A Chaud!!!!!

Alerte Rouge du Dimanche 2 Février 2014: Re-nouvelle alerte sur les marchés émergents Par Bruno Bertez

Alerte Rouge du Dimanche 2 Février 2014:  Re-nouvelle alerte sur les marchés émergents Par Bruno Bertez

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Après une semaine d’accalmie, c’est à nouveau la déroute chez les émergents. En particulier, Inde, Afrique du Sud, Turquie. Le patron de la Banque Centrale Indienne a lancé un cri d’alarme qui est aussi un appel au secours; il demande que les autorités monétaires des pays développés tiennent compte de la situation critique des émergents dans leurs décisions. La Reserve Fédérale américaine a répondu en poursuivant sa politique de "tapering".

Raghuram Rajan, le nouveau gouverneur de la Banque de Réserve indienne (RBI) a ainsi estimé que "la coopération monétaire internationale ne fonctionne plus". Dans un entretien avec la chaîne ‘Bloomberg TV India’, cet ancien économiste en chef du FMI a ajouté que les pays émergents avaient contribué à tirer la croissance mondiale après la crise de 2008, et qu’ils ne devraient pas être ignorés maintenant que la Fed a décidé de retirer ses mesures de soutien aux marchés.

“Les pays industrialisés doivent jouer un rôle dans la restauration de cette coopération, et ils ne peuvent pas s’en laver les mains, et dire “nous ferons ce que nous devons faire et c’est à vous de vous ajuster”, a-t-il martelé.

Les autorités américaines sont déterminées à poursuivre l’évolution vers la réduction de la taille du bilan de leur Banque Centrale, elles semblent effrayées à la fois des masses en jeu- on arrive bientôt à 4,5 trillions- et du peu de résultat concret et réel. La tentative de créer de l’inflation et du crédit n’a guère été couronnée de succès, c’est le moins que l’on puisse dire. En revanche la fragilité financière et les risques de dislocation ont cru de façon exponentielle.

C’est en quelque sorte la fin d’une expérience, la fin d’une aventure audacieuse. Le gonflement du bilan des banques centrales n’a eu qu’une influence modeste sur la production de richesses réelles, mais elle a en revanche inflaté une bulle richesses fictives qui sera difficile à gérer.

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Il n’ y a pas que les inégalités sociales qui inquiètent, il y aussi l’allocation , l’usage aberrant qui a été fait des liquidités gratuites et assurées.

Les victimes actuelles, les émergents sont les premières à payer l’addition des erreurs de la Fed. Elles ont reçu des fonds spéculatifs considérables depuis le début de la crise et ces fonds fuient maintenant, de façon désordonnée. Les cercles vicieux s’enclenchent, sur les taux, les changes, les solvabilités..

Les masses en jeu sont considérables. Plus de 7 trillions de fonds sont entrés chez les émergents en 8 ans. Les bonds et obligations traités sur les marchés émergents ont atteint la masse incroyable de plus de 10 trillions selon JP Morgan. Et puis il y a les hedges funds, les trackers, et les dérivés. Tout cela est hors de proportion avec ce que les Banques Centrale locales peuvent stabiliser. Compte tenu des leverages , les contagions aux banques et marchés du "core" ne sont pas exclues.

La dette hongroise renchérit

Par ailleurs, la série de dépréciations qui touche les économies émergentes exerce également une pression sur des monnaies d’Europe de l’Est, tels le forint hongrois ou le zloty polonais. Ce dernier a perdu, depuis le début de cette année, 2,9% de sa valeur par rapport au franc, tandis que le premier s’est déprécié de quelque 6,37% sur la même période.

Par ailleurs, la moitié des prêts contractés par les ménages hongrois avant la crise sont toujours libellés en devises, principalement en francs suisses. Avec l’effondrement du forint depuis 2008, la note pour les familles continue de flamber.

Les efforts du gouvernement pour diminuer le poids des remboursements n’y ont rien fait. Selon Bank of America Merill Lynch, toutefois, Budapest devrait à présent cesser sa politique monétaire expansionniste, pour, dans un premier temps, intervenir davantage sur le marché des changes. La banque nationale hongroise devrait ensuite considérer une hausse de ses taux directeurs

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 2 Février 2014

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SUR LE FRONT: REVUE DE PRESSE ( Source et Remerciements à Maître Confucius)

COLLAPSE UPDATE: 

1..guerre des monnaies, tournant de l’histoire, déstabilisation des émergents

http://www.dailymotion.com/video/x1aoqqi_guerre-des-monnaies-c-est-un-tournant-de-l-histoire-philippe-dessertine-dans-gmb-31-01_news

http://www.cnbc.com/id/101376343

http://www.challenges.fr/economie/20140131.CHA9938/le-fmi-veut-une-action-urgente-dans-les-emergents.html#xtor=EPR-7-[Quot18h]-20140131

2…remplacer le dollar par une monnaie mondiale pour l’ancien chef économiste de la Banque Mondiale

http://usa.chinadaily.com.cn/world/2014-01/29/content_17264069.htm

http://www.zerohedge.com/news/2014-01-29/nothing-lasts-forever-world-bank-chief-economist-calls-end-dollar-reserve-currency

3..crise des émergents..aura des effets sur l’Europe

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/29/pays-emergents-faut-il-craindre-un-effet-domino_4356163_3234.html

http://www.challenges.fr/economie/20140130.CHA9902/faut-il-craindre-une-contagion-de-la-crise-des-pays-emergents.html#xtor=EPR-7-[Quot18h]-20140130

http://www.atlantico.fr/decryptage/avis-tempete-comment-pays-emergents-sont-en-train-se-precipiter-dans-crise-laquelle-zone-euro-echappera-pas-968415.html

http://french.ruvr.ru/2014_01_31/L-Europe-va-t-elle-s-ecrouler-1136/

ARGENTINE:. Dévaluation = hausse des prix

http://www.lecontrarien.com/2014/01/31

BRESIL:…émeutes

https://youranonnews.com/362-day-of-fifa-world-cup-protest-in-brazil/item

Troisième "suicide" chez des hauts banquiers

http://www.zerohedge.com/news/2014-01-31/third-banker-former-fed-member-found-dead-inside-week

22 replies »

  1. Le simple fait que, les investisseurs étrangers se retirant de ces pays émergents, leurs monnaies baissent, est pour moi un non événement.
    La conséquence que ce tarissement de liquidités provoquerait un scénario semblable à celui de la crise asiatique de 1997 me paraît comique. Surtout pour les dits pays asiatiques qui avaient mis en place des mesures pour que cela ne se reproduise pas.
    Bref, si la croissance des "émergents" c’était uniquement la fontaine à dollars US, ils sont aussi mal barrés que les pays développés.
    Toujours un plaisir de vous lire.

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    • entiérement d’accord.mais la fontaine a dollars a inondé le monde entier,les banques européennes ont été renflouées par la FED entre autres.la fed peut elle continuer a réduire son QE en truquant les statistiques économiques des US?

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      • @Balthazar
        Il n’y a aucun trucage des statistique économiques US.
        Si cela était le cas, cela se saurait depuis longtemps et le blog criseusa qui décortique les statistiques de l’économie US l’aurait relevé depuis longtemps.
        Les stats US ne sont pas truquées, seulement la création monétaire (en réalité ce n’est pas une création mais un changement de type de masse monétaire de Mx (x > 3) à M3 ) mais profite uniquement aux 1% les plus riches.
        En moyenne cela va bien et la croissance repart c’est un fait,…, aucun trucage.
        Et cela va même très bien pour les 1% correctement pour les 10% tandis que les 90% s’enfoncent dans la pauvreté….

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    • Sauf erreur, les pays mentionnés dans l’article (Inde, Afrique du Sud, Turquie) auquel on peut en d’autres ne sont pas ceux qui ont touché de plein fout par la crise asiatique : Thaïlande, Corée du Sud, Indonésie, …
      Ces pays ont bien retenue la crise de 1997.
      En effet, la crise asiatique fut un véritable traumatisme pour les pays asiatiques, qui durent en passer par le diktat du FMI. Il peut être résumé par la déclaration du ministre du Commerce, Sasomsap Chaiya, dix ans après la crise « Même si les investisseurs étrangers vendaient toutes leurs participations détenues en Thaïlande pour un montant de 30 milliards de dollars, cela ne porterait pas atteinte à la situation de notre économie parce que le pays a des réserves de devises qui se montent à 100 milliards de dollars ». .
      En clair que ce soit en Thaïlande, Corée du Sud ou dans les autres pays d’Asie, les leçons de la crise vont être de ne plus dépendre de l’étranger pour assurer leur propre prospérité. Et cette situation va avoir une conséquence inattendue : l’accumulation de dollars comme monnaie de réserve afin de se prémunir de toute attaque spéculative sur leur propre monnaie. Autrement dit, ces pays vont implicitement adopter les feux accords de Brettons Wood, toute création de monnaie dans le pays aura sa contrepartie en dollars.
      La crise actuelle touche en priorité les pays qui n’ont pas adopté cette position.

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      • C’est exact comme raisonnement dans un monde de bisounours mais pas dans un monde réel. Dans le monde des bisounours personne ne spécule contre une autre monnaie tout au plus on liquide ses stocks de monnaie étrangère qu’elle a gagné lors des échanges internationaux. Hors ces échanges sont fait majoritairement en dollar donc il y a peu de chance que d’autre pays est beaucoup de roupie ou autres monnaies dans leurs compte. Par contre avec les marché dérivés on peut facilement se positionner à l’achat d’une monnaie étrangère pour une grande quantité, s’assurer avec des CDS contre la baisse de cette monnaie et ajouter des call de cette même monnaie à la baisse tandis que l’on liquide sur le marché une grosse quantité de dérivés de cette monnaie. Et la avec des réserves ou pas, cela na change pas grand chose à vrai dire. Puisque c’est uniquement la quantité de monnaie échangée a un moment T qui détermine le prix de cette monnaie.
        Avoir des réserves de dollar ne garantit en rien la possibilité de contrôler sa monnaie, ce qu’il faut se c’est une panoplie de dérivés, CDS swap pour s’en sortir. C’est la guerre économique qui se passe, pas une partie de plaisir aux pays des bisounours. D’ailleurs tant que la chine ne participera pas au FOREX, elle peut dormir sur ses deux oreilles.
        :) :)

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        • Le but recherché étant précisément ce que vous décrivez lois-écos. c’est à dire obliger les pays émergents à absorber le dollar émis afin que sa valeur ne chute pas de trop si la demande venait à baisser.

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        • @logique
          Honnêtement je ne comprends pas vos propos.
          D’une part pour avoir étudié la crise asiatique je peux vous affirmer qu’il y bien eut une attaque en règle sur le Bath thaïlandais, et ce n’était pas des bisounours qu’ils l’ont fait.
          Secondo, vous pouvez imaginer tous les produits dérivés (qui sont de simples couvertures assurancielles à la base) que vous voulez vous ne pourrez jamais vendre plus que vous n’avez…
          Tertio : la crise actuelle ne touche que je sache ni la thaïlande ni la Corée du Sud qui ont pris les mesures que j’ai relaté….
          Quarto : A moins que le ministre que j’ai cité soit un ignare il ne fait que corroborer ce que j’ai écrit.
          Enfin dans la crise asiatique les spéculateurs s’en sont pris ensuite à Hong Kong mal leur en appris car Hong Kong a respecté la règle des réserves de changes et ne sera pas contraint à dévaluer sa monnaie ce qui montre la parfaite validité de ce que j’ai écrit.
          Je terminerais : pour vendre une monnaie il faut en posséder, quant vous avez tout vendu il n’y a plus rien à vendre, il suffit d’avoir eut la contrepartie en dollars pour l’avoir acheter.
          Pas bien compliquer cela….alors la "logique" dans tout cela ?

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          • @ lois-eco,

            Ce qu’il faut comprendre, c’est que la marché monétaire qu’est le FOREX n’échange pas des billets de banques il échange des ordres d’achat et de vente rien de plus et c’est ce marché qui détermine la parité des monnaies. Par contre il y a d’autre marchés dérivées, liffe, eurex qui eux non plus n’échangent pas de billet mais qui achètent ou vendent des options sur les monnaies. En fait les banques centrale ne créent que la monnaie papier pas la monnaie électronique, je sais ce n’est pas le bon terme mais cela permet de bien différencier le deux types.

            Enfin tu confonds un pays en développement et Hong Kong qui est un coffre-fort avec des réserves mirobolantes. Cela n’est pas comparable. Tu ne peux pas comparer la petite PME local avec une entreprise internationale, cela n’a aucun sens.
            Pour revenir à la parité des changes elle ne se fait pas en échangeant une monnaie qu’on possède ce ne sont pas des billets qui s’échangent sur le forex mais des ordres d’achats et de ventes. Donc si tu es bullish tu vends beaucoup de monnaie que tu n’as pas en promettant de rembourser plus tard après que la monnaie ait baissé.

            Enfin tu ne m’as pas l’air de bien maitriser les rouages du système financier dans lequel nous vivons. Car te ne dirait pas Tu ne dirais pas "Je terminerais : pour vendre une monnaie il faut en posséder". Rien que de dire cela est la preuve même que tu ne connais absolument pas comment fonctionne les marchés. Donc ton analyse sur les réserves monétaires est en fait une analyse d’un bisounours qui pense que le monde fonctionne comme il le pense. Ce n’est malheureusement pas le cas et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai tenu à intervenir. Afin d’éviter que d’autres lecteurs n’y connaissant pas plus se laisse influencer par une analyse aussi peu fondée.

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            • en promettant de rembourser plus tard APRES que la monnaie ait baissé.
              Tout est là, c’est un pari de spéculateur si le pays a autant de dollars que de monnaie locale le pari ne peut pas être gagné….cela ne change absolument rien à la démo.
              Et pour la crise Thaïlandaise ce pari a été dans un premier temps perdu par les spéculateurs, Renseignez-vous vous vous verrez, ce n’est que quant les propres thaïlandais ont commencé a convertir leur bahts en dollar que la dévaluation a eut lieu.
              Ce sont les propres thaïlandais et non les spéculateurs (encore une fois pas des bisounours..) qui ont donné la touche finale.
              Donc votre Foreix, vos produits dérivés cela peut jouer mais à la marge.
              Et aller sur mon site ou il y a un traité fondamental d’économie qui fait 250 pages avant de dire que je connais rien au système financier….

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              • Non lois-eco, ce ne sont pas les pauvres ou riches thaïlandais qui sont des spéculateurs. Eux ne font que tenter de ne pas s’appauvrir. Qu’elle investisseur ou spéculateur crédible achèteraient les baths thaïlandais sachant très bien qu’en fin de compte cette monnaie ne tiendra pas la route parce que tous les thaïlandais veulent du dollar. Ce raisonnement n’est absolument pas logique et surtout pas pour un spéculateur ou un investisseur. Faire baisser une monnaie n’a d’autre objectif que de gagner de l’argent à un niveau géopolitique, bien sûr il y a les Soros et consort, mais leur motivation va plus loin que la cupidité. Donc forcer la dévaluation d’un pays est soit pour faire baisser le cout de production pour acheter moins cher et augmenter la plus-value soit pour menacer un gouvernement et l’obliger à lui faire faire ce que l’on veut qu’il fasse. L’économie au sens puriste du terme n’a plus rien à voir avec la guerre, attaque monétaire. Il faut vraiment vous faire a l’idée que les traités fondamentaux d’économie ne sont absolument pas nécessaires pour spéculer sur n’importe qu’elle marché. Ce qu’il faut c’est une stratégie et non pas un plan de développement économique. Désolé d’être aussi cru mais vos notions d’économie aussi grandioses soient elles ne servent à rien dans la finance. En finance le produit est lui-même l’outil de production, c’est l’argent sous une forme ou une autre. Alors qu’en économie il faut fabriquer le ou les produits. C’est comme comparer la Thaïlande et Hong-Kong ce n’est pas du tout la même chose.
                Cela me rappelle un investisseur beaucoup plus âgé que moi et qui avait été choqué de m’entendre dire que le but du marché était d’acheter, faire de la plus-value, revendre et passer sur un autre support. Il me tenait le discours de la croissance, de la rentabilité sur le long terme. Il n’a pas voulu entendre ce que je tentais de lui expliquer, mais 6 mois après il a dû vite comprendre que le système fonctionne en flux tendu et non en placement à long terme. Je ne dis pas que j’approuve ce genre de procédé financier, je pense même que c’est très dangereux mais c’est malheureusement comme cela que cela se passe. Et croire ou tenter de faire croire que les choses fonctionnent autrement est soit un déni de réalité soit de la propagande pour bisounours.

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                • Non lois-eco, ce ne sont pas les pauvres ou riches thaïlandais qui sont des spéculateurs. Eux ne font que tenter de ne pas s’appauvrir.
                  Mais tout a fait et je n’ai jamais écrit le contraire, je vous invite à visionner le remarquable film sur cette crise « La crise en Thaïlande en 1997 » visible sur le net.
                  Je ne nie pas la puissance de la finance et la sophistication de cette "industrie" mais je pense qu’elle n’est pas la source des déséquilibres mais qu’elle les amplifie.
                  Et ce qui concerne le pouvoir des banques centrales il est déterminant à partir du moment ou la zone monétaire est assise sur une économie prospère.
                  Trois exemples :
                  1. Afin d’éviter que les marchés financiers attaquent un des maillons faible de l’Euroland, la BCE début septembre 2012 déclare que désormais elle achètera de manière illimité en terme de quantité et de temps les obligations souveraines de 1 à 3 ans. Depuis, plus d’attaque sur l’euro…
                  2. La banque nationale Suisse (BNS) a décidé qu’elle vendrait en quantité illimité du francs suisse pour maintenir une parité au minimum 1,20 Fs pour un euros. Depuis plus aucune spéculation sur Fs n’ a eut lieu…il est ancré à l’euro…
                  3. La BOJ a décidé de faire baisser le Yen, elle a réussit…

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                  • Concernant les obligations européennes le but n’était pas vraiment d’attaquer l’euro, mais tout simplement de racketter les pays faibles en leur imposant un taux d’intérêt élevé en compensation du risque. Certes c’est une attaque de l’euro mais de l’entité européenne plus que de la monnaie qui a cette époque avait crevé le plafond. Donc d’un point de vue monétaire, cela n’as pas été si mal.
                    L’exemple de la suisse est l’inverse de celui de la Thaïlande, la suisse a fait comme la BCE elle achète pour éviter que sa monnaie ne s’apprécie de trop. Mais comme pour les obligations européennes elle prends des risques. Quand a la BOJ elle fait comme la FED elle inonde l’offre.
                    Mais là il n’est pas question d’attaque monétaire au sens guerrier du terme, c’est plutôt des stratégies visant à masquer une dévaluation synchronisée entre Europe, US et japon.
                    Les BC baissent leur taux d’intérêt et compensent par des émissions monétaires. Les rentiers perdent et les spéculateurs gagnent.

                    La Thaïlande est une économie très primitive, elle survit grâce aux flux monétaires étrangers, tourisme plus investissement. Lorsque l’investissement fait sur place doit être rapatrié le flux monétaire s’inverse, il ne rentre plus il cherche a sortir. Et ce qui avait été acheté à 1 dollar et qui en vaut 2 maintenant crée un déficit énorme pour le bath car il faudra acheter des dollars pour rembourser. Et le problème est comment se procurer cette quantité, double de dollar par rapport a l’investissement initial.
                    Ensuite il y a les problèmes sociaux qui peuvent amplifier la volonté des étrangers de sortir leur argent en convertissant leurs biens et avoirs. C’est compliqué tout ça. Mais tout cela pour dire que la quantité de dollar que pourrait détenir la Thaïlande doit être proportionnelle à l’inflation qu’elle subit ou pour le dire autrement à la croissance économique qu’elle produit. Mais pour ce genre de pays c’est impossible à faire. Les pays émergents en majorité sont confrontés à ce problème de flux entrant et sortant. Un pays émergent qui a une trop forte croissance n’est jamais à l’abri d’un renversement de flux. C’est se qui se passe en ce moment d’ailleurs. Le dollar reprend des couleurs parce que la demande de flux sortant est forte.
                    exemple économique simple. Les anglais achètent en France entre 1997 et 2001. Ceux qui ont été intelligents sont ceux qui ont revendu en 2008, le marché était encore très liquide et la plus value de 200% voire plus, magnifique. Beaucoup ont pu racheter en Angleterre lorsque le marché anglais a chuté en 2008-2009 et que la livre a chuté. C’est un exemple du flux monétaire bien orchestré. Peu l’ont surement fait mais ceux qui l’ont fait ont gagné sur tous les tableaux. Voila comment fonctionne le système, maximiser la rentabilité, peut importe les conséquences.

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                    • Je suis d’accord.
                      Dans mon propre ouvrage j’écris :
                      L’argent injecté par la FED depuis 2008 est venu alimenter les capitaux flottants. Ceux-ci sont partis s’investir dans les pays émergents dont les perspectives de croissance étaient supérieures.
                      Mais alors pour ces pays le dilemme est le suivant : utiliser ces capitaux pour augmenter la richesse de tous les citoyens ce qui créera une inévitable inflation et le retrait des capitaux aussi vite qu’ils sont venus (scénario de la crise asiatique) ou profiter de ces capitaux pour investir de manière à en récupérer en vendant leur production dans les pays clients. Dans ce cas l’inflation est évitée mais encore faut-il qu’il soit possible de rentabiliser les investissements. Ors les principaux clients que sont l’Europe qui est plutôt en déflation et les USA qui en favorisant uniquement le top 10, 1 et 0,1% n’est plus en mesure d’acheter massivement des biens à l’étranger. Les investissements se transforment en surcapacités et la rentabilité des capitaux amoindries.

                      C’est exactement la même analyse que font par les intervenants de BFM (Delamarche et Sabatier) dans l’interview du jour que l’on peut visualiser sur le blog d’olivier Demeulenaere.

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  2. Le Golem monétaire est hors de contrôle. La FED peut tenter tout ce qu’elle voudra, il est en marche, et il erre désormais bras ballant dans le magasin de porcelaine, renversant les banques et les pays au gré de ses humeurs erratiques. Cela me rappelle un autre Golem, construit par les théoriciens de la Société de Thulé, qui a lui aussi échappé à ses créateurs. Dans un autre genre bien évidemment. Ah, si les humains avaient parfois un brin de sagesse. Mais en ont-ils ? N’ont-ils pas demandé par le passé à Dieu un roi pour les gouverner, alors qu’il les avait libérés de toute servitude ? (livre de Samuel).

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  3. Dimanche 2 février 2014 :

    Chute de la production manufacturière chinoise en janvier.

    La production manufacturière en Chine a chuté en janvier à son plus bas niveau en six mois. Une baisse confirmant un ralentissement d’activité dans la deuxième économie mondiale.

    L’indice PMI des directeurs d’achat calculé par la Fédération chinoise de la logistique et des achats (CFLP), une organisation gouvernementale, se monte à 50,5 en janvier, après 51,0 en décembre et 51,4 en novembre, indique le gouvernement.

    Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.

    http://www.romandie.com/news/n/Chute_de_la_production_manufacturiere_chinoise_en_janvier21020220141013.asp

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  4. Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Argentine, Indonésie, Turquie, Thaïlande, etc : les pays émergents sont en train d’entraîner toute la planète dans leur chute.

    Lundi 3 février 2014 :

    Tokyo : le Nikkei termine en forte baisse de 1,98%.

    La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse de 1,98%, inquiète des risques pesant sur la croissance mondiale, et préoccupée par un rebond du yen nuisible aux groupes exportateurs japonais.

    Les opérateurs ont été pris dans un faisceau de nouvelles décevantes ou inquiétantes qui les ont incité à vendre, particulièrement des titres de petites entreprises.

    Ils ont gardé un oeil sur la situation des pays émergents, victimes d’une fuite des capitaux provoquée par la décision de la Banque centrale américaine (Fed) de réduire l’ampleur de son programme de soutien monétaire à l’économie des Etats-Unis – des liquidités qui ont souvent terminé indirectement sur les marchés émergents ces derniers mois et que les investisseurs retirent désormais.

    http://www.romandie.com/news/n/BOURSETokyo_le_Nikkei_termine_en_forte_baisse_de_198_a_14_61913_points15030220140726.asp

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  5. Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Argentine, Indonésie, Turquie, Thaïlande, etc : les pays émergents s’effondrent.

    Les pays émergents sont en train de provoquer une crise financière mondiale.

    Les investisseurs ont retiré 9,1 milliards de dollars des fonds d’actions et d’obligations des marchés émergents dans la semaine arrêtée au 29 janvier, montrent les statistiques d’EPFR Global. Celles-ci reflètent surtout les décisions d’investissement de la clientèle privée. Dans le détail, les fonds actions émergents ont connu 6,3 milliards de dollars de retraits, soit un flux de sorties hebdomadaires comparable aux alertes d’août 2011 ou de mai 2013 lors des premières allusions de la Fed à son «tapering». Depuis le début de l’année, les retraits sur fonds actions émergents atteignent 11,5 milliards. Les fonds obligataires ont connu quant à eux 2,7 milliards de dollars de retraits hebdomadaires.

    http://www.agefi.fr/articles/les-fonds-emergents-connaissent-une-forte-decollecte-1306040.html

    Lundi 3 février 2014 :

    Tokyo termine en forte baisse de 1,98%, inquiète pour la croissance.

    La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse de 1,98%, inquiète des risques pesant sur la croissance mondiale et préoccupée par un rebond du yen nuisible aux groupes exportateurs japonais.

    Les opérateurs ont été pris dans un faisceau de nouvelles décevantes ou inquiétantes qui les ont incité à vendre, particulièrement des titres de petites entreprises.

    Ils ont gardé un oeil sur la situation des pays émergents, victimes d’une fuite des capitaux provoquée par la décision de la Banque centrale américaine (Fed) de réduire l’ampleur de son programme de soutien monétaire à l’économie des Etats-Unis – des liquidités qui ont souvent terminé indirectement sur les marchés émergents ces derniers mois et que les investisseurs retirent désormais.

    Les acteurs du marché ont aussi été pris d’un regain d’anxiété pour la zone euro où l’inflation a encore ralenti en janvier, à 0,7%, alimentant les craintes de déflation dans cette région frappée par une crise de la dette et une cure d’austérité.

    http://www.romandie.com/news/n/BOURSETokyo_termine_en_forte_baisse_de_198_inquiete_pour_la_croissance23030220140826.asp

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  6. @Logique

    Nous vous saurions gré de bien vouloir essayer de vous exprimer en français. C’est une question de respect pour les autres lecteurs du blog.
    Par ailleurs, certains commentaires, même réécrits en bon français, restent incompréhensibles, tant ils sont délirants. La conséquence en est que les lecteurs "sautent" ce type de commentaires. Le but que vous recherchez, c’est à dire être lus, n’est pas atteint.
    Pour qu’un commentaire soit intéressant, il faut qu’il exprime une idée et bien souvent une seule. Dès lors que les idées sont entremêlées, le lecteur perd le fil. En conséquence de tout cela, nous vous demandons, à la fois pour vous, pour nous, et pour tous les autres utilisateurs, de bien vouloir faire un effort de concentration et de rigueur. Merci d’avance.

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    • Merci pour votre conseil. Je reconnais que je vais droit à l’essentiel et que je pense que les gens qui lisent et commentent maitrisent au moins le sujet. Ensuite avec la place dont je dispose pour faire une réponse, nb lignes limitées. Je suis bien obligé d’aller vite. Il faudrait un petit article pour expliquer que la création monétaire n’est pas uniquement réservée aux banques centrales. Les marchés dérivés créent eux aussi de la monnaie lorsqu’ils émettent un PUT et un CALL et les banques centrale ne contrôlent absolument pas ce type d’émission monétaire, si on peut appeler cela de la monnaie. Mais cela implique de bien comprendre la fonction du FOREX, marché » des changes monétaires et celui des dérivés qui est un marché différent. Il est donc facile pour un spéculateur confirmé de pouvoir jouer entre ces différents marchés, en plus il y a les SWAP sur taux et les CDS. L’attaque monétaire n’as rien à voir avec l’économie et les surplus commerciaux et monétaires. C’est une toute autre stratégie qui prend du temps pour être expliquée.

      En fait je répondais à lois-economiques afin de lui rappeler que sa propagande n’est pas valide pour des personnes connaissant les rouages. Certes ce n’est pas accessible a tout le monde, mais je n’y peux rien.
      Pour résumer la variation d’un marché est proportionnelle au montant global des ordres effectués à un moment t. Il suffit juste d’avoir une grosse quantité d’argent pour faire varier n’importe qu’elle marché. Et il n’y pas de parade possible car le marché s’emballe très vite. C’est un peu comme une onde EOM le mouvement est auto alimenté.

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      • Si ce que vous écrivez était exact, il y aurait des attaques venues dont ne sais où et inexplicables.
        Or ce n’est jamais le cas, tout effondrement monétaire a une cause dans la réalité et est lié aux fondements économiques du pays.
        La spéculation n’ a jamais détruit l’économie, la spéculation constate un déséquilibre et l’amplifie…
        Où alors citez-moi des exemples…

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  7. […] Ce qui est un peu triste, c’est que ce sont ces émergents qui sont les premiers à payer l’addition des erreurs américaines, il n’y a ni justice, ni morale en économie. Le patron de la Banque Centrale Indienne aurait dû y penser plus tôt, quand il a pleurniché pour obtenir un peu d’aide des Américains, c’est chacun pour so….  […]

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