Merkel Uber Alles? L’Allemagne devient un paradis fiscal!!!
Merkel Uber Alles? L’Allemagne devient un paradis fiscal!!!
Le pays figure aussi dans le Top 10 de l’indice d’opacité financière.
La réalité du terrain doit-elle représenter l’ultime élément déterminant les niveaux de réciprocité? La question se pose évidemment dans le cadre du différend de politique fiscale entre la Suisse, les pays de l’UE et les Etats-Unis. Ceux qui comptent parmi les accusateurs les plus virulents appliquent-ils vraiment les mesures demandées à la Suisse dans le cadre des comptes bancaires ouverts ou détenus par des clients étrangers sur leur territoire? Une émission de la première chaîne allemande de télévision a rappelé la semaine dernière que le pays figurait à la neuvième place de l’indice d’opacité financière. Ce qui n’est pas beaucoup mieux que la Suisse, les données concernant la France n’étant probablement pas accessibles jusqu’à la prochaine édition. L’Allemagne se trouve particulièrement critiquée pour son laxisme en termes de blanchiment d’argent. Certains commentateurs estiment qu’elle a dépassé la Suisse en tant que place d’accueil pour des fonds issus des dictateurs et de la corruption. D’après une expérience sur le terrain, les banques allemandes semblent très peu s’intéresser à la nature des fonds que leur proposent des clients suisses fictifs.

Allemagne. L’échange d’informations ne semble s’appliquer que dans le cadre de l’UE.
Les attaques sur le secret bancaire suisse se font si insistantes qu’elles pourraient faire oublier que des pratiques similaires existent même au sein des pays auteurs des critiques les plus virulentes. Notamment de l’Allemagne. Celle-ci figure pourtant elle aussi à une place plutôt préoccupante dans l’indice d’opacité financière du réseau pour la justice fiscale. La Suisse s’y trouve certes en tête, suivie par les îles Caïman et le Luxembourg. Mais l’Allemagne figure à la neuvième place (la France n’ayant pas été notée). Sur les 15 critères appliqués, ceux jugés conformes à la transparence ne forment pas une part majoritaire (43%).
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Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole.
Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole..
L’agence de notation Egan-Jones consacre une partie de son dernier rapport à trois banques européennes simultanément. Une occurrence suffisamment rare pour attirer l’attention car l’agence cible plus généralement les sociétés américaines.

Les perspectives de Barclays lui paraissent inquiétantes et elle augmente la probabilité de défaut à 3%. Les pertes du groupe au second semestre 2012 (plus d’un milliards de livres sterling) et son exposition à la Grèce, à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie et à l’Irlande – respectivement de 1,1 milliards, 33 milliards, 8,3 milliards, 32,5 milliards et 11,3 milliards – lui paraissent excessives. Sa couverture en capitaux propre semble insuffisante en comparaison avec ses pairs. Son ratio de Tier 1 est de 13,3%, en ligne avec celui de BNP Paribas, de JP Morgan ou de Société Générale mais très inférieur à celui d’UBS (21,3%) et sa couverture des prêts non-performants est faible, soit 10% seulement alors que BNP Paribas affiche 62,5%, Société Générale 66,9% et JP Morgan 187%. Le chiffre d’affaires a décliné au rythme de 6% par an au cours des cinq dernières années, partiellement en raison de la diminution de la taille du bilan, un repli voulu par les autorités. Sa marge opérationnelle s’est accrue de 0,8% l’année dernière. L’agence estime toutefois que l’exposition reste préoccupante et dégrade la note de la banque de BB+ à BB. Ce qui en fait un titre spéculatif, sensible aux incertitudes. Son rating S&P est de A (perspective négative), Moody’s de A3 (perspective négative) et Fitch de A (perspective stable). La note d’Egan-Jones est donc significativement inférieure à celles des autres agences.
Entre scandale du Libor, plaintes de la clientèle (la banque a été élue «pire banque de détail» au Royaume-Uni en janvier) et niveau d’information inadéquat aux actionnaires (dans l’affaire du financement par le gouvernement d’Abu Dhabi), Barclays a encore fort à faire pour redresser la situation.
Rien d’aussi dramatique pour BNP Paribas dont l’agence confirme la notation BBB- mais met la banque sous surveillance négative en raison de sa trop grande dépendance au marché interbancaire du dollar et à l’insuffisance de ses réserves pour créances douteuses.
L’agence cite plus particulièrement une exposition de 43,8 milliards d’euros aux entreprises italiennes et de 37,1 milliards aux particuliers italiens. Egan-Jones a abaissé la note de la banque trois fois depuis 2010 et une fois encore, son appréciation est beaucoup plus dure que celle de S&P ou de Moody.
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“Lionel Crassier a été brusquement rappelé de New York à Paris en mars l’an dernier et a par la suite quitté la banque, selon trois personnes proches du dossier”, écrit le Financial Times sur son site Internet. La banque concernée, c’est BNP Paribas. Lionel Crassier était à l’époque un trader expérimenté. Et son tort, c’est d’avoir été responsable d’une perte de trading évaluée entre 10 et 25 millions de dollars (entre 7,8 et 19,4 millions d’euros)
BNP Paribas, interrogée par le Financial Times, a seulement confirmé avoir transféré de New York à Paris un collaborateur en raison d’un mauvais jugement de "trading". “Il n’y a eu aucune perte de trading matérialisée pour BNP Paribas ou pour le département impliqué”, a ajouté la banque au quotidien financier britannique
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Credit Agricole voit sa notation confirmée à BB – un titre spéculatif, sensible aux incertitudes – et est, elle-aussi, placée sous surveillance négative. Un jugement que nous estimons trop sévère au lendemain de la vente de la banque grecque Emporiki et d’un doublement des provisions pour créances douteuses. La forte exposition au Portugal, à l’Italie, à l’Irlande et à l’Espagne reste prépondérante dans le jugement de l’agence.
Dans une étude académique de novembre 2011*, les auteurs constatent que les informations contenues dans les ratings d’Egan-Jones sont plus réactifs et plus symétriques (ils s’adaptent de manière homogène aux bonnes et aux mauvaises nouvelles) que ceux de Moody. Ils attribuent ces résultats non à la certification NRSRO qui aurait contraint Moody à des évaluations plus conservatrices (une hypothèse soulevée auparavant) mais au mécanisme de rémunération des agences car Egan-Jones est resté rapide et cohérent après avoir obtenu la certification NSRO.
Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 17/5/13
* The Information Content of Credit Ratings: Compensation Structure Does Matter. Valentina Bruno, Jess Cornaggia, Kimberly J. Cornaggia.
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mercredi 1er Mai 2013: Le retour des forces déflationnistes est incontestable par Bruno Bertez
Le taux du 10 ans US est revenu dans les plus bas de l’année.
Finie l’idiotie de la Grande Rotation : Les matières premières sont dans les plus bas, les capitaux commencent à fuir les émergents, les bourses des émergents ne se sont pas solidarisées du rally Américain, l’Australie est en difficulté, les grands producteurs de matières premières commencent à deleverager , le marché chinois des actions est le canari dans la mine!
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L’Australie taille dans son budget
Le retour à l’équilibre est compromis par le niveau du dollar australien et la baisse des exportations.
Le budget australien pour 2012/2013 sera amputé de 7,5 milliards de dollars australiens (5,9 mds d’euros), affecté par la fermeté du dollar et le repli des exportations lié au recul de la demande chinoise en matières premières, a annoncé le ministre des Finances. Wayne Swan présentera le budget en mai avant des élections législatives en septembre, données perdues pour le parti travailliste au pouvoir malgré une croissance toujours élevée (+3,1% au 4e trimestre 2012 sur un an) et un chômage relativement bas, à 5,6% en mars, au plus haut toutefois depuis trois ans.
Le gouvernement prévoyait de ramener le budget à l’équilibre au cours de l’exercice courant mais y a renoncé en décembre. Le dollar fort et le ralentissement du taux de croissance de la Chine pèsent sur les industries exportatrices en particulier le secteur minier.
«Cela a porté un coup violent aux recettes fiscales de 7,5 milliards de dollars depuis la révision (des prévisions de budget) à la fin du premier semestre», a déclaré Wayne Swan à la télévision publique ABC. Et «bien entendu l’impact ne sera pas circonscrit à cette année budgétaire mais concernera également les prévisions pour le futur», a-t-il averti.
L’Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières


La Chine est au bord de l’implosion financière sous le poids de son shadow banking system. Les provinces chinoises n’arrivent plus à refinancer leurs paiements d’intérêt, le roll over des dettes des provinces est bloqué, les CDS du secteur financier se retendent etc etc…
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La prolifération d’un système bancaire parallèle opaque et vaguement réglementé (voire pas réglementé du tout) en Chine a soulevé des craintes quant à une possible instabilité financière. Mais quels sont au juste l’étendue et le degré de risque du système bancaire parallèle chinois?
Selon la Commission Chinoise de Contrôle Bancaire (CBRC), le système bancaire parallèle (toutes les opérations au crédit non réglementées par les mêmes normes que les prêts bancaires classiques) a augmenté de 800 milliards de yens (130 milliards de dollars) en 2008 à 7,6 trillions de yens en 2012 (environ 14,6% du PIB). On a estimé que l’activité totale hors bilan en Chine – composée de crédits à des promoteurs immobiliers (30-40%), des administrations locales (20-30%), des petites moyennes entreprises (PME), des particuliers et à des emprunteurs de crédit relais – est estimée à 17 trillions de yens en 2012, soit approximativement un tiers du PIB.
Le terme de «système bancaire parallèle» a pris de l’importance pendant la crise des subprimes aux Etats-Unis pour justifier les capitaux non-bancaires sur le marché financier, tel que les fonds monétaires, les valeurs adossées à des créances mobilières et les produits dérivés spéculatifs, habituellement financés par des banques d’affaires et par de grands investisseurs institutionnels. En 2007, le volume des transactions du système bancaire parallèle aux États-Unis a dépassé celui des actifs bancaires classiques.
Le Conseil de stabilité financière a estimé que le total des actifs du système bancaire parallèle mondial en 2011 s’élevait à 67 trillions de dollars, dont 23 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 22 trillions de dollars pour la zone euro et 9 milliards de dollars pour le Royaume-Uni.
Le montant du système bancaire parallèle chinois s’élève seulement à environ 2,2 trillions de dollars.
Le système bancaire parallèle en Chine est dominé par le prêt aux emprunteurs à haut-risque, tels que les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME. Il est finalement financé par des dépôts de réseaux bancaires, des produits de gestion de patrimoine et par le capital à risque privé. Ainsi le vrai problème de la Chine n’est pas le volume du système bancaire parallèle, mais sa qualité et la capacité du système bancaire à absorber des pertes potentielles. Les forces du marché et les conflits politiques ont déclenché l’émergence du système bancaire parallèle en Chine. Avec la Banque populaire de Chine (PBOC) qui maintient ses taux d’intérêt artificiellement bas, les petits épargnants ont commencé à profiter des taux de rendement plus élevés offerts par les administrations locales, les promoteurs immobiliers et les PME, qui ont eu besoin de financement pour maintenir les investissements et pour s’adapter au nouvel environnement du marché.
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Ce qui trompe c’est le fait que cette fois la déflation revient par la périphérie mondiale. Un peu à l’image de ce qui s’est fait en Europe. Lorsque les tendances déflationnistes reviennent et que l’on commence à fuir le risque. En fait c’est le marginal, le périphérique qui fournit les premiers symptômes.

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BCE: Différents scénarios juste avant la décision monétaire
BCE: Différents scénarios juste avant la décision monétaire
La Banque centrale européenne se réunit jeudi. Les appels à une baisse des taux se multiplient. Timing crucial.
On a bien compris que le discours de Mario Draghi de septembre 2012 était fondamental et qu’il fallait tout faire pour rassurer les marchés et les Banques centrales de la zone euro. Cependant, depuis le début 2013 les investisseurs restent sur leur faim et demandent plus.
A l’instar de la Réserve fédérale américaine qui en est déjà à son 3e assouplissement quantitatif, quelles sont aujourd’hui les cartouches qui restent à la BCE pour redresser la croissance économique?
Tentative de réponse sur la forme de questions/réponses:

1. Y a-t-il des leçons à apprendre des dernières baisses de taux de la part de la BCE?
Oui.
Si l’on prend dans les grandes lignes les dernières évolutions de taux, l’on peut noter 4 phases très précises:
l La bulle internet
Sur une base de 3% début 1999 et encore début 2000, au moment de la création de l’euro, le principal taux directeur de la BCE augmentera jusqu’au plus haut de 4,75% à la fin de l’année 2000.
l La création de la zone euro
Le taux BCE baissera régulièrement à partir de la mi-2001, l’introduction effective de la monnaie européenne début 2002 n’interrompant pas cette tendance. Le taux de 2% sera fixé par la BCE mi-2003 et maintenu à ce niveau jusqu’à la fin de l’année 2005. En période de nette croissance on assiste ensuite à une remontée du taux «refi» jusqu’à 4% en 2007 et bientôt 4,25% en juillet 2008.
l La crise financière
A partir de la crise financière de l’automne 2008, sur le modèle des taux des autres grandes banques centrales occidentales (mais moins rapidement quand même que le taux américain), le taux BCE sera abaissé très rapidement à de multiples reprises. De 3,75% à la mi-octobre 2008, on atteint 1% en mai 2009.
Ce niveau bas sera maintenu pendant 2 ans, avant que la BCE n’estime qu’il y a une pression inflationniste assez probante pour augmenter légèrement son taux en avril puis en juillet 2011.
l La crise de la dette
Pour la première fois depuis 1999, la BCE ramènera son principal taux directeur en deçà de 1%, à 0,75%. Cette décision portera ce taux à son niveau le plus bas historique. La BCE abaissera également d’un quart de point ses deux autres taux directeurs, à savoir le taux de dépôt au jour le jour (0% contre 0,25% précédemment), ainsi que son taux de prêt marginal (1,50% contre 1,75% auparavant).
En baissant son taux, l’institution voulait ouvrir les vannes du crédit et par ricochet soutenir l’économie en zone euro, sur fond de crise de la dette et alors que plusieurs pays de la région étaient en récession et des perspectives sombres pour les autres.
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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ
Sinn uberalles! Sinn est le meilleur!

Sinn uberalles! Sinn est le meilleur!
Le texte de Sinn est comme à l’accoutumée remarquable.
La logique y règne en maitre. Il démystifie les propositions de Soros comme il se doit c’est à dire en montrant que les eurobonds sont la solution des kleptos , debtocrates qui veulent faire leur plein sur le dos des peuples.
Il trace l’articulation entre la crise financière et les problèmes économiques sous-jacents comme la sous compétitivité des pays du sud et de la France. Car l’essentiel est là. Faire l’économie d’une restructuration économique ne permet que de gagner du temps, les problèmes restent intacts, mieux ils s’enracinent , et Sinn le montre bien.
Il nous fournit le chiffre colossal déjà consenti : 1,2 trillions ont été consentis à ce jour.
Là ou Sinn est faible, c’est lorsqu’il aborde la politique. Il ne considère pas que les demandes des eurosceptiques doivent être prises en compte, il faut les balayer, il faut faire contre elles, contre la volonté, finalement, des peuples. Cela le conduit à prendre ses désirs pour des réalités : Le redressement par l’austérité et la dévaluation interne sont possibles. Il néglige la politique et donc le social, ce qui est une faiblesse considérable.
De la même façon , il écarte la possibilité que l’Allemagne sorte de l’euro, non en se situant au niveau économique , mais en se situant au niveau de la politique étrangère, la frontière avec la France, C’est une pirouette! Ce n’est pas parce que le mythe de la réconciliation forcée entre la France et l’Allemagne a la vie dure qu’il faut y souscrire. Le peuple Français ne se rapproche pas du peuple Allemand, il s’en écarte , mieux , l’animosité se développe des deux cotés du Rhin. L’euro forcé, l’euro à tout prix, dresse les peuples les uns contre les autres , il ne les rapproche pas. Donc l’argument de Sinn ne résiste pas à l’analyse.
Il y a une voie que Sinn n’a pas encore explorée dans ses réflexions, c’est celle de la restructuration européenne concertée des dettes et des créances. C’est la seule voie qui permet de traiter le passé,. de libérer l’avenir, de libérer les énergies , de s’attaquer au problèmes conjoints de la compétitivité et de l’investissement.
On ne peut à la fois solder les comptes du passé et préparer l’avenir, Il faut choisir. Les ressources sont rares, si on les consacre à payer des dettes et solvabiliser des créances fictives, on ne peut en même temps avoir les capitaux pour investir. Le refus de restructurer les dettes condamne à plus de 10 ans de régression.
La restructuration concertée des dettes serait la contrepartie qu’il faudrait donner aux peuples pour qu’ils acceptent l’effort de la productivité, de la mise à plat des systèmes sociaux. Elle serait la pierre angulaire d’un grand projet qui redonnerait un avenir à l’Europe et un sens aux efforts demandés aux citoyens.

Nous voudrions insister sur la faiblesse fondamentale du papier de Sinn. Nous pouvons nous permettre de le faire parce qu’ au plan économique , nous partageons quasi sans réserve son analyse. Mais précisément le plan économique ne suffit pas . Les hommes ne sont pas des abstractions, ce sont des êtres vivants, pas toujours intelligents, plutot « sheople », dociles, mais jusqu’à un certain point . Dans l’analyse il faut réintroduire l’humain, la société, la société civile, l’effort, le sang, les larmes, bref il faut remettre du concret.
On ne peut raisonner en stricte économie car l’économie c’est bon en rythme de croisière, de beau temps. Derrière l’économie, ce qui se dissimule et n’apparait que dans les périodes de crise et de dislocation , c’est la force, la violence.
Notre idée est que nous approchons d’une de ces périodes. Ce ne sera pas linéaire, progressif comme le pensent les politiques et les économistes, non, ce sera en rupture. En tout ou rien. Un jour on supporte, les idiots croient à la linéarité et puis le lendemain, c’est le fétu de paille sur le dos du chameau, la goutte qui fait déborder le vase et les réactions non linéaires, les réactions de foule s’enclenchent. C’est cela la vie, c’est cela l’humain… Bien sûr cela se situe en dehors de la capacité d’entendement des Bernanke , des Enanistes, des socialistes de la sociale démo . Et c’est pour cela que la crise précisément a éclaté en 2008, la non linéarité, les phénomènes de foule.
Quand c’est trop, c’est trop.
Ce jour un universitaire réputé espagnol vient de publier un texte de grande qualité sur une éventuelle sortie de l’Espagne de la zone euro. C’est un texte disons nous de qualité. Rien a voir avec les déclamations populistes que les pseudo élites n’ont aucune difficulté à ridiculiser.

Ce professeur part du réel, le chômage et la baisse du niveau de vie des espagnols. Il ne part pas de l’économie et de la finance, il part de la vie. C’est lui, avec ses compétences, son expérience, sa connaissance de l’histoire qui cette fois ridiculise les tenants de la thèse officielle bien-pensante. La sortie de l’euro est catastrophique, elle est inimaginable, impossible.
Nous pensons que la sortie d’un pays faible n’est pas la meilleure solution technique, la meilleure solution c’est la sortie des pays du nord par le biais et la transition de la création d’un second euro, L’EUROMARK. Les études existent, au plus haut niveau, on les dissimule de peur que l’on sache qu’il y a des alternatives à la situation présente.
EN BANDE SON:
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Réponse à George Soros par Hans Werner Sinn
Le débat sur les eurobonds n’a rien de désintéressé. Les financiers veulent limiter leurs pertes en déchargeant la toxicité de leurs instruments sur les sauveteurs intergouvernementaux. L’Allemagne ne cédera pas.

L’été dernier, le financier George Soros invitait l’Allemagne à accepter la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, appelant le pays à «diriger ou se retirer». Il considère aujourd’hui que, si l’Allemagne veut continuer de faire obstacle à l’introduction des euro-bonds, elle devrait alors quitter la zone euro (L’Agefi Suisse du 11 avril).
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L’investisseur face à son miroir par Bill Gross (Pimco)
L’investisseur face à son miroir par Bill Gross (Pimco)
Le siècle qui commence ne sera probablement pas aussi fructueux en raison des considérations irréalistes sur lesquelles de nombreux investisseurs ont bâti leurs stratégies sur les marchés.

Suis-je un excellent investisseur? Non, pas encore. A l’instar du «Jake» d’Ernest Hemingway dans Le soleil se lève aussi, je pourrais dire que l’idée serait bien agréable. Mais entre l’idée et la réalité, il y a souvent un monde. Lorsqu’il se regarde dans un miroir, l’être humain moyen voit un reflet auquel il attribue une note de six ou six et demi sur dix, sept tout au plus. Le nez protubérant, le menton fuyant, tout cela est masqué par des yeux plus brillants ou des dents ultra-bright. Et lorsque l’on demande leur avis aux gens, les compliments retentissants écrasent les silences embarrassants et les critiques chuchotées, si bien que l’on interprète souvent cette consultation publique comme un plébiscite en faveur de notre bonne mine.
Il en va de même dans le domaine de l’investissement, comme dans toute carrière exposée au jugement public. Les critiques acerbes se trouvent dans les blogs ou dans les propos de concurrents aux dents longues, mais les compliments dominent souvent l’album mental, voire physique, que chacun se constitue. Avec l’espoir, cette tendance est notre moyen de survivre au jour le jour. Nous regardons l’homme ou la femme qui apparaît dans la glace et nous voyons une image trafiquée, comme dans les miroirs déformants des fêtes foraines.
A première vue cependant, le monde de la gestion financière présente un contrepoids qui permet de relativiser les impressions. Et ce contrepoids, ce sont les chiffres. En marge des perceptions subjectives, nous avons des historiques de rendement total et d’alpha qui ont pour vocation de montrer la supériorité d’un individu ou d’une société par rapport à la concurrence. A défaut, nous pouvons mettre en avant notre excellent rendement par rapport à l’inflation, ou bien encore la généreuse création de richesse que nous engendrons par rapport aux liquidités…
L’éventail des comparaisons possibles semble illimité et pourtant, les conclusions sont pratiquement toujours positives, si bien que ce «contrepoids» perd toute sa valeur ou presque. Dans son for intérieur, chacun d’entre nous se donne un six-six et demi ou un sept; et si la note ne vaut pas pour la dernière année, elle compte au moins pour les trois, cinq ou dix précédentes. Les sociétés d’investissement font leur beurre sur les chiffres et elles les tournent à leur avantage au moment de passer devant le miroir. Cette première impression flatteuse se transforme alors de façon définitive en un teint resplendissant avec des joues rosées façon Blanche Neige.
Souvent, l’audience est dupe. Les consultants mettent en garde contre les pratiques consistant à suivre le troupeau, ou à choisir une société ou un professionnel en ne s’appuyant que sur un historique de performances récent, mais la réalité est généralement toute autre. Lorsqu’une pièce tombe trois fois de suite du côté «face», la rumeur autour d’un quatrième «face» enfle systématiquement, même si la probabilité reste bien entendu de 50/50. De la même façon, 13 années consécutives passées à surperformer le S&P 500 conduisent inévitablement à…
Enfin, vous m’avez compris. Le Financial Times vient de publier les résultats d’une étude consistant à mettre des chimpanzés (des chimpanzés parmis les plus beaux qui soient, cela va sans dire) dans la peau d’investisseurs entre 1968 et 2011, au moyen d’une simulation informatique. Résultat: dans leur grande majorité, ils auraient surperformé les indices traditionnels!
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Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)
Quand les aveugles pilotent à vue par Bruno Bertez (Source AGEFI SUISSE)

Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le phrasé politiquement correct: on ne sait pas du tout où l’on va.
Pour le public, la réunion de printemps du FMI est une réunion comme les autres. De la routine, on se congratule et on se pousse du col. Ainsi, Christine Lagarde est apparue sur les écrans de télévision pour proclamer, avec son culot habituel: «Je suis délibérément, désespérément, et de façon décisive, optimiste».
On sait depuis longtemps que, chez Lagarde, l’espoir et l’optimisme tiennent lieu de stratégie, mais quand même!
Au même moment, le FMI abaissait, pour la énième fois depuis 2008, ses prévisions de croissance globale.
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Nul besoin de s’attarder sur les prévisions conjoncturelles ou les recommandations du FMI. D’autant plus que ses erreurs sont éclatantes. Le FMI a annoncé en 2009 que l’Allemagne était celle qui allait le plus souffrir parmi les pays considérés, elle a pourtant dépassé son niveau d’avant la crise à peine un an plus tard. A l’inverse, le FMI ne cesse d’annoncer une reprise de la Grèce l’année suivante. En 2008, elle prévoyait que son PIB 2013 dépasserait de 22% celui de 2007. Il est aujourd’hui un quart inférieur!
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Au même moment, dans les couloirs du même FMI, loin des micros et des caméras, on s’interrogeait: «Est-ce que nous comprenons vraiment ce qui se passe dans les économies avancées?», ainsi s’exprimait l’Italien, ex-BCE, Lorenzo Bini Smaghi. Mervyn King, futur ex de la Bank of England exposait ses doutes: «N’y a-t-il pas un risque à promettre trop ou à laisser espérer plus que nous ne pouvons tenir?». James Bullard, patron de la Fed de Saint-Louis, l’un des meilleurs, le 21 février exprimait les mêmes doutes sur un mode plus académique: «L’instabilité financière, la formation de bulles, est un problème. La Fed en parle souvent, donc c’est important. Mais ce n’est pas nouveau, cela dure depuis 20 ans. Et franchement, il n’y a pas de bonne réponse parce que nous n’avons pas de modèle pour traiter de l’instabilité financière».
Laissons de côté la propagande, les mensonges et les dénégations de Lagarde, et attardons-nous sur l’essentiel. Cinq ans après la catastrophe, nous en sommes au même point, rien n’a changé. La crise financière et bancaire est toujours enfouie dans les comptes truqués du Système. Les économies ne repartent pas. Le chômage continue d’enfler. Les niveaux de vie régressent. Les patrimoines sont érodés, sinon confisqués, par la répression financière et la fiscalité. Les consensus sociaux s’effondrent.

L’incendie a été noyé sous des déluges de liquidités monétaires, les économies ont été tenues à bout de bras par les déficits et l’argent gratuit, les agents privés sont sommés, sans succès, de dépenser, les marchés sont manipulés à l’extrême pour éviter les accès de panique; rien n’y fait, la machine refuse de repartir.
Au contraire, le système est encore plus lourd, plus déséquilibré par le poids croissant des dettes. Ses marges de manœuvre ont disparu, ses amortisseurs sont usés. Le constat qui vient d’être fait dans les couloirs du FMI est clair malgré le parler politiquement correct: on ne sait pas où l’on va, personne chez les dirigeants n’en a la moindre idée. Voilà la vérité, voilà la réalité.

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.
Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.
Egan-Jones ne doute de rien. En désaccord complet avec Moody’s qui confirme sa confiance dans la solvabilité de l’Allemagne, la mini-agence – dont le mérite principal est d’avoir mieux anticipé les désastres que ses consœurs – détériore le rating du pays de A+ à A. Après celui de la France en février (L’Agefi du 27 février) et celui de la Grande-Bretagne début avril (L’Agefi du 2 avril).
Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral par Hans Werner Sinn
En cause, la taille de Deutsche Bank et l’insuffisance de son ratio de capitaux propres/actifs mais aussi la rigidité des autorités allemandes vis-à-vis des pays de l’eurozone. Une rigidité qui, pour l’instant, affaiblit encore davantage les perspectives des pays en crise et fait fuir les capitaux.

Malgré des ratios de crédit respectables, le pays est exposé à un secteur bancaire dont les actifs représentent 3005 milliards d’euros soit 116% d’un PIB de 2589 milliards. Nous sommes loin des excès chypriotes ou même britannique mais c’est la faiblesse du provisionnement des actifs bancaires de Deutsche Bank qui semblent préoccuper l’agence. Avec 2012 milliards d’actifs, la banque n’offrirait que 2,7% de couverture en capitaux – un chiffre bien lointain des exigences de Bâle III – et serait susceptible d’exiger 100 milliards de soutien. Peut-être plus déterminante, l’exposition du pays à Target 2 est de 700 milliards dont 50% sont percevables car l’exposition de Deutsche Bank aux pays de la périphérie européenne est importante.
(cliquer pour agrandir)


Sur le plan économique, l’Allemagne reste robuste mais l’euro fort handicape les exportations des entreprises automobiles, pharmaceutiques et chimiques. La croissance du PIB fléchit d’ailleurs depuis juin 2011 (elle est passée de 4,5% à moins de 1%) et ne devrait pas s’améliorer dans la conjoncture mondiale actuelle. Avec un impact négatif sur le chômage, certes faible à 6,9% mais en hausse de 0,1% depuis un an.
La chancelière allemande, Angela Merkel, continue à résister à l’introduction des eurobonds et au quantitative easing, montrant une nette préférence pour les contrôles fiscaux et le sauvetage des banques par les investisseurs. Une politique qui pourrait accroitre encore la fuite des capitaux et l’isoler des autres membres de l’Union européenne. Les progrès de l’union bancaire européenne sont à surveiller de près.
C’est la quatrième fois que l’agence baisse la note allemande depuis 2009 où elle était de AA. Le rating actuel indique que la sensibilité du pays à des conditions économiques défavorables augmente sans toutefois compromettre sa capacité à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 1,7%. Une probabilité inférieure à celle de la France (2%) mais supérieure à celle de la Grande-Bretagne (1,3%) que l’agence note mieux que l’Allemagne ce qui ne laissera pas de surprendre.
Alors que Moody’s réitère les motivations de sa note Aaa (elle avait pourtant abaissé la perspective du pays de «stable» à «négative» l’été dernier), Egan-Jones ne confirme pas de progrès dans la consolidation des finances publiques. Là où Moody’s affiche un certain optimisme vis-à-vis d’un endettement allemand en baisse (jusqu’à 70% en 2017), Egan-Jones le prévoit en hausse à 98,2% en 2014.
Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 19/4/2013
France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.
France et Grande-Bretagne. Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.
. La petite agence Egan-Jones, célèbre pour avoir été la première à oser baisser la note des Etats-Unis en juillet 2011 mais presque autant pour avoir anticipé la chute d’Enron et de WorldCom bien avant ses consœurs, vient de détériorer le 27 fevrier 2013 le classement de la France. De BBB+, la république française vient de passer à BBB, une note qui indique que des conditions économiques défavorables sont susceptibles de conduire à un affaiblissement des capacités du débiteur à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 2%. Sur les émissions à court terme, la note passe de A-1 à A-2, une baisse qui reflète néanmoins une capacité satisfaisante à remplir ses obligations. C’est la cinquième fois que l’agence dégrade le rating de la France depuis 2009.

C’est bien le long terme qui préoccupe Egan-Jones qui juge que la «tendance est désastreuse et que le pire est encore à venir». L’agence observe qu’au cours des trois derniers exercices, la dette publique de la France a augmenté de 30,2%, passant de 1,32 milliards d’euros à 1,72 milliards alors que sur la même période, le PIB ne progressait que de 3,3% de 1,93 milliards d’euros en 2008 à 1,95 milliards en 2011. En conséquence, le rapport de dette au PIB est passé de 61,8% en 2008 à 86,0% en 2011 et se trouve actuellement proche de 95%. Sur la période étudiée (2008-2011), les revenus de l’état ont cru de 5,1% alors que ses dépenses augmentaient de 10,5%. La difficulté que rencontrent les politiques d’équilibrage est que la France cherche à accroitre encore ses recettes alors que son taux d’imposition est déjà l’un des plus élevés d’Europe. Autre indicateur en affaiblissement, le rapport entre réserves de change et dette décroit de 1,3% en 2009 à 1,2% en 2011.
Egan-Jones estime que, la croissance de l’UE ralentissant et le chômage français s’accroissant (il devrait passer à 10,7%), les pressions budgétaires augmenteront en conséquence. A 10,3% en 2012 – en nette accroissement par rapport aux 9,8% de 2011 -, le taux de chômage français est comparable à celui de l’Italie (10,6%) et très supérieur à celui de ses pairs (Allemagne – 6,9%, Belgique – 7,5%). D’après les comptes publiés par l’agence, les bénéfices sociaux qui s’élevaient à 480 milliards d’euros en 2009 ont grimpé à un montant (estimatif) de 575 milliards en 2012. L’agence s’attend à ce que la France soit contrainte à des ajustements majeurs au cours des deux prochaines années dans le but de stimuler la croissance et d’endiguer le chômage. Les tensions continues dans les pays du sud de l’Union jouent un rôle de catalyseurs négatifs et, les politiques de François Hollande sont, d’après l’agence, peu susceptibles de stimuler la croissance.
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Quand les doutes sur la survie de l’euro infiltrent même le cœur du pouvoir allemand par Wolf Richter
Quand les doutes sur la survie de l’euro infiltrent même le cœur du pouvoir allemand par Wolf Richter
Le président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances allemand donne à l’euro une chance de survie de cinq ans "limitée". Il propose une alternative radicale pour sortir de la crise de la dette.
(Données BRI Fin 2011)
Plusieurs Allemands haut-placés ont publiquement exprimé leurs doutes quant au futur de l’euro. Quelques politiciens ont essayé de glisser quelques sorties anti-euro au journal télévisé. Et un parti anti-euro, Alternative pour l’Allemagne, s’est formé juste à temps pour se présenter aux élections de septembre, et espère remporter assez de voix pour entrer au Parlement.
Mais ceux les plus proches de l’épicentre du pouvoir, ceux qui gravitent autour d’Angela Merkel, continuent à défendre le dogme officiel. Celui selon lequel l’euro est plus qu’une monnaie, c’est un concept sacré, une sorte de religion qu’il faut sauver à tout prix. Une grande partie de l’opposition adhère aussi à ce dogme. Bien que la possibilité qu’un petit pays sorte de l’euro a été plus ou moins acceptée, l’euro en lui-même est resté intouchable dans ces cercles. Jusqu’à maintenant.
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05/05/2013 Publié par The Wolf | Agefi Suisse, Allemagne, Changes et Devises, Commentaire de Marché, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | Wolf Richter | Un commentaire