Commentaire de Marché

L’Edito spécial du Dimanche 13 Juillet 2014: Le Système se teste et se renforce Par Bruno Bertez

L’Edito spécial du Dimanche 13 Juillet 2014: Le Système se teste et se renforce Par Bruno Bertez

Les marchés traversent une phase de doute. Il n’y a pas que le marché de Paris qui sent mauvais, toutes places européennes « puent » et les émanations en provenance de WST ne sont guère plus flatteuses à nos narines. Mais, maintenant que nous espérons avoir attiré votre attention et vous avoir rendu sinon plus prudents, du moins plus vigilants, il nous parait utile de préciser notre pensée.

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Nous ne cherchons nullement à toucher le « top », diagnostiquer ce fameux Graal de tout commentateur. Nous pensons que la notion de « top » est une notion du vieux temps, celui ou les marchés constituaient un reflet de l’économie réelle, du fondamental articulé au cycle du crédit. Bref du vieux temps ou les marchés étaient une résultante et non des instruments. La notion de « top » est ringarde, elle correspond à un monde d’avant, d’avant la Grande Expérience Monétaire; d’avant le détachement des ombres des corps et la constitution d’un monde zombie, le monde des assets financiers unifiés.

La différence essentielle de nos commentaires avec ceux des fondamentalistes est que nous incluons dans notre analyse et nos outils, la modernité, le fait que les Maîtres ont réussi à ce jour, la Grande Disjonction.

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Le prix des assets financiers est sorti du champ du fondamental, du champ de l’économie réelle, du champ des valorisations traditionnelles par les cash-flow, pour entrer dans le champ unifié du monétaire, du money-like et de la moneyness. Et tout est fait pour que les assets financiers ne quittent plus ce champ, qu’ils n’y ait plus de référent, qu’il n’y ait pas de fuite au système.

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La semaine dernière, l’indice des 30 plus grandes actions américaines, le Dow Jones, a atteint le record de 17 000 points. Soit deux fois et demie le niveau le plus bas atteint pendant la crise financière. Quelques jours avant, c’est le Dax allemand qui a dépassé le niveau de 10 000 points pour la première fois de son histoire. Le SMI suisse n’a pas encore regagné son niveau de 2007, mais il a pratiquement doublé depuis le creux de 2008. 

Le prix des assets est interne au champ monétaire, il s’inscrit dans une combinatoire de rendement, de risque et de promesse de liquidités infinies. On est sorti des limites, des contraintes de rareté et c’est la conséquence ultime, non perçue, non théorisée par les fondamentalistes, du décrochage de 1971. La monnaie est libre comme l’air, le crédit aussi, les assets également. Nous sommes sortis du monde dual, du monde pesant ou la régulation se faisait par les deux outils/leviers, le monétaire et le budgétaire et nous sommes dans un monde mono-outil, un seul outil est utilisé et c’est le monétaire. Le monétaire c’est l’outil des taux, de la manipulation des préférences pour le risque et l’absolu complément à savoir: la promesse de liquidités infinie, de l’existence du « Put ». Le « Put » est essentiel c’est lui qui garantit qu’il ‘ y aura pas de « Run ».

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L’articulation entre le budgétaire et le monétaire d’avant la modernité était l’ancrage du système, son rattachement aux flux, aux revenus, à la possibilité de taxer, d’honorer les dettes et de prélever, mais nous avons dissocié les deux grâce aux taux zéro et aux QE. La capacité à taxer n ‘est plus une limite aux déficits et aux dettes. Ce qui est la nouvelle limite c’est la possibilité de la Banque Centrale d’acheter la dette émise par le souverain, c’est à dire la possibilité de swaper des liquidités contre ces dettes et que ces liquidités soient acceptées.

Nous sommes dans un nouveau système, un système qui s’est libéré des flux et qui est « Asset Based. » Ce système fonctionne par le crédit, les coups d’accordéon sur le crédit, le fine tuning. La notion ancienne de cycle du crédit est dépassée. Le crédit est émis en fonction des collatéraux, c’est à dire en fonction des assets sous-jacents qui servent à le garantir. Plus le prix des assets monte et plus on peut émettre de crédit et plus on peut émettre de crédit, plus on, a de hausse des collatéraux etc; et comme le crédit, c’est ce qui complète les revenus (insuffisants) pour produire la croissance, alors on a une croissance qui est dépendante du prix des assets, une croissance asset-based.

 Marie Owens Thomsen, la cheffe économiste de Crédit Agricole Private Banking, basée à Genève,  dans une note diffusée mercredi relève des chiffres hors de toute proportion, selon elle, avec ce qui se fait dans le monde pour soutenir l’accès à la propriété: les Etats-Unis (fédéral, Etats et local) consacrent dans leur dernier budget 1200 milliards de dollars aux retraites, 1300 milliards à la santé et 1000 milliards à l’éducation, mais 5000 milliards dans les garanties hypothécaires. Ces 5000 milliards sont des garanties et non des dépenses, mais le chiffre «donne une idée de l’engagement des autorités sur ce marché». D’autant que cet engagement ne paie pas, comme le montre la montée du coût du logement.

Malgré la crise «traumatisante» de 2007, «presque rien n’a changé», regrette l’économiste. Certes, elle salue un «énorme travail de restructuration» de la dette hypothécaire, qui a permis de nettoyer les instruments financiers et de réduire le taux d’endettement des ménages, cependant, le marché, en particulier les agences publiques de soutien à la propriété, fonctionne toujours de la même façon. Le Temps

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Les fondamentalistes introduisent dans leurs équations de valorisation les ancrages de la croissance à long terme, des marges bénéficiaires, des taux naturels de long terme, des price-earnings normalisés, lissés, bref ils introduisent la pesanteur du réel.

Ils passent à côté de l’essentiel qui est que le réel c’est ce qui est banni, rejeté , vorwerfen, de la nouvelle politique moderne asset-based.

L’introduction de l’inflation dans les équations ne change rien à leur inadéquation. Le jeu de la monnaie ne se déroule pas là, pas dans la hausse des prix des CPI.

L’émission monétaire libérée, est fondamentale, mais ailleurs, pas dans le jeu de l’inflation. Non l’émission monétaire affranchie est ce qui permet à ce système moderne, neuf, de durer, de maintenir le monde zombie séparé du monde réel. C’est la possibilité de créer de la monnaie « out of thin air » qui permet la lévitation structurelle qui constitue l’originalité du nouveau système. En fait tout se passe comme si on avait réussi à créer le fameux mouvement perpétuel. et précisons-le, la création monétaire effective n’est pas obligatoire, ce qui est important c’est la promesse, le « Put ». D’où le caractère indispensable du pilotage par la communication.
C’est ce que Draghi, l’élève vient de comprendre quand il a annoncé la semaine dernière, la réforme de la politique de communication de la BCE.

les réunions de politique monétaire se tiendront à partir de janvier prochain toutes les six semaines, et non plus tous les mois, et un « compte rendu » des discussions sera publié. 

On a découvert le mouvement perpétuel, voilà ce qu’il faut admettre. Nous sommes dans un Autre Monde.

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Bien sûr , vous comprenez que dans pareil monde, les difficultés de petits acteurs comme Espirito, sont des péripéties, de petits cailloux même pas dans la chaussure, à peine sur l’autoroute.

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il faut s’habituer à voir grand, gros, énorme, à voir TBTF et ne plus se laisser impressionner par les broutilles. Les petits accidents comme Espirito vont devenir monnaie courante, ils vont faire partie du système et … de son renforcement. Le nouveau système apprend, il se perfectionne, il s’adapte. Ceux qui sans cesse rêvent de son échec, de sa faillite sont dans l’erreur; tous les cahots (chaos) le rendent plus solide, il invente et construit ses boucles d’autorégulation d’auto-préservation, d’autoreproduction.

 Selon les calculs duCRML, le risque financier couru par le groupe Espirito Santo Financial est au plus haut depuis 2007. Il figure cependant au 34e rang des établissements les plus à risque en Europe, un classement en tête duquel figure Deutsche Bank. La BES est au 47e.

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NOTA BENE

Pour ceux qui veulent bien comprendre ce qu’est un système monétaire asset-based, nous leur conseillons de se plonger dans l’étude historique des grands précurseurs:

  • - Le Système de John Law
  • - Les Assignats français
  • - Le RentenMark
  • - Le ReichsMark

Nous conseillons aussi de lire Stanley Fischer, Ex de la Banque Nationale d’Israël, qui fut le professeur de Bernanke et Draghi. Il est actuellement aux cotés de Yellen.

Toutes ces tentatives de mise en place de Grands Systèmes ont été produites par les situations financières catastrophiques qui prévalaient alors. Tout se passe comme si on reprenait l’ouvrage, là où il a été laissé en intégrant la correction des erreurs qui furent alors commises et surtout en intégrant les progrès de la modernité, des sciences sociales, de la propagande etc.

On lira avec intérêt la séquence des mesures d’accompagnement qu’il fut peu à peu nécessaire de prendre.
Il n’est pas déraisonnable de transposer par exemple les promesses des Cies Universelles de John Law en promesses de la Cie universelle du S&P 500; ou encore de noter la similitude du backing des assignats par les biens spoliés avec les conseils du FMI pour spolier les citoyens, , ou encore les adossements patrimoniaux du RentenMark et ReichsMark au capital agricole et industriel de l’Allemagne.

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    • Dans un article du journal The New Yorker, repéré notamment par Reuters, Janet Yellen, présidente de la Fed, estime que la Réserve Fédérale américaine aura besoin de poursuivre sa politique monétaire non-conventionnelle exceptionnellement accommodante une fois que l’économie aura atteint les objectifs de la Banque. Selon elle, la politique publique peut soutenir l’économie qui rencontre toujours certaines difficultés.

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 13 Juillet 2014

illustrations et mise en page by THE WOLF

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23 replies »

  1. La situation est telle qu’elle ne peut perdurer
    que sur la base (sic) de la lévitation permanente ?

    Les dettes consolidés sont telles que seule la virtualité permet
    de s’en affranchir et par suite d’en être débarrassé ?

    Moralité ?

    ABRACADABRI ! ABRACADABRA !

    LÉVITATION ET VIRTUALITÉ SONT LES DEUX MAMELLES
    DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE QUE NOUS AVONS « ACHETÉ »
    et qui NOURRISSENT LA BÊTE AVEC LE FRUIT DE NOS EFFORTS !

    COMMENT SORTIR DE D’ÇA ?

    AH ! BEN LÀ HEIN …. CHAIS PAS MOE ?

    DEMANDEZ DONC À DRAGHI, OU À YELLEN OU À … qui vous voudrez tiens !
    Moi j’peux plus. J’ai l’vertige et même que j’ai mal au coeur comme qu’c’est là !

    ET SURTOUT, ne manquez pas de me tenir au courant des résultats hein ?

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  2. Aucun rapport, la fin des QE ne signifie pas Exit des politiques dites non conventionnelles.
    Dans une montgolfière on souffle ou laisse passer plus ou moins d’air chaud …

    Par ailleurs, le Shadow Banking System et les marchés ont retrouvé leur fonction de création monétaire. Les succursales de la Fed en particulier, la BOJ continuent et la BCE prendra peut-être le relais.

    Enfin, la mutation du système en un système asset-based est selon moi irréversible, il va devenir la nouvelle orthodoxie.

    Ne vous désolez pas si vous ne comprenez pas, il n’y a que très peu de personnes qui comprennent ces nouveaux mystères d’Eleusis ; au moins vous savez qu’ils existent! Si les tours de passe-passe étaient clairs, il n’y aurait pas d’illusionnistes. Comme le disait Greenspan, « Si vous m’avez compris, c’est que je me suis mal exprimé ».

    Il y a l’inconnu dont on ne sait pas qu’il existe; c’est l’ignorance suprême
    puis l’inconnu connu comme étant inconnu
    et le connu

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  3. Pour ceux qui veulent bien comprendre ce qu’est un système monétaire asset-based, nous leur conseillons de se plonger dans l’étude historique des grands précurseurs:

    – Le Système de John Law
    – Les Assignats français
    – Le RentenMark
    – Le ReichsMark

    Nous conseillons aussi de lire Stanley Fischer, Ex de la Banque Nationale d’Israël, qui fut le professeur de Bernanke et Draghi. Il est actuellement aux cotés de Yellen.
    Toutes ces tentatives de mise en place de Grands Systèmes ont été produites par les situations financières catastrophiques qui prévalaient alors. Tout se passe comme si on reprenait l’ouvrage, là où il a été laissé en intégrant la correction des erreurs qui furent alors commises et surtout en intégrant les progrès de la modernité, des sciences sociales, de la propagande etc.

    On lira avec intérêt la séquence des mesures d’accompagnement qu’il fut peu à peu nécessaire de prendre.
    Il n’est pas déraisonnable de transposer par exemple les promesses des Compagnies Universelles de John Law en promesses de la Cie universelle du S&P 500; ou encore de noter la similitude du backing des assignats par les biens spoliés avec les conseils du FMI pour spolier les citoyens, , ou encore les adossements patrimoniaux du RentenMark et ReichsMark au capital agricole et industriel de l’Allemagne.

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    • Oui, mais pour aussi me faire l’avocat du diable, je comprends aussi à la lecture de vos billets précédent que de toute façon cette monétisation entrainera tout le monde sans exception au fond de l’abime, mais personne ne sachant quand.
      Ce nouveau mécanisme que vous décrivez donc comme définitif dans ce billet, n’est alors que temporaire, si votre vous êtes en phase avec vos conclusions précédents ?

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  4. Je comprends bien tout cela. Bon, cette minorité a réussi à s’adapter (le propre de l’homme, peut on leur en vouloir? ) pour préserver leur outil d’enrichissement.

    En attendant, que vous le vouliez ou non, le réel s’effondre. Si monsieur Goldman Sachs s’en sort bien grâce à ce nouveau ssytème qui repose sur le assed based, on oublie que les ordinateurs, l’électricité etc…reposent sur un bon fonctionnement de l’économie réelle. Bref…un jour ils n’auront plus la lumière car ils n’auront même pas pris la peine de maintenir du réel autour d’eux. Bref leur tour d’ivoire sera entourée de m… et finira pas s’effondrer faute d’entretien.

    ça risque de prendre du temps. Mais ça viendra.

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  5. @Gaet

    Je n’ai jamais dit que tout cela était éternel ou destiné à durer.

    Ma démarche est, si on peut dire scientifique: au lieu de dire comme la plupart des commentateurs, « Voici comment cela devrait être », je dis « Voilà comment cela est et comment cela tient ».

    Les fondamentalistes ne cessent de répéter, « les marchés se trompent, ils s’écartent du réel, du fondamental », moi je dis que « les marchés expriment une réalité » et c’est cette réalité que j’essaie de comprendre.

    J’utilise des outils pour mettre de la compréhension dans ce qui existe et que l’on voit chaque jour, cela ne veut pas dire que je suis pour ou contre, cela ne veut pas dire que je prévois que cela va durer.

    Au contraire, ma certitude est que l’économie est la science de la rareté, qu’il n’y a pas de free lunch, que l’esprit n’ pas de pouvoir sur la matière, que la valeur travail est l’horizon, la limite de toutes les dérives et que la crise de révulsion du crédit et de la monnaie de crédit est inéluctable.

    Ce qui gouverne à long terme, en d’autres termes, c’est le réel et non pas l’imaginaire. Mais on peut faire un bout de chemin avec l’imaginaire.

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    • Vous donnez ici la réponse à mon commentaire précédent.
      Merci encore pour vos analyses. Elles contrastent avec ce que l on peut lire à droite à gauche. Intéressantes dans ce qu’elles peuvent révéler d’un angle différent de la lecture qui est la votre.

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      • « … vos analyses. Elles contrastent avec ce que l on peut lire à droite à gauche.  »
        Je dirais même plus : vos analyses ARTICULENT ce que l’on peut lire ou entendre à droite à gauche. Par exemple, les récurrents face-à-face de Delamarche face à ses contradicteurs se comprennent bien mieux grâce à la lecture de vos analyses.

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    • Bonjour Monsieur Bertez,

      Tous ces épisodes de « asset based » papier ont servi à régler les problèmes d’états en faillite, et apparemment ça a toujours marché, sur le dos des acheteurs de papier, lequel papier était devenu totalement dé corrélé de la valeur réelle des actifs.
      Il y a donc de fortes chances que ce qui a fonctionné à plusieurs reprises, se reproduise…tôt ou tard…
      J aurai tendance à penser que la réconciliation finira par se produire par une chute de la valeur nominale des obligations, immeubles, actions … mais ça va mettre en l’air le système bancaire mondial, et on ne pourra le tolérer. Que peuvent faire les banques centrales et les gouvernements pour sauvegarder le système bancaire? tenter de dévaluer la monnaie-cash pour l’aligner sur la monnaie-crédit? geler les transactions de marché?
      Merci pour vos éclairages.

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      • Oui , on va vers l’inéluctable alignement ….

        Je Vous propose l’exercice intellectuel suivant: réanalysez et réinterprêtez tout ce qui a été fait depuis 1971, puis les années 80, puis 1987 etc jusqu’à 2008 et encore ces dernières années, comme un seul et même mouvement au service d’un seul objectif: reculer les limites de la tolérance des masses à la destruction sélective.

        Le capitalisme ne peut fonctionner que si le capital ne s’accumule pas à l’infini. c’est la fonction de la destruction créatrice des Autrichiens, détruire le vieux pour permettre le progrès.

        C’est la raison pour laquelle je suis hyper capitaliste, destructionniste.

        Comme le Pouvoir, depuis la défaite des classes laborieuses est entièrement détenu par la classe ploutocratique, on reporte la nécessité de la destruction sur la masse.

        C’est une sorte de progrès dans le leverage! C’est le prolongement intellectuel de ce que j’ai épinglé dès les années 70 sous le titre : « L’exploitation de ceux qui financent les investissements ». Texte pas très orthodoxe pour quelqu’un qui travaillait à la Bourse!

        Avant on faisait levier sur l’épargne de la masse, maintenant on lui transfère le nécessaire besoin de destruction.

        Ce que vous désignez à juste titre par la dévaluation de la monnaie-cash pour l’aligner sur la monnaie-crédit est précisément cela.

        Tout l’univers des papiers sera in fine corrélé. il n’y a pas de diversification possible au sein du papier;

        Tout l’univers des assets réels ne sera pas protégé, au contraire car La Valeur des choses est indissociable du pouvoir de les défendre. La notion de biens réels est insuffisante. il faut des biens réels protégés ou hors de portée ou inclus dans une protection assurée par et pour les ploutocrates et leurs alliés.

        Rien ne vaut « en soi », tout ne vaut que dans le cadre d ‘un « rapport social ». Qui est toujours un rapport de forces… d’ou notre nom… Lupus.

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        • Merci, vous désignez là le vrai enjeu, tellement ignoré :
          « La Valeur des choses est indissociable du pouvoir de les défendre ».
          Comme je ne connais pas de biens réels vraiment hors de portée, il va falloir s intéresser aux actifs préférés des ploutocrates…..

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    • Précision théorique

      Tenter de décrire un système comme je le fais est une opération de pure abstraction. J’essaie de réduire une réalité complexe, balbutiante et contradictoire à un modèle intelligible, donc prévisible. Ma description est donc une sorte de passage à la limite, un saut dans le théorique. Dans la pratique, les choses sont en cours de construction, de décantation, pas encore au stade de prise de conscience claire.

      Je ne prétends pas que ceux qui sont à la commande des affaires sont conscients de leur Projet ou même qu’ils le mènent volontairement. Non les choses évoluent et se construisent en vertu de leur logique interne, en vertu d’essais et erreurs quotidiens. Chaque acteur contribue, apporte sa pierre sans vision claire de l’édifice qui se construit en tant que soubassement enfoui. Bryan SACK qui a été le grand penseur de la réponse de la New York Fed n’imaginait absolument pas le chemin qui a suivi ses actions. Ainsi il écrivait en 2011 qu’à la sortie, les taux seraient montés brutalement « comme jamais ils ne l’avaient été »! On voit ou on en est, on n’ose même pas les baby steps.

      Ainsi, on n’en parle pas, mais le schéma théorique de l’Exit qui a été annoncé en 2011 a été totalement bouleversé, un gouverneur l’a rappelé récemment en demandant que l’on y revienne. Le schéma de 2011 était un retour en arrière, alors que le nouveau schéma est le contraire d’un retour en arrière, c’est une construction nouvelle qui admet la pérennisation de la situation nouvelle crée depuis 2008.

      L’Exit nouveau n’en est plus un. On reste dans le nouveau système mis en place en 2008. Et cela va continuer avec des pistes qui prolongent le nouveau système, le rodent, le régulent. Peu à peu les compléments vont apparaître et s’imposer; ces éléments sont contenus dans des thématiques diverses:

      -la surveillance des marchés et des ordres importants pour éviter les risques de terrorisme financier, ceci est en cours de mise en place.

      -la punition systématique des shorts quand ils sont indésirables.

      -l’écoute, l’espionnage, des gros intervenants rogues pour devancer leurs ordres.

      -la surveillance des transferts de fonds et des compensations.

      -la marche vers le bannissement de la monnaie cash et l’obligation des transactions en monnaie électronique.

      -le suivi et la taxation de toutes les transactions qui font sortir du papier et se dirigent vers du réel.

      -l’arsenal de lois qui permet les blocages, confiscations et conversions en un week end.

      -le repérage des points critiques des marchés et les interventions téléguidées pour y faire face.

      Le concept central c’est le couple risk/jeu; c’est ce concept qui permet de passer du Réel aux Perceptions, car le jeu est la composante essentielle et éternelle du comportement humain.

      La marge de manœuvre sur les taux est limitée par le zero bound, sauf à oser les taux négatifs, mais c’est prématuré; donc « ILS » en sont réduits à manipuler la perception du risk. Ce n’est pas hasard si l’argument essentiel pour justifier les évaluations tourne autour de l’affirmation: « les primes de risk sur les actions sont encore trop élévées » et si la manipulation centrale de la PPT est celle du VIX.

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      • Essai : La dissymétrie est au centre des systèmes assets-based

        Depuis la doctrine Greenspan, le concept de dissymétrie est au centre des remarques des analystes, même de ceux qui sont restés très classiques.

        Ils ont d’abord souligné la dissymétrie de la politique monétaire à savoir que les baisses de taux et les stimulations ne se faisaient pas au même rythme. Ainsi les baisses de taux sont rapides et profondes, mais les hausses sont ce qu’ils ont appelé des baby-steps.

        Ils ont souligné le fait que la Fed ne réussissait plus à créer des attentes réversibles, qu’elle ne réussissait plus à réintroduire la notion de retour en arrière ou de reprise des liquidités. La doctrine selon laquelle on ne peut reconnaitre les bulles et qu’il n’y a rien d’autre à faire si ce n’est « nettoyer », est elle aussi profondément dissymétrique.

        On a beaucoup parlé, au plus fort de la crise bancaire, d’une autre dissymétrie, celle de l’information. Une dissymétrie essentielle dans la gestion de la crise. Les autorités et le système bancaire TBTF connaissent la situation et tout ce qui est caché, tout ce qui est shadow, mais le public et ses conseils sont maintenus dans l’ignorance. Cela a donné naissance à un système dirigé, opaque, non contradictoire donc à sens unique, en un mot à un système qui ne peut supporter l’intrusion de la Vérité. Ceci explique par exemple l’allure dissymétrique, sur les marchés. il n’y a qu’un seul sens, la hausse et la prise de conscience du fait qu’il n’y a qu’un seul sens aboutit à la disparition de la « Vol » et à la généralisation des comportements de « buy the dip ».

        La notion de symétrie est voisine de celle d’équilibre. Ainsi quand on est dans des situations d’équilibre, on peut se permettre d’osciller symétriquement autour du point d’équilibre, sans craindre la chute brutale et les effets de boule de neige. Ce constat nous a conduit depuis longtemps à considérer que les autorités avaient peur de la moindre réaction/consolidation des marchés et que c’était la raison pour laquelle leur tolérance étant faible, elles faisaient en sorte de maintenir le pied sur les gaz monétaires. Avec l’espoir que la communication contradictoire des Gouverneurs permettrait un éventuel atterrissage en douceur. C’est en tous cas ainsi que nous interprétons encore maintenant les pseudos dissensions au sein de la Fed, c’est une tentative de gérer par la parole, la dissymétrie réelle. Il n’y a qu’un sens, mais chut il ne faut pas le dire, il faut parler et contester comme si il y en avait deux.

        La raison profonde de la dissymétrie c’est une double disjonction:
        -la disjonction entre le réel et la parole, le discours, les perceptions
        -la disjonction entre les effets de flux et les effets de stocks

        Nous disons souvent que le sang est plus épais que l’eau. Le sang, c’est le réel avec son épaisseur, son poids, ses souffrances. L’eau c’est la parole, le liquide verbal qui coule, qui coule. On travaille les signes, on les manipule par le biais des marchés afin, de tenter d’influencer le réel. il faut beaucoup de liquide verbal pour réussir à modifier l’économie réelle. La transformation est peu efficace. Ainsi l’effet de richesse, a un rendement tellement faible qu’il faut près d’une dizaine de dollars de dette nouvelle pour créer un malheureux dollar de GDP. Il faut créer un wealth effect de 100 dollars pour avoir une dépense de 0,6 à 1,5 dollars! Les ménages ne dépensent qu’une très faible fraction du pseudo enrichissement qui apparait dans les statistiques comptables de la Fed.

        Tout ceci fait que les stocks de dettes s’empilent beaucoup plus vite que les revenus qui font le GDP. Il y a une inertie considérable, qui fait que les retours en arrière sont insupportables. On peut mettre , mais on ne peut reprendre; par ailleurs, compte tenu des effets de levier en chaine et de la rapidité de l’information et d e l’interconnexion le moindre frémissement de ce que l’on appelle le « sentiment » crée des comportements qui deviennent rapidement non maitrisables.

        Il ne faut pas oublier que le système des assets based repose structurellement sur l’effet de levier, sur le multiplicateur. Le levier doit être long dans un sens pour fonctionner, mais quand il se retourne ….

        Le système assets based est indissociable de celui de la dette; C’est en cela qu’il est toujours en dernière analyse un Ponzi. La richesse n’est pas organique, elle ne vient pas de la prospérité interne des entreprises ou de l’économie, non elle vient du gonflement du prix des assets. Ce que l’on appelle la perversion de « la création de valeur », que nous aurions tendance à appeler: l’inflation du dollar financier;
        La performance que les gens croient faire est tronquée. Une performance interne, organique, c’est la croissance des bénéfices et des cash flows, une performance tronquée c’est la somme de la croissance des bénéfices augmentée de la plus-value sur le prix de l’asset. C’est à dire un facteur interne et un facteur externe, un Ponzi monétaire. Et un système assets based évolue toujours de la même façon: de plus en plus il repose sur la performance externe, et de moins en moins sur le cash-flow interne réel. D’où, dans les systèmes assets based Ponzi, le gonflement de l’ingénierie financière avec les buy-backs(rachats d’action), les fusions acquisitions, les LBO, le Private Equity. On fabrique à la main, puis industriellement de la Valeur. Ce qui devait être une résultante, la valorisation, la plus-value, la hausse des cours, devient l’objectif de la gestion. Avant le capital fabriquait la production, laquelle par le jeu de l’extraction de la Plus-Value permettait la rentabilisation et l’accumulation, maintenant, le capital est fabriqué par l’alchimie des marchés. Dans les systèmes assets based, il suffit de baisser les taux pour « créer » une illusion de capital.

        Mais nous en arrivons au cœur de la dissymétrie des systèmes assets based. Pour survivre et continuer ses ravages un système assets based a besoin d’une pompe qui injecte l’oxygène, c’est à dire qui injecte de la baisse des taux.

        La valorisation par le Ponzi et par la mathématique de la fameuse équation de la Fed a besoin de l’injection continue et surtout de l’opérateur de création de Valeur/Richesse qu’est la baisse des taux. La baisse des taux mine, dans les deux sens du terme, la richesse. Elle extrait de la valeur comme dans une mine et elle détruit en profondeur, de l’intérieur comme dans le verbe miner, pourrir.

        Il y a peu à peu épuisement de la mine. D’où l’importance du fameux zéro bound. D’où l’astuce des QE quand on est arrivé au zéro bound, d’où la nécessité de créer de l’inflation publique, standard, vulgaire pour obtenir une baisse des taux réels par la soustraction de l’inflation au taux nominal.

        Nous en sommes là.

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  6. L’époque monétaire est passionnante je trouve, malgré le cynisme et l’horreur économique qu’elle engendre pour le « bas peuple ». Merci à vous de nous l’expliciter. Mais la rencontre avec le mur du réel sera aussi violente que la période qui l’aura précédé aura été déraisonnable. Sans me faire prophète bien sûr, mais parce que l’action entraîne toujours une réaction à sa mesure.

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    • Ouais, une chance que les gueux sont anesthésiés hein ?
      Mais le demeureront-ils ? C’est hélas … probable ?

      Les médications utilisés pour ce faire rendant dépendant leurs utilisateurs,
      ceux ci sont « sous contrôle » comme les drogués envers leurs « pushers » !

      La désintox ? C’est pas facile et seuls qq uns y parviennent !
      Seront-ils assez nombreux pour « bouger » ?

      Bof, même « SI », après, il y a les forces de l’ordre, les forces occultes
      et les forces obscures pour tenir le bazar en place !
      Ça augure mal et ça sonne pas bien ! lol

      BONNE FÊTE NATIONALE AUX « FRONÇAIS » ! Sniffffff

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  7. Entierement d’accord avec çà . Toutefois asset-based donne encore une notion de réalité . Basé sur les assets , certes mais assets basés sur quoi ?
    La vérité est impossible à dire avec des mots , il s’agit de folie , au sens pur du terme . Qualitativement cela donne cette impression bizarre que donne le fou quand on est à son contact , bizarre et de malaise .
    Je n’ai jamais assisté à des séances sataniques de sacrifices d’enfants , Dieu merci , mais imaginons quelqu’un de censé y assiistant . Non pas le Eyes Cut de Stanley Kubrick qui tentait encore de nous menager , non pire , l’innomable …Le sacrifice d’ Isaac .
    En finance nous sommes là dans un début de pic d’une bulle d’asset aprés le piége à ours , mais cette euphorie qui va suivre est celle du maniaquo-dépressif , totalement déplacé , la joie dans un cimetiére lors d’un enterrement ….
    Méme chose sur un plan politique et miltaire : une profusion de Dr Folamour renchérissant d’anathémes envers les Russes comme s’il étaient demeurés communistes sans réalisér que les F35 n’arrivent pas à voler , ni que les missiles et les F16 ( ni méme les Rafales ) ne passent le mur de barrage des S300 .
    Irak , Ukraine , Europe (Allemagne) , Extréme-Orient (Japon) , tout se déglingue , mais c’est la joie du schyzophréne , sa perfection esthétique autour de mécaniques fonctionnelles mais sans but censé comme ses fontaines de Beaubourg .

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  8. J’ai oublié de préciser qu’il existe une limite à cette folie , mais là on est face au déni ; l’innintelligible du dément .

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  9. Encore un oubli de ma part , je vous prie de m’en excuser , il n’y a aucune référence historique à ce que nous nous exposons , ni assignats , ni retenmark , ni 1929 , c’est encore au-delà , ce n’est pas excessif , c’est FOU !

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  10. il peut y avoir système monétaire asset-based (SPX monnaie de reserve privée couteuse)
    +
    une monnaie fondante (le dollar)

    sinon sur le bitcoin:
    j’ai été sidéré par les actions pro et anti simultanées des autorités us envers le bitcoin.
    je me suis alors dit (manière rotschild: ont fait monter pour mieux détruire , ce que vous nous avez expliqué mais je ne connaissais pas encore l’expression), mieux controler sa chute et la faire plus brutale de maniere à eradiquer toute alternative pendant 10ans

    mais peut être que cela reste aussi sous le coude pour justifier l’avènement d’une monnaie alternative privée dans les cartons (amazon? , google , facebook étant une blague)

    pour changer la monnaie, il faut attendre 4h de cette video (tres interessante pour plein de raisons au demeurant) pour comprendre qu’il faut aussi parfois maîtriser la constitution pour maîtriser la monnaie.
    goog « Les Lumières, un éclairage inattendu », video que je me suis tapé ce dimanche.

    Evidemment, & je ne suis pas le seul à penser, l’Etat (voire le Roi) doit avoir le monopole de la monnaie, que cette monnaie doit être unique, et que toute contrefaçon doit être réprimée par la peine capitale.
    Et qu’en plus les Etats doivent se faire concurrence entre eux, c’est à dire qu’il faut qu’il y ait moult monnaies. Et que d’ailleurs c’est là, la condition nécessaire et suffisante de la démocratie&du capitalisme (+monopole de la violence…)

    Sinon, pour Le ReichsMark ai acheté la collection 1919/23 de hitler récupérée par la 2db.
    L’ai payée 1500e (grace à cette debile de Filippeti qui a interdit la vente)
    Il faut bien comprendre que si j’avais été banquier central ou tres riche l’aurais acheté 100ke… et que cette collection est l’explication de la 2nde guerre mondial.
    la période n’étant qu’un intermède d’une et une seule guerre (1870+1914+1939)
    -d’Ormesson provocateur a dit que dans deux cent ans on parlerai de la guerre franco allemande comme de la ou des guerres puniques.-
    et c’est ici que c’est interessant car d’Ormesson tombe juste ne sachant peut etre pas que tout ceci provient des turpitudes de banquiers centraux ou privés après une grosse crise mondiale (…1870)

    Nous le savons, la crise que nous vivons, n’a pas commencé en 2007 mais vraiment en 1997 avec LTCM (le 1er PUT de greenspan) et à ses origines dans la monnaie inventée en 1971

    Vous dîtes que ces histoires sont très compliquées et vous avez raison. Et je vais vous le prouvez par un autre objet de ce qui devient ma collection.(lol)
    C’est un peu long mais je pense que cela vaut le coup.
    C’est une longue histoire , en 2004 ai acheté aux enchères une revue de 1932 sur la crash de 1929.. ou figurait 3 autographes sur 4 portraits en couv
    (JPM , glass -de glass steagall, + un autre) le quatrième portrait étant non signé Pecora
    (on comprend pourquoi Pecora n’a pas signé à coté de JPM)
    Cette revue était la road map de ce que nous vivons. Prix 150dollars (!). c’est ma grande fierté d’avoir acheté ça en 2005. Sur cette couv on trouve la totalité des protagonistes qui ont signé et les plus importants qui se sont entretués pour des choses qui ont fait ce que le monde a été par la suite.

    Ai voulu me refaire le même genre de document/résumé après avoir fait récupéré incidemment un autographe de Trichet un dimanche soir à l’aéroport de Francfort.
    Par la suite en 2007? après avoir lu un article très important de naked capitalism (« the roving cavalier of credit » , j’avais l’occasion de mettre à côté de celle de Trichet une signature de peut être de Tom Barrack.
    Colony ayant fait sa fortune grâce typiquement aux banques centrales d’après 1971
    (cela aurait été pareil avec KKR mais je ne connais pas lol)
    Ai eu beaucoup de fascination pour tom Barrack qui porte un nom prédestiné à détenir de l’immobilier (comme moi) et qui est shrewd. (il a acheté un dome de stade au japon en metal pour moins cher que sa valeur à la casse par exemple)

    je l’aurais encadré et intitulé The roving cavalier of credit (expression de Marx) et mis dans mon bureau.
    Je n’ai pas eu celle de Tom Barack, mais celle de Laurent Bazin.
    Colony je le reprécise pour clarté a vécu (et perira?) avec la dette!

    eh bien, tenez vous bien:
    il n’a rien compris à ma démarche (que je n’avais pas expliqué à ma mère mon intermédiaire)
    à trouvé cela bizarre (n’a pas compris qu’il était ce qu’il est grâce à la banque centrale)
    et à signer en ajoutant « allez PSG »

    plus j’y pense plus je trouve ça ahurissant
    si compliqué pour certains que même les bénéficiaires les plus concernés ne savent pas (et ne savent pas par conséquent ce qui peut leur advenir ahahahha)
    c’est stupéfiant.

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  11. détestant le foot et pronant son interdiction (temporaire lol), je n’ai jamais fait encadré ce truc mais je vais peut etre le faire car il tend à prouver la stupidité du monde actuel

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  12. Ce qui est décrit et constaté dans cet article n’est pas un équilibre.

    C’est juste un passage en force qui engendre des réactions de violences « assumées ».

    C’est la montée de ces violences qu’il faut suivre aujourd’hui.

    Le déclenchement d’hostilités suit des principes parallèles aux déclenchements des crises financières. Peu importe le pourquoi du comment, quand le vase déborde, il explose en même temps, et les marches de manœuvres deviennent très limitées.

    Oui, la monnaie est la phase centrale depuis 2007-2008 du règlement de la crise. Sa virtualisation me semble paradoxale avec son rôle d’échange du réel. ( Le troc a une âme bien plus subtile qui ferra toujours le bonheur des marchands et le souk a un bel avenir en cas de conflits.)

    La finance décorrélée du réel fonctionne tant que les créanciers y trouvent leurs comptes et l’arbitraire de cette méthode fonctionne avec l’acceptation des acteurs. Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais les échelles de valeurs n’ont plus de dimensions comparables.

    Le glissement devient palpable et les rapports de forces restent dans l’ombre c’est que tout se passe encore correctement. Pourtant, le spectacle d’aujourd’hui démontre une déteriorisation significative et inquiétante.

    Et les armes d’un conflit aujourd’hui ne sont plus la puissance de feu qui, elle, ne sert qu’en dernier ressort… Alors peut-être les armes virtuelles seront plus efficaces…mais j’en doute.

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  13. Plus la FED rachète des obligations plus elle fait monter leur prix

    Le rendement des obligations restant fixe, leur taux de rendement ( taux d’intérêts) baisse
    et moins ces obligations sont attractives pour de nouveaux investisseurs qui se basent leur taux de rendement

    il arrive un moment où les taux d’intérêts sont tellement bas que les investisseurs se débarassent des obligations qu’ils détiennent, pour du cash ( actifs plus sûrs …liquide, or, dépots bancaires)

    Ce qui obligera la FED à racheter encore plus d’obligations pour empêcher la remontée brutale des taux.

    Ce cercle vicieux peut se terminer de deux façons:

    — ou la Fed rachète toutes les obligations existantes sur le marché , ce qui entrainerait un krach monétaire ( la confiance dans les contreparties de la FED disparaissant, il y aurait un krach sur le Dollar).

    — ou bien la FED arrête son quantitative easing et il n’y a plus de contrepartie acheteuse sur les obligations et dans ce cas le prix des obligations s’effondrent – d’où le krach obligataire.
    Ce qui fait remonter brutalement les taux d’ intérêts qui a pour conséquences un étranglement de l’économie et puis un krach boursier

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