A Chaud!!!!!

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 16 Décembre 2013: Toucher aux dépôts bancaires, c’est la bombe atomique dans les mains de fous! Par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Lundi 16 Décembre 2013: Toucher aux dépôts bancaires, c’est la bombe atomique dans les mains de fous! Par Bruno Bertez

 Ils sont arrogants, prétentieux, irresponsables, mais le pire c’est qu’ils sont incompétents. Il faut être singulièrement prétentieux pour dire comme Barnier l’a fait la semaine dernière que c’était un jour historique, que « les bail-out publics étaient une pratique du passé ». Les Maîtres non élus et non fiscalisés de la Commission Européenne ont décidé , pour résoudre les futures crises bancaires, de se donner le droit de confisquer jusqu’à 8% des dépôts des citoyens arguant du fait que le dépôt dans un compte bancaire est en fait un prêt à cette banque . Le déposant est un créancier comme les autres, juste un peu plus faible, juste un peu plus vulnérable. On appelle cette possibilité de confiscation, un bail-in, par opposition au bail-out qui lui, est assuré par des fonds extérieurs à la banque. 

EN LIENS:  Alerte rouge du Jeudi 12 Décembre 2013:  Banques, la spoliation des déposants est décidée, un accord historique! Par Bruno Bertez

Politique Friction du Samedi 14 Décembre 2013: Que faire ? Agir ici! Par Bruno Bertez

 Ainsi donc nos zozos croient faire l’Histoire! Ils croient que leurs  artifices techniques à la petite semaine peuvent transformer le plomb en or et l’eau des égouts en eau claire. Pauvres d’eux! Ils tombent dans la même illusion que les génies du subprime, ils croient que l’on peut fabriquer du solvable avec de l’insolvable et qu’il suffit de faire un peu de technique monétaire et financière pour changer la réalité de la déconfiture. Les alchimistes des prêts subprime , de la « junk » du logement  américain ont eu beau faire, malgré les modèles mathématiques, les calculs de probabilités et les pseudo mesures de risque, l’édifice s’est effondré. On a eu beau faire des cantonnements, des tranches, des assurances, rien n’y a fait , la poids du réel a fait s’effondrer ces constructions. 

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 Tout cela fait penser au réaménagement des chaises sur le pont du Titanic, un peu plus sur la droite, un peu plus sur la gauche et pendant ce temps le navire file droit sur  l’iceberg. On n’échappe pas à la pesanteur des dettes. Ou qu’il soit,  le mistigri, il est là dans le système et c’est quelqu’un, une classe sociale, une institution qui doit le porter. Et dans un monde global, corrélé, interconnecté, il n’y a jamais ségrégation du risque voilà ce que nos incompétents ignorent. A ce niveau le risque est total, global; peu importe celui qui le porte,  cet aspect ne joue que sur le calendrier. De la même façon dans le monde réel, le risque n’est jamais un chiffre, c’est un événement. On a beau assurer, il faut toujours se poser la question , mais qui assure les assureurs? On a beau spolier, il faut toujours se poser la question, mais qui va assurer la croissance si on prélève sur ceux qui sont censés l’assurer. L’imbécillité de l’austérité, à laquelle il a fallu renoncer, n’a pas suffit, elle revient sous une autre forme, avec des bretelles et des moustaches. 

Le rêve de ces incompétents depuis 2010 est de découvrir la pierre philosophale, le Saint Graal qui permettrait de mettre la construction européenne et les états souverains à l’abri des crises financières d’une part et bancaires d’autre part. Ils veulent éviter l’enchaînement logique, organique, dialectique inéluctable: difficultés financières de l’ensemble que forment les souverains, les marchés, les banques égale crise totale avec remise en cause de la construction européenne, de l’ euro.

Avec remise en cause de leurs voitures avec chauffeurs, logements de fonctions, spéculations secrètes d’initiés, revenus sans impôts, passe droits multiples….plaisirs furtifs et honneurs immérités. 

Peu importe que tout soit lié, le monde peut s’écrouler ce qu’ils veulent c’est préserver leur édifice, le leur. Que les sociétés se délitent, se disloquent, que la pauvreté revienne, que les gens désespérés comme les bonnets rouges et porteurs de piques italiens soient dans la rue n’est pas leur problème, ils œuvrent au nom d’un intérêt supérieur, le leur. Comme Goldman Sachs, ils accomplissent l’œuvre de Dieu! Puisque Dieu c’est Goldman. 

Un jour, on passera de la critique à la masse critique, l’Italie est sur la voie.

Les mouvements de foule sont imprévisibles, mais ce n’est pas pour autant que l’on ne peut pas les analyser. Ils présentent à la fois un caractère surdéterminé et un caractère aléatoire. Les conditions de fond jouent un rôle en formant le terrain favorable aux révoltes, mais la personnalité d’un leader, son charisme, la maladresse des répressions etc , tout cela peut jouer un rôle important. L’Italie est précurseur dans cette voie des révoltes de masse.

Vous entendez peu parler en France de la rébellion en cours en Italie, les instructions sont données aux agences et médias leaders français de ne pas insister afin de ne pas susciter d’effet de contagion.

Le mouvement des fourches est puissant, il s’étend géographiquement et sectoriellement.

Il est parti de fermiers siciliens, a gagné les camionneurs, les artisans, les patrons de PME et TPE, les étudiants, les chômeurs, l’extrême droite, les mal payés etc etc Le réservoir de rebelles est colossal. On arrive maintenant à mobiliser à Rome et à Turin.

Ce mouvement n’est pas conduit par Beppe Grillo de Five Arrows, mais ce derniers participe et invite la répression policière à se solidariser des rebelles avec ici et là des succès locaux.

Les rebelles protestent contre les impôts, les baisse de niveau de vie, les prébendes des politiciens, la politique européenne, l’euro ….Leurs cibles sont les politiciens et les dictateurs européens, l’UE et la BCE.

Le chômage est à 12% en Italie, les jeunes sont chômeurs à hauteur de 41% pour les moins de 25 ans.

Les députés européens de la Ligue du Nord soutiennent ce mouvement. Comme le dit l’un d’entre eux: « Le vent de la révolte souffle sur l’Italie et c’est le résultat des mauvais choix imposés par l’UE et la BCE »

La situation du monde forme un tout, voilà le grand secret qu’ils ignorent, c’est comme la peste:

« Tous n’en mourraient pas mais tous était touchés ». Quand les USA font des dettes irrécouvrables, tout le monde devient non-solvable, quand ils font des QE, tout le monde sourit, quand ils parlent de restreindre la drogue monétaire, alors tout le monde panique. Pourquoi? Parce que structurellement, dans un système monétaire planétaire ou les actifs des uns sont les passifs des autres,  tout se transmet, tout s’enchaîne, tout fait boule de neige. Avec 780  trillions de dérivés, le risque est ici, là, partout ! On peut se sauver temporairement sur le dos des autres, c’est ce que tentent les USA et le Japon et l’Allemagne  par exemple, mais le jeu est à somme nulle, ce que les uns s’attribuent , les autres le perdent. 

Et c’est la même chose à l’intérieur des sous-ensembles, qu’ils soient européens ou nationaux. Faute de s’attaquer à la racine du mal, l’excès de dettes dans le système, faute d’oser restructurer, on reste dans le jeu de mistigri, jeu de chaises musicales dans lesquels celui qui perd est …. le plus faible. C’est ainsi qu’il faut analyser les dernières procédures de résolution des crises bancaires mises en place par ceux que nous appelons à titre de plus en plus juste: les zozos. 

Une crise bancaire c’est quand une banque ne peut plus faire face à ses engagements parce que son passif est devenu supérieur à ses actifs, parce que ses créanciers cessent de poursuivre leurs concours, bref parce qu’elles ont un excès de dettes qu’elles ne peuvent ni honorer ni refinancer, parce que tout le monde se débine, ce que l’on appelle « le run ». 

Donc la solution aux crises bancaires, c’est de refiler le mistigri des dettes à d’autres! 

Et l’autre le plus faible, qui est ce? Ben voyons, c’est le public, les déposants. Ce naïf croit que son argent lui appartient, qu’il est disponible à vue, et bien non! Cet argent ne lui appartient plus dès lors qu’il l’ a mis en banque, son statut est celui de créancier de la banque. A son insu, en fait il est prêteur de la banque. On devrait d’ailleurs cesser de tricher sur le vocabulaire, ce n’est pas un dépôt, c’est un prêt. Et c’est grâce à ce tour de passe-passe que l’on va lui refiler le bébé de l’insolvabilité. C’est grâce à ce tour de passe-passe, sans vote, sans loi, sans consultation que l’on se donne le droit de réaliser le plus grand transfert de richesses que l’histoire aura jamais connu. D’après nos calculs, la menace pèse sur une somme comprise, au niveau européen, entre 700  milliards et 1 trillion. 

L’idée de nos simplets, sous la conduite de Barnier est de couper le lien entre les banques et les états souverains, c’est leur obsession  et aussi leur illusion. Les banques et les gouvernements forment un couple maudit car les uns prêtent aux autres pour financer leurs déficits et gabegies.

Et normalement l’insolvabilité des gouvernements met les banques en faillite, tandis que l’insolvabilité des banques, par le transfert des dettes et le soutien apporté met les gouvernements en faillite également. D’où l’idée de génie qui consiste à briser le couple, en introduisant … un tiers payant. Et ce tiers payant, c’est vous, c’est moi. 

On décrète que les bail-out c’est fini, et on introduit le bail-in. 

En décrétant la fin des bail-out, on signifie que les états ne seront plus responsables de dettes des banques; en imposant les bail-in on dit que ce sont les créanciers et surtout les clients des banques qui paieront. Le tour de passe- passe consiste à dire: avant c’étaient les contribuables qui payaient, maintenant ce sera plus juste puisque ce seront les détenteurs de comptes bancaires. Avant c’étaient les citoyens avec leur casquette de contribuables, maintenant ce sont les même mais avec leur casquette de… titulaires de comptes bancaires! Or les deux populations sont les mêmes!  Ah les braves gens ! 

Dans la pratique qu’est-ce que l’on cherche à faire et que l’on ne dit pas? 

  • On cherche à cantonner les problèmes bancaires à l’intérieur d’un seul pays puisque ce sont les déposants du pays qui paient. 
  • On cherche à briser la solidarité des débuts de crise, solidarité qui a donné l’illusion que les créditeurs allemands et les pays du Nord paieraient. Les pays du Nord ont dit « nein », nous refusons de prendre en charge vos risques bancaires passés, débrouillez-vous, entre vous. Faites votre ménage, lavez votre linge sale et pourri entre vous, chez vous. Nous, nous voulons continuer à prospérer comme avant, piller votre demande, sans que cela nous coûte. 
  • On cherche à préserver le profiteur suprême et ses clients, le gouvernement, l’Etat, ses fonctionnaires, ses assistés, ses marginaux ; on cherche à les protéger de la remontée d’insolvabilité qui interviendrait si ils devaient soutenir les banques. Si ils devaient soutenir leurs banques, celles qui ont fait leurs fins de mois, alors, ces souverains  seraient dégradés, alors le crédit deviendrait plus rare et plus cher, ils pourraient moins dépenser pour arroser leur clients politiques. Ils devraient se serrer la ceinture. 

Voilà le rêve des Maîtres non élus et de leurs complices, fonctionnaires exonérés d’impôts et responsables devant personne. 

C’est une imbécillité de technocrate qui n’a aucune expérience du monde réel aucune culture financière, aucune connaissance du monde de fonctionnement des marchés. 

Premièrement la solvabilité d’un pays est globale. Tout y contribue, tout à une influence. On ne peut isoler un élément d’un système complexe, interconnecté, étroitement corrélé. 

Deuxièmement, on a créé des monstres incontrôlables: les marchés. Nos zozos croient avoir à faire à un couple maudit alors que ce couple pratique le triolisme, le troisième partenaire étant les marchés. Et ces monstres de marchés fonctionnent mondialement, instantanément, à la vitesse de la lumière; et ces monstres véhiculent en un éclair toutes les émotions, toutes les craintes. Si il y a le moindre indice de difficulté dans un pays, tout ce qui concerne ce pays est mis immédiatement sous pression: les actions de tout le secteur bancaire, les dérivés, les couvertures de risque, les contreparties, les obligations d’Etat du souverain, tout, absolument tout. 

Dans un monde dominé par les marchés, on vend d’abord, on réfléchit après. Pourquoi? Parce que l’expérience de la crise c’est la fusion, la mise en résonnance, en phase de toutes les corrélations. Face au moindre doute, face à la moindre rumeur, et il y en aura, on vendra, on attaquera non seulement tout ce qui est proche du problème, mais  tout ce qui de près ou de loin,  de proche en proche, peut y être associé. La désolvabilisation de certains créanciers et déposants pris au piège du bail-in  fera tache d’huile car tous les grands du Smart money savent que le système tient sur la pointe. Que la chaîne n’a pas une solidité supérieure à celle de son maillon le plus faible. 

Tout le monde sait que les bail-in seront déflationnistes en chaîne, la frilosité se répandra, tout se gèlera d’abord par anticipation, ensuite par obligation de survie. La liquidité disparaîtra, et avec elle tous les échafaudages qui ne tiennent que par l’assurance que, in fine, il y aura toujours bail-out. Le système ne peut durer encore un peu que par la certitude que toujours, face aux difficultés, on créera de la base money ; pourquoi croyez-vous que les banques américaines entretiennent 2,5 trillions de réserves non employées ? Parce qu’elles  savent, elles connaissent le Grand Secret! 

Tout l’échafaudage financier global repose sur le postulat, auquel il ne faut surtout pas toucher, du bail out. Nos idiots ignorent cet aspect, ils croient que la confiance existe réellement, ils ne savent pas que c’est une fausse confiance fondée sur la certitude et l’inéluctabilité des bail-out. Ils prennent le cynisme pour de la confiance! 

De même, les bureaux d’études des grandes banques et des grandes institutions savent calculer, mieux que les fonctionnaires et les gouvernements, ils savent que la garantie des dépôts inférieurs à 100 000 euros est bidon dans la plupart des pays vulnérables. Ces pays  n’ont pas les moyens de cette assurance. Tout le monde sait que la promesse d’assurer les petits dépôts ne vaut rien. Cette garantie mettra en péril le rating, le refinancement des souverain sur les marchés, on leur coupera les vivres. 

Il faudra comme dans le cas de Chypre prendre des mesures scélérates, autoritaires, cela créera un climat de panique qui rejaillira sur tout, la situation bancaire, les marchés, les dépenses du public.

L’activité économique ralentira ce qui augmentera les effets déflationnistes directs. Un gigantesque contre-effet de richesse réel ou supposé se mettra en branle. 

La méfiance va se répandre comme une traînée poudre avec son cortège des rumeurs sur les prêts non performants de banques, leurs besoins de capitaux propres, leurs dégradations supposées de rating, le moindre licenciement sera interprété, amplifié….. 

Il faudra, bien entendu, instaurer un contrôle des mouvements de capitaux, limiter les retraits, stopper les virements électroniques, tout la machine va se gripper et sombrer dans l’attentisme. 

Ce que voulons dire, c’est que l’idée du cantonnement des problèmes et de leur ségrégation est une illusion criminelle. Une illusion criminelle de gens qui ne connaissent rien à la psychologie des foules, au fonctionnement des marchés et à l’importance essentielle de ce que l’on appelle la confiance. Prélever sur les comptes c’est reconnaître implicitement les limites des gouvernements, des institutions et c’est briser un mythe. 

Nous avons soutenu en son temps que Merkel était l’une des principales responsables de l’aggravation de la crise européenne lorsqu’elle a voulu obtenir la participation du secteur privé aux pertes grecques. C’était une erreur colossale qui a déclenché toute la suite, y compris la nécessité de l’intervention de Draghi pour promettre le fameux « coûte que coûte ». 

Les deux pierres blanches de la crise globale sont:

1) l’erreur de jugement de Bernanke sur Lehman

2) la remise en question du caractère sacré des dettes d’état par la participation du secteur privé aux pertes exigée par Merkel. Cela ne suffit pas, on prétend en ajouter une troisième. 

Merkel est une politicienne, elle croit que l’optimisation politique produit et équivaut à l’optimisation économique et financière. Elle est incapable de comprendre le profond développement inégal dans lequel nous vivons. Il y a des secteurs comme la finance et l’informatique  qui sont dans un autre monde, qui ont des dizaines d’années d’avance sur le sens commun et des années d’avance sur la classe politique. La crise, entre autres, est une crise de ce développement inégal entre certains secteurs très avancés de la société et le retard des masses et de leurs représentants. 

La volonté de faire payer le public est une erreur encore plus colossale, c’est la bombe atomique, inspirée par l’incompétence, l’égoïsme, la courte vue. La bombe atomique, mise entre les mains des Ayatollahs de l’Europe. 

Si on fait payer le public, on tue les sous-jacents de l’édifice du crédit en Europe, d’abord la confiance, ensuite l’activité économique. Enfin, on met même en péril ce qui reste de consensus social. 

L’imbécillité est venue de Chypre, Chypre conçue comme un test, un laboratoire. Or le test ne vaut rien, on ne peut extrapoler les observations faites sur un pays minuscule, marginal à ce qui se passera dans un pays majeur, inséré, déterminant, clef de voûte de l’architecture financière mondiale.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 16 Décembre 2013

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SUR LE FRONT: REVUE DE PRESSE (Source et Remerciements Maitre Confucius)

FRANCE:…recul des auto-entreprises

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20131213trib000800905/l-auto-entrepreneuriat-seduit-il-encore-.html

FRANCE:…leclerc teste le paiement par mobile….hausse des taxes sur a bière = baisse de conso…hausse des logements à vendre à paris…carte du crime organisé

http://www.loractu.fr/thionville/5687-leclerc-teste-le-paiement-a-la-caisse-par-mobile-en-moselle.html

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0203189887336-la-biere-ne-fait-plus-recette-637221.php

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20131213trib000800872/les-francais-rechignent-a-payer-plus-cher-leur-demi-de-biere.html

http://www.latribune.fr/vos-finances/immobilier/20131213trib000800916/de-plus-en-plus-d-appartements-a-vendre-a-paris.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/12/14/en-france-des-organisations-criminelles-mondialisees_4334429_3224.html?xtmc=crime_organise&xtcr=2

ALLEMAGNE/NORVEGE/SUEDE/PAYS-BAS:..se maintiennent mais austérité + hausse de la pauvreté

http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/la-norvege-repousse-d-un-an-la-remontee-de-ses-taux-d-interet-934435.php

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/09/en-suede-un-systeme-d-aide-a-la-reconversion-parmi-les-plus-genereux-du-monde_3527829_3234.html

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4371681-la-pauvrete-est-en-forte-hausse-aux-pays-bas

ROYAUME-UNI:…se maintient mais austérité + repousse l’âge de la retraite à 69 ans + hausse de la pauvreté

http://www.atlantico.fr/pepites/royaume-uni-retraite-va-etre-repoussee-69-ans-918287.html

http://ceriscope.sciences-po.fr/node/336

IRLANDE:…sortir du plan d’aide comme plan de communication mais en réalité, dans quel état est la solvabilité des banques?

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20131213.REU8428/l-irlande-sort-du-programme-d-aide-de-l-ue-et-du-fmi.html

FINLANDE:…pays malade de la Scandinavie

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/12/12/20002-20131212ARTFIG00622-la-finlande-pays-malade-de-la-scandinavie.php

SUISSE:…confisquer l’épargne pour sauver les banques

http://www.loretlargent.info/crise/confisquer-l%E2%80%99epargne-des-particuliers-afin-de-sauver-le-systeme-bancaire-suisse/11468/

BELGIQUE:…nouvelle banque d’épargne (pour sauver la banque?)…épargnants ont perdus 2 milliards d’euro d’intérêts…ING garantit l’emploi jusqu’en 2016….hausse des faillites

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1756141/2013/12/11/Une-nouvelle-banque-d-epargne-en-ligne-arrive-en-Belgique.dhtml

http://www.express.be/sectors/fr/finance/les-epargnants-belges-perdent-presque-2-milliards-deuros-dinteret/199752.htm

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1756752/2013/12/12/Securite-d-emploi-assuree-jusqu-en-2016-chez-ING.dhtml

http://www.express.be/business/fr/economy/11197-faillites-sur-les-onze-premiers-mois-de-2013-un-chiffre-superieur-a-toute-lannee-2012/199290.htm

http://www.express.be/business/fr/economy/faillites-il-est-temps-de-prendre-un-certain-nombre-de-mesures-pour-faire-cesser-la-tempete/199345.htm

 http://www.express.be/business/fr/economy/faillites-les-responsables-politiques-doivent-oser-des-reformes-structurelles-pour-reduire-les-charges-qui-pesent-sur-les-entreprises-et-en-particulier-sur-les-petites/199343.htm

ITALIE:…doit trouver 470 milliards en 2014…baisse de la consommation

http://quotidienne-agora.fr/2013/12/11/crise-euro-simone-wapler/

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/italie-70-des-familles-depensent-moins-06-12-2013-3383133.php

ITALIE:..manifestations d’étudiants

http://lesbrindherbes.org/2013/12/15/revolution-en-italie/

ESPAGNE:…doit trouver 210 milliards en 2014…30 milliards de plus pour les banques

http://quotidienne-agora.fr/2013/12/11/crise-euro-simone-wapler/

http://www.leblogfinance.com/2013/12/espagne-30-milliards-deuros-de-fonds-propres-en-plus-pour-les-banques-grace-a-un-decret-loi.html

ESPAGNE:…pas de Las Vegas Espagnol

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20131213trib000800913/le-las-vegas-espagnol-ne-se-fera-pas-22-milliards-d-euros-au-tapis.html

PORTUGAL:…gagner du temps pour sauver les banques

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20131203trib000799003/le-portugal-echange-des-obligations-pour-sortir-a-temps-du-plan-de-sauvetage.html

GRECE:…devient le tiers monde…500 000 contribuables ne peuvent payer leur impôts…retour des expulsions..vente églises

http://www.express.be/business/fr/economy/la-grece-le-tiers-monde-en-europe/199719.htm

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4398141-je-n-ai-pas-de-travail-je-ne-paie-pas

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/09/en-grece-le-moratoire-sur-les-saisies-immobilieres-est-menace_3527730_3234.html

http://parti-ouvrier-independant.fr/2013/12/09/grece-la-commission-europeenne-exige-la-reprise-des-saisies-des-logements-des-particuliers/

 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/12/08/20002-20131208ARTFIG00163-athenes-veut-privatiser-les-biens-de-l-eglise.php

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1755064/2013/12/09/Pres-de-30-des-Grecs-sans-couverture-sociale.dhtml

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-maintenant-fronde-professions-liberales%E2%80%A6-toutes-vraies-victimes-inegalites-cotisationsprestations-se-rebellaient-donnerait-qu-921627.html

 http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203179154343-les-professions-liberales-et-le-mepris-de-l-executif-635787.php

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20131207trib000799778/la-grece-va-voter-son-quatrieme-budget-de-rigueur.html

http://www.express.be/business/fr/economy/le-marche-du-travail-grec-ressemble-de-plus-en-plus-a-un-marche-aux-esclaves/199373.htm

http://actu.orange.fr/economie/grece-faire-payer-les-grands-proprietaires-estime-stournaras-afp_2700118.html

http://www.romandie.com/news/n/Les_privations_ont_affecte_20_de_la_population_grecque_l_an_passe26141220130804.asp

UKRAINE:…méfiance entre banques…proche de la faillite?

http://resistanceauthentique.wordpress.com/2013/12/10/zerohedge-les-taux-des-prets-interbancaires-en-ukraine-explosent-a-20-en-une-nuit-les-craintes-quant-aux-liquidites-des-banques-se-developpent/

http://www.20minutes.fr/monde/1263347-20131213-pourquoi-ukraine-rapproche-faillite

SLOVENIE:..dans la tourmente financière

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1757032/2013/12/12/La-Slovenie-peut-se-passer-d-un-plan-d-assistance-financiere.dhtml

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4402031-des-milliards-dans-les-banques-ne-sont-pas-la-solution-definitive

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/no_program/255610896/

LETTONIE:…passage à l’euro et hausse des prix

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4395331-l-euro-arrive-sur-fond-de-nostalgie

CROATIE:…déjà dans l’austérité

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4395081-il-faut-reduire-le-deficit-de-3-milliards-de-kunas

BULGARIE/ROUMANIE:…migration de la pauvreté

http://french.ruvr.ru/2013_12_10/Qui-envie-qui-en-Europe-5340/

COLLAPSE:…FMI propose d’augmenter les tranches d’imposition de 71%…déposants spoliés

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/12/13/le-fmi-souhaite-vous-voir-payer-limpot-sur-le-revenu-a-hauteur-de-71/

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-confiscation-des-depots-presente-un-risque-pour-les-investisseurs.aspx?article=4750150658G10020&redirect=false&contributor=Mark+O%27Byrne. 

USA:…non prolongation d’indemnités chômage pour 1,2 millions de bénéficiaires 

http://www.wsws.org/en/articles/2013/12/12/unem-d12.html

22 replies »

  1. Une chose m’étonne quand même; pourquoi cette officialisation du bail in? Ce genre de méthode risque de faire perdre toute efficacité au système, il eut mieux valu pratiquer l’effet surprise comme à Chypre…. C’est prendre le risque que les déposants vident ou réduisent leurs comptes et ne serait-ce-pas l’effet recherché au second degré, afin de relancer la conso et gagner du temps…. comme toujours!

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    • Nous sommes au niveau européen , c’est à dire que ce qui est recherché, ce n’est pas l’efficacité, mais le consensus. Or dans pareil cadre, le secret n’est plus possible, même quand il est nécessaire: Ce qui est en cause c’est la difficulté de prendre des décisions et prévoir dans une situation ou il n’y a pas de vrai chef et ou il faut tout négocier.

      D’une façon structurelle et en raison de ce mode de fonctionnement que j’évoque, la construction européenne est un mouton à cinq pattes qui fonctionne comme un mouton à cinq pattes.

      Par ailleurs il y deux camps .

      -celui de ceux qui sont contents d’imposer le bail-in et de s’exonérer de la solidarité
      -celui de ceux qui n’ont pas de c……s et qui baissent leur pantalon sur tout .

      parce qu’ils n’ont pas compris qu’en fait c’étaient eux qui avaient les cartes en mains, surtout la France. La France n’avait aucun intérêt à aller dans cette voie.

      C’est la raison pour laquelle mon analyse sur l’étrange Collaboration est adéquate, on ne peut comprendre ce qui se passe , l’abandon lâche des positions françaises que si on fait cette hypothèse de Collaboration , prolongement de celle des années 30 et 40.

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      • Bruno
        Bonsoir,et bonsoir à vous
        Cette question de 8%
        est-ce la proportion "captée par la banque sur 1 compte?
        ou
        est-ce la proportion sur le montant déclaré de la faillite (montant officiel ou officieux) de chaque banque genre (too big to fail)….8% qui seront ponctionnés sur chaque client
        exemple au hasard
        un "trou officiel de 50 milliards (à la louche) dans nos grandes banques
        officieux:2000 milliards
        soit 4 milliards à se "partager" entre clients dans le 1er cas
        soit 160 milliards dans le second
        et ce avant que les "instances Européennes ne "soulagent" ces "CHERS banquiers"
        dans ce dernier cas on serait loin….loin des 8% sur les comptes clients
        qui pourraient pour payer leurs factures faire une demande d’emprunt ….à leur banque redevenue ,grâce à leur "générosité"….solvable?

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        • Retenez, et personne n’en sait plus à ce stade, qu’il a été décidé qu’en cas de faillite d’une banque, c’est d’abord, en priorité les actionnaires, les créanciers et déposants qui paient. Leur contribution doit être, avant que d’autres mesures soient prises, de 8% du passif total de la banque. Voilà. On prend à priori une enveloppe de 8% du total du passif de la banque et on la repartit entre ces trois catégories.

          Comment ? Mystère.

          Les actionnaires sont ruinés en premier, cela semble évident, mais est ce que l’on descend ensuite dans l’ordre normal de la prise de risque à savoir :
          Les créanciers juniors,
          Les créanciers seniors,
          Les déposants,

          Normalement la procédure équitable est:
          Destruction des actionnaires.
          Destruction des obligataires juniors.
          Destruction des obligataires seniors.
          Et seulement après implication des déposants.

          Compte tenu de la structure moyenne théorique des bilans des banques françaises, la procédure de destruction devrait toucher les actionnaires, le junior et une partie seulement des seniors, mais …

          En détruisant ses actionnaires et une partie de ses obligataires, une banque devrait continuer à pouvoir fonctionner opérationnellement à condition d’être adossée, le temps de reconstituer son capital.

          La logique serait, après ces opérations de destruction de l’adosser à l’état comme cela a été fait en GB en attendant la recapitalisation ou revente couplée avec recapitalisation par le marché. On appelle cela mettre la banque en receivership temporaire.

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          • "Normalement la solution EQUITABLE est…."

            mais d’abord ,bonjour Bruno
            merci pour ton explication et sa clarté

            Nous sommes sur la toile ,nombreux à être actifs à la recherche d’un avenir équitable qui éviterait un "bain de sang" où le "petit"rencontre le malheur.
            La fureur rend un peuple aveugle et les manipulations en haut lieu,par création de psychose (menace de guerre nucléaire ,"fins du monde"à toutes les sauces,etc,.permet à ces cyniques de faire se "terrer les uns"….genre "petit vieux" ,rendra violente une jeunesse sans aucun repère,,sans espoir d’avenir
            en un mot:DIVISION

            Ils vont donc programmer ,si ce n’est fait,un CHAOS…."contrôlé",où….L’EQUITE….
            n’aura aucune place,hélas!
            Au vu des 60 000 miliiards d’Actifs "pourris" non déclarés par les banques
            chiffre qui circule
            Les 8% seront la clé de voûte
            où les "initiés"…ceux dont le nom est associé souvent à ….DELIIT…auront pu "influencer et se mettre à l’abri
            Pensons à la dévaluation de VGE ministre des Finances….on château et l’OR qui est passé
            de 30 000 Francs à 100 000F

            Aujourd’hui c’est l’apothéose de cette "guerre économique"

            L’arme "contrôles fiscaux tous azimuts est amorcée pour faire se terrer TOUTE la population
            Ont-ils les moyens de leurs prétentions? évidemment ….NON

            PSYCHOSE

            Tes articles sont une aide précieuse

            Merci et Bonne journée
            à toi
            mais aussi à tous les lecteurs .

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  2. Bonjour,

    La messe est dite. Sans faire de mauvais jeu de mot, ça sent le "sapin" surtout quand on lit ceci: "les taux d’emprunts de la France à échéance 3 mois ont augmenté de 444% par rapport à juillet dernier"(http://pierre.parrillo.over-blog.fr/article-les-taux-d-emprunts-de-la-france-a-echeance-3-mois-ont-augmente-de-444-par-rapport-a-juillet-derni-121519031.html). Le tsunami se rapproche.
    En complément de votre billet, celui de Hashtable est intéressant: "Pour résumer, nous avons donc d’un côté un système bancaire qui est parvenu à coincer définitivement des millions de petits déposants dans l’enviable position de recours de la dernière chance en cas de pépin. De l’autre, nous avons un secteur public exsangue qui continue de faire des acrobaties financières de plus en plus risquées, qui montre des signes évidents de fatigue, et qui multiplie les dispositions pour que les petits moutontribuables se retrouvent en bout de ligne avec la facture et ne puissent y échapper. Franchement, heureusement que c’est un gouvernement socialiste qui n’osera jamais faire payer aux -pauvres-riches- les incuries des très riches !" (http://h16free.com/2013/12/16/27923-en-avant-pour-un-joli-bail-in).

    Bonne journée

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  3. Rien à ajouter, sinon que l’on a affaire à des débiles mentaux. Et pour le simple raison que le débile mentale a une particularité; il n’a pas conscience des conséquences de ses actes, son raisonnement est fondé sur sa perception intérieur souvent à des milliards d’années de la réalité. J’ai eu l’occasion de rencontrer certaines personnes travaillant à l’UE dans le travail. Ce qui m’a toujours impressionné lors des entretiens, c’est ce sentiment qu’il avait peur de mon assurance. En fait j’ai compris bien plus tard que leur manque d’assurance devait provenir de leurs manque de compétence. Et qu’au lieu de me voir comme un outil efficace il devait donc me voir comme un concurrent dangereux. Les chefs incompétents ne peuvent pas s’entourer de personnel trop compétent le transfert leur est insupportable. Il comprennent que sans eux cela pourrait fonctionner, qu’ils sont inutiles et encombrants. Ils s’enferment donc dans un monde d’incompétence hiérarchisé et autoritaire. L’ennemi est celui qui pourrait remettre en cause leur narcissisme.

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  4. Le peuple chypriote n’a rien dit.

    Le peuple chypriote n’a pas bougé.

    Le peuple chypriote a choisi de se laisser voler une partie de son épargne, plutôt que de tout perdre.

    Et le peuple grec est pareil. Et le peuple portugais est pareil. Et le peuple irlandais est pareil. Et le peuple italien est pareil. Et le peuple espagnol est pareil. Etc.

    Dans tous les pays européens, les épargnants choisissent de se laisser voler une partie de leur épargne, plutôt que de tout perdre.

    Et donc, dans les années qui viennent, les dirigeants des Etats européens vont voler une partie de l’épargne des citoyens.

    Et rien ne bougera.

    Et personne ne bougera.

    Et aucune foule ne prendra d’assaut la présidence de la République.

    Et aucune foule ne prendra d’assaut le siège du gouvernement.

    Et aucune foule ne prendra d’assaut le parlement.

    On prend les paris ?

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    • Evitez de tomber dans le déclamatoire pompeux, vos apports sont précieux , mais pas quand ils sont de ce type.

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  5. Bonjour M. Bertez,

    Auriez-vous un lien vers le texte adopté ?

    Je cherche à savoir, au-delà des dépôts bancaires, quels seraient les autres contrats qui se trouveraient « impactés » par la mesure : Assurance Vie, actions ….. . Même si ces derniers restent adossés à des engagements bien pourris

    Il me semble qu’en Suisse, les actions en dépôt à la banque restent la propriété du client et ne rentrent pas dans les actifs de la banque.

    Je ne suis pas certain que « Cela dit, nous sommes persuadés qu’un tel mécanisme est inapplicable en France car il est évident que toucher à l’argent des déposants pour un pouvoir quelconque serait prendre le risque de se retrouver la tête au bout d’une pique. ». Tout dépend, à mon avis, du seuil fixé et du nombre de personnes qui ne seraient pas pris dans la nasse.

    Je tiens également à vous remercier de l’effort de réflexion que vous nous faites partager et qui me rappelle cette citation de Sören Kierkegaar : « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est le chemin. »

    Bien Cordialement

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    • Le lecteur ami du site Kiergaard dans ses commentaires sur Alerte Rouge a mis un lien à la date du 14/ 12 , le FT a fait un article détaillé le 11 ou le 12 décembre, The Telegraph également et j’ai vu une dépèche Reuters dans ces mèmes dates.

      Nous apprécions vos remerciements. Gide dans la mème veine disait :

      il faut suivre sa pente pourvu que ce soit en montant.

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  6. Certes , certes … c’est très bien vu , et bien expliqué : c’est décidément un plaisir des neurones jamais démenti que de vous lire .

    J’ajouterais un point de vue de béotien ; je ne suis pas inquiet outre mesure d’un désengagement massif des déposants car l’époque où on devait planquer le magot sous le lit ne reviendra pas , ils n’ont pas d’alternative car les nouveaux modes de paiement électronique incontournables assurent malheureusement encore de beaux jours à tous les vendeurs de vent , même les plus maladroits en matière de pensée économique . Par contre la source des fonds spéculatifs , le veau inquiet , à la fois roué et crédule , qui permet leurs jeux avec les économies d’une vie laborieuse , pourrait bien se lasser de se faire mener en bateau et réorienter ses placements sur l’économie réellement productive.

    Je ne connais rien à l’économie des "marchés" et ses fluctuations et péripéties me laisse froid . Elles reflètent essentiellement aujourd’hui les manipulations de prédateurs habiles à jouer avec la cupidité humaine . Or la cupidité alliée à la médiocrité recueille souvent , in fine , le sort qu’elle mérite .

    J’ai aussi constaté que les "experts es économie" ne le sont pas plus que moi , qui se sont trompés imperturbablement sur leurs prospectives depuis que les prospectives existent …

    L’argent n’ayant que la valeur qu’on lui donne et les besoins d’échanges étant et demeurant ce qu’ils sont , je dors bien mieux et ne suis pas inquiet si je consacre mon pèze à l’économie réelle et non à l’amasser pour le faire "travailler" par de soit disants spécialistes discrédités .

    Dire que l’édifice va se casser la gueule c’est oublier que toute marche en avant du bipède humain n’est qu’une suite de " déséquilibres" vers l’avant rattrapés de justesse à chaque pas . Si une psychose survient qui entame la confiance dans les "produits financiers" , cet argent sera alors injecté dans la " vraie économie " au lieu d’être stérilisé dans l’épargne spéculative et ce faisant relancera la marche en avant de la qualité de vie générale …

    Les prises de conscience sont aussi lentes que la tectonique des plaques , mais quand ça casse c’est tout aussi irréversible : on va assister selon moi à une remise à plat des habitudes de gestion de patrimoine dont il sortira une défiance salutaire des gestions financières "opaques" qui abondera un type d’économie plus en prise sur une économie de proximité .

    La fin d’un système , celui des oligopoles acéphales qui font plus "de la finance" que du progrès social , précipité par des outrances cyniques , me semble proche , qui consacrera , certes dans la douleur des épargnants les plus crédules , une économie plus respectueuse et plus orientée sur l’initiative entrepreneuriale locale à échelle humaine du genre qui va enfin mettre au premier plan la production systématiquement robotisée par l’informatique , que l’on freine depuis 20 ans pour de mauvaises raisons , et qui nous fera vraiment entrer dans le nouveau paradigme du troisième millénaire.

    De même je ne suis pas inquiet pour l’avenir économique des pays du Nord qui , comme le notre , ont un peuple d’inventeurs , une corruption marginale qui n’est pas culturel et un système de collecte de l’impôt efficace et même de plus en plus efficace avec l’informatisation des transactions ( malgré le sport national de l’argent noir ) .

    Quand le tournant de la robotisation systématique de la production aura été décidé et organisé avec 24h/7jours d’amplitude horaire , ce qui enrichira le pays entier , le vrai problème deviendra d’apprendre à toute une population d’ex-salariés devenue rentière du progrès informatique et technique , oisive et assistée … à occuper son temps libre .

    Signé : Un optimiste béat

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    • Vous savez je suis moi aussi un optimiste invétéré, la crise est la norme dans l’histoire.

      C’est à partir des crises que la civilisation "progresse". On dépasse l’ancien et normalement quelque chose de neuf, plus adapté succède à cet ancien en crise. Le terme progrès , pour moi n’ est pas normatif, je l’utilise comme signifiant que l’on est plus adapté.

      Ici , le problème c’est que l’ancien ne veut pas mourir: Les couches sociales klepto, ultra-riches , fonctionnaires , droite et gauche sociales démo, qui ont bénéficié de cet ordre ancien- que je qualifie de désordre ancien- , ces couches sociales ne veulent pas abandonner, lâcher le morceau, ils s’accrochent et essaient de faire payer leurs idioties par les autres.

      Le problème, ce n’est pas le neuf, c’est la résistance de l’ancien à ne pas vouloir mourir.
      "ILS", le grand ils, ne veulent pas tourner la page et reconnaitre que ce système dans lequel on a acheté la paix sociale et la docilité des citoyens à crédit a touché ses limites.

      Ils ne veulent pas admettre que l’on a butté sur le mur, que le temps des comptes est venu. La fuite en avant actuelle, l’effort démesuré pour pouvoir encore repousser les limites de la dette, et dire bourreau encore un instant, a quelque chose de pathétique.

      Un peu de la même façon que les Etats-Unis, arque-boutés sur leur prérogatives impériales sont pathétiques à tenter de nier la montée de leurs rivaux stratégiques par des procédés de plus en plus cyniques.

      Un peu de la même façon que l’on se ridiculise à vouloir reproduire l’ancien alors que les bouleversements de la technologies, de la productivité et la prise de conscience de la raréfaction des ressources devraient conduire à accepter et favoriser la naissance d’un système neuf.

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      • Bonsoir,

        "Les couches sociales klepto, ultra-riches , fonctionnaires , droite et gauche sociales démo, qui ont bénéficié de cet ordre ancien- que je qualifie de désordre ancien- , ces couches sociales ne veulent pas abandonner, lâcher le morceau, ils s’accrochent et essaient de faire payer leurs idioties par les autres." Je vous rejoins entièrement. C’est la définition même du conservatisme: maintien du statu quo (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/conservateur_conservatrice/18366). Le prétendu progressisme qui serait l’alpha et l’oméga du pouvoir actuel n’est que de la poudre aux yeux, très désagréable au demeurant, alors qu’il n’y a pas plus conservateur que lui (il n’y a qu’à écouter Montebourg dans ses délires: "Mais quand l’innovation détruit des systèmes, nous devons aller doucement." – http://www.challenges.fr/economie/20131213.CHA8393/leweb-ce-qu-a-vraiment-dit-arnaud-montebourg-sur-l-innovation-et-les-vieux-business.html).
        L’esprit révolutionnaire n’est pas là où on le croit. mais de celui-là, le Libéralisme de Bastiat, on n’a pas le droit de parler ou alors, en le dénigrant et en le caricaturant. Normal, il prône avant tout la responsabilité individuelle, c’est gênant quand on a érigé l’irresponsabilité et la dé-responsabilité en mode de gouvernement. Il ne noie pas ou ne cherche pas à noyer l’individu dans un prétendu corps social qui seul serait juge de ses actes. C’est Jean-Paul II qui, à mon sens, a le mieux senti ce paradoxe:
        "L’erreur fondamentale du socialisme est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal. L’homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c’est alors que disparaît le concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l’ordre social par cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui définit la sphère d’exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l’homme dépossédé de ce qu’il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la constitution d’une authentique communauté humaine." (encyclique Centesimus Annus, 1er mai 1991)

        Bonne soirée

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        • Merci , c’est un texte magnifique qui donne lui aussi à réfléchir. Cette réhabilitation d’une vue individuelle de l’humanisme, fondée sur la responsabilité de l’individu, est réconfortante, on se sent moins seul en compagnie du pape.

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  7. Le plus cynique dans cette histoire de spoliation c’est qu’on tente de nous faire croire que la spoliation va améliorer la situation des banques. En fait c’est absolument faux puisque leurs ratios de fond propre vont baisser. Cet argent en dépôt va être utilisé pour racheter la dette de la banque. Mais même si la dette de la banque s’améliore et que les créanciers sont remboursés. Vu que les ratios auront baissé cela ne veut pas dire non plus que la banque se portera mieux.
    Le seul intérêt à cette manœuvre est d’obliger les déposants qui n’ont pas voulu prendre de risques et qui ont refusé les intérêts liés à ces risques, de devoir obligatoirement se positionner en preneur de risques. Tout cela dans le seul but de faire perdurer le système financier actuel.
    Mais cela ne résoudra en rien le surendettement des états, des entreprises, l’atrophie des marchés obligataire, action et dérivé.
    Cette spoliation n’est qu’une tentative de maintien, elle ne résout rien sur le problème de fond. D’ailleurs les gens très riches vont s’empresser de transférer leur compte vers des banques plus solides et fragiliser encore plus les banques déjà en mauvais état. Ce sont des malades qui ne réfléchissent pas en termes de causalité. D’ailleurs je me demande s’ils ont un cerveau

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  8. Question judicieuse d’un Lecteur:

    "Bonjour,

    Lecteur assidu, j’aimerais vous poser une question. Les fous viennent de prendre une décision concernant les dépôts des particuliers (les créances). Que dois-je faire de mon assurance vie de 100 000 euros? J’ai 75 ans et j’ai travaillé toute ma vie pour transmettre ce capital à mes enfants et petits-enfants. Même si j’ai des frais, est ce qu’il est dans mon intérêt de récupérer les fonds tant qu’il est encore temps ? "

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    • Non absolument pas , gardez votre assurance vie.

      Pour deux raisons:

      -seuls les dèpots sont en danger, une assurance n’est pas une créance sur la banque
      -ne résiliez pas ou ne rachetez pas votre assurance, ce n’est pas avantageux

      Ce n’est que si le gouvernement, à la faveur d’une aggravation de la crise, changeait son fusil d’épaule que cet actif serait menacé.

      Il est évident que la tentation de confisquer une partie du trésor des assurances vie est présente, mais nous n’en sommes pas là. Et puis ce serait une mesure fiscale, pas une mesure qui s’inscrirait dans le cadre des résolutions de faillite bancaire.

      Le principal ennemi de votre assurance, ce sera l’inflation , quand elle accélérera , à mon avis vers 2017.

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