindre un maximum de 9.000 livres sterling (environ 10.729 euros). 

✔ 28% des jeunes diplômés qui ont obtenu leur diplôme de 2011 à 2012 et qui ont des prêts étudiants ne peuvent pas le rembourser parce qu’ils gagnent trop peu. 17% n’ont même pas réussi à trouver un emploi. 

✔ Selon l’office national des statistiques britannique, l’année dernière, 36% des jeunes diplômés occupaient un poste subalterne par rapport à leurs qualifications. En 2001, ils n’étaient que 27% à se trouver dans la même situation. 

✔ Selon Till Marco von Wachter, un professeur d’économie de l’université de Californie de Los Angeles, le jeune diplômé moyen devra attendre 10 à 15 années pour pour ne plus subir les conséquences d’avoir obtenu son diplôme pendant les années de récession. EXPRESS.BE

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La vidéo du jour. Spectaculaire et aware! cette publicité pour les camions Volvo qui signe le retour d’un vétéran du film d’action, Jean-Claude Van Damme, 53 ans. Elle a fait exploser le compteur des vidéos regardés sur YouTube atteignant le chiffre de 18 millions en une seule semaine

Composed, arranged, llustrations et mise en page by THE WOLF & BRUNO BERTEZ

EN BANDE SON: 

7 replies »

  1. Dimanche 24 novembre 2013 :

    Le journal SUD OUEST DIMANCHE publie un sondage sur l’intégration européenne :

    Qui sont les Français les plus favorables à l’intégration européenne ?

    Les sympathisants de l’UDI : 69 %
    Les sympathisants du MODEM : 67 %
    Les sympathisants écologistes : 61 %
    Les Français âgés de 65 ans et plus : 58 %
    Les sympathisants du PS : 56 %
    Les sympathisants de l’UMP : 53 %
    Les professions libérales et les cadres supérieurs : 51 %

    http://www.sudouest.fr/2013/11/23/les-francais-et-l-europe-un-vote-de-mefiance-est-a-prevoir-aux-elections-europeennes-1238414-710.php

    L’intégration européenne, c’est un truc de vieux riches, fait par des vieux riches, pour des vieux riches.

    Mardi 14 février 2012 :

    Le Medef s’invite dans la campagne présidentielle.

    La présidente du Medef, Laurence Parisot, a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle. Articulées en une vingtaine de points, elle fait du déficit public nul en 2015 une des priorités pour la France, avec le fédéralisme européen.

    Une Europe plus intégrée, des entreprises plus compétitives ou encore une flexibilité du marché de l’emploi…Le programme du Medef a été présenté ce matin par Laurence Parisot. Un programme intutilé « Besoin d’aire » en référence à celui de la dernière campagne mais cette fois ci avec un e à la fin.

    « Les entreprises ont besoin de respirer », a expliqué Mme Parisot. « Elles ont besoin de nouveaux horizons, de nouvelles frontières, besoin de conquérir », a-t-elle poursuivi, en présentant le programme 2012. La « top priorité », c’est l’Europe et « il faut oser le fédéralisme ».

    http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/le-medef-s-invite-dans-la-campagne-presidentielle_282832.html

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  2. Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) :

    Pour honorer la commande du Mozambique, soit 24 navires de pêche et 6 patrouilleurs militaires, les CMN viennent en effet de faire appel, dans le cadre de contrats de sous-traitance ou d’intérim, à de la main-d’oeuvre étrangère, roumaine et lituanienne.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/b_normandie/0203149970216-a-cherbourg-le-made-in-france-a-l-accent-roumain-632648.php

    Salaire minimum brut :

    France : 1430 euros par mois.

    Lituanie : 290 euros par mois.

    Roumanie : 179 euros par mois.

    L’Union européenne, c’est le dumping social.

    L’Union européenne, c’est la course au salaire le plus bas.

    L’Union européenne, c’est tirer les salaires vers le bas, toujours plus vers le bas.

    L’Union européenne, c’est un suicide collectif.

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  3. Vendredi 29 novembre 2013 :

    L’agence de notation Standard and Poor’s vient de baisser la note des Pays-Bas !

    Et elle vient de relever la note de Chypre !

    J’éclate de rire !

    Chypre voit sa note relevée d’un cran. Elle passe à « B-« , avec perspective stable contre « CCC+ ». Cela signifie que sa capacité de remboursement est moins précaire que par le passé. L’agence S&P estime que :

    « les risques de réalisation qui persistent alors qu’approche l’échéance du plan triennal de la Commission européenne, du Fond monétaire international et de la Banque centrale européenne sont contrebalancés par le potentiel de redressement que nous voyons se dessiner dans l’économie chypriote ».

    « Nous pensons que le gouvernement chypriote – qui a passé avec succès les deux premiers contrôles de la Troïka – continuera à respecter scrupuleusement le programme de recommandations décidé avec la Troïka », a indiqué l’agence, soulignant que ce programme « a amélioré le profil de la dette du pays, couvrant ses besoins d’emprunt jusqu’en mars 2016″.

    Mort de rire !

    A propos de la dette publique de Chypre :

    2008 : dette publique de 8,388 milliards d’euros, soit 48,9 % du PIB.
    2009 : dette publique de 58,5 % du PIB.
    2010 : dette publique de 61,3 % du PIB.
    2011 : dette publique de 71,1 % du PIB.
    2012 : dette publique de 85,8 % du PIB.
    Fin juin 2013 : dette publique de 16,906 milliards d’euros, soit 98,3 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF

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  4. Samedi 30 novembre 2013 :

    Le magazine « Observer » publie un sondage sur la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union Européenne. L’étude a porté sur plus de 2.000 personnes interrogées en Grande-Bretagne, et plus de 1.000 dans chacun des autres pays, France, Allemagne et Pologne.

    – 62 % des Polonais pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
    – 55 % des Allemands pensent que l’Union Européenne est une bonne chose
    – 36 % des Français pensent que l’Union Européenne est une bonne chose (je dis bien : 36 % des Français !)
    – 26 % des Britanniques pensent que l’Union Européenne est une bonne chose

    Ce sondage est historique.

    Ce sondage montre qu’aujourd’hui, en France, seule une petite minorité soutient encore l’Union Européenne.

    Les résultats des élections européennes de mai 2014 seront intéressants à observer.

    Lisez cet article :

    Europe : l’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et le reste de l’UE.

    Les Britanniques sont une minorité à penser que l’Europe est une bonne chose, selon un sondage, dans le même temps les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices au reste de l’Union.

    L’écart se creuse entre la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union européenne, selon un sondage réalisé dans quatre pays et publié samedi 30 novembre.

    L’enquête du magazine Observer réalisée par l’institut de sondage Opinium en Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne, montre que les Britanniques ont une vision de l’UE qui se dégrade.

    Seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose »

    Dans le même temps, les pays de l’UE estiment de plus en plus que la Grande-Bretagne apporte peu de bénéfices aux 28 pays de l’Union. Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l’adhésion du pays à l’Union européenne avant la fin 2017, s’il devait être réélu en 2015.

    L’enquête montre également que seuls 26% des Britanniques pensent que l’UE est une « bonne chose », contre 62% de Polonais, 55% d’Allemands et 36% de Français.

    http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/l-ecart-se-creuse-entre-la-grande-bretagne-et-l-europe-continentale-7767489613

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