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Marchés: Les taux, au cœur de la problématique

Marchés: Les taux, au cœur de la problématique 

La propagande afin de peser sur les taux longs et d’éviter qu’ils ne montent avec le taper et la légère amélioration des économies bat son plein. Elle est relayée ce jour par le FMI qui révise en baisse ses perspectives de croissance pour les Etats-Unis. 

Pour le FMI, la croissance US serait limitée à 2% en 2104 contre une prévision précédente de 2,8%. 

Le FMI n’anticipe pas de retour au plein emploi avant 2017. 

According to Bloomberg, The International Monetary Fund cut its growth forecast for the U.S. economy this year and said the Federal Reserve may have scope to keep interest rates at zero for longer than investors expect.

The Washington-based IMF now sees the world’s largest economy growing 2 percent this year, down from an April estimate of 2.8 percent. The IMF left a 2015 prediction unchanged at 3 percent, and said it doesn’t expect the U.S. to see full employment until the end of 2017, amid low inflation.

For the Fed, the forecast means “policy rates could afford to stay at zero for longer than the mid-2015 date currently foreseen by markets,” the fund said in its annual assessment of the U.S. economy.

Mais surtout: "ces nouvelles prévisions signifient que la Fed pourrait maintenir ses taux au plus bas, bien après la mi-2015, horizon sur lequel tablent les opérateurs avant une première hausse des taux". 

Les taux, c’est le grand débat, la grosse propagande: il ne faut surtout pas qu’ils montent, en particulier, il faut tenir les taux du 10 ans sous les 2,80%. Il faut éviter de répéter ce qui s’est produit à la fin du premier semestre de 2013, lorsque les rumeurs de Taper avaient monté les taux en chandelle et déstabilisé les émergents.

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1 reply »

  1. On reparle de l’impossible EXIT. Vers des mesures autoritaires de spoliation

    Les money market funds, les fonds monétaires, représentent plusieurs trillions de dollars. C’est un problème, car, en cas d’accident ou de reventes non ordonnées, la sortie risque d’être encombrée. Le problème n’est rien à côté de celui que posent les fonds spécialisés en obligataire et surtout les ETF. Ils ont acheté du « long » avec de l’argent « court » qui peut être réclamé, à vue. Nous avons attiré l’attention à plusieurs reprises sur le risque systémique inclus dans la classe d’actifs ETF. Pour nous, c’est le système IOS de Bernie Cornfeld. Le marché des bonds est colossal, rien que sur le Corporate, on dépasse la dizaine de trillions. Nous vous remettons en mémoire les propos de Jeremy Stein, ancien de la Fed qui a démissionné, c’est le seul à bien comprendre le risque systémique: « le secteur des fonds d’obligations corporate et de prêts aux entreprises, c’est un peu la même chose que l’activité d’une banques -a little bit bank like-… cela confère aux gens des possibilités de retraits liquides sur des actifs qui, eux, sont illiquides »

    Nous avons développé et développons régulièrement l’idée que l’exit des politiques non conventionnelles par un processus de marché normal, non chaotique était une impossibilité logique: la masse des actifs financiers représente une pyramide qui tient en équilibre sur la pointe, et toute la politique a visé à augmenter cette masse afin de relancer le crédit, la croissance, or cette croissance n’est pas au rendez. Et elle ne le sera jamais tant que la masse d’actifs financiers ne sera pas réduite. C’est un diallèle, cercle vicieux: pour réduire relativement le poids des assets fictifs, il faut de la croissance forte et, pour avoir de la croissance forte, il faut réduire le poids relatif de ces mêmes assets dont la plupart sont, soit fictifs, soit non productifs.

    En fait, il faut pouvoir échapper, une fois de plus, à la loi du marché. Cela veut dire qu’il faut pouvoir laisser monter les taux, baisser les prix des assets financiers, sans encourir de « run ». Sans risquer que les gens se précipitent vers la sortie.
    Dans le vieux temps, les « run » se passaient sur les banques car c’étaient elles qui assuraient la transformation et la distribution du crédit, c’étaient elles qui imprimaient la quasi-monnaie bancaire et les assets quasi-monétaires, mais depuis la dérégulation, ce sont les marchés qui ont ce pouvoir, cette fonction. Et les « runs » que l’on a à craindre, ce ne sont pas ceux sur les banques, mais d’abord ceux sur les marchés.

    Les banques ne chuteront que dans un second temps. Tout se passe de la façon suivante: la pyramide d’assets money-like repose sur la pointe, elle est instable, elle grossit et grandit et le moindre indice que la sortie du Ponzi ou la hausse des taux se rapprochent peut la déstabiliser.

    Dans un premier temps, ce sont les banques qui vont devoir ravaler et offrir de la monnaie-dépôts bancaires en contrepartie de ces ventes d’assets, elles jouent en quelques sorte le rôle de pourvoyeur de liquidités face à ces sorties des money-like et assets financiers. Mais il est évident que la capacité des banques à faire face est limitée. Par ailleurs, au fur et à mesure qu’elles devront ravaler le papier, elles vont perdre sur leurs collatéraux et leur solvabilité va être mise en question. Dans un second temps, le « run » reviendra sur les banques.

    De la même façon que pour faire face à un « run » sur les dépôts bancaires, on a, en 2013, mis en place des dispositifs pour bloquer les comptes de dépôts et pouvoir les amputer, on étudie maintenant des moyens de bloquer les sorties sur les autres assets, sur les fonds de marché monétaires, sur les fonds obligataires et sur les ETF. En pratique, on étudie les moyens de bloquer les marchés comme on a étudié les moyens de bloquer les dépôts dans les banques. Les marchés sont l’équivalent des banques, gigantesques, dématérialisés, et il faut que l’argent, comme dans les banques, y reste piégé. Surtout les marchés obligataires ; pour les actions, cela est moins prioritaire.
    Cela signifie que, comme en URSS, pour empêcher la découverte des vrais prix et de vraies valeurs des assets, on envisage de les rationner, de rationner leur offre sur le marché. C’est une amputation, dévalorisation, qui ne dit pas son nom. Rationner quelque chose, c’est cela, empêcher la découverte des prix, bloquer le jeu de l’offre et de la demande pour maintenir une valeur artificielle, politique, étatique, discrétionnaire. C’est reconnaître que cette chose n’est pas à son prix.

    La masse des assets, nous l’expliquons au risque de lasser, ne vaut ce qu’elle vaut que parce que la masse de monnaie/crédit qui fait la contrepartie est sans limite ou, plutôt, promise comme étant sans limite, et que la masse de monnaie/crédit est promise gratuite.

    Le moindre soupçon de raréfaction peut faire ressortir un déséquilibre entre les deux masses, celle des assets et celle (espérée, potentielle) de monnaie/crédit; le risque de précipitation vers la sortie pour « grab »; saisir le cash avant les autres est l’un des risques de l’exit, de l’impossible exit.

    Nous avons dit, depuis 2009, que l’opération de sauvetage, la voie choisie, étaient une impossibilité logique, tout comme celle de faire tenir une montagne sur une tête d’épingle ou de faire sortir un éléphant par un trou de souris. Pour tenter l’exit, il faut sortir de plus en plus des mécanismes de marché, voilà la réalité incontournable.

    Nous reviendrons sur notre autre piste, qui consiste à partir de l’idée qu’il y a deux dollars, un dollar financier et un dollar commercial/CPI, et que le problème de l’exit, c’est celui de la réunification de ces deux dollars.

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