Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »
Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »
Entretien par Nicolas Barré et Henri Gibier/ Les Echos- Avril 2013
AVANT- PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
Lisez, relisez ce texte, critiquez le, appréciez le.
Voici un bon texte de Bébéar. Très bon même.
Tout y est, tant au plan économique que financier.
Le diagnostic économique est imparable.
La critique de la financiarisation également et bien sûr, compte tenu de nos postions, nous buvons du petit lait.
Pourtant, il manque l’essentiel : L’analyse et la critique sont faites au nom de l’entreprise. Cette position fait passer à côté de l’essentiel : le problème social.
La France reconnait les entreprises, les cadres, l’énarchie et les énanistes, mais elle ignore les propriétaires.
Comme le Medef, Bébéar escamote les deux choses fondamentales qui incitent à l’effort et au risque : la propriété et la liberté.
L’absence d’unité du monde patronal vient de là, la propriété unirait les deux mondes de la grande et de la petite entreprise. Le refus, la pudeur des patrons à défendre la propriété est cause du glissement du système français. La propriété ce n’est pas noble, c’est injuste, vulgaire: nos élites reconnaissent les diplômes, surtout les leurs, elles ne reconnaissent pas les droits que confère la propriété.
Et c’est la même chose avec la liberté, donc la même chose avec le marché. Si on ne met pas en avant la liberté des choix et la confrontation de ces choix, on considère que le marché se trompe toujours, on fait appel à l’état, collabore avec lui, et donc on arrive au pseudo capitalisme à la française.
Pourtant bébéar est l’un des meilleurs.
Sa vision sociale est digne, honnête.
Son analyse du système est une erreur totale.
Il ne parvient pas à comprendre et faire comprendre que si les choses dérapent, par exemple par la financiarisation, c’est parce que l’on crée de la monnaie gratuite sans limite, parce qu’une classe klepto s’est formée, parce que précisément il n’ y a plus de marché, les prix essentiels sont faussés, à savoir ceux de l’argent et du risque.
Bébéar reste dans le cadre du CME, le capitalisme à la française, monopolistique d’état ; avec élite cooptative, pantouflage, et toute la suite des conséquences, connivence état /pseudo privé.
Cela n’ôte rien au mérite du texte et celui de Bébéar lui-même.
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Claude Bébéar(Axa, Institut Montaigne) : « On crée un climat qui décourage les talents »
Entretien par Nicolas Barré et Henri Gibier/ Les Echos- Avril 2013

> Quel regard portez-vous sur l’évolution du capitalisme français ?
> Il y a de moins en moins de capitalistes ! L’impôt sur la fortune a été dévastateur. Beaucoup de capitaux sont partis. La France a de très bons entrepreneurs et pas assez de capitaux. L’inculture économique des Français et de ceux qui nous gouvernent est impressionnante. La dernière campagne présidentielle a été catastrophique sur ce point, à droite comme à gauche. Ce fut un concours de démagogie.
> Et sur le patronat ?
> Le patronat et les syndicats sont éclatés. Notre dialogue social fonctionne mal. C’est très difficile à gérer. Il faut revoir la représentation patronale et celle des syndicats. Nous n’arrivons pas à sortir du syndicalisme politisé issu de la guerre. Côté patronal, la division n’aide pas non plus. Cela permet aux pouvoirs publics de jouer les uns contre les autres, ce qui n’est pas sain. Il n’y a pas d’unité sur les grands sujets. Or il faudrait une expression commune. Le patronat doit être capable de parler d’une même voix sur les sujets les plus importants. Notre pays doit faire face à des défis considérables. La concurrence est mondiale. Notre compétitivité décroche. Or quel spectacle offrons-nous ? Vous avez d’une part le CAC 40 qui fait 80 % de son business à l’étranger et de l’autre des entreprises franco-françaises. On a l’impression de deux mondes qui s’ignorent. C’est très différent d’un pays comme l’Allemagne où les grands groupes se font un devoir de soutenir les PME du pays. Cet esprit d’unité n’est pas assez développé chez nous. D’où la force de l’Allemagne qui permet à ses PME de grandir. Cette dichotomie qui existe dans la représentation patronale explique en partie les difficultés de croissance de nos PME.
> Quel devrait être le message du patronat s’il était uni ?
> D’abord et avant tout un message de compétitivité. Nos entreprises font face à une concurrence mondiale de plus en plus redoutable provenant des pays développés mais aussi de Chine, du Brésil etc. Les charges qui pèsent sur elles ne leur permettent pas de lutter à armes égales avec leurs concurrents. Le message devrait être aussi simple que cela. Le grand souci en France aujourd’hui, ce n’est pas le niveau des salaires mais le poids de ces charges, de ces impôts et de ces taxes beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Il y a un risque de décrochage, de marginalisation, de pertes définitives de positions. Nous avons calculé, à l’Institut Montaigne, qu’il serait nécessaire de faire un transfert de charges d’au moins 2,5 points de PIB pour alléger le fardeau des entreprises d’une cinquantaine de milliards d’euros. Je remarque que lorsque Louis Gallois avait entamé ses réflexions, il était dans cet ordre de grandeur. Il est malheureusement arrivé à un chiffre beaucoup plus bas. La France, à tort, a fait le choix de la consommation. Nous disons que les efforts doivent porter sur la production.
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Politique Friction du Samedi 30 Mars 2013: Hollande/ Du Combat Homosexuel à l’Arme Atomique
Politique Friction du Samedi 30 Mars 2013: Hollande/ Du Combat Homosexuel à l’Arme Atomique
Il y a une règle de base de la communication: quand on n’a rien à dire, il ne faut pas parler.
C’est cette règle qui conduit les grands communicants comme Mac Do, par exemple, à créer des produits, des évènements, afin d’avoir de bonnes raisons de s’exprimer. Ils vendent toujours la même chose, du fast food, mais à chaque fois, ils donnent l’impression de proposer quelque chose de neuf. Ils étonnent, ils séduisent. La communication qui consiste simplement à mettre en scène le locuteur, cela ne marche pas.


Nous ne citerons que quelques commentaires afin de montrer le bien fondé de notre jugement:
- La presse française critique « le manque d’audace »
- Elle juge « fade » la prestation de Hollande
- Elle déplore « le manque d’annonces fracassantes »
- L’exercice de « pédagogie soigneusement préparé par les experts de l’Elysée a semblé tourner à vide ».
Voilà pour l’essentiel, l’intervention, est, il faut le dire, un échec.
Le Président n’avait rien à dire, voilà le premier et terrible constat.
Avait-il moins un message personnel à nous faire passer? Voulait-il reconnaitre qu’il avait, certes, échoué, mais qu’il avait compris et qu’il allait changer? Non!
Non, car il n’y a pas eu de message fort, politique, ni même politicien. Aucune analyse de la division des Français, aucune explication proposée sur la coupure entre le Pouvoir -si on ose employer ce terme– et le pays. Pas question de recentrage, de présidentialisation, de reprise en mains, de changements d’équipe. Hollande est dans la nasse, avec une politique qui ne donne pas de résultats, un pays abaissé, des électeurs déçus, un pays plus que jamais polarisé, une légitimité ébranlée, mais il n’a rien à dire, rien à proposer.

Il est évident qu’il paie le prix d’une élection mensongère, fondée sur un déni de réalité. Séduire n’est pas produire. Collectionner les minorités ne fait pas une majorité. Il est incapable de trouver le fil, le fil conducteur logique, qui permettrait de renouer, de raccorder les promesses d’avant l’élection, à la misérable situation présente.
Il ne peut, ou ne veut s’excuser, d’avoir menti, mais plus grave, il est incapable de se porter en avant, de s’élever par l’audace et l’initiative au-dessus des contradictions de son élection. La seule solution aurait été le dépassement, l’Aufhebung.
Au lieu de dépassement -élévation- il a choisi l’abaissement, la régression dans le « bricolage »!

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A Propos du Jeudi 28 Mars 2013: Le Devoir de Mémoire par Bruno Bertez
A Propos du Jeudi 28 Mars 2013: Le Devoir de Mémoire par Bruno Bertez
Vous savez que nous ne ratons jamais une occasion de faire ressortir les limites des capacités d’analyse et de prévisions des soi-disant responsables, soi-disant dirigeants. Ceci fait partie de notre politique qui consiste à montrer que les sujets supposés savoir ne savent rien. On ne compte plus les bévues de Bernanke, Christine Lagarde, Barroso, Sarkozy, Trichet et Hollande. Ce dernier n’a-t-il pas déclaré il y a quelques semaines aux Pays-Bas que la crise était terminée ! Merkel l’a proprement « mouché » le lendemain.

L’un des travaux auxquels devraient s’astreindre les corps intermédiaires devrait être le pointage des déclarations, prévisions, mensonges, de ceux qui prétendre être les chefs. Aux Etats-Unis cela se fait quelquefois et cela donne un résultat extraordinaire. Un résultat extraordinaire favorable à la liberté individuelle, à la liberté de choix des individus. Car dès lors que les chefs sont incapables d’accomplir correctement la mission qui leur est assignée, ils devraient laisser la place et au moins reconnaître que l’initiative individuelle fournit de meilleurs résultats. En tous cas les dégâts sont moins grands !
Nous aimons bien Mish Shedlock. C’est un excellent économiste, même s’il tient plus compte de l’économie en tant que science ou idéologie que de la réalité sociale. Vous savez, soit dit en passant que notre approche consiste à être réaliste, non idéologue? et à tenir compte à la fois de la science économique et en même temps de l’état de la société civile.

Mish est un déflationniste à tout crin. Cela est normal car il est austrian. Nous sommes comme Mish, déflationniste à tout crin, mais en revanche, nous tenons compte du fait qu’à un moment donné la déflation sera insoutenable et qu’alors sous la pression sociale, soit on procèdera à la restructuration généralisée des dettes, soit à l’accélération du fonctionnement de la planche à billets.
Mish nous rappelle le discours de Trichet de janvier 2008 lors de l’entrée de Chypre dans la zone euro. C’est un monument.

« Aujourd’hui la célébration de l’entrée de Chypre dans la zone euro est le résultat de politiques macro-économiques réussies que les autorités chypriotes ont mis en place ces dernières années. Chypre a fait des progrès significatifs en termes de convergence nominale et réelle grâce à des politiques positives : des politiques monétaires et des politiques de change combinées avec des réformes structurelles ». Vous apprécierez.
Mais si vous voulez apprécier encore plus, vous lirez le texte complet de Mish que nous vous mettons ci-dessous.
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“Trichet Hails Success of Cyprus
Those looking for an amusing flashback should consider this glowing speech by Jean-Claude Trichet on the successful entry of Cyprus into the euro area, in January of 2008.
"Today’s euro celebrations are the result of the successful macroeconomic policies that the Cypriot authorities have pursued in recent years. Cyprus has made significant progress in both nominal and real convergence, owing to successful policies – namely, well-managed monetary and exchange rate policies combined with a range of structural reforms. … The ECB and the Central Bank of Cyprus, together with the National Changeover Board, the European Commission and national and international authorities cooperated closely in many ways to prepare the introduction of the euro. … It included public opinion polls, advertising and direct marketing. Over 900,000 copies of different publications were distributed by the Central Bank of Cyprus – this is more than one copy per Cypriot! … As a result of these efforts, today we can celebrate a successful cash changeover. … intimate cooperation between the members of the team, the national central banks of the Eurosystem, and the ECB is the key for the success of the single monetary policy in the euro area."
Somehow, distributing over one pamphlet per Cypriot on the benefits of the euro was an insufficient formula for success. Shocking.
Four years and two Greek bond restructurings later, Cyprus was ruined but did not realize it yet. The second Greek bond haircut did Cyprus in, but the axe was yet to fall.
The ECB waited until the Cypriot election a month ago when their communist president was ousted by the pro-euro Nicos Anastasiades. The ECB then dropped a bomb on the new president.
For those of you who think Cyprus is "one off" and this will never happen again, please let me point out a few recent things.
- Dijsselbloem brags Cyprus to be model for future bailouts.
- A German Bank Economist Proposes "One Time" Cyprus-Like 15% Wealth Tax on Italians
- By a 526 to 86 vote, the nannycrats in Brussels passed a regulation in March that will require a country to accept a bailout if offered. It’s An Offer You Cannot Refuse.
- Laying it on thick, the Bundesbank claims Spaniards are 33% richer than Germans.
- The "men in black" seek answers in Spain. Troika to Return to Spain in May Asking "What Happened to €42 Billion in ESM Bank Recapitalization Tranches?"
Timing the Axe on Spain and Italy
Cypriot banks may be the first to suffer a forced bail-in but they will not be the last.
Recall the "success" of Mario Draghi’s LTRO program? Yes, it brought down yields on Italian and Spanish bonds, I believe temporarily.
The LTRO program was also an open invite for German banks to dump Spanish and Italian bonds and for Spanish and Italian banks to snap them up.
Was LTRO really a "success"? For who? The answer is Germany, not Spain or Italy.
Economists hailed Draghi a genius. Yet, LTRO further concentrated bond risk. Spanish banks are now more leveraged to Spanish bonds and Italian banks more leveraged to Italian bonds. It was concentrated risk that brought down Cyprus.
Groundwork Laid for Additional Forced Bail-Ins
Groundwork for further forced bail-ins has been laid: A model is in place, regulations are in place, and German sentiment is in place. Spaniards are supposedly more wealthy than Germans, and the "men in black" demand an audience in May.
Solidarity, be damned. It’s every country for itself. Arguably, that is the way it should be, but that certainly wasn’t the promise.
It’s too late now for Spain, Portugal, and Italy. The axe is in position. Only the timing of the swing is in question.
Mike "Mish" Shedlock.”

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 28 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
Etat des lieux avec The Economic Collapse : Le monde en quelques chiffres ….effroyables…à vous donner le vertige !
AVANT PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
John Law n’était pas un financier, c’était un joueur
L’expérience qui, dans l’histoire ressemble le plus à l’expérience actuelle est celle de l’écossais John Law. Il avait plusieurs fois fait fortune grâce au jeu , auquel il appliquait sa science du calcul des probabilités. Ses innovations en matière de jeu, il eut l’idée de les appliquer à la monnaie , partant du fait que statistiquement , il y avait peu de retraits d’or . Il trouva en France un Régent assez désargenté pour lui accorder sa confiance et tenter l’expérience.
Son Système était basé sur la certitude que peu de gens retireraient leur or dès lors que des usages plus profitables s’offraient aux détenteurs de la monnaie émise par Law. En particulier la monnaie de Law permettait de spéculer sur les actions de la Cie du Mississipi et autres.
L’émission excessive, désordonnée de monnaie mina le Système de Law ; il suffit que quelques Princes et autres gens de prestige retirent leur or , pour que la couverture de la monnaie émise fonde comme neige au soleil. La boule de neige des retraits suivit.
La déconfiture fut achevée lorsque les actions de la Cie du Mississipi s’effondrèrent malgré les printing , QE d’alors, pour en soutenir les cours.
Cela ne vous rappelle rien?
La crise actuelle n’a rien a voir avec celle de 1929, elle est en revanche isomorphique de celle de la Great Experiment de John Law, en plus sophistiqué, en plus leveragé.
Elle se terminera de la même façon. Il suffit de très peu d’imagination pour remplacer les divers constituants de l’isomorphisme.
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Etat des lieux avec The Economic Collapse : Le monde en quelques chiffres ….effroyables…à vous donner le vertige !
Aux Etats-Unis,la dette totale du système financier est d’ environ 56.280.790.000.000 $ mais il y a seulement environ 9.283.000.000.000 $ dans les comptes bancaires.
Ainsi, vous pouvez prendre chaque centime dans les banques, les multiplier par six, et vous n’aurez ,toujours pas, assez d’argent pour payer toutes les dettes accumulés
Il y a une dette totale sur la planète environ 190.000.000.000.000 $ .
La valeur nominale totale de tous les produits dérivés à travers le monde se situe entre 600.000.000.000.000 $ à 1.500.000.000.000.000
Le système financier mondial est chateau de cartes très fragile qui a été construit sur de la dette et des dérivés .
Nous vivons la plus grande bulle financière de l’histoire du monde, et il ne faudra pas beaucoup de temps pour provoquer un chaos lors de son éclatement.
Cela sera le le plus grand désastre financier de l’histoire de la planète.
Le système financier mondial est plus interconnecté que jamais, et une crise dans une région du monde peut se propager à une vitesse fulgurante.
Le système bancaire européen dans son ensemble a un système de levier de 26-1 .
Une baisse de la valeur des actifs de seulement 4 pour cent effacerait les capitaux propres de la plupart de ces banques.
Une fois la panique financière lancée nous pourrions potentiellement voir les grandes institutions chuter par un effet de dominos.
PLUS DE CHIFFRES HALLUCINANTS EN QUELQUE SORTE: Lire la suite »
Actualité chypriote du Vendredi 22 Mars 2013: Voici un rappel- une interview de Soros Par Bruno Bertez
Actualité chypriote du Vendredi 22 Mars 2013: Voici un rappel- une interview de Soros Par Bruno Bertez
Le texte que vous trouverez ci-dessous n’a pas été publié dans la presse française. Nous pensons cependant qu’il mérite intérêt car il éclaire de façon lumineuse la situation présente que nous connaissons avec Chypre. Ce qui est scandaleux, ce n’est pas le problème chypriote, ce ne sont pas les réactions russes et encore moins les réactions populaires. Non, car tout cela était prévisible depuis fort longtemps. On savait que Chypre était au bord du gouffre. On savait que l’essentiel des dépôts chypriotes qui posaient problème étaient des dépôts russes. On savait qu’il était profondément injuste de mettre dans le même sac les déposants citoyens de Chypre et les déposants étrangers. Et pourtant, on a tenté de le faire. Comment peut-on prétendre de gouverner quand on est incapable d’anticiper ? Comment peut-on prétendre savoir mieux que les peuples quand on n’est même pas capable d’écouter les voix autorisées qui lancent des avertissements ?
EN LIEN: A Chaud!!! du Dimanche 17 Mars 2013 : Chypre, le bail-in un nouveau précédent!!!

Voici ce petit texte que nous avons écrit le 7 février.
« Nous adorons les Pays-Bas. C’est un pays propre civilisé. Le niveau et la qualité de la vie sont très nettement supérieurs à ceux de la France et de la Belgique voisines. Le patrimoine est exceptionnellement bien entretenu, signe que les habitants vivent dans une certaine aisance. Le contraste avec l’état de délabrement du patrimoine que l’on constate en France est frappant. Pourtant les Pays-Bas sont extrêmement compétitifs, ce qui semble indiquer que l’on peut à la fois avoir des salaires élevés et, en même temps, être efficace sur le marché international.
Les Pays-Bas sont également un pays de liberté. On y entend à la télévision des interviews que vous n’entendrez nullement pas ailleurs en Europe.
Ainsi, le 6 février, George Soros a donné une interview de près d’une demi-heure sur une chaine nationale. Un de nos correspondants nous en a fait parvenir l’essentiel. Malheureusement malgré notre attirance pour les Pays-Bas, nous ne comprenons pas le néerlandais.

Dans cette interview, Soros lance un avertissement que l’on peut considérer comme solennel et tragique. Voici l’essentiel :
« J’ai terriblement peur que l’euro puisse potentiellement détruire l’Europe. Il y a un vrai danger pour que les solutions aux problèmes financiers créent un problème politique vraiment très profond.
L’Allemagne doit comprendre que la politique qu’elle impose à la zone européenne –les programmes d’austérité- est contre-productive. Cela ne peut pas marcher. Le sud est plongé dans une dépression qui va durer des années et c’est ce qui attend l’ensemble de l’Europe. Cela peut durer plus d’une décennie en fait, jusqu’à ce que la peine soit trop forte, trop grande et qu’il y ait rébellion. Alors, on rejettera l’Union Européenne et ce sera sa destruction. Ce qui est une tragédie, un prix terrible à payer pour le maintien de l’euro. L’euro a été créé pour servir l’Union et non l’inverse.
L’euro peut encore durer longtemps, comme a duré l’Empire soviétique. Il a duré près de 70 ans. Mais je pense qu’à la fin, l’euro va faire éclater l’Union. Plus cela va durer longtemps et cela peut durer des générations, plus les dégâts seront importants en termes de liberté politique et de prospérité économique. Les gens ne sont pas méchants (vilains). Les Allemands en particulier ne le sont pas plus que d’autres, mais les choses sont tellement complexes que personne ne comprend les problèmes ».
Tout est dit. Soros, comme nous le faisons nous-mêmes depuis des années, trace un cadre. Et c’est dans ce cadre que, jour après jour, mois après mois, se déroule la crise. On s’entête à sacrifier l’Europe au profit de l’euro. On s’entête à sacrifier l’ordre social et les peuples au profit de la monnaie. On multiplie les injustices et les iniquités au nom d’un fétiche absurde qui n’a servi que les ambitions et les illusions d’une poignée. Au lieu de rassembler les peuples, nous ne cessons de le clamer et de le répéter, l’euro les monte les uns contre les autres. Comment même simplement maintenir une Europe a minima, lorsque la quasi-totalité des peuples qui composent cette Europe montre du doigt le peuple allemand et le considère comme responsable de tous ses maux.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 22 Mars 2013
llustrations et mise en page by THE WOLF
EN BANDE SON:
L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez
L’Edito du Lundi 18 Mars 2013: Greenspan- De débile à sénile en passant par servile par Bruno Bertez



Alan Greenspan était sur CBNC vendredi matin, dans le cadre de la grande campagne destinée à embarquer les actions et à permettre au secteur financier de se dégager sur le dos du public et de ses institutions avant la hausse des taux.
Comme on pouvait s’y attendre, ses propos n’ont pas été diffusés dans leur intégralité, mais dans la partie « utile » seulement.
- Voici cette partie utile:
« La force récente de l’économie peut être attribuée à la hausse des marchés d’actions et à la hausse des prix du logement. Le prix du housing a un potentiel de hausse considérable, les prix des logements ont « botommed » (fait leur plus bas). Les assets sont sous-évalués en regard de la performance et du comportement de l’économie dans son ensemble….
Les actions sont considérablement sous-évaluées, selon les standards historiques.
Irrationnelle exubérance serait la dernière phase que j’utiliserais pour qualifier ce qui se passe sur le marché maintenant….
En terme de prime de risque, ce qui mesure l’exubérance ou la non-exubérance, on est très sous-évalué….
La raison pour laquelle le marché n’a pas monté plus, c’est parce qu’il y a des facteurs qui compriment les cours…
Ce n’est pas la Fed qui alimente le rally, fondamentalement, le rally est causé par la suppression du tail-risk européen. »
Nous avons analysé tellement souvent ce tissu d’imbécilités que nous nous bornerons à quelques remarques.
Nulle part vous n’entendez prononcer les mots « dettes » et « surendettement »; dans ce système, la dette et le surendettement n’existent pas.
Dans ce système, les assets n’ont pas de valeur fondamentale, intrinsèque. Elles valent ce que dicte la Fed, c’est à dire le taux des treasuries courts ou longs, plus une prime de risque. On ne s’interroge pas sur les questions de savoir:
- Si les taux courts ne vont pas monter.
- Si les taux longs ne vont pas grimper, et retrouver un niveau naturel.
- Si la chute de la productivité et la hausse des coûts par unité produite ne vont pas accélérer l’inflation, réduire, les marges des entreprises.
- Si la politique de taux zéro et de monétisation vont encore pouvoir durer longtemps.
- Si les déficits vont pouvoir continuer de s’accumuler.
- Si Blackrock va pouvoir avec ses copains acheter à tour de bras l’immobilier locatif, l’empaqueter comme on a fait avec les subprimes et les revendre au prix fort avec commissions à vos institutions de prévoyance, jusqu’à ce que le taux de rendement du locatif cessent de supporter le poids des commissions et honoraires.
Non, les assets en tant que tels n’existent pas, ils n’existent qu’en fonction de leur désirabilité et cette désirabilité est fixée par la politique monétaire (taux, spread et quantité de monnaie), sur laquelle vient se greffer une prime de risque.
La prime de risque, ce n’est pas le réel et l’incertitude qui la fixent, mais le marché, c’est à dire la rencontre des demandes et des offres de papier telle qu’elle est pilotée par la Fed. Bref, la prime de risque de Greenspan comme celle de Bernanke évacue le réel, elle est suspendue dans les airs de la tautologie des marchés. La prime de risque selon Greenspan devrait être minima puisque la Fed garantit tout, par son »put », sa promesse de continuer indéfiniment les liquidités et les taux zéro.
Il n’y a pas de risque réel, uniquement un risque de marché et le marché est tenu par la Fed.
Les taux ne peuvent échapper au contrôle de la Fed, même les taux longs.
Le dollar peut faire tout ce qu’il veut, inflater, spolier, peu importe, il sera toujours désiré.
Seule concession, la Banque Centrale Européenne n’est pas aussi magique que la Fed, elle ne réussit pas à faire oublier totalement le tail-risk. Eh oui, la BCE a encore un ancrage allemand dans le traditionnal banking.
Greenspan vit dans son monde magique, mais sa caricature de raisonnement est révélatrice, car il nous livre toute nue, la pensée de Bernanke: le monde n’existe pas. Les stocks de dettes n’existent pas, le pouvoir d’achat des salaires n’a aucune importance, la production n’existe pas, à la limite, on pourrait s’en passer, la rareté n’existe pas. Seules comptent les perceptions, c’est le règne du signe, du modèle, et ils sont manipulables à l’infini. Nous sommes au cœur de la crise, la crise de la pensée.


Cette pensée qui a fait décrocher la valeur des choses; d’abord du travail, puis de la rareté, de la peine, des conflits pour la propulser dans les nues sans limites du désir. Il n’y a pas d’autre valeur des choses que celle que lui assigne la subjectivité délirante des désirs. Le casino est aussi « utile » que la ferme, que le médecin, que l’école, le tout est que les choses soient désirables .On connaissait cette perversion en matière de marchandises, que les publicitaires s’efforcent de faire d’autant plus désirer qu’elles sont moins utiles, mais personne ne l’avait théorisé et explicité au niveau des assets.
Sauf nous, à de maintes reprises. La crise de 2008 est une crise de la pensée, de la culture, une crise de l’imaginaire du capitalisme devenu financier. Une crise terrible qui fait prendre les vessies pour des lanternes, les ombres pour le corps, le signe pour le réel. Une crise qui nie le besoin, la rareté, le travail, le temps, la mort. Il n’y a plus de valeur autre que celle qu’assigne une subjectivité délirante modelée par la propagande, la désinformation et la manipulation des désirs. Il n’y a plus de fond, il n’y a que des interrelations et des corrélations.

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Stéphane Hessel n’est plus.
Stéphane Hessel n’est plus.

Nous avons croisé Stéphane Hessel. Nous retiendrons son indignation, sa liberté d’expression, son ou ses parcours courageux.
Dans nos catégories habituelles, celles qui distingue les « gens bien », les « pas grand chose » et les « moins que rien » nous le mettons dans celle des gens bien.
Nous le mettrions aussi dans la catégorie des gens de bonne volonté comme Michel Rocard et Pierre Mendes France. Des gens populaires parce qu’ils ne sont pas vraiment confrontés aux réalités, parce qu’ils exercent des magistères de la parole, ou de l’image. Pierre Mendes France a accumulé les erreurs graves dont celle de 1968, Rocard aux affaires n’a rien accompli, après une chute , il redevenu populaire , un peu façon Abbé Pierre. Est ce que cette présence dans les hit parades autorise leur parole d’influence et les sacralise? Non.
Sur de nombreux sujets, Hessel pensait faux.
Et nous rentrons dans un débat terrible, les gens bien, ceux qui disposent d’un prestige ont ils le droit de mettre leur autorité morale au service de causes ou d’idées douteuses? N’y a t il pas abus, tromperie?
C’est une réflexion que chacun de nous doit mener, à savoir en quoi moralement sommes nous autorisés à influencer la société civile sur des sujets ou notre propre pensée et nos compétences ne nous autorisent pas à prendre la parole. Nous luttons suffisamment contre le règne de l’opinion pour oser poser cette question.
La récupération et la propagande étant ce qu’elles sont, n’y a t il pas abus à utiliser l’estampille de sa notoriété pour valider et propager des idées douteuses? La gauche a conquis le quasi monopole culturel, la tentative des années 80 faite par les intellectuels de droite de reprendre une partie du terrain perdu a échoué.
Est une raison pour tout abandonner ? Pour se laisser terroriser par la bien pensance incarnée par de grandes figures? Nous ne le pensons pas. Il faut reconnaitre les mérites de grands, mais oser s’élever à leur hauteur pour les critiquer, en montrer les limites. C’est presque un devoir, le devoir d’irrespect. Nous le devons à la société et aux générations futures.
Hessel était le produit d’une époque, d’une histoire personnelle, de choix respectables mais en aucun cas il n’est un modèle ou un maitre à penser. Il lui manquait ce qui est essentiel en matière de pensée, la rigueur.
Nous retiendrons sa capacité d’indignation, son activisme et cette phrase:
« la pire des attitudes est l’indifférence » en rendant à Oscar Wilde ce qui appartient a Oscar Wilde.
Bruno Bertez Le Jeudi 28 Février 2013
La France, le pays aux 400.000 normes
La France, le pays aux 400.000 normes
Face à une plus grande demande en matière de sécurité ou de protection de l’environnement, les textes réglementaires se sont multipliés, virant au casse-tête. Pour y remédier, le gouvernement vient de créer une mission chargée de lister les textes jugés « absurdes » et pouvant être facilement abrogés

Certes, le phénomène n’est pas propre à la France : tous les pays doivent répondre à une demande croissante de leurs concitoyens en matière de sécurité, de protection des générations futures, ou d’application du principe de précaution. Mais dans ce domaine, l’administration française bat tout de même des records. A elle seule, l’action des élus locaux est encadrée par la somme phénoménale de 400.000 textes réglementaires et circulaires ! Des textes dont une bonne partie s’applique aussi, par ricochet, aux entreprises travaillant avec les collectivités locales. Et le flux ne fait que croître. Déjà en 1991, le Conseil d’Etat mettait en garde contre « la prolifération de textes, l’instabilité croissante des règles et la dégradation manifeste de la norme juridique ». Dans le cadre de sa contribution aux travaux de la commission Attali, l’OCDE enfonçait le clou en 2007, estimant qu’en trente ans « le corpus législatif a augmenté de 35 %, le volume du "Bulletin officiel" a doublé et la longueur des lois s’est allongée de 93 lignes en moyenne ». Dans le même esprit, le classement 2012-2013 du World Economic Forum place la France au… 126e rang sur 144 pays en matière de complexité administrative.
Si cette complexité se nourrit à une multitude de sources, l’inflation normative procède surtout par empilement de textes.
Cette lourdeur a bien sûr un coût… tellement élevé parfois qu’il peut aboutir à l’inverse de l’effet recherché, une règle excessive devenant vite inapplicable
Source Les Echos 20/2/2013
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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ
Faire et défaire c’est toujours travailler!
La caricature classique du keynésianisme c’est le terrassier qui fait un trou pendant que son voisin le rebouche, mouvement perpétuel si on dispose les terrassiers en rond. Les fonctionnaires sont des terrassiers keynésiens, mais leur pelle c’est le crayon de papier. Et la fatigue ce n’est pas la leur, mais celle des autres. Et l’argent ce n’est pas celui de leurs chefs c’est celui des autres, des tiers payants, des cochons de payants. Je ne parle pas des travaux publics, source éternelle de pots de vin privés.
Mais le problème va au delà de l’absurde, du gaspillage et de la prévarication, il est dans la mauvaise allocation des ressources. Ainsi, dans un secteur comme l’hôtellerie par exemple où les normes changent sans cesse, chaque année à l’occasion des contrôles, les inspecteurs imposent des travaux nouveaux. Ces travaux représentent très souvent, avec le simple entretien obligatoire le cash-flow disponible de ces entreprises. Que se passe t il ? Et bien il se passe que rien ne reste disponible pour améliorer, progresser, dans le seul domaine qui rapporte : la satisfaction de la clientèle. Les hôtels français sont ringards, chers, dépassés mais les fonctionnaires sont heureux: Les normes obligent à donner la priorité aux 4 volontés des fonctionnaires comme si le secteur était nationalisé, collectivisé.
Ce qui est extraordinaire, c’est la reconnaissance du caractère absurde du mode de fonctionnement /dysfonctionnement français. On reconnait l’absurde, mais on en remet une couche!
La seule solution c’est de changer de système, fondamentalement. Il faut légiférer pour réintroduire la notion de responsabilité des fonctionnaires, du monde politique. Il faut agir à la source radicalement. Stopper le tiers payant généralisé, forcer les fonctionnaires à s’identifier, à être responsables de leurs imbécilités, il faut les sanctionner. Il faut réinstaurer la continuité partout là où ces gens jouent la discontinuité en arguant: ce n’est pas moi, c’est l’autre.
La réinstauration de la continuité/responsabilité au niveau des politiques et de la fonction publique avec contrôle effectif de ce qu’ils font, sanctions très fortes changera la France plus que toute autre couche de réglementation ou loi. Si ces gens deviennent responsables ils seront moins tentés de se substituer au privé, ils le comprendront mieux, ils seront plus économes.
Billet Invité du Mercredi 20 Février 2013: Ségolène à la BPI, une France bananière! par Hélène la Charentaise
Billet Invité du Mercredi 20 Février 2013: Ségolène à la BPI, une France bananière! par Hélène la Charentaise


Vous vous souvenez de l’affaire de Michel Sapin, lequel avait trouvé un job pour sa femme et était poursuivi pour prise illégale d’intérêts. On aurait pu ajouter à l’image de ce qui se passe pour les sociétés qu’il s’agissait d’un abus de biens nationaux. Quand un président de société fournit des emplois fictifs à sa famille, c’est un abus de bien social. Est-ce que, lorsque le Président d’un pays, ou le président d’un conseil régional, fournit du travail à sa famille, c’est un abus de bien national ou abus de bien régional, on peut se poser la question.
Charentaise, je sais à quel point la gestion de Ségolène a été calamiteuse. Dettes, erreurs d’investissements, gaspillage, favoritisme, caractérisent sa gestion. Ce n’est évidemment pas un hasard si elle n’a pas été réélue; les Rochelais ont signifié qu’ils n’en voulaient pas.
Hélas, Ségolène sort par une porte mais rentre par la fenêtre comme un représentant de commerce éconduit. Faute que les Français lui reconnaissent des compétences, c’est donc le père de ses enfants qu’elle fait chanter qui est obligé de présider à son reclassement.
On peut s’interroger sur la compétence qu’elle peut avoir en tant que vice-présidente de la BPI, futur fer de lance de l’investissement français. On aimerait connaître ses titres, ses diplômes, ses expériences en matière économique et surtout en la matière la plus pointue, celle qui concerne l’investissement. Car si déjà l’investissement privé est extrêmement difficile et nécessite des compétences exceptionnelles, l’investissement public, c’est encore pire, puisqu’il prétend se substituer au privé et faire mieux que lui. L’exemple du Crédit Lyonnais est-il déjà oublié?
On croit rêver!
Que l’ancienne patronne de Areva, qui a littéralement planté la société, avec des dégâts qui se chiffrent par milliards, et avec des suspicions plus ou moins légitimes sur l’attitude de son entourage, puisse être proposée à des postes de responsabilités se comprend encore dans un monde de népotisme, mais que la mère des enfants d’un Président de la République, donc personne très en vue, puisse prétendre à des postes semblables paraît juste digne d’une République bananière.
On peut se demander ce que vont penser les organes de contrôle, s’il y en a en France, on peut se demander ce que vont penser les ponctionnaires européens qui de près ou de loin vont quelquefois être amenés à co-financer des projets, on peut se demander ce que va penser le marché international de la sélection des compétences dans le pays phare, donneur de leçons mondial, qu’est la France.
Les abus de biens sociaux c’est à dire nationaux, sont courant à la tête de l’Etat. Mitterrand et ses conseillers de l’Elysée en savent quelque chose, mais on a passé sous silence, Mitterrand c’est sacré.
Hélas ou heureusement, ni Ségolène ni Hollande ne sont sacrés.
Où sont les beaux esprits qui se scandalisaient quand Giscard recevait une plaquette de diamants, cadeau d’Etat?
Hélène la Charentaise Le Mercredi 20 février 2013
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A PROPOS PAR BRUNO BERTEZ

Magnifique! Votre indignation réconforte à la fois sur la capacité d’analyse qui subsiste en France, et sur le sens moral d’une partie des Français.
L’emploi est le cancer de nos sociétés. Il est produit par la logique industrielle au sens large, logique du progrès des techniques et des savoirs faire, par la logique du capital des lors qu’il n’est pas policé par l’épuration destructrice, par le constructivisme qui fausse les signaux des marchés, par la politique politicienne qui affecte les ressources, là ou elles sont le plus inefficaces.
L’emploi c’est sacré, ce devrait être le seul domaine, s’il en reste un, où la nuisance politicienne ne devrait pas avoir le droit de se manifester. Il faut diriger les ressources pour s’équiper là où elles sont les plus utiles, aussi bien les ressources financières que les ressources humaines.
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A Propos!!! Du Dimanche 17 Février 2013 : Démystifions, démystifions par Bruno Bertez
A Propos!!! Du Dimanche 17 Février 2013 : Démystifions, démystifions par Bruno Bertez
Nous vous avons proposé de renverser la formulation du problème du cout du travail, de la croissance, de la compétitivité et du chômage. Nous espérons que vous avez saisi ce dont il s’agissait. Il s’agit de partir, comme d’habitude, de ce que l’on voit, c’est à dire de ne pas se laisser piéger par le mode de pensée dominant.

Le cout du travail ce n’est rien d’autre que la bonne vielle notion de cout de la reproduction de la main d’œuvre, ce qu’il faut qu’elle gagne pour continuer à travailler, entretenir sa famille, la loger, la transporter, veiller à ses soins et à son éducation etc… Nous disons que dans leur sagesse les citoyens travailleurs expriment cela de façon vraie et claire quand ils disent "On n’y arrive plus".
Il est évident que grâce à ce renversement, on commence à penser juste. On se pose la question mais est ce que les dépenses qui composent ce fameux cout sont justes, sont-elles à leur prix, sont-elles efficaces? Est ce que l’on en a pour son argent?
Et par voie de conséquence ce qui revient à soumettre à la critique ses différentes composantes:
- Est ce que l’on ne paie pas trop cher les services de l’état?
- Est ce que l’on ne paie pas trop cher les déplacements?
- Est ce que je ne paie pas trop cher mon logement?
- Est ce que l’on ne paie pas trop cher l’éducation, la santé, la pharmacie?
- Est ce que l’on ne paie pas trop cher les services bancaires?
- Est ce que l’on ne paie trop cher les services protégés de la concurrence, le bistrot, les restaurants, les aliments cuisinés, etc etc…
Comment la concurrence dans tous ces secteurs fonctionne- t- elle? Et si il n’y a pas de concurrence, comment est établi le juste prix, l’honnête prix? Comment force t on ceux qui sont protégés à être efficace ? Ou même simplement à se mettre au travail?
Bien entendu, les gens au pouvoir ne veulent pas entendre parler de cette démarche qui les mettrait en cause, eux, leurs gabegies et surtout leurs incompétences démagogiques.
Bref au lieu d’admettre que les salariés sont trop payés et que les avantages sociaux sont trop généreux. Est ce qu’il n’ y a pas un vrai travail d’analyse et de comparaison à faire, suivi d’un travail de reforme, pour enfin donner un bon coup de pied dans la fourmilière.
Le cout du travail exposé à la concurrence internationale est une résultante, on est passé totalement à coté dans la pseudo réflexion de GALLOIS.
Ensuite il faudrait s’intéresser à la qualification de ce travail, les comparaisons internationales n’ont aucun sens si elles n’appréhendent pas en même temps, la structure et la spécialisation des appareils économiques, les niveaux de technologie atteints.
Mais non, ce que l’on veut ce n’est pas faire quelque chose de raisonnable, de sensé, de juste, ce que l’on veut c’est se donner la légitimité bidon d’appauvrir.

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 17 Février 2013
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Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe
Les 750 milliards d’euro de NPL (prets défailllants, créances douteuses): une bombe à retardement pour l’Europe
EN LIEN: Alerte rouge du Mardi 21 Mai 2013: Dépôts bancaires, la vigilance s’impose à tous les niveaux, dès maintenant! par Bruno Bertez
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
On a dit que la BCE pourrait racheter des créances douteuses et ainsi pourrir son bilan, c’est très improbable et quasi exclu. Draghi a dit il ya 2 semaines« ce n’est pas à la BCE de nettoyer le bilan des banques ».
Les taux de NPL sont : – Grèce 25% – Irlande 19% – Espagne et Italie 10%.
Il y a, en zone Euro, 720 milliards de NPL : – dont 500 pour la périphérie – 150 pour le core ex-Allemagne – 60/70 pour l’Allemagne
L’asset Quality Review de la BCE, préalable à la mise en place de la supervision unique, se fera dans quelques semaines, et on obligera ainsi les banques à cristalliser dans leurs comptes les pertes et NPL. On les forcera ensuite, soit seules, soit avec l’aide de leurs gouvernements, à se recapitaliser. Les autorités Euro excluent d’aider les banques et les Etats nationaux à nettoyer le passé.
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La masse des prêts défaillants en Europe est tellement importante que la Banque Centrale Européenne a envisagé comme option possible de les reprendre dans son bilan (option au final non retenue). En effet, ces prêts « non performants » réduisent la capacité des banques à octroyer des prêts, et de ce fait elles sapent les effets de la politique monétaire de la BCE sur la croissance. Ces créances douteuses consomment du capital et elles accroissent le risque dans les bilans des banques, réduisant leur capacité à prendre davantage de risque sur de nouveaux dossiers ou à préter aux PME
Le taux de chômage dans les pays de la zone euro
La proportion de ces créances douteuses augmente au rythme de 2,5% par an, mais au sein des pays de la périphérie cette croissance peut être encore plus rapide. Plus d’un tiers de ces prêts « non performants » sont ainsi concentrés en Espagne (10%), en Italie (13%) et en Irlande (19%) (voir graphique 1). En Grèce, on estime que les prêts défaillants représentent plus de 25% des prêts du secteur privé. Au total, au sein de la périphérie, ces créances douteuses se monteraient à 720 milliards d’euros, dont 500 milliards enregistrés dans les banques de ces pays.
Lle fort taux de chômage dans les pays européens compromet la capacité des banques à compenser le déficit des capitaux provenant de cette accumulation de créances douteuses, et le site américain prédit que cela devrait se solder par des ponctions sur les comptes des épargnants selon le modèle chypriote.
Source Zerohedge 17/5/2013
http://www.zerohedge.com/news/2013-05-17/europes-eur-500-billion-ticking-npltime-bomb
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24/05/2013 Publié par The Wolf | A PROPOS, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Commentaire de Marché, Europe | Poster un commentaire