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Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole.

Trois banques européennes sous la loupe d’ Egan-Jones: L’agence de notation se montre très sévère avec Barclays, BNP Paribas et Crédit Agricole..

L’agence de notation Egan-Jones consacre une partie de son dernier rapport à trois banques européennes simultanément. Une occurrence suffisamment rare pour attirer l’attention car l’agence cible plus généralement les sociétés américaines. 

Les perspectives de Barclays lui paraissent inquiétantes et elle augmente la probabilité de défaut à 3%. Les pertes du groupe au second semestre 2012 (plus d’un milliards de livres sterling) et son exposition à la Grèce, à l’Espagne, au Portugal, à l’Italie et à l’Irlande – respectivement de 1,1 milliards, 33 milliards, 8,3 milliards, 32,5 milliards et 11,3 milliards – lui paraissent excessives. Sa couverture en capitaux propre semble insuffisante en comparaison avec ses pairs. Son ratio de Tier 1 est de 13,3%, en ligne avec celui de BNP Paribas, de JP Morgan ou de Société Générale mais très inférieur à celui d’UBS (21,3%) et sa couverture des prêts non-performants est faible, soit 10% seulement alors que BNP Paribas affiche 62,5%, Société Générale 66,9% et JP Morgan 187%. Le chiffre d’affaires a décliné au rythme de 6% par an au cours des cinq dernières années, partiellement en raison de la diminution de la taille du bilan, un repli voulu par les autorités. Sa marge opérationnelle s’est accrue de 0,8% l’année dernière. L’agence estime toutefois que l’exposition reste préoccupante et dégrade la note de la banque de BB+ à BB. Ce qui en fait un titre spéculatif, sensible aux incertitudes. Son rating S&P est de A (perspective négative), Moody’s de A3 (perspective négative) et Fitch de A (perspective stable). La note d’Egan-Jones est donc significativement inférieure à celles des autres agences.

Entre scandale du Libor, plaintes de la clientèle (la banque a été élue «pire banque de détail» au Royaume-Uni en janvier) et niveau d’information inadéquat aux actionnaires (dans l’affaire du financement par le gouvernement d’Abu Dhabi), Barclays a encore fort à faire pour redresser la situation. 

Rien d’aussi dramatique pour BNP Paribas dont l’agence confirme la notation BBB- mais met la banque sous surveillance négative en raison de sa trop grande dépendance au marché interbancaire du dollar et à l’insuffisance de ses réserves pour créances douteuses.

L’agence cite plus particulièrement une exposition de 43,8 milliards d’euros aux entreprises italiennes et de 37,1 milliards aux particuliers italiens. Egan-Jones a abaissé la note de la banque trois fois depuis 2010 et une fois encore, son appréciation est beaucoup plus dure que celle de S&P ou de Moody. 

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“Lionel Crassier a été brusquement rappelé de New York à Paris en mars l’an dernier et a par la suite quitté la banque, selon trois personnes proches du dossier”, écrit le Financial Times sur son site Internet. La banque concernée, c’est BNP Paribas. Lionel Crassier était à l’époque un trader expérimenté. Et son tort, c’est d’avoir été responsable d’une perte de trading évaluée entre 10 et 25 millions de dollars (entre 7,8 et 19,4 millions d’euros) 

BNP Paribas, interrogée par le Financial Times, a seulement confirmé avoir transféré de New York à Paris un collaborateur en raison d’un mauvais jugement de "trading". “Il n’y a eu aucune perte de trading matérialisée pour BNP Paribas ou pour le département impliqué”, a ajouté la banque au quotidien financier britannique

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Credit Agricole voit sa notation confirmée à BB – un titre spéculatif, sensible aux incertitudes – et est, elle-aussi, placée sous surveillance négative. Un jugement que nous estimons trop sévère au lendemain de la vente de la banque grecque Emporiki et d’un doublement des provisions pour créances douteuses. La forte exposition au Portugal, à l’Italie, à l’Irlande et à l’Espagne reste prépondérante dans le jugement de l’agence. 

Dans une étude académique de novembre 2011*, les auteurs constatent que les informations contenues dans les ratings d’Egan-Jones sont plus réactifs et plus symétriques (ils s’adaptent de manière homogène aux bonnes et aux mauvaises nouvelles) que ceux de Moody. Ils attribuent ces résultats non à la certification NRSRO qui aurait contraint Moody à des évaluations plus conservatrices (une hypothèse soulevée auparavant) mais au mécanisme de rémunération des agences car Egan-Jones est resté rapide et cohérent après avoir obtenu la certification NSRO.

 Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 17/5/13

* The Information Content of Credit Ratings: Compensation Structure Does Matter. Valentina Bruno, Jess Cornaggia, Kimberly J. Cornaggia.

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/egan-jones-lagence-de-notation-se-montre-tres-severe-avec-barclays-bnp-paribas-et-credit-agricole.html?catUID=16&issueUID=328&pageUID=9803&cHash=57d10cd022ad33fb89a0313d39ae954d

18/05/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Douce France, Egan Jones, Europe, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Royaume Uni | | 2 Commentaires

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Allemagne: Egan-Jones abaisse sa note le jour où Moody’s réitère sa confiance.

Egan-Jones ne doute de rien. En désaccord complet avec Moody’s qui confirme sa confiance dans la  solvabilité de l’Allemagne, la mini-agence – dont le mérite principal est d’avoir mieux anticipé les désastres que ses consœurs – détériore le rating du pays de A+ à A. Après celui de la France en février (L’Agefi du 27 février) et celui de la Grande-Bretagne début avril (L’Agefi du 2 avril).

 EN LIENS: France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

Sauvetage de l’Europe : dommage collatéral  par Hans Werner Sinn

En cause, la taille de Deutsche Bank et l’insuffisance de son ratio de capitaux propres/actifs mais aussi la rigidité des autorités allemandes vis-à-vis des pays de l’eurozone. Une rigidité qui, pour l’instant, affaiblit encore davantage les perspectives des pays en crise et fait fuir les capitaux.

Malgré des ratios de crédit respectables, le pays est exposé à un secteur bancaire dont les actifs représentent 3005 milliards d’euros soit 116% d’un PIB de 2589 milliards. Nous sommes loin des excès chypriotes ou même britannique mais c’est la faiblesse du provisionnement des actifs bancaires de Deutsche Bank qui semblent préoccuper l’agence. Avec 2012 milliards d’actifs, la banque n’offrirait que 2,7% de couverture en capitaux – un chiffre bien lointain des exigences de Bâle III – et serait susceptible d’exiger 100 milliards de soutien. Peut-être plus déterminante, l’exposition du pays à Target 2 est de 700 milliards dont 50% sont percevables car l’exposition de Deutsche Bank aux pays de la périphérie européenne est importante.

(cliquer pour agrandir)

Sur le plan économique, l’Allemagne reste robuste mais l’euro fort handicape les exportations des entreprises automobiles, pharmaceutiques et chimiques. La croissance du PIB fléchit d’ailleurs depuis juin 2011 (elle est passée de 4,5% à moins de 1%) et ne devrait pas s’améliorer dans la conjoncture mondiale actuelle. Avec un impact négatif sur le chômage, certes faible à 6,9% mais en hausse de 0,1% depuis un an.

La chancelière allemande, Angela Merkel, continue à résister à l’introduction des eurobonds et au quantitative easing, montrant une nette préférence pour les contrôles fiscaux et le sauvetage des banques par les investisseurs. Une politique qui pourrait accroitre encore la fuite des capitaux et l’isoler des autres membres de l’Union européenne. Les progrès de l’union bancaire européenne sont à surveiller de près.

C’est la quatrième fois que l’agence baisse la note allemande depuis 2009 où elle était de AA. Le rating actuel indique que la sensibilité du pays à des conditions économiques défavorables augmente sans toutefois compromettre sa capacité à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 1,7%. Une probabilité inférieure à celle de la France (2%) mais supérieure à celle de la Grande-Bretagne (1,3%) que l’agence note mieux que l’Allemagne ce qui ne laissera pas de surprendre.

Alors que Moody’s réitère les motivations de sa note Aaa  (elle avait pourtant abaissé la perspective du pays de «stable» à «négative» l’été dernier),  Egan-Jones ne confirme pas de progrès dans la consolidation des finances publiques. Là où Moody’s affiche un certain optimisme vis-à-vis d’un endettement allemand en baisse (jusqu’à 70% en 2017), Egan-Jones le prévoit en hausse à 98,2% en 2014.

Nicolette de joncaire/Agefi Suisse 19/4/2013

http://agefi.com/europe-monde/detail/artikel/allemagne-egan-jones-abaisse-sa-note-le-jour-ou-moodys-reitere-sa-confiance.html

19/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Allemagne, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles | | Un commentaire

France et Grande-Bretagne- Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

France et Grande-Bretagne. Egan-Jones dégrade la note des 2 pays pour la cinquième fois en quatre ans.

. La petite agence Egan-Jones, célèbre pour avoir été la première à oser baisser la note des Etats-Unis en juillet 2011 mais presque autant pour avoir anticipé la chute d’Enron et de WorldCom bien avant ses consœurs, vient de détériorer le 27 fevrier 2013 le classement de la France. De BBB+, la république française vient de passer à BBB, une note qui indique que des conditions économiques défavorables sont susceptibles de conduire à un affaiblissement des capacités du débiteur à respecter ses engagements financiers. L’agence estime la probabilité de défaut sur 5 ans à 2%. Sur les émissions à court terme, la note passe de A-1 à A-2, une baisse qui reflète néanmoins une capacité satisfaisante à remplir ses obligations. C’est la cinquième fois que l’agence dégrade le rating de la France depuis 2009.

C’est bien le long terme qui préoccupe Egan-Jones qui juge que la «tendance est désastreuse et que le pire est encore à venir». L’agence observe qu’au cours des trois derniers exercices, la dette publique de la France a augmenté de 30,2%, passant de 1,32 milliards d’euros à 1,72 milliards alors que sur la même période, le PIB ne progressait que de 3,3% de 1,93 milliards d’euros en 2008 à 1,95 milliards en 2011. En conséquence, le rapport de dette au PIB est passé de 61,8% en 2008 à 86,0% en 2011 et se trouve actuellement proche de 95%. Sur la période étudiée (2008-2011), les revenus de l’état ont cru de 5,1% alors que ses dépenses augmentaient de 10,5%. La difficulté que rencontrent les politiques d’équilibrage est que la France cherche à accroitre encore ses recettes alors que son taux d’imposition est déjà l’un des plus élevés d’Europe. Autre indicateur en affaiblissement, le rapport entre réserves de change et dette décroit de 1,3% en 2009 à 1,2% en 2011.

Egan-Jones estime que, la croissance de l’UE ralentissant et le chômage français s’accroissant (il devrait passer à 10,7%), les pressions budgétaires augmenteront en conséquence. A 10,3% en 2012 – en nette accroissement par rapport aux 9,8% de 2011 -, le taux de chômage français est comparable à celui de l’Italie (10,6%) et très supérieur à celui de ses pairs (Allemagne – 6,9%, Belgique – 7,5%). D’après les comptes publiés par l’agence, les bénéfices sociaux qui s’élevaient à 480 milliards d’euros en 2009 ont grimpé à un montant (estimatif) de 575 milliards en 2012. L’agence s’attend à ce que la France soit contrainte à des ajustements majeurs au cours des deux prochaines années dans le but de stimuler la croissance et d’endiguer le chômage. Les tensions continues dans les pays du sud de l’Union jouent un rôle de catalyseurs négatifs et, les politiques de François Hollande sont, d’après l’agence,  peu susceptibles de stimuler la croissance.

French unemployment rate by age Euro zone unemployment

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17/04/2013 Publié par | Agefi Suisse, Agences de Notation, Banque Mondiale, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Egan Jones, Emploi, formation, qualification, salaire, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Trappe à Dettes | | 3 Commentaires

On a lu, vu et entendu du Vendredi 1er Février 2013

On a lu, vu et entendu du Vendredi 1er Février 2013

La Russie confie son image à Goldman Sachs

La Russie a engagé Goldman Sachs pour l’aider à améliorer son image auprès des investisseurs étrangers et des agences de notation, rapporte le quotidien russe Vedomosti. La banque américaine a signé un protocole d’accord avec le ministère du Développement économique et le Fonds russe pour les investissements directs,a confirmé une porte-parole de Goldman Sachs.

La banque va se charger de la communication avec les investisseurs, et participera aux présentations et aux tournées à l’étranger, explique Vedomosti, citant le vice-ministre du Développement économique Sergueï Beliakov. Ce dernier a assuré que Moscou poursuivait par ailleurs ses efforts pour améliorer son climat d’investissement. Mais «pour l’instant, nous n’informons pas assez efficacement les investisseurs de nos actions», a-t-il déclaré, estimant que les progrès du pays n’étaient pas assez mis en valeur,  soulignant que le pays avait connu en 2012 une croissance de son PIB de 3,5% et que la dette russe s’élève à environ 11% de son PIB, un chiffre dérisoire par rapport à la plupart des pays occidentaux….Pourtant, la Russie est notée BBB par Standard and Poor’s et Fitch, et Baa1 par Moody’s, ce qui signifie qu’elle est considérée comme un émetteur de qualité moyenne…

Allez Goldman un petit effort!!! et quelques trouvailles et peut ètre mème que la Russie pourra rentrer en Zone euro….A l’image de nos amis grecs qui connaitront peut ètre bientot les délices des palais des mille et une nuits de la charia…

L’investissement massif du Qatar en Grèce

Le Qatar va investir jusqu’à un milliard d’euros dans des PME grecques, via un fonds d’investissement commun avec la Grèce, en pleine récession, a annoncé le premier ministre du richissime Etat gazier, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, cité par l’agence officielle QNA.

«Nous voulons rééditer l’accord conclu avec l’Italie il y a quelques mois pour la constitution d’un fonds d’investissement doté de deux milliards d’euros, partagés à égalité entre les deux pays», a-t-il dit, lors d’une conférence de presse avec son homologue grec Antonis Samaras à Doha mardi soir.«Nous ne voyons aucune objection à investir la même somme dans le nouveau fonds avec la Grèce», a-t-il ajouté. La constitution du fonds s’inscrit dans le cadre d’une série d’accords de coopération signés mardi à Doha entre le Qatar et la Grèce, qui entre dans sa sixième année de récession. Le Premier ministre du Qatar a indiqué que les deux pays avaient «discuté de plusieurs projets concernant les routes, l’électricité, l’énergie et le tourisme».Le Qatar et la Grèce avaient signé en 2010 un accord cadre pour faciliter les investissements

Le 19 novembre, l’Italie et le Qatar ont signé un accord prévoyant la création d’une joint venture destinée à investir dans des entreprises italiennes actives dans le secteur du «Made in Italy». Baptisée «IQ Made in Italy Venture», elle est dotée dans l’immédiat de 300 millions d’euros, un montant appelé à grimper jusqu’à 2 milliards d’euros d’ici 4 ans, versés à parts égales par la Qatar Holding LLC et le FSI, une holding contrôlée par la Caisse des dépôts et prêts italienne.

Mais pourquoi donc la Grèce s’est elle inspirée de l’Italie et non pas de l’Islande…

Faillite bancaire: la victoire de l’Islande

L’Islande avait le droit, lorsque ses banques se sont effondrées en octobre 2008, de refuser de rembourser les épargnants étrangers, a tranché lundi la cour de l’AELE. La Cour a rejeté les arguments présentés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Le jugement était attendu pour savoir si l’argent public doit sauver ou non des banques en faillite. Après la faillite de la première banque privée du pays, Landsbanki, l’Islande a dû nationaliser en urgence son système bancaire, sans pouvoir répondre aux inquiétudes des déposants d’Icesave, une banque en ligne filiale de Landsbanki prisée par les épargnants britanniques et néerlandais. A l’époque du krach, Icesave comptait près de 4 milliards d’euros de dépôts. Les gouvernements britannique et néerlandais avaient alors remboursé intégralement les épargnants d’Icesave avant de réclamer la facture à Reykjavik. Mais, en 2010 puis 2011, les Islandais ont refusé par référendum les modalités de remboursement, en arguant qu’il n’y avait pas d’obligation légale pour qu’ils assument les pertes d’une banque privée.La Commission européenne a poursuivi l’Islande devant le tribunal de l’AELE pour violation de la directive européenne relative sur les garanties des dépôts, qui oblige à assurer un minimum de 20.000 euros aux déposants d’une banque en faillite.

A chacun son fardeau mais l’herbe n’est pas necessairement plus verte ailleurs!

Les rois sud-africains coûtent à l’entretien

Les dix rois et quelque 6000 chefs traditionnels que compte l’Afrique du Sud ont coûté plus de 650 millions de rands (près de 70 millions de francs) au contribuable l’an dernier, a rapporté lundi le quotidien «Beeld». La somme concerne les salaires et avantages des dix rois et 5311 petits chefs reconnus et salariés par la République sud-africaine. Chaque roi gagne 927.000 rands (près de 95.000) par an, ce à quoi les provinces peuvent ajouter des avantages. Le roi des Zoulous Goodwill Zwelethini a ainsi reçu un bonus de 59 millions de rands (5 millions) de sa province du KwaZulu-Natal (est), qui lui a en outre bâti un palais de 18 millions de rands (1,5 million) pour la plus jeune de ses six épouses. Le monarque zoulou, âgé de 64 ans, a 27 enfants. D’autres provinces offrent à leurs rois de grosses voitures, leur assurent une couverture maladie ou leur paient des femmes de ménage.

01/02/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Afrique, Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Europe, Islande, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Moyen Orient, On a lu, vu et entendu, Russie, Trappe à Dettes, Une info importante qui peut en cacher une autre | | Poster un commentaire

Banques: le risque français est sous-estimé

Banques: le risque français est sous-estimé

HEC Lausanne a adapté pour l’Europe un modèle d’évaluation du risque systémique. Les établissements de l’Hexagone et de Grande-Bretagne sont les plus exposés en cas de nouveau krach. Ce modèle veut éviter l’influence de critères politiques

«Le G20 est biaisé politiquement. Il a critiqué les banques chinoises mais il n’a pas pointé du doigt les banques françaises lors de ses évaluations. Pourtant, selon notre modèle, les banques françaises sont plus risquées. Ce n’est pas parce qu’elles sont gérées pas des énarques que l’on peut dire que tout ira bien.» Michael Rockinger, professeur de ­finance à HEC Lausanne, veut précisément éviter que des facteurs politiques puissent influencer l’appréciation des risques dans le secteur bancaire. Dans ce but, le Centre pour la gestion des risques à Lausanne (CRML) a adapté pour l’Europe un modèle initialement développé par le professeur Robert Engle de l’Université de New York.

Infographie. Et si une nouvelle crise financière se produisait ces prochains mois?

Ce modèle veut constituer une alternative aux évaluations fournies par les agences de notation et les institutions pouvant être influencées par la politique, à l’exemple de la Banque des règlements internationaux. Les premiers résultats de ces recherches sont déjà disponibles. Les approfondissements pour l’Europe seront rendus publics prochainement, comme l’a appris Le Temps en exclusivité.

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14/01/2013 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Allemagne, B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux), Behaviorisme et Finance Comportementale, Douce France, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Indicateur des Marchés, Le Temps, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Une info importante qui peut en cacher une autre | Poster un commentaire

Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012 : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

 Politique Friction du Mardi 20 Novembre 2012  : Rating, la France victime de ses choix Par Bruno Bertez

La dégradation de la note de crédit de la France ne nous semble pas très négative dans la mesure où elle était attendue.  Les motifs de la dégradation, en revanche, sont intéressants. Ils mettent le doigt sur les causes de la mauvaise situation française. Il apparaît clairement que la France est victime,  d’abord de la politique choisie par ses dirigeants, et ensuite de ses choix régulièrement anticapitalistes. Le récent débat sur la compétitivité illustre parfaitement les vices du système français, ses contradictions et ses perversions.

  

Lundi soir, 19 novembre 2012, Moody’s  a annoncé la dégradation de la note de crédit de la France.

  La France perd son triple A et devient AA1. La perspective reste négative car les prévisions économiques sont négatives. Cependant, Moody’s ajoute que la note de la France reste plus élevée qu’elle ne devrait l’être,  ce qui veut dire qu’elle est encore surcotée, car elle a une économie large et diversifiée. L’Agence relève aussi ses promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles.

Moody’s  trouve que la capacité de la France à résister à de futurs chocs européens  se réduit et que les risques qui pèsent sur la croissance s’amplifient. C’est sur ce dernier point que Moody’s insiste. Le driver premier de la révision en baisse, c’est le risque sur la croissance. Traduisez, en clair, cela veut dire: la politique de ponction sur le pouvoir d’achat, l’austérité. Ou encore, présenté autrement, la politique de « Goche » qui préfère tondre les citoyens. Spolier et décourager les actifs, pour maintenir les dépenses en faveur des inactifs. On a fait le choix de pénaliser ceux qui produisent pour maintenir le niveau de vie de ceux qui ne font rien.

Et voici pour l’essentiel.

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20/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Egan Jones, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Les Vertus du Capitalisme, Marché Obligataire, Moody's, Normes Comptables et Règles Prudentielles, Politique Friction, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, The Economist, Trappe à Dettes | | 8 Commentaires

Australie : Standard & Poor’s devra indemniser les victimes de ses notations «trompeuses»/La responsabilité des agences de notation à un tournant

Australie : Standard & Poor’s devra indemniser les victimes de ses notations «trompeuses»/La responsabilité des agences de notation à un tournant

 L’agence de notation américaine devra rembourser des collectivités locales en Australie qui avaient investi dans des titres toxiques bien notés. «La notation est un art, pas une science», s’est défendu S&P

 

La justice australienne a condamné lundi Standard & Poor’s à dédommager des collectivités locales. Elles avaient perdu des millions de dollars en investissant dans des produits toxiques très bien notés par l’agence américaine, souligne l’AFP. 

Le Tribunal fédéral australien a jugé «trompeuse» la note «AAA» attribuée aux titres CPDO («constant proportion debt obligation») émis par la banque néerlandaise ABN AMRO et vendus fin 2006 à 13 municipalités par une société de services financiers, LGFS. La juge a condamné S&P, ABN AMRO et LGFS à payer solidairement les dommages et intérêts réclamés par les plaignants. L’agence de notation a d’ores et déjà dit qu’elle ferait recours contre cette décision. Ces titres à fort rendement, largement promus par les grandes agences de notation qui leur attribuaient systématiquement la plus haute note, se sont révélés ruineux avec la crise financière de 2008. Quelques mois après leur acquisition par ces communes de Nouvelle-Galles du Sud, les titres dits «Rembrandt» faisaient défaut, entraînant une perte nette de 16 millions de dollars australiens (15,6 millions de francs), soit plus de 90% du capital investi. 

Une première 

«C’est la première fois qu’une agence de notation a été reconnue responsable de ses opinions de telle manière», notait le professeur australien de finance Harald Scheule à l’agence Bloomberg. Le document de 1459 pages est un «coup majeur» porté aux agences de notation, a relevé de son côté Amanda Banton, associée au bureau d’avocats Piper Alderman. Cette décision améliorera la transparence dans les processus de notation, selon elle. 

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05/11/2012 Publié par | Agences de Notation, Australie, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, S&P, Trappe à Dettes | 3 Commentaires

Brève de Trottoir : La Grèce et l’art du «swap» qui défie l’air du temps

Brève de Trottoir :  La Grèce et l’art du «swap» qui défie l’air du temps

La Grèce du début des années 2000 a recouru aux swaps sur les conseils de Goldman Sachs, pour afficher des comptes publics temporairement plus flatteurs lors de la période cruciale de leur entrée dans la zone euro.  

EN LIEN : Tous coupables !!! : Maquillage des comptes grecs en vue de l’adhésion à la zone euro, un secret non gardé

Les swaps sont ces millions de contrats d’échange signés entre institutions afin de se protéger contre les fluctuations de taux, de bourse, du pétrole… Les Etats les utilisent pour limiter la charge de leurs emprunts. Ceux signés par Athènes il y a douze  ans visaient surtout à rendre ses comptes publics plus flatteurs. 

Depuis les années 1980, les agences de gestion de la dette publique utilisent, discrètement, des dizaines de contrats swaps différents pour tenter de réduire le coût des emprunts de l’Etat pour les contribuables. Ces produits financiers sont en réalité un échange conclu avec une banque: les plus simples permettent de troquer pendant six mois un emprunt à taux fixe contre un à taux variable. Ou d’échanger un emprunt en euros, contre un en yens. Afin d’espérer profiter d’une fluctuation des taux d’intérêt – ou des devises – avantageuse. 

Une tout autre motivation a conduit la Grèce du début des années 2000 – comme l’Italie du milieu des années 1990 – à recourir aux swaps, sur les conseils de Goldman Sachs: afficher des comptes publics temporairement plus flatteurs lors de la période cruciale de leur entrée dans la zone euro. En 2001, Athènes lance ainsi un emprunt obligataire atteignant l’équivalent de 10 milliards de dollars et libellé en yens et en dollars. Puis l’échange afin d’obtenir un emprunt en euros. 

L’affaire devient litigieuse, car dans ce contrat, la banque «offre» à Athènes un taux de change plus favorable que celui en vigueur: le tour de passe-passe permet au pays d’obtenir près d’un milliard d’euros supplémentaires. Pour le même emprunt initial. Rien n’est gratuit. Athènes remboursera la banque, plus tard. En attendant, cette somme échappe aux «auditeurs» européens d’Eurostat, qui calculent tout en se basant sur le taux de change du jour. Mieux encore, ce «bonus» temporaire ne fait pas partie de l’emprunt initial et peut donc être considéré comme une «plus-value de change» tombée du ciel. Avantageusement utilisée pour réduire le déficit public sans (apparemment) accroître la dette nationale, Bruxelles applaudit. Bien sûr, tout cela se paie, majoré des commissions des banquiers. Mais des années plus tard. Par un autre gouvernement.

source Le Temps

24/10/2012 Publié par | Agences de Notation, Changes et Devises, Europe, Gestion du risque, Titrisation, Produits Structurés, Fonds à formules...., Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Temps, Les Vices du Capitalisme, Marché Obligataire, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

A Chaud!!!!!!!!!!! du Jeudi 11 Octobre 2012 : Renoncement à l’objectif de 3% de déficit / les marchés vont-ils condamner la France ou l’encenser ? par Bruno Bertez

A Chaud!!!!!!!!!!! du Jeudi 11 Octobre 2012 : Renoncement à l’objectif de 3% de déficit / les marchés vont-ils condamner la France ou l’encenser ? par Bruno Bertez

Dans ses dernières prévisions, le FMI a revu à la baisse des prévisions de croissance pour la majeure partie des Etats européens et estime que l’objectif de 3% de déficit en 2013 affiché par le gouvernement français ne sera pas atteint.

spain credit rating

  Notons en passant que depuis le début de la crise, les marchés n’existent plus. Ce que l’on appelle « les marchés » est en réalité un champ de bataille où s’affrontent, d’un côté, les institutions financières qui veulent sauver leurs créances, et de l’autre, les gouvernements qui sont leurs obligés. Barnier, par exemple, a bien suggéré ce rapport de forces, rapport de forces qui conduit ce que l’on appelle improprement « les marchés » à tordre le bras des gouvernements afin qu’ils imposent l’austérité nécessaire à la solvabilisation de leurs créances.

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11/10/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Commentaire de Marché, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Marché Obligataire, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | | Poster un commentaire

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 28 Septembre 2012 : 2 Poids, 2 Mesures par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 28 Septembre 2012 :  2 Poids, 2 Mesures par Bruno Bertez

La France est certainement le pays le plus mal loti en matière d’information européennes. A la fois par incompétence, par docilité à l’égard des sources et biais idéologique, les médias français laissent passer de nombreuses informations importantes, Et il ne faut pas compter sur les TV et radios pour combler les manques.

Un opérateur boursier qui voudrait gérer ses affaires avec les seules informations disponibles en France serait systématiquement à contretemps.

C’est la raison pour laquelle nous signalons de temps a autre des nouvelles ou développements qui n’ont pas la place qu’ils méritent dans les MSM.

 La Finlande, les Pays Bas, l’Allemagne se sont réunis Mardi à Helsinki. Un communiqué commun lâche une bombe.: l’ESM  peut prendre en charge les problèmes qui interviennent sous la nouvelle supervision prévue par la BCE, mais les situations héritées du passé restent sous la responsabilité des souverains nationaux. Selon ce communique l’Espagne ne peut pas coller le cout du bailout de ses banques à l’ESM.

    Attendons la suite, en matière européenne rien n’est sur ou définitif.

 En revanche, ce qui est sur c’est qu’une concertation régulière s’instaure entre les pays excédentaires, partisans de monnaies saines. On remarque aussi que ceci ne recouvre pas les pays encore triple A  comme si une nouvelle ligne de partage se faisait.

 Il est compréhensible en particulier que la France qui, en vertu de ses choix et de son comportement anti monnaie saine, n’est plus personna grata dans le camp de la vraie zone A , ne soit pas invitée.  Les Allemands sont ulcérés de l’audace et du culot des Français à vouloir dicter leurs volontés en Europe, et imprimer seuls à la BCE les orientations qui leur conviennent.

 Le mouvement anti français gagne de l’ampleur en particulier dans des journaux comme DIE  ZEIT.

 Les travaux sur les moyens de conserver l’euro comme monnaie commune, mais plus unique,  tout en créant une autre monnaie réservée aux pays dits A avancent. Sans la France précise- t on, mais tout en faisant semblant de l’inviter à participer. On ne veut pas qu’en cas de réalisation du projet, la seconde monnaie européenne soit trop forte dès le début et on ferait semblant d’inviter la France à rejoindre ce camp,  pour peser, pour obtenir au départ un change moins élevé. La France servirait en quelque sorte de repoussoir pour que la nouvelle monnaie ne se situe pas trop haut.

 De même les travaux sur les moyens pour l’Allemagne de sortir du piège des balances Target 2 commencent à voir le jour.

 L’une des idées pour éviter à l’Allemagne de perdre de l’argent sur ses crédits aux banques nationales est de réserver le bénéfice des éventuelles conversions monétaires, aux seuls résidents. En clair les Espagnols, Grecs et autres, qui mettent leur argent soi disant à l’abri dans des banques et des comptes allemands ou néerlandais ne bénéficieraient pas de la conversion en monnaie forte, ils se retrouveraient avec leur monnaie faible d’origine, c’est à dire dévaluée.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 28 Septembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

28/09/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Commentaire de Marché, Les Clefs pour Comprendre, Mon Banquier est Central, Trappe à Dettes | | 13 Commentaires

Humeurs de Loups du Jeudi 26 Juillet 2012 : À propos des 17 trillions d’argent dissimulé non fiscalisés.

Humeurs de Loups du  Jeudi 26 Juillet 2012 : À propos des 17 trillions d’argent dissimulé non fiscalisés.

http://leblogalupus.com/2012/07/23/17-000-milliards-deuros-dans-les-paradis-fiscaux/

   Quand j’etais jeune j’avais un prof de maths fantastique, il s’appelait Hamon. C’est lui qui m’a donné le gout de la connaissance logique.

Il racontait, pour stimuler l’esprit critique et la pensée logique l’histoire suivante :

Nous sommes suivis d’une multitude petits bonshommes verts , qui avaient la capacité , le don de devenir instantanement invisibles dès qu’un regard  de posait sur eux. Ils existaient, mais ils étaient invisibles. Par construction et définition, invisibles.

Comment prouver qu’ils existaient ?

Comment prouver qu’ils n’existaient pas ?

Tournez le probleme dans tous les sens, comme vous le voulez, le problème est par construction insoluble.

Pourtant disait-il, il y a une solution.

Cette solution consiste à remonter l’Histoire de cette croyance, voir son origine, voir qui la colportait, qui avait intéret à la propager.

Les petis bonshommes verts, c’est comme l’argent invisible.

Personne, rigoureusement personne ne peut voir ce qui ne se voit pas, mais tout le monde peut comprendre l’intéret idéologique qu’il y a à véhiculer le mythe d’un trésor caché , à découvrir, dans lequel puiser et à partir duquel tous les problèmes seraient résolus.

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26/07/2012 Publié par | Agences de Notation, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, FMI, Humeurs de Loups, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | , , | 10 Commentaires

A Chaud!!!!! Marchés/Lost in the Supermarket : Vers un clash ? par The Wolf

 A Chaud!!!!! Marchés/Lost in the Supermarket : Vers un clash ? par The Wolf

RUNNING WITH THE BULLS

 Les indices ont terminé en forte baisse ce mardi, plombés par les craintes de plus en plus importantes sur la situation en Espagne et en Grèce. En effet, après Valence et Murcie, la région de Catalognequi représente 20% du PIB espagnol pourrait demander l’aide de l’état central. Certes, le gouverneur de Catalogne a précisé que rien n’était pas encore décidé, mais il a admis que «c’est une option qui sera étudiée». Dans ce contexte le taux obligataire espagnol à dix ans a battu un nouveau record historique, à 7,6%. Pire, le taux à cinq ans a pour la première fois dépassé celui à dix ans.

  Le gouvernement italien a exprimé mardi soir «sa stupeur» à propos d’un «prétendu» communiqué commun signé par l’Espagne, l’Italie et la France, exigeant l’application immédiate des accords du sommet européen de fin juin. La France a, elle aussi, affirmé ne pas l’avoir signé. L’initiative prise par Madrid, après l’évocation plus tôt d’un plan de sauvetage global «assoupli», prouve que la crise espagnole est à un tournant.

Quatrième économie de la zone euro, l’Espagne est le dernier domino avant l’Italie, dont tout le monde estime qu’une défaillance éventuelle pourrait conduire la monnaie unique à l’implosion. Le cas de Madrid, toutefois, est loin, très loin d’être facile à régler si les autorités ibériques devaient, au final, se résoudre à un sauvetage sur plusieurs années, destiné, comme pour la Grèce, l’Irlande ou le Portugal, à leur permettre d’emprunter sans passer par la case marchés, grâce au financement des fonds de secours européens.La première difficulté est le montant. Au bas mot, l’Espagne aurait besoin de 350 à 500 milliards d’euros pour éviter d’emprunter à des taux prohibitifs jusqu’en 2015. Or cette somme excède les capacités de l’actuel FESF, et compliquerait fortement la tâche du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) qui n’entrera pas en vigueur avant septembre, si la Cour constitutionnelle allemande donne son aval.La seconde difficulté est politique. Qui dit sauvetage global dit mise sous supervision financière du pays et participation probable du Fonds monétaire international. Or Madrid s’y refuse obstinément. La négociation s’annonce donc ardue.

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25/07/2012 Publié par | A Chaud!!!!!, Agences de Notation, Art de la guerre monétaire et économique, Behaviorisme et Finance Comportementale, Changes et Devises, Coface, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, Etats-Unis, Europe, Formation a la gestion de portefeuille, Indicateur des Marchés, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Normes Comptables et Règles Prudentielles | , , , , | 3 Commentaires

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